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Nouvelles AED – Chrétiens d’Égypte : leur situation s’améliore

02.12.2019 in adaptation : Mario Bard, AED, Égypte, Entrevue AED, Fionn Shiner

Égypte

Chrétiens : leur situation s’améliore!  

Par Fionn Shiner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada
Mise en ligne le 2 décembre, 2019

Malgré la menace d’attaques extrémistes qui persiste contre les chrétiens d’Égypte, leur situation s’améliore, selon Mgr Kyrillos William, évêque copte catholique d’Assiout. Interviewer par l’Œuvre catholique de 

bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED), Mgr William a exprimé son espérance.

 

Il a déclaré : « Nous remercions Dieu que la situation s’améliore. Le président [el-Sisi] est de bonne volonté envers les chrétiens. Il est le président de tous les Égyptiens ».

La menace d’attaques extrémistes persiste tout de même, les islamistes voulant effrayer les chrétiens quant à leur place dans la société égyptienne. « Les attaques perpétrées par des islamistes se produisent de temps en temps », indique Mgr Kyrillos. « L’objectif est d’attaquer non seulement les chrétiens, mais aussi le gouvernement égyptien. Ils veulent ainsi dire aux chrétiens : “le gouvernement ne peut pas vous protéger. Vous devriez quitter l’Égypte”.

[Ces extrémistes] aimeraient établir un État islamique. Mais en Égypte, cela ne se concrétisera jamais », estime l’évêque. « Les Égyptiens sont proches les uns des autres — les chrétiens et les musulmans sont trop unis pour que les extrémistes causent des problèmes. »

 

La construction d’église est plus facile, toujours des enlèvements

L’évêque a ajouté : « Depuis 1952, la mentalité est de traiter les chrétiens comme des citoyens de seconde classe. Par contre, des changements se produisent présentement et les choses s’améliorent. Construire des églises est plus facile qu’avant. Nous n’avons pas à attendre des années pour en construire une ».

Selon Mgr William, il s’agit d’un changement marqué : depuis plus de 160 ans, les chrétiens devaient obtenir la permission du chef de l’État égyptien pour construire de nouveaux édifices religieux.

Il y a encore des enlèvements de jeunes chrétiennes coptes et certains rapports suggèrent que la police facilite ces enlèvements.

« Ils se produisent dans les zones où les organisations islamiques sont puissantes, mais dans notre région, il n’y a pas trop de problèmes », estime encore Mgr Kyrillos.

Dans une entrevue réalisée par l’organisme World Watch Monitor avec un ancien membre d’un réseau islamiste qui ciblait activement les jeunes filles coptes, celui-ci déclarait : « Le groupe de ravisseurs se réunit dans une mosquée pour discuter des victimes potentielles. Ils ont un œil sur les maisons chrétiennes et surveillent tout ce qui se passe. C’est à partir de cela qu’ils tissent une toile d’araignée autour des filles », a indiqué cet homme.

 

Merci à l’AED!

Mgr William a exprimé sa gratitude à l’AED et à ses bienfaiteurs qui font des offrandes de messe et financent la formation des séminaristes, la restauration d’églises et plus encore en Égypte. « Nous apprécions beaucoup ce que fait l’AED dans de nombreux pays pour que les chrétiens restent dans leurs patries. Nous remercions tous les bienfaiteurs pour leur aide et leurs dons à l’AED afin que nous puissions réaliser notre rêve de maintenir les chrétiens au Moyen-Orient. »

 

Soudan du Sud : accomplir une mission extraordinaire en dépit de tout.

29.10.2019 in ACN International, Actualités, AFRIQUE, by Tobias Lehner, Persécution, Soudan du Sud, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Soudan du Sud

Mission extraordinaire au milieu de la persécution, de la pauvreté et de la guerre


L’Église catholique célèbre actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, et ce jusqu’à jeudi. L’œuvre missionnaire de l’Église est souvent menée dans des conditions difficiles, telles que la persécution, la pauvreté et la guerre.

C’est également le cas au Soudan du Sud. La guerre civile qui a éclaté en 2013, deux ans seulement après la création du pays, a laissé sur les routes des centaines de millions de personnes et fait des centaines de milliers de morts. Et, malgré le cessez-le-feu signé en juin 2018, le pays demeure dans un grand état de désolation. C’est du moins ce que déclare le Père Boniface Isenge, du diocèse de Rumbek — centre du pays —, lors de sa visite au siège de l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse.

Comme l’explique père Boniface, environ 38 pour cent des plus de 13 millions de Sud-Soudanais sont chrétiens. Son diocèse compte quelque 180 000 catholiques. En ce moment, il est bon de noter que plusieurs personnes considèrent que l’Église catholique est la seule institution du pays qui fonctionne.

Ce membre de la congrégation du Saint-Esprit a tout d’abord passé huit ans dans le pays voisin, l’Éthiopie, alors qu’il était jeune prêtre, avant de décider de s’installer au Soudan du Sud en 2013 : « Après l’indépendance du pays, mon ordre a lancé un appel aux prêtres et missionnaires volontaires pour œuvrer ici. Je souhaitais faire quelque chose de nouveau et j’étais prêt pour cette nouvelle mission », se souvient Père Boniface. À ses yeux, il est de son devoir de ramener la paix dans cette région déchirée par la guerre.

 

Soif d’éducation

Peu de temps après son arrivée, l’ecclésiastique s’est rendu compte que ses fidèles avaient soif d’éducation. « Les écoles sont parfois très éloignées les unes des autres au Soudan du Sud », déplore-t-il. « Elles sont en sureffectif et les enseignants font généralement la classe à une soixantaine d’élèves, avec parfois jusqu’à une centaine de personnes dans la même salle. » Selon les autorités, environ les trois quarts des habitants du Soudan du Sud de plus de 15 ans sont analphabètes. Le curé n’a pas tardé à s’en rendre compte : « L’instruction est essentielle pour faire disparaître les tensions récurrentes au sein de la population. L’instruction est la clé de la paix ! »

Outre son travail pastoral, Père Boniface s’attache à convaincre les parents de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, non seulement parce que celle-ci leur permet d’avoir de meilleures opportunités que la génération précédente, et ce, malgré les conditions difficiles et les problèmes qui règnent dans le pays, mais aussi parce qu’elle consolide l’indépendance. « Il faut savoir que 17 pour cent des mariages dans ce pays sont conclus avec des filles mineures. C’est malheureusement encore une pratique courante », explique-t-il.

