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Projet de la semaine AED – Sri Lanka : Intentions de messe pour 30 prêtres rosariens

28.07.2020 in Asie, PROJETS AED, Sri Lanka

Projet de la semaine AED – Sri Lanka

Intentions de messe pour 30 prêtres rosariens

 

Les rosariens est le premier ordre masculin contemplatif créé en Asie. Celui-ci a été fondé au début du 20e siècle par Bastiampillai Anthonipillai, originaire des environs de Jaffna (aujourd’hui Sri Lanka). L’ordre a également une branche féminine.

 

Aujourd’hui, la branche masculine des rosariens compte 25 monastères qui se trouvent principalement au Sri Lanka et en Inde. Comme il s’agit d’une congrégation autochtone sans ressources, l’AED l’a soutenue à plusieurs reprises au Sri Lanka et en Inde à travers divers projets tels que des offrandes de messe et des aides à la formation.

 

Une aide plus que jamais indispensable

Cette aide est encore plus indispensable actuellement en raison de la pandémie de coronavirus. Depuis la mi-mars, le confinement a également été imposé au Sri Lanka et les messes n’ont pu être célébrée en public. Le Père Anil, du monastère de Kochchikade, a raconté à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) ce que lui et ses confrères ont vécu ces derniers mois. La région est densément peuplée, et c’est l’une des plus touchées du pays : « Au couvent, nous avons maintenu nos temps de prière monastique, l’adoration eucharistique et la célébration de la messe. Nous avons prié et fait des sacrifices pour la population. J’ai l’impression que nous avons reçu beaucoup de bénédictions pendant cette période.

 

En ce moment, nous n’avons pas de revenus, mais nous sommes heureux de partager avec nos voisins et avec les pauvres le peu que nous avons ». Les religieux ont rendu visite aux pauvres pendant le confinement et, tout en prenant les mesures de précaution requises, ils ont apporté la Communion à ceux qui la demandaient, priant pour eux et leur apportant également une aide matérielle. « Nous avons partagé avec eux ce que des gens généreux nous avaient apporté. Nous avons aidé tous ceux qui nous ont demandé de l’aide. Nous les aidons toujours autant que nous le pouvons ».

 

Nous aimerions transmettre des offrandes de messe aux 30 Pères rosariens du Sri Lanka pour un montant total de 28 188 dollars. Ils célébreront la messe aux intentions des bienfaiteurs qui ont fait ces offrandes. Le don qu’ils reçoivent pour cela est une contribution précieuse à leur propre subsistance et aux œuvres de charité qu’ils accomplissent.

Communiqué AED – Déclarations sur la reconversion d’Hagia-Sofia

21.07.2020 in Communiqué, Turquie

Communiqué – Pour diffusion immédiate

Déclaration de l’Œuvre internationale de bienfaisance
Aide à l’Église en Détresse (AED) sur la reconversion de Hagia Sophia.

 

Königstein-Montréal, mardi 21 juillet 2020 – Le Président international de l’œuvre internationale Aide à l’Église en Détresse (AED), Thomas Heine-Geldern, évoque la reconversion de Hagia Sophia en mosquée à Istanbul.

 

« L’AED considère avec beaucoup d’inquiétude la reconversion prévue de Sainte-Sophie en mosquée. Une fois de plus, une question religieuse est instrumentalisée par le pouvoir afin de le soutenir en politique intérieure. Par cette mesure critiquée dans le monde entier, le Président turc Erdogan tente apparemment d’améliorer sa cote de popularité et de détourner l’attention des problèmes de son pays.

 

L’AED comprend l’indignation des chrétiens vivant en Turquie et au Moyen-Orient, à propos de ce développement. Il renforce l’affaiblissement et la discrimination permanents des chrétiens et des autres minorités religieuses de la région. Malgré les dénégations et les dispositions constitutionnelles, ces groupes de la population sont souvent traités comme des citoyens de seconde zone et sentent que leurs racines et leur identité s’effacent de plus en plus. »

 

Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED au Canada, partage elle aussi cette inquiétude. « Nous vivons une période où le dialogue, le respect des minorités religieuses sont en régression et la politisation d’enjeux à des fins partisanes est en hausse constante. J’ai nettement l’impression qu’en général dans le monde, nous ne comprenons plus l’importance du respect des minorités, en particulier religieuses. Cela est extrêmement inquiétant. »

 

Elle interpelle le gouvernement canadien afin qu’il réagisse avec vigueur. « Je souhaite vivement que le gouvernement canadien réagisse avec vigueur face à tous ces enjeux où les minorités religieuses se retrouvent devant une perte de leur droit tout comme devant des gestes qui remettent en question le fragile équilibre du respect des minorités. »

 

Scepticisme quant à la réaction internationale

 

Dans sa déclaration, le président international exprime le sentiment de scepticisme que l’organisme international ressent quant à la réaction internationale à la suite de cette nouvelle. « L’AED est par ailleurs sceptique quant à l’importance de la réaction négative de nombreux États et politiciens de la planète à cette décision. Alors que l’émotion concernant la reconversion d’un bâtiment religieux est élevée, les actes de violence et de discrimination fréquents, parfois même à l’initiative de l’État, à l’encontre des chrétiens et d’autres minorités religieuses dans de nombreux pays à travers le monde, reçoivent peu, voire pas d’attention.

