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Soudan du Sud : accomplir une mission extraordinaire en dépit de tout.

29.10.2019 in ACN International, Actualités, AFRIQUE, by Tobias Lehner, Persécution, Soudan du Sud, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Soudan du Sud

Mission extraordinaire au milieu de la persécution, de la pauvreté et de la guerre


L’Église catholique célèbre actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, et ce jusqu’à jeudi. L’œuvre missionnaire de l’Église est souvent menée dans des conditions difficiles, telles que la persécution, la pauvreté et la guerre.

C’est également le cas au Soudan du Sud. La guerre civile qui a éclaté en 2013, deux ans seulement après la création du pays, a laissé sur les routes des centaines de millions de personnes et fait des centaines de milliers de morts. Et, malgré le cessez-le-feu signé en juin 2018, le pays demeure dans un grand état de désolation. C’est du moins ce que déclare le Père Boniface Isenge, du diocèse de Rumbek — centre du pays —, lors de sa visite au siège de l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse.

Comme l’explique père Boniface, environ 38 pour cent des plus de 13 millions de Sud-Soudanais sont chrétiens. Son diocèse compte quelque 180 000 catholiques. En ce moment, il est bon de noter que plusieurs personnes considèrent que l’Église catholique est la seule institution du pays qui fonctionne.

Ce membre de la congrégation du Saint-Esprit a tout d’abord passé huit ans dans le pays voisin, l’Éthiopie, alors qu’il était jeune prêtre, avant de décider de s’installer au Soudan du Sud en 2013 : « Après l’indépendance du pays, mon ordre a lancé un appel aux prêtres et missionnaires volontaires pour œuvrer ici. Je souhaitais faire quelque chose de nouveau et j’étais prêt pour cette nouvelle mission », se souvient Père Boniface. À ses yeux, il est de son devoir de ramener la paix dans cette région déchirée par la guerre.

 

Soif d’éducation

Peu de temps après son arrivée, l’ecclésiastique s’est rendu compte que ses fidèles avaient soif d’éducation. « Les écoles sont parfois très éloignées les unes des autres au Soudan du Sud », déplore-t-il. « Elles sont en sureffectif et les enseignants font généralement la classe à une soixantaine d’élèves, avec parfois jusqu’à une centaine de personnes dans la même salle. » Selon les autorités, environ les trois quarts des habitants du Soudan du Sud de plus de 15 ans sont analphabètes. Le curé n’a pas tardé à s’en rendre compte : « L’instruction est essentielle pour faire disparaître les tensions récurrentes au sein de la population. L’instruction est la clé de la paix ! »

Outre son travail pastoral, Père Boniface s’attache à convaincre les parents de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, non seulement parce que celle-ci leur permet d’avoir de meilleures opportunités que la génération précédente, et ce, malgré les conditions difficiles et les problèmes qui règnent dans le pays, mais aussi parce qu’elle consolide l’indépendance. « Il faut savoir que 17 pour cent des mariages dans ce pays sont conclus avec des filles mineures. C’est malheureusement encore une pratique courante », explique-t-il.

Le Soudan du Sud a beau être le troisième pays le plus pauvre au monde, les prix y sont relativement élevés. « Pour beaucoup, même les denrées les plus élémentaires sont inabordables et ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance pour survivre. » De nombreuses maladies telles que la malaria viennent peser encore davantage sur le pays.

L’espoir, en dépit de l’adversité

Malgré tous ces problèmes, père Boniface est confiant : « Je remercie du fond du cœur tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent et qui sont réunis avec nous dans la prière. J’ai espoir qu’à l’avenir, les habitants pourront bien vivre au Soudan du Sud. »

 

Rien que depuis 2015, l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’Église du Soudan du Sud grâce à un montant de plus de 5,1 millions de dollars, notamment pour la reconstruction d’églises et d’établissements pastoraux, la formation des prêtres et des intentions de messe.