Le Soudan du Sud a beau être le troisième pays le plus pauvre au monde, les prix y sont relativement élevés. « Pour beaucoup, même les denrées les plus élémentaires sont inabordables et ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance pour survivre. » De nombreuses maladies telles que la malaria viennent peser encore davantage sur le pays.

L’espoir, en dépit de l’adversité

Malgré tous ces problèmes, père Boniface est confiant : « Je remercie du fond du cœur tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent et qui sont réunis avec nous dans la prière. J’ai espoir qu’à l’avenir, les habitants pourront bien vivre au Soudan du Sud. »

 

Rien que depuis 2015, l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’Église du Soudan du Sud grâce à un montant de plus de 5,1 millions de dollars, notamment pour la reconstruction d’églises et d’établissements pastoraux, la formation des prêtres et des intentions de messe.

Communiqué – l’AED soutient un rapport gouvernemental sur la persécution des chrétiens

16.07.2019 in ACN International, Actualités, adaptation : Mario Bard, Communiqué, MONDE, Persécution, Persecution of Christians

Persécution des chrétiens
Aide à l’Église en Détresse soutient la publication d’un rapport gouvernemental en Grande-Bretagne

Montréal/Londres/Königstein, lundi 15 juillet 2019Un rapport indépendant sur la persécution des chrétiens dans le monde commandé par le ministre britannique des Affaires étrangères est publié aujourd’hui. C’est la première étude du genre à être menée par un gouvernement national. Elle a été commandée par Jeremy Hunt, Secrétaire d’État des Affaires étrangères du Royaume uni, et a été supervisée par le Révérend Philip Mounstephen, évêque anglican de Truro. Le bureau britannique de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu sa publication.

Dans l’introduction du rapport, Mgr Mounstephen souligne que la persécution religieuse des chrétiens n’est pas un événement isolé, mais un « phénomène mondial ». Selon lui, l’accent mis dans le rapport sur le christianisme « n’est pas une plaidoirie particulière en faveur des chrétiens, mais compense plutôt un déficit important », étant donné que les chrétiens forment le groupe qui, dans le monde, subit le plus d’attaques basées sur des raisons religieuses. L’évêque anglican regrette que les pays occidentaux « ferment les yeux sur cette réalité » et souhaite que le rapport soit un appel à « cesser d’être de simples spectateurs et à devenir des acteurs ». Il souligne en même temps le fait que la persécution des chrétiens est une question de droits universels de la personne et doit être considérée comme telle.

Les 176 pages du document analysent les tendances mondiales, détaillent la situation dans des pays tels que l’Irak, le Nigeria, la Chine, le Sri Lanka, le Pakistan ou la Syrie, et finissent par une liste de 22 recommandations adressées au Ministère des Affaires étrangères. Le document appelle le gouvernement à agir davantage pour répondre à la violence contre les chrétiens, qui a parfois atteint « des niveaux proches du génocide ». Il appelle le gouvernement britannique à s’assurer que « la liberté de religion ou de croyance reste au cœur des priorités de la politique étrangère du Royaume-Uni » et l’encourage à « être le leader mondial dans la défense de la liberté religieuse ».

Sri Lanka : enterrement de victimes des attentats antichrétiens de Pâques 2019

 

Le rapport a été préparé par une commission de fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères, des membres d’ONG ayant de l’expérience dans le domaine de la liberté religieuse, et d’autres membres indépendants. L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED ou ACN au niveau international) y a participé. Depuis plus de 70 ans, l’AED soutient les chrétiens persécutés dans le monde et a été étroitement impliquée dans la préparation de la première partie du document, grâce à un travail d’enquête essentiel sur l’ampleur des persécutions en Afrique, au Proche-Orient et en Asie du Sud.

L’ADN de l’AED : dire et redire l’importance de la liberté religieuse

« Nous sommes heureux comme organisme international de pouvoir donner une voix aux sans voix » indique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED au Canada. « Dès le départ, notre fondateur le père Werenfried a averti les pays occidentaux dans les années 50 de la terrible tragédie que vivaient les chrétiens sous des Régimes autoritaires, dont le communisme. Et, encore aujourd’hui, notre travail avec nos partenaires dans 139 pays nous permet de constater l’ampleur de la discrimination et de la persécution exercée contre les chrétiens. J’espère que cette action du gouvernement britannique inspirera d’autres gouvernements dans le monde à oser se pencher sur la question – plus vaste – des libertés religieuses. »

Neville Kyrke-Smith, directeur du bureau britannique de l’AED, a souligné quant à lui l’importance de ce type de rapport : « Nous sommes heureux d’avoir été impliqués dans ce rapport. Le fait que ces problèmes soient enfin reconnus au niveau politique est un encouragement pour notre travail ». Il souligne en même temps l’importance de protéger les minorités chrétiennes dans les pays où elles sont victimes de persécutions et d’oppressions : « Il est essentiel de soutenir cette présence chrétienne, car les chrétiens sont souvent des bâtisseurs de ponts et des instruments de paix dans de nombreux pays ».

 

Image créée pour les réseaux sociaux en Grande-Bretagne qui dit: ne fermez pas les yeux sur la persécution religieuse.


