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Communiqué

 

Communiqué – l’AED soutient un rapport gouvernemental sur la persécution des chrétiens

16.07.2019 in ACN International, Actualités, adaptation : Mario Bard, Communiqué, MONDE, Persécution, Persecution of Christians

Persécution des chrétiens
Aide à l’Église en Détresse soutient la publication d’un rapport gouvernemental en Grande-Bretagne

Montréal/Londres/Königstein, lundi 15 juillet 2019Un rapport indépendant sur la persécution des chrétiens dans le monde commandé par le ministre britannique des Affaires étrangères est publié aujourd’hui. C’est la première étude du genre à être menée par un gouvernement national. Elle a été commandée par Jeremy Hunt, Secrétaire d’État des Affaires étrangères du Royaume uni, et a été supervisée par le Révérend Philip Mounstephen, évêque anglican de Truro. Le bureau britannique de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu sa publication.

Dans l’introduction du rapport, Mgr Mounstephen souligne que la persécution religieuse des chrétiens n’est pas un événement isolé, mais un « phénomène mondial ». Selon lui, l’accent mis dans le rapport sur le christianisme « n’est pas une plaidoirie particulière en faveur des chrétiens, mais compense plutôt un déficit important », étant donné que les chrétiens forment le groupe qui, dans le monde, subit le plus d’attaques basées sur des raisons religieuses. L’évêque anglican regrette que les pays occidentaux « ferment les yeux sur cette réalité » et souhaite que le rapport soit un appel à « cesser d’être de simples spectateurs et à devenir des acteurs ». Il souligne en même temps le fait que la persécution des chrétiens est une question de droits universels de la personne et doit être considérée comme telle.

Les 176 pages du document analysent les tendances mondiales, détaillent la situation dans des pays tels que l’Irak, le Nigeria, la Chine, le Sri Lanka, le Pakistan ou la Syrie, et finissent par une liste de 22 recommandations adressées au Ministère des Affaires étrangères. Le document appelle le gouvernement à agir davantage pour répondre à la violence contre les chrétiens, qui a parfois atteint « des niveaux proches du génocide ». Il appelle le gouvernement britannique à s’assurer que « la liberté de religion ou de croyance reste au cœur des priorités de la politique étrangère du Royaume-Uni » et l’encourage à « être le leader mondial dans la défense de la liberté religieuse ».

Sri Lanka : enterrement de victimes des attentats antichrétiens de Pâques 2019

 

Le rapport a été préparé par une commission de fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères, des membres d’ONG ayant de l’expérience dans le domaine de la liberté religieuse, et d’autres membres indépendants. L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED ou ACN au niveau international) y a participé. Depuis plus de 70 ans, l’AED soutient les chrétiens persécutés dans le monde et a été étroitement impliquée dans la préparation de la première partie du document, grâce à un travail d’enquête essentiel sur l’ampleur des persécutions en Afrique, au Proche-Orient et en Asie du Sud.

L’ADN de l’AED : dire et redire l’importance de la liberté religieuse

« Nous sommes heureux comme organisme international de pouvoir donner une voix aux sans voix » indique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED au Canada. « Dès le départ, notre fondateur le père Werenfried a averti les pays occidentaux dans les années 50 de la terrible tragédie que vivaient les chrétiens sous des Régimes autoritaires, dont le communisme. Et, encore aujourd’hui, notre travail avec nos partenaires dans 139 pays nous permet de constater l’ampleur de la discrimination et de la persécution exercée contre les chrétiens. J’espère que cette action du gouvernement britannique inspirera d’autres gouvernements dans le monde à oser se pencher sur la question – plus vaste – des libertés religieuses. »

Neville Kyrke-Smith, directeur du bureau britannique de l’AED, a souligné quant à lui l’importance de ce type de rapport : « Nous sommes heureux d’avoir été impliqués dans ce rapport. Le fait que ces problèmes soient enfin reconnus au niveau politique est un encouragement pour notre travail ». Il souligne en même temps l’importance de protéger les minorités chrétiennes dans les pays où elles sont victimes de persécutions et d’oppressions : « Il est essentiel de soutenir cette présence chrétienne, car les chrétiens sont souvent des bâtisseurs de ponts et des instruments de paix dans de nombreux pays ».

 

Image créée pour les réseaux sociaux en Grande-Bretagne qui dit: ne fermez pas les yeux sur la persécution religieuse.


 

Communiqué : Saisie « brutale » en Érythrée des institutions de santé gérées par l’Église

11.07.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Communiqué, liberté religieuse, Par John Pontifex

Érythrée

Saisie « brutale » des institutions de santé gérées par l’Église

Par Tobias Lehner, pour ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié sur le web le 11 juillet, 2019

Commencée à la mi-juin, la saisie des 21 établissements de santé tenus par l’Église catholique en Érythrée s’est déroulée de manière « brutale », a expliqué en entrevue la semaine dernière à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) le père Mussie Zerai, lui-même originaire d’Érythrée, mais présentement en service pastoral à Rome. « Les patients ont littéralement été jetés hors de leurs lits. L’armée a détruit des portes et des fenêtres et fait pression sur les employés […] Une religieuse franciscaine, directrice d’un hôpital du nord du pays, a même été emprisonnée parce qu’elle résistait. »