Projet de la semaine AED – Togo – soutien à l’association des familles catholiques

07.03.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Famille, Formation, Formation, Pastorale familiale, PROJETS AED, Togo, Voyagez avec AED

Il se trouve au sein de la Fédération Africaine d’Action Familiale (FAAF), des médecins de diverses disciplines, des théologiens, des prêtres, des laïcs au service de la pastorale et des religieux qui œuvrent à la formation de familles saines et à la protection de la vie. Ils proposent des solutions respectueuses de la vie et de la famille qui de plus, conviennent aux peuples d’Afrique, sans propager les modèles occidentaux étrangers dans lesquels de nombreux Africains reconnaissent une « culture de mort ». Ils favorisent plutôt la « culture de la vie » dont le Pape Jean-Paul II a parlé à maintes reprises.<

Au Togo, pays situé en Afrique de l’Ouest, les programmes de la FAAF sont en place depuis 2005. Au sud-est du pays, dans le diocèse d’Aneho, il y a jusqu’à présent cinq personnes qui proposent, en paroisse, des événements destinés à sensibiliser un plus grand nombre de personnes au thème du mariage et de la famille, et qui accompagnent ensuite les couples et les familles. On traite de différentes questions : « Quel est le plan de Dieu pour le mariage ? » ou encore « Qu’est-ce que signifie être mère ou père ? ».

Les conjoints sont soutenus dans l’approfondissement de leur amour mutuel et le respect qu’ils ont l’un pour l’autre. Ils apprennent aussi à se parler avec respect et égalité, une approche de partenariat homme-femme qui n’est pas évidente dans de nombreuses cultures.

Un aspect important est aussi la planification familiale naturelle, basée sur l’observation et le respect du cycle de fertilité naturelle des femmes. La FAAF estime et observe que les maris apprennent ainsi à mieux respecter et à prendre en considération leurs épouses et le corps de celles-ci. De manière générale, une éducation sexuelle qui souligne la valeur et la beauté de la sexualité et du corps humain, conduit à la fidélité, la responsabilisation et

l’acceptation des périodes de fertilité telle qu’elle est vécue par la femme. La FAAF estime également que cela permet de lutter concrètement contre l’avortement et la propagation du sida. Enfin, les couples et les familles sont également conseillés et accompagnés dans les situations de conflit et de crise.

***

Les réunions qui abordent ces démarches ainsi que les conseils personnels sont très populaires, et au moins dix autres conseillères féminines doivent être formées. La production de documents d’information est également nécessaire. Aide à l’Église en Détresse a promis 17 500 dollars pour soutenir ce précieux travail.

 

 

 

 

 

Donnez en ligne dès maintenant pour soutenir l’éducation familiale au Togo.
Merci de votre générosité !


 

Projet de la semaine AED : livres au séminaire, Brésil

29.06.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Brésil, Formation religieuse, Séminaristes, Voyager avec l'AED

Projet de la semaine AED – Brésil

De nouveaux livres au séminaire de Diamantina

 

Diamantina, ville située dans l’État fédéral du Minas Gerais, porte bien son nom  : des diamants y ont été trouvés, au XVIIe siècle, pour la première fois en dehors d’Asie. Comme d’habitude, cela n’a rendu riches que quelques rares chanceux…

 

Aujourd’hui, il y a toujours quelques hommes qui essaient de gagner leur vie, pour leur famille, grâce à la prospection de diamants. Bien qu’ils ne soient plus des esclaves comme leurs ancêtres, le travail est dur et ne rapporte pas beaucoup. D’autres font des profits, même si de toute façon les diamants sont maintenant devenus rares dans la région. Afin de tirer du sol quelques-unes de ces pierres tant convoitées, les hommes vivent pendant des mois dans des camps situés dans les montagnes, tandis que leurs femmes et leurs enfants, souvent nombreux, restent dans le dénuement. Cela désunit les familles, et beaucoup d’enfants sont laissés à eux-mêmes.

 

Pour les autres, il y a peu de possibilités d’emploi. Peu de gens essaient de créer du tourisme ; d’autres se lancent dans la production artisanale, mais leurs produits se vendent mal. Le sol, qui est très rocheux, convient peu à l’agriculture. Enfin, jusqu’à présent aucune industrie ne s’est véritablement implantée.