 

Philippines – Amitié entre chrétiens et musulmans « mise à rude épreuve » – AED-Infos

25.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Asie, Dialogue interreligieux, Entrevue AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Philippines, Voyagez avec AED

Philippines


Amitié entre chrétiens et musulmans « mise à rude épreuve »

 

Le 27 janvier 2019, deux bombes ont explosé dans la cathédrale de Jolo, dans l’archipel des Sulu, entre Mindanao et Bornéo, tuant 23 personnes et en blessant 112 autres. Cette tragédie a été suivie d’un attentat à la grenade, le 30 janvier, dans la mosquée de Zamboanga à l’ouest de l’île de Mindanao. Le père Sebastiano d’Ambra, missionnaire de l’Institut pontifical des missions étrangères (PIM) qui œuvre depuis 40 ans pour le dialogue interreligieux dans le sud des Philippines, explique à l’œuvre de charité pontificale Aide à l’Église en Détresse quelle est la situation dans ce pays du continent asiatique qui a le plus grand nombre de catholiques.

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AED : Père d’Ambra, vous êtes prêtre à Zamboanga, non loin de l’île de Jolo. Pourriez-vous nous décrire la situation sur place, après l’attentat du 27 janvier ?

Père d’Ambra : Cela nous a tous profondément choqués, en raison de la violence de cette attaque, bien entendu, mais aussi parce qu’elle touchait un lieu sacré. Malheureusement, cette violence s’inscrit dans un contexte d’augmentation des tensions. Depuis ces quelques dernières années, il y a de plus en plus de radicalisme. Mais la petite minorité chrétienne de l’île de Jolo (1% de la population totale de 120 000 personnes de l’île de Jolo, NDLR) n’en est pas la seule victime. J’entends des musulmans qui viennent me voir et me disent : « Père nous aussi nous sommes menacés parce que nous ne sommes pas le même genre de musulmans qu’eux ! ».

AED : Trois jours après l’attentat de la cathédrale, l’explosion d’une grenade dans une mosquée à Zamboanga, où vous habitez, a fait deux morts. Craignez-vous un conflit interreligieux ?

Père d’Ambra : Je ne crois pas qu’il faille connecter les deux attentats. Je n’imagine pas des chrétiens allant venger leurs morts en attaquant un lieu de culte musulman. Je crois au contraire qu’il faut à nouveau y voir l’œuvre de ces groupes extrémistes qui ajoutent toujours plus de violences et de confusions. Ils veulent séparer les chrétiens des musulmans. Ils veulent profiter de la situation et provoquer le chaos dans tout le pays pour remettre en cause son équilibre. Un équilibre qui repose en bonne partie sur les relations entre les fidèles des différentes religions.

AED : Pourtant, selon les autorités, la guerre contre le terrorisme islamique est en voie d’être gagnée. Partagez-vous cette analyse ?

Père d’Ambra : Pas du tout, non. Malheureusement, la tension interreligieuse est bien là. Ce n’est pas parce que des chefs de groupes extrémistes ont été exécutés qu’il faut croire que le gouvernement philippin gagne la guerre. C’est une erreur ! Je sais bien que l’armée fait ce qu’elle peut pour contrôler ces groupes, mais je ne crois pas que cela soit suffisant. Les groupes comme Daech, Maute ou Abu Sayyaf, ont un désir commun de semer le trouble dans le pays. Ils peuvent revenir en force dans les temps qui viennent. Je ne dis pas qu’il faut vivre dans la peur, mais il faut être réaliste, je ne les vois pas déjà défaits ! Je crois que notre amitié avec nos voisins musulmans va être mise à l’épreuve.

N’ayez pas peur ! Croyez bien que l’amour est plus fort que la haine.

AED : Vous-même, avez-vous le sentiment que votre vie est en danger ?

Père d’Ambra : Oh, vous savez, cela fait 40 ans que je suis ici. J’ai bien eu le temps d’être ciblé, et ce, à plusieurs reprises. Une fois de façon tout à fait claire, quand j’ai été pris dans une embuscade. La balle qui m’était destinée a tué l’un de mes amis. À cette époque, j’étais négociateur auprès des rebelles musulmans. C’était une expérience inhabituelle, un prêtre, parmi ces groupes pendant presque trois ans. Nous avions établi de bonnes relations de respect mutuel, et je suppose que l’idée qu’un seul prêtre pouvait être plus efficace qu’un millier de soldats, pour faire la paix, a dû frapper ceux qui ne voulaient pas la fin du conflit. Cette attitude se retrouve de nos jours. Certains musulmans nous disent que nos programmes de dialogues entre chrétiens et musulmans ne sont pas du goût des extrémistes.

AED : Avez-vous un message final à confier ?

Père d’Ambra : N’ayez pas peur ! Croyez bien que l’amour est plus fort que la haine. Je remercie l’AED pour être si proche des chrétiens en difficultés dans le monde et je demande à tous les chrétiens de promouvoir, à leur niveau, le dialogue, pour échapper à la logique du conflit.

 

 

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Le père Sebastiano d’Ambra est fondateur du Mouvement Silsilah qui travaille au dialogue, et dont l’Aide à l’Église en Détresse est un partenaire régulier, que ce soit par le soutien de son travail médiatique (Silsilah Media Centre for Dialogue and Peace), ou encore par le soutien à la publication ainsi qu’aux initiatives de paix et d’harmonie qui sont lancées régulièrement dans la population de cette partie des Philippines. (25-02-2019)

 


 

Pakistan – Les nombreux cas « Asia Bibi » ignorés du monde – AED-Informations

16.02.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Asie, Chrétiens Catholique, Informations, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, liberté religieuse, Maria Lozano, Pakistan, Par Marta Petrosillo, Persécution, Voyagez avec AED

Pakistan : « Mon mari est innocent ! »

La Colony Jospeh. En mars 2013, plus de 3000 personnes ont détruit près de 300 maisons et deux églises. Elles étaient en colère après l’accusation de blasphème contre Sawan Masih.

 Les nombreux cas « Asia Bibi » ignorés du monde

Au Pakistan, 224 chrétiens ont été victimes de la loi contre le blasphème depuis son adoption en 1986. C’est ce qu’a déclaré Cecil Shane Chaudhry, directeur exécutif de la Commission nationale Justice et Paix du Pakistan (NCJP), à une délégation de l’Aide à l’Église en Détresse en visite au Pakistan.