 

«Rien ne justifie l’action du régime. Elle sanctionne ceux qui s’occupent des plus pauvres », estime le Père Zerai. Sans compter la souffrance qu’elle fait vivre aux 200 000 personnes qui reçoivent chaque année des soins de la part de ces institutions maintenant fermées.  Car, pour l’instant, le gouvernement n’a annoncé aucune nouvelle mesure de remplacement. Sa volonté première est de « nationaliser » les institutions de santé pour favoriser « la séparation des pouvoirs » et contrôler tout le secteur social, selon une loi qui date de 1995, mais qui n’avait jamais été appliquée de manière aussi brutale. Le père Zerai indique que « la plupart des patients n’étaient pas des catholiques, mais des chrétiens orthodoxes, des musulmans et des membres d’autres religions. Souvent, les établissements sont situés dans des régions très isolées [et pauvres] ». En 2018, huit dispensaires avaient été fermés de force.

 

Des observateurs étrangers supposent que cette nouvelle escalade de violence étatique vient du fait que le président Isaias Aferweki prend ombrage de la trop grande assurance qu’exprime ces derniers mois l’Église catholique dans le processus de paix avec l’Éthiopie. Pour le Père Zerai, la situation est très claire : « Le gouvernement est obsédé à vouloir contrôler tout un chacun. Il considère l’Église catholique comme une menace parce qu’elle dispose d’un réseau international et [qu’elle ose] poser des questions. »

Tous les croyants souffrent dans cet État marqué par l’athéisme

Il est estimé que de 120 000 à 160 000 catholiques vivent en Érythrée, alors que la moitié de la population est chrétienne et appartient aux Églises orthodoxes ou évangéliques luthériennes. Ce sont d’ailleurs les seules Églises chrétiennes qui soient tolérées par le régime, avec l’Islam sunnite. Une situation qui présente des similitudes avec celle observée dans certains régimes communistes, où les traditions religieuses officielles cohabitent en parallèle avec celles qui refusent toute ingérence étatique dans leurs affaires. Ou bien pire, quand elles sont honnies ou carrément interdites par le régime, et doivent donc rentrer donc dans la clandestinité.

 

 

De plus, contrairement à de nombreux pays d’Afrique du Nord, l’islam n’est pas la religion d’État en Érythrée. Le pays est « marqué par l’athéisme. Si cela ne dépendait que du gouvernement, il n’y aurait aucune religion. En fin de compte, cela procède du même type de pensée qu’en Chine », estime le père Zerai. En tous les cas, ce sont tous les croyants qui souffrent d’une pareille situation.

Pas de Constitution, pas de droits fondamentaux

« La raison pour laquelle de plus en plus de jeunes Érythréens partent pour l’étranger réside dans l’absence d’État de droit », estime le Père Zerai. Il n’existe aucune constitution, et ce, malgré l’indépendance du pays proclamée en 1993. « Les gens peuvent donc être arrêtés et emmenés de chez eux sans raison. Le service militaire s’est transformé en esclavage légalisé. Les jeunes gens sont privés de toute possibilité de se construire un avenir », déplore-t-il. Certes, à l’heure actuelle, « les États tentent d’impliquer plus fortement l’Érythrée à l’échelle internationale pour déclencher une certaine ouverture », explique-t-il. Mais, bien que le pays ait été élu au Conseil des droits de l’homme des Nations unies en octobre 2018, la situation y demeure critique et le pays reste isolé. Rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l’homme en Érythrée, Mme Daniela Kravetz considère que les actions des dernières semaines contre les institutions médicales tenues par l’Église catholique « montrent que, et bien qu’il y ait eu une amélioration du climat de sécurité et de paix dans la région, la situation des droits de la personne demeure inchangée. » Une situation qui s’applique également à la liberté de religion.

 

 

Cependant, et ce malgré les violences actuelles, le prêtre est convaincu que « l’Église catholique poursuivra ses activités pastorales, mais aussi sociales. Comme il est écrit dans la Bible : la foi n’est rien sans véritable engagement, sans œuvre. Retirer à l’Église la possibilité de pratiquer la charité, c’est comme si on lui amputait un bras. »

 

***

 

Rien que depuis 2016, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu en Érythrée 44 projets, allouant environ 1,35 millions de dollars. Ces fonds ont permis de financer des aides à la construction de chapelles et d’institutions de l’église, des bourses, des automobiles assurant la mobilité des prêtres ainsi que l’aide à la subsistance de religieuses.

 

Irak – La Lamborghini du pape pour reconstruire ! – AED-Infos

26.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Communications, Communiqué, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Irak, Moyen-Orient, Pape, Pape François, Par Marta Petrosillo, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Aide à l’Église en Détresse en Irak

La Lamborghini du pape pour reconstruire

Montréal, 26 février 2019 – Grâce au don de 300 000 dollars reçu à la suite de la vente aux enchères de la Lamborghini offerte au Pape François, Aide à l’Église en Détresse (AED) pourra financer deux nouveaux projets au profit des familles chrétiennes et d’autres minorités revenues s’installer dans la plaine de Ninive.