 

L’AED réaffirme encore que le droit de l’homme au libre exercice de sa religion est inextricablement lié à la dignité inviolable de l’homme, et encourage les États-nations et les institutions internationales telles que les Nations unies à faire respecter ce droit.

 

L’AED condamne la montée de l’ultranationalisme dans de nombreux pays, souvent en lien avec des motivations religieuses. Elle a pour conséquence que les membres de minorités religieuses sont souvent considérés comme des étrangers et des ennemis, même si leurs ancêtres s’étaient déjà installés sur place avant que les membres de la population majoritaire actuelle ne prennent possession du pays.

 

L’AED incite particulièrement les pays occidentaux à tirer les leçons de l’histoire du Moyen-Orient au XXe siècle et à cesser de se taire lorsqu’il est question de la destruction des droits fondamentaux à la survie des minorités, que ce soit en Turquie, en Irak, en Inde, en Chine, au Pakistan ou ailleurs. La reconversion d’un important bâtiment religieux, dont les conséquences sont encore inconnues, est à l’arrière-plan de cette persécution souvent sanglante ».

***

L’AED est une Œuvre internationale catholique de bienfaisance et une œuvre pontificale de charité qui soutient les fidèles partout où ils sont persécutés, opprimés ou en détresse. Aujourd’hui, l’Œuvre aide l’Église à travers des projets d’information, de prière et d’assistance dans plus de 140 pays où elle est persécutée ou bien ne dispose pas de ressources suffisantes pour ses tâches pastorales.

AED Nouvelles de l’AED : Pakistan – Découragement et espoir dans des cas d’enlevèments

15.07.2020 in ACN International, Actualités, AED, Mario Bard, Pakistan, Par John Pontifex

Pakistan
Découragement et espoir dans des cas d’enlevèments

Une jeune fille chrétienne de 15 ans, enlevée et victime de sévices sexuels, tombe enceinte

 « Huma est tombée enceinte à la suite de sévices sexuels et elle n’est pas autorisée à sortir », a déclaré l’avocate de la famille de la jeune fille à l’Aide à l’Église en Détresse (AED)

Par John Pontifex et Massimiliano Tubani pour l’AED International
Adaptation : Mario Bard, AED Canada

Huma Younus

Maître abassum Yousaf, avocate à la Haute Cour du Sindh, province pakistanaise qui a pour capitale Karachi, est actuellement engagée dans la défense des parents de Huma Younus, une jeune catholique de 15 ans, kidnappée en octobre 2019 par Abdul Jabbar et contrainte de se convertir à l’islam. Dans un entretien avec l’AED, l’avocate,a révélé une nouvelle majeure sur la situation personnelle et judiciaire de l’adolescente.

« Huma a appelé ses parents et les a informés qu’elle était tombée enceinte à cause de sévices sexuels qu’elle a subis. À la suite de la demande de son père de quitter la maison du kidnappeur pour rentrer chez elle, la mineure a répondu qu’elle n’était pas autorisée à sortir et que sa vie devenait de plus en plus difficile car elle était enfermée dans une seule pièce », a rapporté Maître Tabassum Yousaf.

Dernièrement, le frère du ravisseur, un Mukhtiar Jabbar, employé d’une force de sécurité a menacé les parents de Huma  « Ce dernier a appelé les parents de Huma par visioconférence et, en leur montrant ses armes, les a menacés en disant qu’il les tuerait s’ils tentaient de retrouver leur fille. Mukhtiar a même ajouté, cette fois par messages audio, que si tous les chrétiens se réunissaient pour récupérer Huma, il tuerait à la fois les parents et tous ceux qui voudraient aider ces derniers. »

Une audience devait se tenir le 13 juillet

Sur le plan judiciaire, a expliqué l’avocate de la famille de Huma, le tribunal de première instance (Third Judicial Magistrate di Karachi East) a classé l’affaire faute de preuves. Un appel a été déposé auprès du même juge afin d’examiner de nouveau les preuves justificatives, et le magistrat s’est rapproché de l’autorité publique compétente, la NADRA, afin d’obtenir l’acte de naissance de l’adolescente. La prochaine audience était fixée au 13 juillet 2020. L’avocate des parents de la jeune fille avait cependant déjà fourni, lors d’une des auditions, deux documents officiels attestant de l’âge de la jeune fille mineure : un certificat scolaire et le certificat de baptême de la Paroisse catholique St James de Karachi. Les deux documents font état de la date de naissance de Huma : 22 mai 2005.

Quant à la Haute Cour du Sindh, elle est toujours fermée en raison de la pandémie de coronavirus et rouvrira probablement en août. Ce n’est que plus tard qu’une audience pourra être fixée auprès de la même Cour.