Par Marta Petrosillo et Maria Lozano, ACN-International 

Alors qu’’Asia Bibi, une mère chrétienne accusée de blasphème, a définitivement été libérée le 29 janvier, une étude de la commission présentée à l’AED indique qu’il y aurait actuellement 25 cas de chrétiens qui souffrent encore en prison. Et 23 chrétiens ont également été tués pour blasphème entre 1990 et 2017.

Les deux paragraphes B et C de l’article 295 du Code pénal pakistanais constituent la Loi contre le blasphème. Le paragraphe 295B stipule la peine d’emprisonnement à perpétuité pour ceux qui diffament le Coran ; en vertu de l’article 295C, la peine de mort sanctionne toute profanation du nom du prophète Mahomet.

« Pour les fondamentalistes, la loi contre le blasphème constitue une arme puissante afin d’exercer le pouvoir, utilisée au dépend des minorités, et elle est souvent utilisée à des fins de vengeance personnelle » explique Cecil Chaudhry. « Et lorsque c’est un chrétien qui est accusé, les conséquences concernent l’ensemble de la communauté. »

Cecil Chaudhry, Directeur de la Commission nationale pour la justice et la paix du Pakistan. 

C’est exactement ce qui s’est passé en mars 2013 dans le quartier chrétien Joseph Colony à Lahore. Le jeune chrétien Sawan Masih avait été accusé d’avoir offensé le prophète Mahomet. « Après la prière du vendredi 9 mars, une foule en furie composée de 3 000 musulmans a incendié et brûlé tout le quartier, détruisant presque 300 habitations et deux églises », raconte le Père Emmanuel Yousaf, président du NCJP à la délégation de l’AED lors de sa visite du quartier. Entre-temps, grâce à l’aide du gouvernement, le quartier a pu être reconstruit et restitué aux chrétiens.

Alors que les 83 meneurs de l’incendie criminel ont tous été acquittés et remis en liberté, Sawan Masih a été condamné à la peine de mort en 2014 et attend toujours son audience e

n appel. « Les audiences sont sans cesse repoussées à plus tard », déclare l’avocat Me Tahir Bashir. « La dernière audience avait été fixée au 28 janvier, mais le juge n’est simplement pas venu. Maintenant, la prochaine audience est prévue le 27 février. »

Comme dans l’affaire Asia Bibi, nombreuses sont les irrégularités dans le cas de Sawan Masih. Les accusations portées contre lui ont été faites par un de ses amis musulmans, Shahid Imran, suite à une dispute entre les deux hommes. Ce n’est que deux jours plus tard que deux témoins ont comparu, qui n’étaient même pas présents au moment de la prétendue offense envers Mahomet. « Les accusations contre Sawan Masih sont instrumentalisées », affirme le Père Yousaf  à l’AED. « En vérité, il s’agit d’évincer les chrétiens de ce quartier très prisé de la ville, apprécié parce qu’il est à proximité des aciéries. »

Des membres de la Commission nationale pour la justice et la paix (NCJP), créée en 1985 par la Conférence des évêques catholiques du Pakistan. Elle fournit des services dans le domaine de la défense des droits de l’homme. Depuis 1990, la Commission défend les cas de blasphème contre les musulmans, les chrétiens et les hindous et fait campagne pour l’abolition des lois sur le blasphème. L’équipe de la Commission nationale pour la justice et la paix (NCJP).

Entre-temps, Sobia, l’épouse de Sawan Masih, élève ses trois enfants toute seule. « Je ne sais pas pourquoi ils accusent mon mari », dit-elle à l’AED. « Tout ce que je sais, c’est que l’homme qui a porté plainte contre lui était de l’un de ses amis, avec lequel il s’était disputé. Sawan est innocent ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine AED – L’église rénovée du couvent des carmélites à Haïfa

14.02.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Israël, Mario Bard, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Israël – Histoire de succès AED!

L’église du couvent des Carmélites d’Haïfa rénovée! 

 

Les religieuses carmélites d’Haïfa pendant la messe dans leur église rénovée.

Les Carmélites de Haïfa se réjouissent. Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 45 000 dollars, l’église de leur monastère est enfin rénovée. Leur église, consacrée à la Vierge du Mont Carmel, a été construite en 1937. Faute d’argent, aucune réparation n’avait été faites depuis. Or, les infiltrations d’eau de pluie et l’humidité ont endommagé le bâtiment. Pour les religieuses, la paroisse locale et les pèlerins leur rendant visite, cela représentait un danger de plus en plus grand pour la santé.

 

Les dix-sept religieuses qui vivent dans le monastère sont originaires de onze pays différents. Leur porte est ouverte à tout moment aux personnes qui veulent venir chez elles. Les fidèles des environs confient leurs intentions de prière tandis que les pèlerins qui viennent en Terre Sainte de partout dans le monde leur posent de nombreuses questions sur la foi. L’endroit où vivent les religieuses se trouve sur le versant nord du Mont Carmel, qui est, dans un sens, le berceau de l’ordre des Carmes. C’est autour de 1150 que les premiers Carmes se sont installés en ermites précisément ici, sur le Mont Carmel, où selon les Saintes Écritures le prophète Élie avait montré, à travers une intervention divine, que son Dieu était le vrai Dieu et que l’idolâtrie des prêtres de Baal était mauvaise (cf. 1 Rois 18, 16-46).

 

L’ordre des Carmes s’est rapidement répandu dans d’autres pays où il a également connu des mutations. C’est ainsi qu’il été réformé par Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix en Espagne au XVIe siècle, de manière à correspondre encore davantage à son esprit originel.

 

Pour gagner leur vie, les religieuses de Haïfa cuisent des hosties et fabriquent des souvenirs pour les pèlerins. Mais sans notre aide, elles n’auraient pu réparer l’église de leur monastère. Grâce à l’aide à vous, l’église est rénovée et elle a été de nouveau consacrée le 15 octobre, en la fête de Sainte Thérèse d’Avila.

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Au nom de ses religieuses, Sœur Maira de l’Enfant Jésus, la prieure, remercie tous ceux qui ont apporté leur aide : « Nous espérons qu’il s’agit là du début d’un renouveau de la vie de prière, tant pour notre église locale que pour les pèlerins qui traversent la Terre Sainte et restent prier le Seigneur dans notre chapelle de Notre-Dame du Mont Carmel. C’est avec joie que nous vous exprimons notre gratitude et renouvelons nos prières et nos sacrifices pour l’Église et le monde entier ».