Par Marta Petrosillo pour ACN-International et Mario Bard, AED-Canada

« Il est heureux que le pape François ait choisi de redistribuer les profits de ce qui est d’abord un cadeau. Bien sûr, notre organisme est honoré de participer à la redistribution des fruits de la vente », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED-Canada. « Ce projet pour le retour des chrétiens dans la plaine de Ninive était audacieux il y a deux ans, car l’insécurité était encore très grande. Finalement, l’AED a eu raison d’aller de l’avant avec d’autres partenaires, afin d’assurer ce retour des chrétiens en Irak : ils reviennent de plus en plus nombreux. »

Le 15 novembre 2017, le Saint-Père a décidé de faire don à l’AED d’une partie du montant de la vente de la Lamborghini Huracan qui lui avait été offerte par le constructeur automobile. Aujourd’hui, l’AED permet au geste du pape François de se concrétiser à travers le financement de la reconstruction de deux bâtiments de l’Église syro-catholique qui avaient été détruits par la guerre : le jardin d’enfants « Vierge Marie » et le centre polyvalent de la paroisse du même nom.

La destruction du centre paroissial a été totale.

Le 15 novembre 2017, le Saint-Père a décidé de faire don à l’AED d’une partie du montant de la vente de la Lamborghini Huracan qui lui avait été offerte par le constructeur automobile. Aujourd’hui, l’AED permet au geste du pape François de se concrétiser à travers le financement de la reconstruction de deux bâtiments de l’Église syro-catholique qui avaient été détruits par la guerre : le jardin d’enfants « Vierge Marie » et le centre polyvalent de la paroisse du même nom.

Les deux bâtiments sont situés à Bashiqa, à seulement 30 kilomètres de Mossoul. Le village a été gravement touché par la guerre, mais la communauté chrétienne est revenue en grand nombre. De fait, 405 des 580 habitations détruites ont déjà été réparées, et 50 % des chrétiens sont revenus, soit 1 585 personnes.

Les deux opérations financées grâce au produit de la vente de la Lamborghini bénéficieront également aux autres minorités de la ville, car le centre polyvalent, capable d’accueillir plus de 1 000 personnes, sera utilisé pour les mariages et les fêtes religieuses des différentes communautés. Ce sera le plus grand centre de la région, et il sera à la disposition de plus de 30 000 personnes, appartenant à différentes ethnies et confessions.

Le retour : un succès inespéré !

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Un peu plus de deux ans après la libération des villages de la plaine de Ninive, le nombre de chrétiens ayant pu rentrer chez eux a dépassé les prévisions les plus optimistes. Le 11 janvier dernier, le nombre de familles ayant regagné leurs villages s’élevait à 9 108, soit près de 46 % des 19 832 familles qui y vivaient en 2014 avant l’arrivée de l’État islamique. Cela est dû à l’immense travail de reconstruction – largement financé par l’AED – qui a jusqu’ici permis de reconstruire ou de réparer 41 % des 14 035 habitations détruites ou endommagées par l’État islamique.

L’œuvre pontificale de charité ainsi que les Églises locales ont été à l’avant-garde de cette opération qui a trouvé dans le Saint-Père un bienfaiteur assidu. En 2016, le Pape François avait déjà financé à hauteur de 150 000 dollars la clinique Saint-Joseph d’Erbil, qui donne une assistance médicale gratuite.

Ce don supplémentaire du Saint-Père permettra aux chrétiens de vivre leur foi et d’assurer un avenir en Irak à leurs enfants. Il constituera en même temps un message fort et une invitation à une coexistence pacifique entre les religions, dans une région où le fondamentalisme a malheureusement détérioré les relations interreligieuses.

Depuis 2014, l’AED a déjà fait don de plus de 60 millions de dollars pour soutenir les chrétiens irakiens. Dans la plaine de Ninive, l'espoir est plus que jamais présent!  Merci de continuer à nous aider à soutenir l'Église en Irak dans ses efforts de reconstruction!

Irak : enfin, une porte ouverte vers l’espérance!


Libération définitive d’Asia Bibi – l’AED-Canada enchantée!

29.01.2019 in ACN Canada, AED Canada, Asie, Communications, Communiqué, Informations, Mario Bard, Pakistan, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Communiqué de presse – Libération d’Asia Bibi

« Un triomphe des droits de l’homme »

 

Montréal, mardi 29 janvier 2019 – « Il s’agit d’un grand jour pour le respect des droits de l’homme, pour la liberté religieuse et la justice. Le gouvernement pakistanais ne s’est pas laissé influencer par les extrémistes qui sont descendus dans les rues avec violence », déclare Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED).

 

L’organisme international de charité catholique, qui informe régulièrement sur la question de la liberté religieuse dans le monde, et particulièrement sur la question des chrétiens persécutés à cause de leur foi, est en fête aujourd’hui.

 

« La décision d’aujourd’hui est un triomphe des droits de l’homme sur l’intolérance religieuse, une victoire sur les haines des fanatiques – et surtout un bonheur personnel et une grande joie pour Asia Bibi et sa famille », a pour sa part indiqué le Secrétaire général de l’AED-International, Philipp Ozores.

