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Europe de l’Est

 

Crimée – la pauvreté ne cesse d’augmenter

30.09.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Crimea, Europe de l'Est, Pastorale familiale, Voyager avec l'AED

Crimée – Europe de l’Est
La pauvreté ne cesse d’augmenter

 

Pour de nombreuses familles en Crimée, passer des vacances d’été est impossible à cause de leur situation économique. Donc, lorsque les vacances scolaires commencent, de nombreux enfants passent leur journée dans la rue pendant que leurs parents doivent travailler. C’est pourquoi Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient dans cette région des initiatives de camps d’été organisés par l’Église catholique. Une manière de donner une perspective aux enfants et aux adolescents de familles vivants des difficultés économiques. 

 

En Crimée, l’économie — déjà en difficulté — ne cesse de se détériorer. Particulièrement depuis que la péninsule de la mer Noire a été annexée par la Russie, les salaires et les revenus ont baissé alors que les prix, notamment ceux des denrées alimentaires, ont grimpé en flèche. C’est une situation dont souffrent particulièrement les gens qui ont un revenu modeste.

« Par rapport à 2013, au cours du premier semestre 2017, les salaires ont baissé de 18 pour cent et les revenus de pension de retraite, de 14 pour cent », explique l’évêque catholique romain d’Odessa-Simferopolm, Mgr Jacek Pyl, un membre de la congrégation missionnaire des Oblats de Marie Immaculée. Il ajoute « La retraite moyenne en Crimée s’élève à seulement 8 500 roubles, ce qui équivaut à environ 165 dollars. Un tiers de la population vit avec le risque et la peur de se retrouver très bientôt en dessous du seuil de pauvreté. »

 

Contrairement à la baisse des revenus, le coût de la vie a fortement augmenté en raison de l’interdiction d’importer des denrées alimentaires telles que la viande, le poisson, les produits laitiers, les légumes, les fruits et les noix. Ces interdictions ont été mises en place par la Russie, en réaction aux sanctions économiques occidentales dont elle affectée. « Depuis 2014, les prix pour ces produits et d’autres ont doublé à l’intérieur du pays, et certains prix pour des biens de consommation courants sont parfois trois fois plus élevés en Crimée », déplore l’évêque.

 

Un baume : Des vacances avec Dieu

 

Selon Mgr Pyl, le nombre de familles de Crimée vivant sous le seuil de pauvreté augmente rapidement : 66 pour cent pour les familles ayant deux enfants et 78 pour cent pour les familles qui ont trois enfants ou plus. Donc, beaucoup de familles ne peuvent plus se permettre de partir en vacances. « Mais c’est surtout pour les enfants et les adolescents qui s’ennuient en passant leurs vacances dans la rue que la dépendance à l’ordinateur, à l’internet, aux drogues ou à l’alcool représente un danger potentiel », affirme Mgr Pyl en soulignant sa reconnaissance à l’AED qui finance deux camps de vacances en Crimée, dont le thème est Des vacances avec Dieu. Ces projets s’adressent à des jeunes gens de toutes confessions, et leur offrent une occupation utile pendant les vacances scolaires.

 

Bogdan Loginov, l’un des participants, décrit le temps qu’il a passé au camp de vacances, qui était tenu par des religieuses : « En plus de nombreuses belles activités, nous avons appris beaucoup de nouvelles choses sur la catéchèse pendant le camp d’été. Nous ne nous sommes jamais ennuyés et je me suis fait beaucoup de nouveaux amis. Sans le camp, l’été n’aurait pas eu de sens. J’espère qu’il aura à nouveau lieu l’année prochaine. »

 

Mgr Pyl précise : « C’est à cet âge que de nombreux jeunes se posent beaucoup de questions sans réponse : comment devrais-je vivre, qui ai-je envie d’être et pourquoi devrais-je vivre ? – Les camps d’été ne sont pas seulement des lieux pour s’amuser, mais ils servent aussi l’avenir du pays et de l’Église, car enseigner et vivre les valeurs chrétiennes sont d’une grande importance ».

 

C’est exactement l’expérience vécue par le jeune Andrej Prospunov, âgé de 15 ans : « Au cours de l’adolescence, de nouvelles questions surgissent sans cesse. On perçoit le monde autrement, et de manière plus intense. Cependant, la remise en cause de beaucoup de choses n’est pas toujours positive sur sa propre foi. Grâce au camp, mes amis et moi avons pu comprendre qu’en dépit de quelques doutes, on peut encore être croyant, et même plus : que la foi en Dieu et l’expérience de la communauté avec des fidèles du même âge sont des choses formidables. Les participants au camp provenaient de différentes communautés, mais grâce à notre foi, nous avons réalisé que nous ne faisons qu’un. Je remercie tous les organisateurs et en particulier les personnes qui, grâce à leur soutien financier, ont rendu possible que nous passions ce temps ensemble ! »

 

Cette année seulement, l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) a pu soutenir 30 projets de camps d’été pour des enfants et des adolescents, grâce à un montant de 495000 dollars : le reflet de la générosité de ses 330000 bienfaiteurs dans le monde entier!