 

La fête à la Table de Dieu : en action de grâce pour les pèlerins, les paroissiens d’Haïfa et les bienfaiteurs de l’AED!

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Si vous désirez donner pour un projet similaire, merci de cliquer sur le bouton ci-dessous
Merci de soutenir les partenaires de l’Aide à l’Église en Détresse partout dans le monde!

 

 

 

 

 

 


 

 

Nigeria : Priez pour la paix! Appel de Mgr Kaigama – Entrevue AED

13.02.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Entrevue AED, Grace Attu, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Mgr Ignatius Kaigama, Nigéria, PAIX, Prière, Voyagez avec AED

Nigeria 

Priez pour des élections pacifiques! 

 

 « Si les élections sont entachées par des actes de violence, de nombreux Nigérians innocents en paieront le prix. Aide à l’Église en Détresse peut mobiliser son réseau mondial d’amis, de bienfaiteurs et de partisans pour prier, en particulier pour le Nigeria en cette période électorale critique. » Mgr Ignatius Kaigama.

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*Cet article a été publié avant que la Commission électorale du Nigeria ne reporte la première ronde d’élections, du 16 au 23 février, ainsi que la seconde, prévue le 2 mars et reportée au neuf. 

Le 16 février et le 2 mars 2019, les citoyens nigérians éliront le président, le parlement fédéral et d’autres représentants du gouvernement. La violence exercée par des groupes d’extrémistes islamistes comme Boko Haram règne toujours dans de vastes zones du pays. Aide à l’Église en détresse (AED) s’est entretenue avec Mgr Ignatius Ayau Kaigama, archevêque catholique de Jos, au sujet de la situation actuelle, des élections parlementaires au Nigéria et de ses espérances pour le pays.  Enfin, rappelons que les évêques catholiques du Nigeria représentent toujours une autorité morale extrêmement forte et estimée par la population, dans un pays où règne une grande corruption et la violence contre les chrétiens, en particulier dans les régions du centre et du nord-est du pays.

Propos recueillis par Grace Attu.
Adaptation et révision pour le Canada français : Mario Bard, AED-CAnada

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Lors de son voyage au Canada en juin 2018, Mgr Kaigama en pleine discussion avec Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED.

AED-Grace Attu : Quelle est la situation présentement au Nigeria alors que se tiendront les élections parlementaires ce samedi 16 février et puis le 2 mars ?

Mgr Kaigama : Comme partout dans le monde, les émotions politiques soulèvent de fortes vagues en période électorale. Beaucoup de personnalités politiques et leurs partisans développent une paranoïa politique. On entend parler de la facilité avec laquelle certains politiciens passent d’un parti à l’autre. Cela montre que leur motivation de s’engager en politique n’est pas fondée sur de bons principes politiques, une idéologie ou des programmes politiques électoraux favorables aux citoyens, mais qu’elle dépend en première ligne de leurs intérêts personnels. La plupart d’entre eux ne réfléchissent que très peu à la manière de garantir une gouvernance responsable ou bien une amélioration de la situation des gens simples, en particulier les pauvres, les marginalisés, les chômeurs, les victimes d’extrémismes religieux et les millions de personnes qui sont devenues victimes des dérivés toxiques de la corruption, véritablement pandémique.

Les campagnes électorales actuelles sont relativement modérées par rapport aux campagnes précédentes, bien qu’aujourd’hui, il y ait aussi eu des morts à déplorer. Par contre, ce qui saute à l’œil, ce sont les affirmations furieuses et infondées de certains hommes politiques, qui pourraient être considérées comme discours d’incitation à la haine ou d’invitation à la violence.

Il y a eu des incidents et quelques accidents mortels lors de quelques manifestations ; nous tenons cependant à saluer les campagnes électorales pacifiques de la plupart des partis. Néanmoins, il règne une tension et une inquiétude généralisées au sujet des futures réactions de ceux qui, dès à présent, ont l’impression que les élections pourraient être manipulées.

 

Ces derniers temps, les attentats commis par Boko Haram se sont intensifiés. Selon vous, est-ce qu’il pourrait y avoir un lien avec les élections ?

Mgr Kaigama : Le nombre d’attentats de Boko Haram s’était déjà intensifié auparavant. Plusieurs membres du personnel militaire ont été tués. Les rebelles ont même été suffisamment effrontés pour s’attaquer à des hommes armés en causant de graves pertes parmi leurs rangs. Ils n’épargnent même pas les collaborateurs d’œuvres de charité internationales. D’une manière insolente, ils mettent en garde la communauté internationale de ne pas se dresser en travers de leur chemin. Ils combattent pour s’emparer du pouvoir dans certaines régions du Nigeria et des pays voisins afin d’atteindre leur objectif d’édifier un État islamique d’Afrique de l’Ouest.

Récemment, les candidats au gouvernorat de l’État Plateau ont signé une déclaration dans laquelle ils se sont engagés à faire une campagne électorale pacifique. Le tout s’est tenu au Centre pour le dialogue, la réconciliation et la paix de Jos, la capitale de l’État. Les dirigeants religieux, dont Mgr Kaigama, ont été les témoins cet engagement.

Nous avons été surpris de voir que ces derniers jours, les attentats de Boko Haram se sont intensifiés dans les régions de Michika, Shuwa, Madagali et Mubi, dans les États fédéraux de Borno et d’Adamawa. Des gens qui disent que ces nouvelles attaques sont motivées et encouragées par des facteurs politiques pour collecter des points politiques, ou qu’elles pourraient être une tentative de priver une partie des électeurs de leurs droits de vote durant les élections. Ce qui est indubitable, c’est que ces attaques doivent clairement démontrer que Boko Haram n’est pas encore vaincu. La menace provenant de Boko Haram reste tout à fait réelle. Ils sont très loin reconnaître leur échec.