 

« Maintenant, je souhaite que la famille passe de beaux moments ensemble et savoure la liberté retrouvée », indique encore Mme Lalonde. Elle rappelle que, tout au long des neuf années de détention, de nombreux bienfaiteurs de l’AED ont prié pour sa libération. « Beaucoup ont prié pour elle et voilà qui démontre que la foi peut vraiment soulever des montagnes », déclare-t-elle, très émue par les événements. « Le plus important est que Mme Bibi soit libre, et qu’elle puisse enfin être réunie avec ses proches. »

 

Au moins 224 chrétiens accusés depuis 1984

Si Asia Bibi est enfin libre, il y a toujours 25 autres chrétiens pakistanais accusés de blasphème sont toujours en prison, dont certains attendent leur exécution.

« L’AED va continuer à prier et travailler pour eux avec d’autres organisations et partenaires de projet au Pakistan. Il faut espérer que la décision du tribunal modifiera enfin le gouvernement et que les lois sur le blasphème seront assouplies ou mieux respectées », indique pour sa part le Secrétaire général de l’AED Philippe Ozores.

 

« Au Pakistan, on peut accuser son voisin pour régler une dispute qui n’a rien à voir, en invoquant la loi sur le blasphème », se désole Marie-Claude Lalonde. « Espérons que le signal donné avec le jugement de la Cour Suprême pakistanaise est un pas dans la bonne direction. »

 

Le Pakistan fait partie de la triste liste des 38 pays identifiés dans le Rapport abrégé 2018 sur la liberté religieuse de l’AED comme un pays où les violations à la liberté religieuse sont importantes, la situation ayant même empirée pour les minorités religieuses en 2018, le président de la conférence des évêques catholiques
du pays décrivant « une augmentation alarmante de la violence, de l’intolérance et de l’extrémisme.»*

 

 

Le Pakistan compte 2 % de chrétiens qui vivent dans un pays à majorité musulmane.

Résumé de l’histoire d’Asia

Asia Bibi est une catholique maintenant âgée de 51 ans. À l’automne 2009, elle est au champ avec d’autres femmes en train de procéder aux récoltes. Lors d’une pause, elle boit dans le même puits que les autres femmes, mais celles-ci considèrent qu’Asia vient de le souiller puisqu’elle n’est pas musulmane. Asia réplique, le tout dégénère et des collègues de travail l’accusent de blasphème. Après un procès, elle est reconnue coupable de blasphème selon les lois en vigueur au Pakistan. En 2010, le tribunal la condamne à la pendaison. Grâce à l’obstination de la communauté chrétienne du pays, de ses avocats et d’organisations internationales qui dénoncent cette situation, Asia Bibi est finalement acquittée par la Cour Suprême du Pakistan le 31 octobre 2018. Un groupe fondamentaliste veut faire appel de cette décision, ce qui force Asia Bibi à demeurer au pays, cachée pour sa protection. Finalement le 29 janvier 2019, la Cour Suprême rejette définitivement la demande d’en appeler et Asia Bibi est finalement libre.

 

*Page 38, Rapport abrégé sur la liberté religieuse dans le monde, disponible à l’adresse https://files.acn-canada.org/2018/11/ACN-20180920-76952_CAN-FR_Final_WEB.pdf

 

Communiqué AED : Rapport financier international

04.07.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Communiqué, Par Jürgen Liminski

Monde

Aide à l’Église en Détresse récolte 181 millions de dollars
Rapport financier international

 

Dimanche des Rameaux 2018 : l’espoir renaît en Irak.

L’année dernière, l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) a de nouveau réussi à maintenir un niveau élevé de dons. C’est ce qu’indique le rapport annuel 2017 qui vient d’être publié, après vérification par le cabinet d’audit indépendant KPMG. Ainsi, le volume total des dons, legs et autres recettes s’élève à plus de 181 millions de dollars (181 123 824 $ exactement).

De ce montant, 82,5% des fonds ont servi à financer des dépenses liées à la mission. La majeure partie de celles-ci – 123,52 millions de dollars – ont permis de soutenir 5 357 projets dans 149 pays. Les sommes restantes ont servi à la sensibilisation concernant la situation de l’Église souffrante et de faire campagne en faveur des droits des chrétiens à travers les médias et auprès des institutions politiques.

 

7% des fonds ont été utilisés pour les services d’administrations, tandis que 10,5% ont servi à financer la collecte de fonds, la publicité et la communication avec les quelque 400 000 bienfaiteurs. L’œuvre pontificale a maintenant des bureaux nationaux dans 23 pays.

 

Noël 2017 dans le village de Bahzani, le premier à être célébré depuis 2014, année de l’invasion du groupe État islamique.

Les faits saillants du rapport sont les suivants : 1 212 projets de construction ont été cofinancés. Il s’agit de chapelles, églises, cathédrales et séminaires majoritairement situés dans des régions dévastées par des catastrophes naturelles. Un tiers des projets de construction concernait des églises. Un prêtre sur dix (40 383 au total) a bénéficié d’aide grâce à des offrandes de messe, en particulier en Afrique (15 440) et en Asie (10 748).