Une course contre la montre

L’avocat du kidnappeur Abdul Jabbar, explique l’avocate de Huma, vise à gagner du temps en profitant de toutes les chicanes juridiques car dans trois ans l’adolescente aura 18 ans et l’affaire, selon toute probabilité, sera définitivement close. La Cour suprême du Pakistan, la même qui a acquitté Asia Bibi, pourrait théoriquement examiner et juger l’affaire en très peu de temps, mais la société islamique radicale du Pakistan ne permet pas au système judiciaire d’être autonome. En outre, lorsque le droit des minorités religieuses est en jeu, il y a une tendance à faire traîner les choses car il n’est considéré ni comme prioritaire ni comme urgent. L’affaire Bibi déjà mentionnée représente un précédent éloquent de ce point de vue.

À propos du développement du type d’acte dont a été victime Huma, l’avocate Tabassum Yousaf rapporte que de nombreuses Organisations non gouvernementales donnent des estimations de cas enregistrés et divulgués au public, mais indiquent  que tous ne sont pas signalés, « donc selon ma lecture basée sur l’expérience, il y a 2000 cas similaires par an, enregistrés et non enregistrés », estime-t-elle.

Selon l’avocate de la famille de Huma, « une justice différée est une justice refusée, donc tout retard dans les décisions concernant les droits des minorités religieuses représente un déni de ces droits. Le tribunal a retardé et continue de retarder la justice en faveur de Huma simplement parce qu’elle est une mineure chrétienne. Si un cas similaire s’était produit contre un mineur musulman, toutes les autorités se seraient donné du mal. Je suis sûr, en tant qu’avocat, que le président de la Cour suprême du Pakistan pourra garantir la justice pour les parents de la jeune fille et de Huma elle-même. À tout autre niveau inférieur du système judiciaire, la justice pour les minorités ne sera pas possible », conclut amèrement l’avocat.

La Fatwa d’un grand Mufti donne de l’espoir

Finalement, l’AED a appris que Muhammad Asad Ali Rizvi Efi, grand Mufti,  a rendu un avis juridique islamique au nom de la mosquée sunnite Rizvi Jammah, à Jhung Bazar (ville de Faisalabad), jugeant comme faux (batil) un certificat de mariage soumis au tribunal par Mohamad Nakash, qui prétend être légalement marié à Maira Shahbaz, une jeune fille qu’il a kidnappée.

La maman de Maira, une autre victime de kidnapping­.

Le tribunal de première instance de Faisalabad avait tranché en faveur de M. Nakash en mai, mais la famille de Maira espère que l’intervention du Grand Mufti sera décisive lors d’une audience en appel qui se tiendra à la Haute Cour de Lahore.

S’exprimant depuis son domicile de Madina Town, près de Faisalabad, la mère de Maira, Nighat Shahbaz, a déclaré à l’AED) Œuvre de bienfaisance catholique qui aide les chrétiens persécutés, qu’elle aspirait ardemment au retour de sa fille.

(15-07-2020)

Histoire de succès de l’AED – Pérou : 500 Bibles pour les prisonniers

18.03.2020 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique du Sud, Pérou, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Histoire de succès de l’AED – Pérou
500 Bibles pour la pastorale des prisons

Texte : ACN-International
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Mise en ligne au Canada : 18 mars 2020

Comme dans de nombreuses régions du monde, les prisons d’Amérique latine sont surpeuplées et les conditions de vie y sont très difficiles.

 

La prison de Callao au Pérou est un bon exemple de cette situation. D’abord prévue pour 1 500 détenus, elle héberge aujourd’hui 5 600 prisonniers ! La pastorale y joue un rôle salvateur. Les détenus se réunissent deux fois par semaine pour faire de la Lectio Divina* et participent à la messe. Près de 800 prisonniers célèbrent ainsi chaque semaine en plus des fêtes de l’année liturgique.

Mgr José Luis del Palacio Peréz-Medel, évêque de Callao, s’est lui-même rendu à plusieurs reprises à la prison. Lorsqu’il est allé à Rome en 2018 voir le Pape François, il lui a remis une lettre écrite par les prisonniers. Le pape a répondu en personne et les a encouragés à croire et à avoir confiance en l’aide et en la Miséricorde du Christ, malgré toutes leurs erreurs et leurs faiblesses.

 

Les Saintes Écritures sont indispensables

Afin d’approfondir et de mieux connaître le message de l’amour et de la Miséricorde de Dieu, les Saintes Écritures sont indispensables. Par contre, les prisonniers et leurs familles sont pauvres et ne peuvent pas s’acheter de Bible. En 2017, grâce au soutien de l’Aide à l’Église en Détresse, 500 Bibles ont pu être distribuées. Grâce à nos bienfaiteurs, nous avons pu à nouveau donner 500 exemplaires de la Bible à la disposition de la pastorale des prisons, grâce à un montant de 7 500 dollars.