 

Est-ce que vous vous inquiétez ?

Mgr Kaigama : Je devrais le faire. Lorsque la paix est perturbée, les chefs de l’Église catholique comme moi souffrent plus que ceux qui ont été élus au gouvernement. En effet, c’est dans nos maisons et nos bureaux que les gens viennent en foule, parce qu’ils savent qu’ils n’en seront pas chassés par les policiers armés ou des soldats, ni agressés ou menacés par les aboiements des chiens policiers, alors qu’ils veulent venir demander de l’aide ou des biens de première nécessité. Nous devons réussir à aider ceux qui ont été expulsés de chez eux et qui ont perdu tous leurs moyens d’existence. À cause du surmenage et du stress auxquels nous, les chefs de l’église, sommes exposés en temps de crise, nous prions beaucoup, et nous travaillons très dur pour encourager de manière proactive une culture de la paix. Nous nous efforçons en commun d’assurer que nous aurons des élections libres et équitables qui aboutiront à la paix pour tous.

Si les élections sont entachées par des actes de violence, de nombreux Nigérians innocents en paieront le prix. J’espère que les élections seront équitables, pacifiques et crédibles, et que la victoire reviendra à des membres du gouvernement qui se distinguent par la bonté, le patriotisme, l’altruisme et la piété, et auxquels le bien de la communauté tiendra plus à cœur que leur ambition personnelle ou le luxe inhérent à leur fonction. Dehors, dans les rues, il y a beaucoup de jeunes gens avec une bonne formation et une bonne qualification, mais qui n’ont pas de travail. Nous espérons que ceux qui aspirent à des postes à tous les niveaux du gouvernement considéreront la situation critique des jeunes comme l’une de leurs priorités.

 

Quelle est la contribution que fournit l’Église pour que les élections se déroulent correctement ?

Mgr Kaigama : L’Église catholique du Nigéria joue le même rôle que lors de n’importe quelle autre élection. Notre comité pour la justice, le développement et la paix (Justice, Development and Peace Commission – JDPC) travaille de manière proactive et est tout à fait conscient que les élections doivent se dérouler impérativement de manière pacifique et équitable. Par le passé, le comité a honorablement assumé sa mission en matière de surveillance électorale et attiré l’attention sur les défauts, les points faibles et les points forts. Récemment, la conférence des évêques catholiques du Nigeria a publié une déclaration appelant à la prière et à une exécution correcte des élections ainsi qu’à développer une attitude convenable des citoyens lors de ces élections.

Dans l’archidiocèse de Jos, l’Église s’est fébrilement chargée de nombreuses missions pour contribuer à ce que les élections se déroulent dans la paix. Nous avons appelé nos membres à la prudence. Ils doivent respecter la loi, rester pacifiques et ne pas se laisser exploiter par des hommes politiques égoïstes. Ils doivent s’assurer de posséder une carte d’électeur et aller voter. En notre qualité de prêtres, nous encourageons nos concitoyens, et leur rappelons de rester vigilants en cette période. Nous nous remettons en mémoire que nous-mêmes, les membres du clergé, nous avons le devoir de rester impartiaux. Depuis deux ans, le comité pour la justice, le développement et la paix s’occupe, dans différentes communes particulièrement choisies, de projets pour favoriser des élections pacifiques. Différentes communes bénéficient de formations spéciales pour apprendre comment formuler des exigences sous forme de charte et définir ce qu’elles doivent exiger des hommes politiques qui briguent leurs suffrages.

Mgr Kaigama, lors de l’engagement des candidats à faire une campagne électorale pacifique pour l’élection générale des 16 février et 2 mars prochain.

Le comité organise dans les établissements scolaires et les communautés des formations axées sur la « Promotion de la paix » ainsi que des programmes dédiés aux « Alternatives à la violence ». Dans le cadre des activités qui se sont déroulées préalablement aux élections, notre Centre pour le dialogue, la réconciliation et la paix (Dialogue Reconciliation and Peace Centre) a récemment organisé une cérémonie de signature d’un accord de paix par tous les candidats au poste de gouverneur de l’État fédéral de Plateau, à laquelle ont assisté des chefs traditionnels, des chefs religieux, des groupes de la société civile, des dirigeants des forces de sécurité et différentes parties prenantes de la société. Par ailleurs, notre comité pour la justice, le développement et la paix a été officiellement accrédité comme observateur électoral. De plus, nous sommes préparés à intervenir pour redresser la situation en cas d’explosion de violence lors des élections. Nous prions que cela ne se produise pas.

 

Qu’espérez-vous pour le Nigeria ?

Mgr Kaigama : Je suis un grand optimiste. Je suis très fermement persuadé que le meilleur pour le Nigeria est à portée de nos mains. Je suis un patriote convaincu en ce qui touche mon pays, le Nigeria. Tant de choses négatives sont évoquées en rapport avec le Nigeria, mais je crois que malgré tous ses défauts et ses imperfections, le Nigeria surprendra un jour le monde et enchantera et stupéfiera tous ceux qui se moquent aujourd’hui du pays et le donnent pour perdu. Les Nigérians sont un peuple pacifique, joyeux, travaillant dur, croyant et coriace, qui a simplement la malchance d’avoir des dirigeants qui se réjouissent de pouvoir voler l’énorme richesse par laquelle Dieu nous a béni, au lieu d’être des chefs de gouvernement altruistes et dotés d’une vision. Ils commettent ces larcins en coopération avec d’autres pays, des entreprises, des organisations et des particuliers étrangers.

Beaucoup de gens croient comme moi que le Nigeria survivra en tant que nation unique et peuple unique. Les temps sont proches où surviendra une révolution morale de la jeunesse, qui surmontera les catégories – comme l’appartenance à une tribu ou une religion –, et n’engendrera comme dirigeants que des personnalités sérieuses prêtes à souffrir et même à donner leur vie pour le Nigeria et les Nigérians, au lieu d’exhorter les pauvres gens à mourir pour eux (les dirigeants politiques). Tôt ou tard, ceux qui manipulent les élections, achètent des votes, exploitent les structures gouvernementales pour accéder à la victoire électorale et déclarent que les perdants sont vainqueurs, ne pourront plus se cacher nulle part.