 

Il y a 13 643 séminaristes, plus que jamais auparavant, qui ont été soutenus, par différents moyens, dont les bourses d’études. Cela équivaut à un séminariste sur neuf sur la planète, la plupart d’entre eux étant en Afrique. Par ailleurs, de l’aide à la subsistance et à la formation a été distribuée à 12 801 religieuses. Des voitures, des motos et des vélos ainsi que trois bateaux, quatre camions et trois bus ont également été financés. Environ 2 000 demandes ont été rejetées parce qu’elles ne répondaient pas aux critères pour se voir accorder des fonds.

 

Protéger les chrétiens souffrants de persécution

Les dégâts importants causés par le Groupe État islamique à Baghdeda (Qaraqosh). (Photo: Jaco Klamer)

Comme en 2017, l’accent a été mis tout particulièrement sur le Moyen-Orient. Après l’Afrique, c’est la région qui fait l’objet du plus grand nombre de mesures de soutien. Depuis 2011, année du Printemps arabe, quelque 113 millions dollars ont été versés dans différentes zones du Moyen-Orient. Rien qu’en 2017, le montant alloué s’élevait à plus de 25 millions de dollars, qui ont financé divers projets, allant de l’aide d’urgence à la construction d’églises, en passant par les dépenses pastorales (par exemple pour l’impression de bibles). Cette aide a permis à des milliers de chrétiens de retourner dans leurs villes et villages d’origine.

 

Un des projets majeurs a notamment été – et le reste toujours – la reconstruction des villages chrétiens dans la plaine de Ninive en Irak, qui avaient été détruits par le groupe État islamique. En 2017, avec près de 13,58 millions de dollars en 2017, l’Irak s’est classé en tête de liste des pays soutenus par l’AED. La deuxième place revient à l’Inde avec 8,56 millions de dollars, suivie par la Syrie (troisième place, 8,40 millions de dollars), l’Ukraine (quatrième place, 6,86 millions de dollars), le Brésil (cinquième place, 5,6 millions de dollars) et la République démocratique du Congo (sixième place, 4,99 millions de dollars).

 

Un sourire qui en dit long : heureux d’être de retour à la maison, grâce aux dons des bienfaiteurs de l’AED en 2017 ! Procession du Dimanche des rameaux 2018.

« En 2017, les priorités régionales de nos projets d’aide se situaient au Moyen-Orient et en Afrique. Dans tous nos projets, nous accordons une importance majeure au dialogue avec l’Église locale », indique Thomas Heine-Geldern, récemment nommé président du conseil exécutif international de l’œuvre. « En effet, ce sont les évêques et religieux sur place qui savent le mieux où règne la plus grande détresse et quelles mesures devraient y être prises pour apporter de l’aide. Nous considérons que notre mission est de soutenir l’Église surtout là où elle ne dispose pas des ressources matérielles suffisantes pour remplir ses missions pastorales, ou bien là où des chrétiens souffrent de l’oppression, de la persécution et de la violence », souligne-t-il.

 


Source : Mario Bard, Information, AED Canada
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Communiqué – RDC – nouveau carnage de civils dans l’Est

28.03.2018 in AED Canada, AFRIQUE, Communiqué, Groupe rebelle, Guerre, Mario Bard, Massacre, République Démocratique du Congo (RDC)

COMMUNIQUÉ – pour diffusion immédiate

RDC

nouveau carnage de civils dans l’Est

Montréal, 28 mars 2018 – Selon des informations reçues le mercredi 28 mars par le bureau canadien de l’Aide à l’Église en Détresse, 13 personnes – tous des civils – auraient été tuées à la machette et à la hache dans la partie est de la commune de Ruenzori, dans la ville de Beni, dans la nuit de mardi à mercredi. Un massacre qui s’ajoute à des milliers d’autres depuis 1995.

 

Dans la ville de Beni, les gens ont manifesté le mercredi 28 mars 2018 contre l’inaction du gouvernement congolais à arrêter les massacres de civils. (Photo : AED)

« Ce nouveau carnage [perpétré par des rebelles ADF] a suscité un soulèvement de la population de Beni, contre le gouvernement de la RDC », écrit une source à l’AED-Canada, contact qui demeure anonyme pour des raisons de sécurité. « Conséquence ; toutes les activités sont restées paralysées sur toute l’étendue de la ville ». Exaspérée, la population a pris la rue, exigeant du gouvernement de la RDC « leur sécurisation et la fin des massacres ». Plusieurs citoyens accusent même les dirigeants congolais d’être complices de ces atrocités.

 

Ces nouveaux carnages dans l’est du pays, aux prises avec des massacres systématiques de sa population depuis 1995, surviennent moins de 48 heures après le vote par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la résolution 2409 prolongeant d’une autre année le mandat de la MONUSCO (forces de paix de l’ONU en RDC).

Un calvaire, depuis 1995

Dans un article publié hier sur son site web, l’AED-Canada parle de « calvaire » pour décrire le climat de terreur qui prévaut dans cette région depuis 1995. « Le diocèse [de Butembo] vit dans un climat de terreur entretenu par les groupes armés, présents dans la région depuis 1995. », soulignait la même source qui nous a informés des carnages de la nuit dernière.

Le cauchemar sans fin qui s’y vit est provoqué par la présence de groupes qui massacrent les populations. Parmi les auteurs, on retrouve un groupe nommé ADF-Nalu, groupe de rebelles musulmans d’origine ougandaise. Ils sont installés dans le diocèse depuis 1995. « Ces malfrats utilisent des machettes et des haches pour tuer, jeunes et vieux, femmes et enfants sans pitié », raconte notre source.