 

Ce fut une grande joie et un grand réconfort pour les détenus, et Mgr José nous écrit que les prêtres qui travaillent à la pastorale des prisons ont été également très heureux. Les Bibles sont utilisées pour la Lectio Divina et la catéchèse des candidats au baptême. Un grand merci à tous ceux qui ont offert leur aide !

*Lectio Divina: lecture priante des textes bibliques  (Source : interbible.org) 

 

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Nouvelles AED – Chrétiens d’Égypte : leur situation s’améliore

02.12.2019 in adaptation : Mario Bard, AED, Égypte, Entrevue AED, Fionn Shiner

Égypte

Chrétiens : leur situation s’améliore!  

Par Fionn Shiner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada
Mise en ligne le 2 décembre, 2019

Malgré la menace d’attaques extrémistes qui persiste contre les chrétiens d’Égypte, leur situation s’améliore, selon Mgr Kyrillos William, évêque copte catholique d’Assiout. Interviewer par l’Œuvre catholique de 

bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED), Mgr William a exprimé son espérance.

 

Il a déclaré : « Nous remercions Dieu que la situation s’améliore. Le président [el-Sisi] est de bonne volonté envers les chrétiens. Il est le président de tous les Égyptiens ».

La menace d’attaques extrémistes persiste tout de même, les islamistes voulant effrayer les chrétiens quant à leur place dans la société égyptienne. « Les attaques perpétrées par des islamistes se produisent de temps en temps », indique Mgr Kyrillos. « L’objectif est d’attaquer non seulement les chrétiens, mais aussi le gouvernement égyptien. Ils veulent ainsi dire aux chrétiens : “le gouvernement ne peut pas vous protéger. Vous devriez quitter l’Égypte”.

[Ces extrémistes] aimeraient établir un État islamique. Mais en Égypte, cela ne se concrétisera jamais », estime l’évêque. « Les Égyptiens sont proches les uns des autres — les chrétiens et les musulmans sont trop unis pour que les extrémistes causent des problèmes. »

 

La construction d’église est plus facile, toujours des enlèvements

L’évêque a ajouté : « Depuis 1952, la mentalité est de traiter les chrétiens comme des citoyens de seconde classe. Par contre, des changements se produisent présentement et les choses s’améliorent. Construire des églises est plus facile qu’avant. Nous n’avons pas à attendre des années pour en construire une ».

Selon Mgr William, il s’agit d’un changement marqué : depuis plus de 160 ans, les chrétiens devaient obtenir la permission du chef de l’État égyptien pour construire de nouveaux édifices religieux.

Il y a encore des enlèvements de jeunes chrétiennes coptes et certains rapports suggèrent que la police facilite ces enlèvements.

« Ils se produisent dans les zones où les organisations islamiques sont puissantes, mais dans notre région, il n’y a pas trop de problèmes », estime encore Mgr Kyrillos.

Dans une entrevue réalisée par l’organisme World Watch Monitor avec un ancien membre d’un réseau islamiste qui ciblait activement les jeunes filles coptes, celui-ci déclarait : « Le groupe de ravisseurs se réunit dans une mosquée pour discuter des victimes potentielles. Ils ont un œil sur les maisons chrétiennes et surveillent tout ce qui se passe. C’est à partir de cela qu’ils tissent une toile d’araignée autour des filles », a indiqué cet homme.

 

Merci à l’AED!

Mgr William a exprimé sa gratitude à l’AED et à ses bienfaiteurs qui font des offrandes de messe et financent la formation des séminaristes, la restauration d’églises et plus encore en Égypte. « Nous apprécions beaucoup ce que fait l’AED dans de nombreux pays pour que les chrétiens restent dans leurs patries. Nous remercions tous les bienfaiteurs pour leur aide et leurs dons à l’AED afin que nous puissions réaliser notre rêve de maintenir les chrétiens au Moyen-Orient. »

 

Soudan du Sud : accomplir une mission extraordinaire en dépit de tout.

29.10.2019 in ACN International, Actualités, AFRIQUE, by Tobias Lehner, Persécution, Soudan du Sud, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Soudan du Sud

Mission extraordinaire au milieu de la persécution, de la pauvreté et de la guerre


L’Église catholique célèbre actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, et ce jusqu’à jeudi. L’œuvre missionnaire de l’Église est souvent menée dans des conditions difficiles, telles que la persécution, la pauvreté et la guerre.

C’est également le cas au Soudan du Sud. La guerre civile qui a éclaté en 2013, deux ans seulement après la création du pays, a laissé sur les routes des centaines de millions de personnes et fait des centaines de milliers de morts. Et, malgré le cessez-le-feu signé en juin 2018, le pays demeure dans un grand état de désolation. C’est du moins ce que déclare le Père Boniface Isenge, du diocèse de Rumbek — centre du pays —, lors de sa visite au siège de l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse.

Comme l’explique père Boniface, environ 38 pour cent des plus de 13 millions de Sud-Soudanais sont chrétiens. Son diocèse compte quelque 180 000 catholiques. En ce moment, il est bon de noter que plusieurs personnes considèrent que l’Église catholique est la seule institution du pays qui fonctionne.