 

Comment l’AED et ses bienfaiteurs peuvent-ils soutenir le Nigeria pendant cette période ?

Mgr Kaigama : L’AED peut mobiliser son réseau mondial d’amis, de bienfaiteurs et de partisans pour prier en particulier pour le Nigeria en cette période électorale critique. Nous avons besoin de soutien pour nos nombreuses initiatives de maintien de la paix et de la sensibilisation ainsi que pour différents programmes proactifs de formation à la paix, pendant et après les élections. De plus, nous avons besoin de soutien pour la réalisation d’offres éducatives et de programmes de promotion et d’autonomisation des jeunes gens, de jeunes filles adolescentes et de veuves, pour leur rendre espoir et leur éviter des problèmes.

Mais avant toute chose, prions ensemble pour des élections pacifiques et une stabilité générale, en espérant que par la grâce de Dieu, les futures élections permettent l’émergence de dirigeants visionnaires capables d’élever ce pays tellement prometteur de « l’insignifiance à la dignité ».


Merci de donner pour soutenir le travail de l’Église catholique au Nigeria.

Pour en apprendre plus sur notre soutien et les projets au Nigeria, visitez la page acn-canada.org/fr/2018nigeria

Visite du pape Aux ÉAU – La graine est semée – AED-Information

11.02.2019 in Abou Dhabi, ACN Canada, Actualités, Adaptation Mario Bard, By Oliver Maksan, Dialogue interreligieux, Dialogue interreligieux, Voyagez avec AED

Visite du pape Aux ÉAU

« La graine est semée »

 Les responsables des Églises du Moyen-Orient espèrent que la visite historique du pape à Abu Dhabi sera source d’un nouvel élan.

Texte de Oliver Maksan, collaborateur 

Mgr Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem. « Nous espérons que le message de fraternité et de dialogue que le pape a apporté dans la péninsule arabique, sera une graine qui germera aussi en Terre Sainte ».

Les responsables des Églises catholiques du Moyen-Orient ont souligné l’importance de la visite de Sa Sainteté le pape François aux Émirats arabes unis. Le patriarche Ibrahim Isaac Sidrak, primat de l’Église catholique copte, déclare : «  Je crois que c’est un signe très positif pour les relations entre l’islam et le christianisme dans cette région du monde ». Dans un entretien accordé lundi à l’Aide à l’Église en Détresse à Abou Dhabi, il a poursuivi : « Nous, les chrétiens d’Égypte, pouvons retrouver un nouvel espoir. Les fruits de cette visite ne seront pas directement visibles, mais le message de tolérance et de fraternité a été semé ». La rencontre qui a eu lieu lundi à Abu Dhabi entre le Pape François et Ahmed Al Tayeb, Grand imam de l’Université Al Azhar au Caire, – l’une des principales autorités religieuses sunnites – a une grande importance, a expliqué le patriarche Sidrak. « Cette visite contribuera à corriger la fausse image que de nombreux musulmans se font du christianisme », affirme le primat de l’Église catholique copte unie à Rome. « À l’inverse, de nombreux chrétiens verront que la majorité des musulmans ne sont pas des terroristes. Les autorités islamiques veulent montrer qu’elles n’ont rien à voir avec le terrorisme. »

En Terre Sainte également, on espère que la visite pontificale sera source d’un nouvel élan. Interviewé lundi à Abu Dhabi par L’Aide à l’Église en Détresse, l’archevêque Mgr Pierbattista Pizzaballa a dit : « Nous espérons que le message de fraternité et de dialogue que le pape a apporté dans la péninsule arabique, sera une graine qui germera aussi en Terre Sainte ». L’administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem séjournait dans l’État du Golfe persique à l’occasion de la visite du pape François. Dans l’histoire de l’Église, c’est la première fois qu’un pape foule le sol de la péninsule arabique, berceau de l’Islam. Mgr Pizzaballa a ajouté : « À l’issue d’une telle visite, nous ne devons pas attendre de solutions concrètes. Il ne peut y avoir que des déclarations générales. Néanmoins, la rencontre en soi est significative, car elle réunit des chefs religieux dans une région qui est le berceau des religions monothéistes, mais qui est également bouleversée par des conflits religieux. Dans ce contexte, une rencontre entre le pape et le Grand imam constitue un signe important. »

 

Le patriarche Ibrahim Sidrak, copte catholique discute avec Mgr Camillo Ballinà, vicaire épiscopale d’Arabie du nord, lors de  la conférence interreligieuse d’Abu Dhabi (5 février 2019). 

L’archevêque Mgr Pizzaballa a constaté par ailleurs que le dialogue islamo-chrétien était entré dans une nouvelle phase. « Il y a un avant et un après Daesh », a expliqué le Franciscain italien pour poursuivre : « Le dialogue islamo-chrétien a commencé il y a longtemps. Cependant, il était très formel et général. Avec l’apparition de Daesh, le dialogue est devenu plus concret et plus réaliste. L’objectif de tous les participants est de stopper les aberrations et d’empêcher les tueries et les massacres commis au nom de la religion. » Comme les religions du Proche et du Moyen-Orient ont également une dimension politique et sociale, poursuit l’archevêque, il s’agit à présent de trouver comment construire au quotidien des relations mutuelles positives.

***

Lundi le 5 février dernier, Sa Sainteté le pape François a participé à une rencontre interreligieuse dans la capitale des Émirats arabes unis. La rencontre de lundi avec le Grand imam de l’université du Caire, ainsi que la messe du mardi 6 février auquel ont participé quelque 130 000 chrétiens, ont constitué le point d’orgue d’un voyage de trois jours. Le prochain voyage du pape en pays musulman aura lieu les 30 et 31 mars prochain et François se rendra au Maroc. Cette année marque le 800e anniversaire de la visite de saint François d’Assise au Grand Sultan d’Égypte et les voyages du pape sont une manière de souligner cet anniversaire.


 

Venezuela – Appel à prier pour le pays ce dimanche 10 février!