Le corps d’une des victimes du massacre du 28 mars à Beni, République Démocratique du Congo, , caché sous un drap. « L’extraction des ressources minières et le contrôle sur ces richesses, « la convoitise », seraient aussi à l’origine de ces massacres et de ces milliers de déplacements.»

Il parle également « de projet de balkanisation » que des forces inconnues mettraient en place pour littéralement [créer] un «Tutsiland», lequel couvrirait « toute notre province du Nord et du Sud-Kivu ainsi que la province de l’Ituri, qui seraient annexées au Rwanda… Voilà pourquoi les paisibles populations sont massacrées : pour éliminer les traces des populations autochtones qui travaillent leur terrain. Ce qui occasionne donc les déplacements de cette population. Nous ne savons pas à quel niveau se situe la complicité [des différentes autorités gouvernementales], régionales, nationales comme internationales », raconte encore cette source.

L’extraction des ressources minières et le contrôle sur ces richesses, « la convoitise », seraient aussi à l’origine de ces massacres et de ces milliers de déplacements. Depuis décembre 2017, MSF (Médecins sans frontières), estime que 50 000 personnes ont traversé le grand Lac Albert (province de l’Ituri) pour fuir les massacres, les viols de femmes, d’enfants et de vieillards et la destruction de leurs villages. Ils sont accueillis de l’autre côté, en Ouganda.

 

Depuis des années, Aide à l’Église en Détresse soutient les populations de l’est de la RDC, essentiellement et fidèle à sa mission, par l’aide aux communautés religieuses qui travaillent directement après des populations touchées par les massacres et les déplacements. Depuis 2015, Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu 823 projets pour plus de 16 millions de dollars.  

 

 

 


Manifestation dans les rues de Beni, est de la RDC, mercredi 28 mars 2018. Des citoyens sont exaspérés par l’inaction de leur gouvernement contre les massacres de civils qui durent depuis près de 25 ans. 

 

Syrie – Quand le ciel se noircit de bombes – Communiqué

22.02.2018 in AED Royaume-Uni, Aide à l'Église en détresse., Communiqué, Informations, Moyen-Orient, Syrie, Voyagez avec AED

Syrie

Quand le ciel se noircit de bombes

Montréal-Königstein, 22 février 2018 – Aide à l’Église en Détresse (AED) a contacté une religieuse de Damas, à la suite de l’attaque qui a eu lieu mardi, l’une des plus meurtrières à toucher la capitale syrienne dans ce conflit qui dure maintenant depuis sept ans. « Hier, c’était comme l’enfer! », a raconté Sœur Annie Demerjian, partenaire de projet de premier plan de l’AED.

« J’ai vu des gens prendre leurs enfants et courir. Une roquette est tombée sur le toit de la maison du patriarche située tout près. Je ne sais pas pourquoi, mais elle n’a pas explosé. Si cela était arrivé, nous aurions pu être tués », a raconté la religieuse, membre de la Congrégation de Jésus et de Marie.

Un obus ayant servi à une attaque dans le quartier chrétien de Damas en Syrie. 

Elle a aussi raconté que les fenêtres de l’hôtellerie pour étudiants où elle travaille ont tremblé à cause des bombes ; les étudiants ont trouvé refuge dans la sécurité relative des corridors.

Depuis trois jours, Damas est secouée par une série d’attaques qui auraient tué jusqu’à maintenant plus de 250 personnes. « Mardi, c’était comme l’enfer. Il pleuvait des bombes. Il y avait tellement d’obus et tant de personnes ont été blessées. » Sœur Annie a indiqué que plusieurs écoles ont fermé leurs portes même si ce n’est pas une période de vacances officielles.

« Nous devons continuer. La vie est plus forte que la mort », a-t-elle dit à l’AED. « Nous ne savons pas combien de temps cette violence va continuer, mais ça ne peut pas durer toujours. Le Seigneur a été bon avec nous. Jusqu’à maintenant, aucune de nos religieuses n’a été blessée, mais tant d’autres ont souffert. S’il vous plaît, priez pour nous. La seule voie possible pour nous est la prière. » ¸

Les chrétiens laissés à eux-mêmes

Dans un rapport publié récemment, Caritas déplore le fait que les médias
« négligent malheureusement une partie de l’histoire syrienne », soulignant que « la plupart des reportages journalistiques se concentrent sur les frappes aériennes faites par la Syrie et la Russie sur l’Est du quartier de Ghouta », et qu’inversement, peu d’informations sont rapportées concernant la situation à Damas, ville qui est pourtant sous attaque d’obus de mortier depuis le début de 2018.

 

Soeur Annie Demerjian : «  Nous devons continuer. La vie est plus forte que la mort »

« Certains quartiers de Damas ont été attaqués aux obus de mortier depuis le 22 janvier, spécialement les quartiers de Bab Touma, Abbassyin, Kassaa, Koussour et Jaramana. », indique encore Caritas. La majeure partie des chrétiens de Damas vit dans sa banlieue est, et l’on y trouve également la majorité des couvents, monastères et organismes de charité catholiques de la ville. « Depuis le 5 février, et jusqu’à maintenant, plus de 200 obus de mortier ont frappé le quartier est de Damas, causant la mort d’au moins 28 personnes et blessant 90 personnes », indique Caritas.