Ce membre de la congrégation du Saint-Esprit a tout d’abord passé huit ans dans le pays voisin, l’Éthiopie, alors qu’il était jeune prêtre, avant de décider de s’installer au Soudan du Sud en 2013 : « Après l’indépendance du pays, mon ordre a lancé un appel aux prêtres et missionnaires volontaires pour œuvrer ici. Je souhaitais faire quelque chose de nouveau et j’étais prêt pour cette nouvelle mission », se souvient Père Boniface. À ses yeux, il est de son devoir de ramener la paix dans cette région déchirée par la guerre.

 

Soif d’éducation

Peu de temps après son arrivée, l’ecclésiastique s’est rendu compte que ses fidèles avaient soif d’éducation. « Les écoles sont parfois très éloignées les unes des autres au Soudan du Sud », déplore-t-il. « Elles sont en sureffectif et les enseignants font généralement la classe à une soixantaine d’élèves, avec parfois jusqu’à une centaine de personnes dans la même salle. » Selon les autorités, environ les trois quarts des habitants du Soudan du Sud de plus de 15 ans sont analphabètes. Le curé n’a pas tardé à s’en rendre compte : « L’instruction est essentielle pour faire disparaître les tensions récurrentes au sein de la population. L’instruction est la clé de la paix ! »

Outre son travail pastoral, Père Boniface s’attache à convaincre les parents de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, non seulement parce que celle-ci leur permet d’avoir de meilleures opportunités que la génération précédente, et ce, malgré les conditions difficiles et les problèmes qui règnent dans le pays, mais aussi parce qu’elle consolide l’indépendance. « Il faut savoir que 17 pour cent des mariages dans ce pays sont conclus avec des filles mineures. C’est malheureusement encore une pratique courante », explique-t-il.

Le Soudan du Sud a beau être le troisième pays le plus pauvre au monde, les prix y sont relativement élevés. « Pour beaucoup, même les denrées les plus élémentaires sont inabordables et ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance pour survivre. » De nombreuses maladies telles que la malaria viennent peser encore davantage sur le pays.

L’espoir, en dépit de l’adversité

Malgré tous ces problèmes, père Boniface est confiant : « Je remercie du fond du cœur tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent et qui sont réunis avec nous dans la prière. J’ai espoir qu’à l’avenir, les habitants pourront bien vivre au Soudan du Sud. »

 

Rien que depuis 2015, l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’Église du Soudan du Sud grâce à un montant de plus de 5,1 millions de dollars, notamment pour la reconstruction d’églises et d’établissements pastoraux, la formation des prêtres et des intentions de messe.

Communiqué – l’AED soutient un rapport gouvernemental sur la persécution des chrétiens

16.07.2019 in ACN International, Actualités, adaptation : Mario Bard, Communiqué, MONDE, Persécution, Persecution of Christians

Persécution des chrétiens
Aide à l’Église en Détresse soutient la publication d’un rapport gouvernemental en Grande-Bretagne

Montréal/Londres/Königstein, lundi 15 juillet 2019Un rapport indépendant sur la persécution des chrétiens dans le monde commandé par le ministre britannique des Affaires étrangères est publié aujourd’hui. C’est la première étude du genre à être menée par un gouvernement national. Elle a été commandée par Jeremy Hunt, Secrétaire d’État des Affaires étrangères du Royaume uni, et a été supervisée par le Révérend Philip Mounstephen, évêque anglican de Truro. Le bureau britannique de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu sa publication.

Dans l’introduction du rapport, Mgr Mounstephen souligne que la persécution religieuse des chrétiens n’est pas un événement isolé, mais un « phénomène mondial ». Selon lui, l’accent mis dans le rapport sur le christianisme « n’est pas une plaidoirie particulière en faveur des chrétiens, mais compense plutôt un déficit important », étant donné que les chrétiens forment le groupe qui, dans le monde, subit le plus d’attaques basées sur des raisons religieuses. L’évêque anglican regrette que les pays occidentaux « ferment les yeux sur cette réalité » et souhaite que le rapport soit un appel à « cesser d’être de simples spectateurs et à devenir des acteurs ». Il souligne en même temps le fait que la persécution des chrétiens est une question de droits universels de la personne et doit être considérée comme telle.

Les 176 pages du document analysent les tendances mondiales, détaillent la situation dans des pays tels que l’Irak, le Nigeria, la Chine, le Sri Lanka, le Pakistan ou la Syrie, et finissent par une liste de 22 recommandations adressées au Ministère des Affaires étrangères. Le document appelle le gouvernement à agir davantage pour répondre à la violence contre les chrétiens, qui a parfois atteint « des niveaux proches du génocide ». Il appelle le gouvernement britannique à s’assurer que « la liberté de religion ou de croyance reste au cœur des priorités de la politique étrangère du Royaume-Uni » et l’encourage à « être le leader mondial dans la défense de la liberté religieuse ».