08.02.2019 in ACN Canada, ACN International, Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Maria Lozano, Prière, Venezuela, Voyagez avec AED

Venezuela

Appel à prier le dimanche 10 février

Dans un communiqué conjoint publié le lundi 4 février, la Conférence épiscopale vénézuélienne, la Conférence des religieux et religieuses et le Conseil national des laïcs du Venezuela se déclarent soucieux « d’éviter de plus grandes souffrances au peuple », tout en espérant un changement dans le cours politique et démocratique que vit le Venezuela.

Photo : María Alejandra Mora (SoyMAM)

« Avec détermination et espoir », ils aspirent à la recherche « d’un changement politique par le biais d’un processus de transition pacifique et transparent, conduisant à des élections libres et légitimes pour reprendre le cours démocratique et parvenir au rétablissement de l’État de droit, à la reconstruction du tissu social, à la relance d’une production économique, au rétablissement de la morale et à l’unité de tous les Vénézuéliens.» Les auteurs du communiqué indiquent aussi : « C’est une situation difficile qui s’inscrit dans l’histoire du Venezuela et que le peuple vénézuélien, le clergé vénézuélien et la communauté internationale vivent avec beaucoup d’espoir et, en même temps, avec une grande inquiétude.»

Les présidents des trois instances religieuses les plus représentatives de l’Église catholique du pays dénoncent dans le communiqué « la répression croissante pour des raisons politiques, la violation des droits de l’homme et les détentions arbitraires et sélectives » et insistent pour que cette transition se fasse de manière pacifique et en accord avec la Constitution nationale.

Ils saluent le travail de tous ceux qui, malgré les risques, défendent et promeuvent les droits de l’homme en temps de crise et les encouragent à continuer à s’occuper des «   victimes qui souffrent d’injustice ». Ils indiquent également : « Nous demandons le respect et la sécurité personnelle et juridique de ceux qui exercent ce service digne au Venezuela. » Ils rappellent ainsi que l’Eglise catholique s’est engagée envers la population la plus touchée, « agissant selon les principes d’indépendance, d’impartialité et d’humanité » et qu’elle demande « les autorisations nécessaires pour bénéficier de l’aide humanitaire afin d’atténuer l’impact de la crise sur les personnes les plus vulnérables. Nous – Caritas Venezuela et les diverses institutions d’assistance sociale de l’Église agissant sur tout le territoire national, nous nous engageons à continuer le service que nous avons rendu avec équité, inclusion, transparence et efficacité. »

Le communiqué se termine en appelant à prier le dimanche 10 février dans « toutes les églises, maisons et communautés, demandant au Seigneur de nous accorder la paix, la réconciliation, la liberté, la santé spirituelle et corporelle ».

Une situation sans précédent

La situation politique actuelle au Venezuela est la conséquence des élections présidentielles de mai 2018 qui, selon la version officielle du gouvernement, ont été remportées par Nicolás Maduro, mais qui ont été qualifiées d’élections illégitimes par la plupart des pays de la communauté internationale, dont l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, l’Espagne et les États-Unis, car elles ont fait l’objet de diverses irrégularités. Ainsi, selon ce constat, le Président Maduro, à la fin de son mandat précédent le 10 janvier, est devenu illégitime et non reconnu comme Président de la République.

En conséquence et selon la constitution vénézuélienne, le président de l’Assemblée nationale du pays, en l’occurrence Juan Gerardo Guaidó, est devenu président responsable du Venezuela. Ainsi, le 11 janvier 2019, Guaidó a annoncé qu’il assumait l’article 233 de la Constitution pour convoquer de nouvelles élections nationales et le 23 janvier, il a prêté serment comme Président responsable du Venezuela.

 

Dimanche 10 février, merci de prier pour un dénouement pacifique de la crise au Venezuela.


 

Projet de la semaine – Kazakhstan – des livres pour la formation

07.02.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Aide, Formation, Formation, Kazakhstan, PROJETS AED, Séminaristes, Voyagez avec AED

Kazakhstan

Des livres pour le séminaire de Karaganda

La formation des séminaristes requiert des livres de base qui soit à la hauteur.

 

Le Kazakhstan est un vaste pays dont le territoire de 2,7 millions de kilomètres carrés équivaut à plus d’un quart du territoire des États-Unis ! Pourtant, le pays n’a que 18 millions d’habitants. Depuis 1991, cette ex-République soviétique est indépendante. La population est musulmane à 70 pour cent et chrétienne à 25 pour cent, la majorité appartenant à l’Église orthodoxe russe. Les catholiques ne forment qu’une minorité de 300 000 fidèles, éparpillés sur tout le territoire. La plupart d’entre eux sont d’anciens déportés ou leurs descendants. Ils ont des racines polonaises, allemandes, baltes ou ukrainiennes.

 

Le Kazakhstan est un exemple particulièrement beau de coexistence amicale entre catholiques et orthodoxes. Il y a régulièrement des rencontres et des initiatives conjointes. Tout récemment, à l’occasion du Noël orthodoxe qui a été célébré le 7 janvier, le Président de la Conférence épiscopale catholique du Kazakhstan, Mgr José Luís Mumbiela Sierra du diocèse de la Sainte Trinité, dont le siège est à Almaty, a rencontré le Métropolite orthodoxe russe Aleksandr pour lui adresser ses meilleurs vœux de Noël au nom des autres évêques catholiques, des prêtres et des fidèles catholiques. Des cadeaux ont été échangés et les discussions ont porté sur différents problèmes importants auxquels les deux Églises sont actuellement confrontées.

 

Les défis auxquels les chrétiens sont aujourd’hui confrontés concernent également les douze jeunes hommes qui se préparent en ce moment au séminaire de Karaganda – le seul séminaire catholique du pays – à être ordonnés prêtres. Il y a actuellement un peu moins de 100 prêtres catholiques dans les quatre diocèses catholiques du pays. Afin de pouvoir bien former les futurs prêtres, le séminaire nous demande de l’aide pour compléter sa bibliothèque. Nous avons promis 2,250 dollars.