 

Le père Andrzej Halemba, responsable de projets pour la Syrie à l’AED, en appelle à la prière « pour les chrétiens syriens, qui vivent présentement des moments extrêmement difficiles ». Il en appelle également à la « fin des hostilités et de tout bombardement sur l’est de Ghouta et la ville de Damas, où des centaines de civils, dont chrétiens, vivent dans la terreur jour et nuit à cause des attaques incessantes. »

Aide à l’Église en Détresse s’engage à continuer à soutenir les chrétiens de Syrie qui traversent la guerre civile. En 2017, l’AED a soutenu la réalisation de plus de 140 projets dans ce pays, la plupart étant des projets d’urgence – nourriture, soins médicaux, aide au logement – mais aussi de l’aide pastorale par du soutien aux religieuses, l’attribution d’intentions de messe aux prêtres et la réparation d’églises et de couvents.

Avec votre aide, nous pouvons soutenir les chrétiens de Syrie qui vivent toujours l’horreur de la violence, jour après jour. Soyez assurés que votre don fera la différence pour les chrétiens dans le besoin. Merci!

Don par le bureau canadien de l’Aide à l’Église en Détresse
(indiquez-
Pour la Syrie dans le formulaire à la case commentaires) :
https://secure.acn-canada.org/fr/donner/dons/

 

Une carte montre les quartiers touchés par les bombes

Persécution des chrétiens : rapport accablant!

12.12.2017 in AED Canada, Communiqué, Génocide, liberté religieuse, Mario Bard, Persécution, Voyagez avec AED

Persécution des chrétiens

Rapport accablant !

 

La version française du rapport abrégé Persecuted and forgotten? 2015-17 est enfin disponible en format PDF sur le site web du bureau canadien de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), www.acn-canada.org/fr. Persécutés et oubliés ? 2015-17, le rapport abrégé, met l’accent sur la persécution que vivent les chrétiens dans 13 pays, dont la Chine, la Corée du Nord et le Nigeria. En tout, ils seraient plus de 200 millions à subir la persécution ou bien une forte discrimination parce qu’ils sont chrétiens. Et certains avancent même le chiffre de 600 millions! 

« De rapport en rapport, oui, j’avoue un certain découragement », confie Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’AED depuis 17 ans. « Que faut-il faire sinon continuer à soutenir ces minorités persécutées – ce que nous faisons autant en Syrie et en Irak, mais également dans tout le Moyen-Orient, et dans plusieurs pays situés en Asie et en Afrique. Toutefois, la défaite de Daech (État islamique), en particulier dans la plaine de Ninive en Irak, est le début du retour des chrétiens, donc une bonne nouvelle. Par contre, cette situation peut-elle constituer une prise de conscience plus large dans le monde, concernant l’obligation pour la communauté internationale de mieux protéger les minorités religieuses ? J’espère, mais j’en doute… », estime Mme Lalonde.

En Chine, la foi chrétienne est un moyen d’infiltration étrangère, considère le président actuel. Pourtant, des chrétiens y sont présents depuis le 7e siècle… 

« Dans presque tous les pays étudiés, la situation générale des chrétiens s’est aggravée depuis 2015 », peut-on y lire. « La seule exception est l’Arabie-Saoudite, où la situation était déjà si mauvaise qu’elle ne pouvait guère empirer », indique-t-on. De plus, la survie même des communautés chrétiennes demeure toujours un enjeu majeur en Irak et en Syrie. Dans ces pays, l’Aide à l’Église en Détresse réaffirme que Daech s’est livré à un véritable génocide contre les chrétiens, sans compter les autres minorités religieuses.

En Asie, la plus grande démocratie du monde donne du fil à retordre à ses minorités religieuses. Pas moins de neuf états de l’Inde ont voté des lois anti-conversions afin d’empêcher les hindous de se convertir à toute autre tradition religieuse, dont le christianisme. Le parti national au pouvoir – BJP – prône l’Hindutva, courant de pensée qui ne tolère aucune autre religion sur son territoire que l’hindouisme. Toujours en Asie, la montée en force du numéro un du parti communiste chinois, Xi Jinping, fait craindre le pire aux chrétiens alors que celui-ci déclare que le christianisme est une religion à siniser et que cette religion est un moyen « d’infiltration étrangère ».

En Érythrée, professer la foi chrétienne est un risque en soi.

Enfin en Afrique, les groupes terroristes comme Boko Haram déstabilisent les populations du nord du Nigeria, quand ce n’est pas l’État qui comme au Soudan détruit des églises ou en interdit leur construction au nom d’une vision de l’Islam.

L’Occident alimente l’extrémisme

Enfin, le rapport met en lumière le peu de coopération dont font preuve les gouvernements occidentaux dans la lutte contre la discrimination et la persécution à caractère religieux. « Les puissances occidentales, dont les États-Unis, sont accusées non seulement d’avoir failli à s’attaquer aux causes de l’extrémisme, mais de l’avoir alimenté. » On y reproche entre autres la signature d’un contrat d’armes de 110 milliards de dollars américains par l’administration Trump, avec l’Arabie-Saoudite, entente pourtant suspendue sous la précédente administration.