Sri Lanka : enterrement de victimes des attentats antichrétiens de Pâques 2019

 

Le rapport a été préparé par une commission de fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères, des membres d’ONG ayant de l’expérience dans le domaine de la liberté religieuse, et d’autres membres indépendants. L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED ou ACN au niveau international) y a participé. Depuis plus de 70 ans, l’AED soutient les chrétiens persécutés dans le monde et a été étroitement impliquée dans la préparation de la première partie du document, grâce à un travail d’enquête essentiel sur l’ampleur des persécutions en Afrique, au Proche-Orient et en Asie du Sud.

L’ADN de l’AED : dire et redire l’importance de la liberté religieuse

« Nous sommes heureux comme organisme international de pouvoir donner une voix aux sans voix » indique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED au Canada. « Dès le départ, notre fondateur le père Werenfried a averti les pays occidentaux dans les années 50 de la terrible tragédie que vivaient les chrétiens sous des Régimes autoritaires, dont le communisme. Et, encore aujourd’hui, notre travail avec nos partenaires dans 139 pays nous permet de constater l’ampleur de la discrimination et de la persécution exercée contre les chrétiens. J’espère que cette action du gouvernement britannique inspirera d’autres gouvernements dans le monde à oser se pencher sur la question – plus vaste – des libertés religieuses. »

Neville Kyrke-Smith, directeur du bureau britannique de l’AED, a souligné quant à lui l’importance de ce type de rapport : « Nous sommes heureux d’avoir été impliqués dans ce rapport. Le fait que ces problèmes soient enfin reconnus au niveau politique est un encouragement pour notre travail ». Il souligne en même temps l’importance de protéger les minorités chrétiennes dans les pays où elles sont victimes de persécutions et d’oppressions : « Il est essentiel de soutenir cette présence chrétienne, car les chrétiens sont souvent des bâtisseurs de ponts et des instruments de paix dans de nombreux pays ».

 

Image créée pour les réseaux sociaux en Grande-Bretagne qui dit: ne fermez pas les yeux sur la persécution religieuse.


 

Philippines – Amitié entre chrétiens et musulmans « mise à rude épreuve » – AED-Infos

25.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Asie, Dialogue interreligieux, Entrevue AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Philippines, Voyagez avec AED

Philippines


Amitié entre chrétiens et musulmans « mise à rude épreuve »

 

Le 27 janvier 2019, deux bombes ont explosé dans la cathédrale de Jolo, dans l’archipel des Sulu, entre Mindanao et Bornéo, tuant 23 personnes et en blessant 112 autres. Cette tragédie a été suivie d’un attentat à la grenade, le 30 janvier, dans la mosquée de Zamboanga à l’ouest de l’île de Mindanao. Le père Sebastiano d’Ambra, missionnaire de l’Institut pontifical des missions étrangères (PIM) qui œuvre depuis 40 ans pour le dialogue interreligieux dans le sud des Philippines, explique à l’œuvre de charité pontificale Aide à l’Église en Détresse quelle est la situation dans ce pays du continent asiatique qui a le plus grand nombre de catholiques.

***

AED : Père d’Ambra, vous êtes prêtre à Zamboanga, non loin de l’île de Jolo. Pourriez-vous nous décrire la situation sur place, après l’attentat du 27 janvier ?

Père d’Ambra : Cela nous a tous profondément choqués, en raison de la violence de cette attaque, bien entendu, mais aussi parce qu’elle touchait un lieu sacré. Malheureusement, cette violence s’inscrit dans un contexte d’augmentation des tensions. Depuis ces quelques dernières années, il y a de plus en plus de radicalisme. Mais la petite minorité chrétienne de l’île de Jolo (1% de la population totale de 120 000 personnes de l’île de Jolo, NDLR) n’en est pas la seule victime. J’entends des musulmans qui viennent me voir et me disent : « Père nous aussi nous sommes menacés parce que nous ne sommes pas le même genre de musulmans qu’eux ! ».

AED : Trois jours après l’attentat de la cathédrale, l’explosion d’une grenade dans une mosquée à Zamboanga, où vous habitez, a fait deux morts. Craignez-vous un conflit interreligieux ?

Père d’Ambra : Je ne crois pas qu’il faille connecter les deux attentats. Je n’imagine pas des chrétiens allant venger leurs morts en attaquant un lieu de culte musulman. Je crois au contraire qu’il faut à nouveau y voir l’œuvre de ces groupes extrémistes qui ajoutent toujours plus de violences et de confusions. Ils veulent séparer les chrétiens des musulmans. Ils veulent profiter de la situation et provoquer le chaos dans tout le pays pour remettre en cause son équilibre. Un équilibre qui repose en bonne partie sur les relations entre les fidèles des différentes religions.

AED : Pourtant, selon les autorités, la guerre contre le terrorisme islamique est en voie d’être gagnée. Partagez-vous cette analyse ?