Projet de la semaine AED – Bosnie-Herzégovine – Construction

05.06.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Bosnie, Construction, Europe de l'Est, PROJETS AED

Projet de la semaine AED – Bosnie-Herzégovine – Construction

Texte par ACN International
Adapté par Mario Bard 
Publié sur le web,  5 juin, 2019

Le Centre de pastorale jeunesse Saint-Jean-Paul II : un succès éclatant !

En 2015, un Centre de pastorale jeunesse a été inauguré à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine. Il est ouvert à tous les groupes ethniques du pays. Il a été consacré à Saint Jean-Paul II, qui avait la jeunesse particulièrement à cœur et qui a su lui redonner de l’élan, par exemple grâce aux Journées mondiales de la Jeunesse.

 

Le Centre est un succès éclatant : chaque année, 10 000 jeunes de 10 ans et plus prennent part aux rencontres, sessions de formation et activités de loisir à caractère pastoral. Les mots d’ordre sont : « Rencontre – réconciliation – construire la paix et l’avenir ensemble ». Le Centre dispose de 20 employés à temps plein qui, avec 300 bénévoles environ, accomplissent les nombreuses activités pastorales. Aide à l’Église en Détresse a soutenu la création du centre à hauteur d’environ 750 000 dollars.

Une Église fragile

Les jeunes qui sont impliqués dans le centre Saint-Jean-Paul II sont souvent aussi très actifs dans leurs paroisses. Ils démontrent ainsi que, dans ce pays, il est possible de vivre ensemble pacifiquement, de trouver du travail, fonder une famille et construire sa vie. L’objectif est également de promouvoir la coexistence des différents groupes ethniques et religieux, afin de construire des ponts pour un avenir pacifique. Pour que l’avenir soit meilleur, c’est le travail auprès de la jeunesse qui est important. Celui-ci assure aussi la survie de l’Église.

De 1992 à 1995, pendant la guerre de Bosnie, la moitié des 500 000 Croates catholiques ont été expulsés ou ont émigré. Encore aujourd’hui, environ 10 000 personnes en moyenne, dont beaucoup de catholiques, quittent le pays chaque année parce qu’ils sont désavantagés sur le marché du travail, dans les écoles et dans la vie sociale ; ils n’ont aucune perspective d’avenir. Par contre, les jeunes qui sont profondément enracinés dans leur paroisse restent et croient en l’avenir.

Comme les capacités du Centre de Sarajevo sont trop faibles par rapport à la demande, un autre centre a été ouvert dans le nord du pays. Il dispose de possibilités d’hébergement pour dix personnes et de nombreuses activités y sont organisées, telles que des séminaires pour les responsables de groupes de jeunes, des initiatives interreligieuses et œcuméniques et bien plus encore. Sur son terrain, il y a aussi une ferme avec des animaux et un verger où les jeunes trouvent du travail. Le Centre fonctionne déjà, mais les dernières réparations n’ont pas encore été effectuées, par exemple dans les salles de bains et les toilettes. 

Par ailleurs, les responsables veulent construire un amphithéâtre extérieur. Aide à l’Église en Détresse voudrait fournir une aide de 30 000 dollars afin que de soutenir la continuité des travaux.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/ Vous désirez soutenir ce projet ou tout autre projet semblable ? Cliquez sur le bouton ci-dessous, et sélectionner ‘Projet de la semaine’.

Projet de la semaine de l’AED : de l’aide au séminaristes en Roumanie

15.05.2019 in Adaptation Mario Bard, Europe de l'Est, PROJETS AED, Subsistance

Projet de la semaine de l’AED en Roumanie

Des séminaristes ont besoin de nous

Le diocèse gréco-catholique d’Oradea continue d’accueillir un nombre élevé de vocations sacerdotales. Un facteur important y contribue : une pastorale familiale forte. En effet, il est souvent observé que les familles qui participent activement à la vie ecclésiale et vivent leur foi sont un terreau très fertile pour les vocations sacerdotales.

 

En 2017, le séminaire d’Oradea célébrait son 225e anniversaire. Pourtant, au 20e siècle, cette histoire a été brutalement interrompue à cause de la persécution de l’Église par les communistes. Ce n’est qu’après le changement de régime politique que des jeunes ont pu de nouveau entrer au séminaire. Ce nouveau départ a été difficile – surtout du côté économique. Aide à l’Église en Détresse soutient déjà le séminaire d’Oradea depuis 1993. Encore aujourd’hui, le besoin d’aide est urgent, car le diocèse est pauvre.

Le Père Anton Cioba, recteur du séminaire, nous écrit : « Sans l’aide de l’étranger, nous ne serions pas capables de faire notre travail. Nous continuons à compter sur votre soutien et nous vous remercions du fond du cœur pour ce que vous nous avez déjà accordé. C’est cela qui nous aide à ressentir l’universalité de l’Église catholique. Que Dieu vous bénisse, vous et tous nos bienfaiteurs ».

 

Cette année encore, nous aimerions soutenir la formation des 54 séminaristes grâce à un montant de 48 600 dollars.