Wikileaks a révélé que l’Arabie-Saoudite a fourni des armes directement à Daech, groupe accusé de crime de génocide contre les chrétiens par le précédent Secrétaire d’État, John Kerry.

« Oui, il faut absolument s’informer quant à la terrible nature de la persécution contre les chrétiens », conclut Mme Lalonde. « Elle concerne non seulement les personnes de foi chrétienne, mais nous espérons également que cette préoccupation soit partagée par toutes les personnes dites ‘de bonne volonté’, qui ont à cœur les droits de la personne. »

 

Rapport abrégé disponible en format PDF à l’adresse :
www.acn-canada.org/fr, section Informer, onglet Liberté religieuse. 


 

Messe pour les chrétiens persécutés 2017

24.10.2017 in AED Canada, Communiqué, Mario Bard, Messe pour les chrétiens persécutés, Mgr Christian Lépine, Robert Lebel, Voyagez avec AED

Messe pour les chrétiens persécutés 2017

le vendredi 3 novembre prochain à 19 h 30

 

Montréal, mardi 24 octobre 2017 – À la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, l’Aide à l’Église en Détresse (AED) célébrera de nouveau cette année la messe pour les chrétiens persécutés. La messe sera présidée par Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, et préparée en collaboration avec le Service de pastorale liturgique de l’archidiocèse de Montréal. Robert Lebel, auteur-compositeur-interprète bien connu, l’Espace Benoit-Lacroix et la musicienne Chantal Roussety assureront l’animation musicale.

« Ami de l’AED, Robert Lebel a accepté de venir prier avec nous par le chant. Un grand privilège, car nous savons à quel point cette période de l’année est toujours très occupée pour lui », explique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’Aide à l’Église en Détresse Canada. « Parmi les chants, Consolez mon peuple est celui qui donne le thème à cet événement devenu annuel. »

Un crucifix vandalisé dans l’église de la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus en Orissa, Inde.  (Photo : ACN)

Pour une quatrième année consécutive, l’œuvre pontificale invite toute la population à prendre le temps de prier pour des frères et sœurs chrétiens qui, de par le monde, subissent la persécution, simplement à cause de leur appartenance religieuse. « Le Rapport abrégé Persécutés et oubliés ? 2015-17 est en pleine préparation en français, mais nous pouvons déjà affirmer que, loin de s’améliorer, la situation empire dans 13 pays déjà fortement marqués par la persécution contre les chrétiens, et ce, depuis des années », indique Mme Lalonde. « Venez en grand nombre, ajoute-t-elle. La soirée sera très belle musicalement, et le fait de se rassembler pour la célébration eucharistique est un geste de solidarité. Nous prierons pour des jours meilleurs. »

La cathédrale Marie-Reine-du-Monde est située au 1085 rue de la Cathédrale – entrez par le Boulevard René-Lévesque –, métro Bonaventure. La célébration commence à 19 h 30, mais est précédée vers 19 h 15 d’un prélude musical aux grandes orgues par Mme Chantal Roussety, une autre amie de l’AED. La chorale de l’Espace Benoit-Lacroix assure l’accompagnement de l’ordinaire de la messe en plus d’accompagner Robert Lebel.

 

Pour plus d’informations : 514-932-0552
ou sans frais au 1-800-585-6333.
Par courriel :
info@acn-canada.org.

 

 


 

Communiqué – Visite au Canada reportée

20.10.2017 in ACN Canada, AED, AED Canada, AFRIQUE, Communiqué, Mario Bard, Nigéria, Non classifié(e), Voyagez avec AED

 

Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos au Nigeria
Visite au Canada reportée

Nigeria,  2017  Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos

Montréal, vendredi le 20 octobre 2017 – Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) annonce le report de la visite de Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos au Nigeria, et ce, pour des raisons de retard dans le processus de traitement du visa. Initialement prévue du 31 octobre au 3 novembre, la série de conférences est reportée du 5 au 8 juin 2018.

« Nous demeurons en contact avec Mgr Kaigama qui regrette cette situation et qui a très hâte de pouvoir venir parler de son travail de dialogue et de la situation des chrétiens du Nigeria », explique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau national de l’AED. Les partenaires qui ont soutenu l’organisation dans les différents diocèses où devaient avoir lieu les conférences, ont été informés et ont exprimé leur soutien. Ils se sont dits prêts à recevoir Mgr Kaigama en juin.

Messe du 3 novembre : toujours au programme

Par ailleurs, la messe célébrée aux intentions des chrétiens persécutés, présidée par l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, et à laquelle devait participer Mgr Kaigama, est toujours au programme, le vendredi 3 novembre à 19 h 30, à la cathédrale Marie-Reine du Monde de Montréal. Le populaire auteur-compositeur-interprète Robert Lebel sera présent à l’animation musicale de la liturgie, en compagnie de l’Espace Benoit-Lacroix. Mme Chantal Roussety, musicienne et amie de l’AED, assurera quelques méditations musicales au grand orgue avant et pendant la liturgie.

Pour toutes informations concernant cet évènement, communiquez au 514-932-0552, ou bien par courriel, à l’adresse info@acn-canada.org.