Père d’Ambra : Pas du tout, non. Malheureusement, la tension interreligieuse est bien là. Ce n’est pas parce que des chefs de groupes extrémistes ont été exécutés qu’il faut croire que le gouvernement philippin gagne la guerre. C’est une erreur ! Je sais bien que l’armée fait ce qu’elle peut pour contrôler ces groupes, mais je ne crois pas que cela soit suffisant. Les groupes comme Daech, Maute ou Abu Sayyaf, ont un désir commun de semer le trouble dans le pays. Ils peuvent revenir en force dans les temps qui viennent. Je ne dis pas qu’il faut vivre dans la peur, mais il faut être réaliste, je ne les vois pas déjà défaits ! Je crois que notre amitié avec nos voisins musulmans va être mise à l’épreuve.

N’ayez pas peur ! Croyez bien que l’amour est plus fort que la haine.

AED : Vous-même, avez-vous le sentiment que votre vie est en danger ?

Père d’Ambra : Oh, vous savez, cela fait 40 ans que je suis ici. J’ai bien eu le temps d’être ciblé, et ce, à plusieurs reprises. Une fois de façon tout à fait claire, quand j’ai été pris dans une embuscade. La balle qui m’était destinée a tué l’un de mes amis. À cette époque, j’étais négociateur auprès des rebelles musulmans. C’était une expérience inhabituelle, un prêtre, parmi ces groupes pendant presque trois ans. Nous avions établi de bonnes relations de respect mutuel, et je suppose que l’idée qu’un seul prêtre pouvait être plus efficace qu’un millier de soldats, pour faire la paix, a dû frapper ceux qui ne voulaient pas la fin du conflit. Cette attitude se retrouve de nos jours. Certains musulmans nous disent que nos programmes de dialogues entre chrétiens et musulmans ne sont pas du goût des extrémistes.

AED : Avez-vous un message final à confier ?

Père d’Ambra : N’ayez pas peur ! Croyez bien que l’amour est plus fort que la haine. Je remercie l’AED pour être si proche des chrétiens en difficultés dans le monde et je demande à tous les chrétiens de promouvoir, à leur niveau, le dialogue, pour échapper à la logique du conflit.

 

 

***

Le père Sebastiano d’Ambra est fondateur du Mouvement Silsilah qui travaille au dialogue, et dont l’Aide à l’Église en Détresse est un partenaire régulier, que ce soit par le soutien de son travail médiatique (Silsilah Media Centre for Dialogue and Peace), ou encore par le soutien à la publication ainsi qu’aux initiatives de paix et d’harmonie qui sont lancées régulièrement dans la population de cette partie des Philippines. (25-02-2019)

 


 

Pakistan – Les nombreux cas « Asia Bibi » ignorés du monde – AED-Informations

16.02.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Asie, Chrétiens Catholique, Informations, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, liberté religieuse, Maria Lozano, Pakistan, Par Marta Petrosillo, Persécution, Voyagez avec AED

Pakistan : « Mon mari est innocent ! »

La Colony Jospeh. En mars 2013, plus de 3000 personnes ont détruit près de 300 maisons et deux églises. Elles étaient en colère après l’accusation de blasphème contre Sawan Masih.

 Les nombreux cas « Asia Bibi » ignorés du monde

Au Pakistan, 224 chrétiens ont été victimes de la loi contre le blasphème depuis son adoption en 1986. C’est ce qu’a déclaré Cecil Shane Chaudhry, directeur exécutif de la Commission nationale Justice et Paix du Pakistan (NCJP), à une délégation de l’Aide à l’Église en Détresse en visite au Pakistan.

Par Marta Petrosillo et Maria Lozano, ACN-International 

Alors qu’’Asia Bibi, une mère chrétienne accusée de blasphème, a définitivement été libérée le 29 janvier, une étude de la commission présentée à l’AED indique qu’il y aurait actuellement 25 cas de chrétiens qui souffrent encore en prison. Et 23 chrétiens ont également été tués pour blasphème entre 1990 et 2017.

Les deux paragraphes B et C de l’article 295 du Code pénal pakistanais constituent la Loi contre le blasphème. Le paragraphe 295B stipule la peine d’emprisonnement à perpétuité pour ceux qui diffament le Coran ; en vertu de l’article 295C, la peine de mort sanctionne toute profanation du nom du prophète Mahomet.

« Pour les fondamentalistes, la loi contre le blasphème constitue une arme puissante afin d’exercer le pouvoir, utilisée au dépend des minorités, et elle est souvent utilisée à des fins de vengeance personnelle » explique Cecil Chaudhry. « Et lorsque c’est un chrétien qui est accusé, les conséquences concernent l’ensemble de la communauté. »

Cecil Chaudhry, Directeur de la Commission nationale pour la justice et la paix du Pakistan. 

C’est exactement ce qui s’est passé en mars 2013 dans le quartier chrétien Joseph Colony à Lahore. Le jeune chrétien Sawan Masih avait été accusé d’avoir offensé le prophète Mahomet. « Après la prière du vendredi 9 mars, une foule en furie composée de 3 000 musulmans a incendié et brûlé tout le quartier, détruisant presque 300 habitations et deux églises », raconte le Père Emmanuel Yousaf, président du NCJP à la délégation de l’AED lors de sa visite du quartier. Entre-temps, grâce à l’aide du gouvernement, le quartier a pu être reconstruit et restitué aux chrétiens.

Alors que les 83 meneurs de l’incendie criminel ont tous été acquittés et remis en liberté, Sawan Masih a été condamné à la peine de mort en 2014 et attend toujours son audience e

n appel. « Les audiences sont sans cesse repoussées à plus tard », déclare l’avocat Me Tahir Bashir. « La dernière audience avait été fixée au 28 janvier, mais le juge n’est simplement pas venu. Maintenant, la prochaine audience est prévue le 27 février. »

Comme dans l’affaire Asia Bibi, nombreuses sont les irrégularités dans le cas de Sawan Masih. Les accusations portées contre lui ont été faites par un de ses amis musulmans, Shahid Imran, suite à une dispute entre les deux hommes. Ce n’est que deux jours plus tard que deux témoins ont comparu, qui n’étaient même pas présents au moment de la prétendue offense envers Mahomet. « Les accusations contre Sawan Masih sont instrumentalisées », affirme le Père Yousaf  à l’AED. « En vérité, il s’agit d’évincer les chrétiens de ce quartier très prisé de la ville, apprécié parce qu’il est à proximité des aciéries. »

Des membres de la Commission nationale pour la justice et la paix (NCJP), créée en 1985 par la Conférence des évêques catholiques du Pakistan. Elle fournit des services dans le domaine de la défense des droits de l’homme. Depuis 1990, la Commission défend les cas de blasphème contre les musulmans, les chrétiens et les hindous et fait campagne pour l’abolition des lois sur le blasphème. L’équipe de la Commission nationale pour la justice et la paix (NCJP).

Entre-temps, Sobia, l’épouse de Sawan Masih, élève ses trois enfants toute seule. « Je ne sais pas pourquoi ils accusent mon mari », dit-elle à l’AED. « Tout ce que je sais, c’est que l’homme qui a porté plainte contre lui était de l’un de ses amis, avec lequel il s’était disputé. Sawan est innocent ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine AED – L’église rénovée du couvent des carmélites à Haïfa

14.02.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Israël, Mario Bard, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Israël – Histoire de succès AED!

L’église du couvent des Carmélites d’Haïfa rénovée! 

 

Les religieuses carmélites d’Haïfa pendant la messe dans leur église rénovée.

Les Carmélites de Haïfa se réjouissent. Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 45 000 dollars, l’église de leur monastère est enfin rénovée. Leur église, consacrée à la Vierge du Mont Carmel, a été construite en 1937. Faute d’argent, aucune réparation n’avait été faites depuis. Or, les infiltrations d’eau de pluie et l’humidité ont endommagé le bâtiment. Pour les religieuses, la paroisse locale et les pèlerins leur rendant visite, cela représentait un danger de plus en plus grand pour la santé.

 

Les dix-sept religieuses qui vivent dans le monastère sont originaires de onze pays différents. Leur porte est ouverte à tout moment aux personnes qui veulent venir chez elles. Les fidèles des environs confient leurs intentions de prière tandis que les pèlerins qui viennent en Terre Sainte de partout dans le monde leur posent de nombreuses questions sur la foi. L’endroit où vivent les religieuses se trouve sur le versant nord du Mont Carmel, qui est, dans un sens, le berceau de l’ordre des Carmes. C’est autour de 1150 que les premiers Carmes se sont installés en ermites précisément ici, sur le Mont Carmel, où selon les Saintes Écritures le prophète Élie avait montré, à travers une intervention divine, que son Dieu était le vrai Dieu et que l’idolâtrie des prêtres de Baal était mauvaise (cf. 1 Rois 18, 16-46).

 

L’ordre des Carmes s’est rapidement répandu dans d’autres pays où il a également connu des mutations. C’est ainsi qu’il été réformé par Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix en Espagne au XVIe siècle, de manière à correspondre encore davantage à son esprit originel.

 

Pour gagner leur vie, les religieuses de Haïfa cuisent des hosties et fabriquent des souvenirs pour les pèlerins. Mais sans notre aide, elles n’auraient pu réparer l’église de leur monastère. Grâce à l’aide à vous, l’église est rénovée et elle a été de nouveau consacrée le 15 octobre, en la fête de Sainte Thérèse d’Avila.

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Au nom de ses religieuses, Sœur Maira de l’Enfant Jésus, la prieure, remercie tous ceux qui ont apporté leur aide : « Nous espérons qu’il s’agit là du début d’un renouveau de la vie de prière, tant pour notre église locale que pour les pèlerins qui traversent la Terre Sainte et restent prier le Seigneur dans notre chapelle de Notre-Dame du Mont Carmel. C’est avec joie que nous vous exprimons notre gratitude et renouvelons nos prières et nos sacrifices pour l’Église et le monde entier ».

 

La fête à la Table de Dieu : en action de grâce pour les pèlerins, les paroissiens d’Haïfa et les bienfaiteurs de l’AED!

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