 

La ville de Diamantina est également le siège de l’archidiocèse du même nom. L’archevêque sait que de bons prêtres sont nécessaires pour aider les citoyens à vivre une vie digne. Comme le dit Jésus Christ dans l’Évangile : « L’homme ne vit pas que de pain ». Cependant, dans l’archidiocèse – une superficie de 47 000 kilomètres carrés, soit près de la moitié de celle du Portugal! –, il n’y a qu’environ 60 prêtres pour 500 000 habitants. Par contre, les vocations actuelles sont porteuses d’espérance pour l’avenir : plus de 40 jeunes hommes se préparent actuellement au sacerdoce.

Au Séminaire du Sacré-Coeur de Jésus, à Diamantina au Brésil, les livres vont servir à nourrir l'instruction des jeunes séminaristes. Grâce à vous!

Au Séminaire du Sacré-Coeur de Jésus, à Diamantina au Brésil, les livres vont servir à nourrir l’instruction des jeunes séminaristes. Grâce à vous!

 

Le séminaire du diocèse est aussi pauvre que les gens de la région. Les séminaristes n’ont pas les moyens de payer pour leur formation. Ils se rendent utiles au séminaire en nettoyant, en servant à table et en assumant d’autres tâches ménagères. Ils le font volontiers et avec joie, mais il ne s’agit là que d’une petite contribution au fonctionnement du séminaire.

 

Actuellement, le séminaire a surtout besoin d’aide pour mettre à jour sa bibliothèque. Grâce à un montant de 4 553 dollars canadiens,
Aide à l’Église en Détresse soutient à l’acquisition des livres nécessaires. Car, une bibliothèque bien garnie est l’un des fondements de la bonne formation des futurs prêtres.

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine : aide à la subsistance pour trois religieuses

27.01.2016 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Aide à la subsistance, Cameroun, Vues D'ailleurs

Cameroun

 

Aide à la subsistance pour trois religieuses

Les Sœurs de la Divine Providence travaillent au Cameroun depuis 1999. En 2002, elles sont également venues dans le diocèse de Mbalmayo, qui se trouve au centre du pays. Elles y vivent et y travaillent dans la station missionnaire d’Ayos. Elles ont repris une école de sœurs françaises qui sert maintenant de centre de formation pour les femmes et les jeunes filles. 

 

Soeur Célestina visite une femme âgée à la maison.

Soeur Célestina visite une femme âgée à la maison.

 

 

Ces dernières y apprennent à coudre et à broder. 47 femmes et 14 jeunes filles y suivent actuellement des cours. En 2012, les sœurs ont par ailleurs également ouvert un dispensaire où elles soignent diverses maladies. Il y a aussi un service de maternité dans lequel 236 enfants ont vu le jour rien que l’an dernier.

 

 

Trois religieuses travaillent à Ayos. Sœur Célestine, la mère supérieure, est infirmière et dirige le centre de santé. Elle enseigne également l’hygiène aux jeunes filles et dirige un groupe des « amis de la Divine Providence ».

Sœur Danuta fait la catéchèse et apprend aux femmes et aux jeunes filles à coudre et à broder. Sœur Gaëlle est responsable de la catéchèse des plus jeunes enfants de la paroisse.
Ses cours sont très fréquentés :
300 enfants y participent !
Elle est également responsable de la bibliothèque.

 

 

Les religieuses fournissent un service précieux et travaillent beaucoup, mais elles ne touchent aucun salaire. Il faudrait, au sens strict, que « Dieu le leur rende ». Mais comme il faut bien qu’elles financent leurs modestes conditions de vie, elles nous ont demandé de l’aide.

Nous voudrions contribuer à les aider avec un montant de 2 175 dollars canadiens pour une année entière.

 

 

Les religieuses travaillent aussi en éducation.

Les religieuses travaillent aussi en éducation. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Boko Haram a détruit, l’AED reconstruit

27.11.2015 in Adaptation Mario Bard, AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Cameroun, Déplacés, Écoles, Éducation, Voyager avec l'AED

Cameroun

Boko Haram a détruit, l’AED reconstruit

 

En 2014, le groupe djihadiste Boko Haram a attiré l’attention du monde entier lorsqu’il a enlevé au Nigéria 276 lycéennes entre 16 et 18 ans. Le hashtag #BringBackOurGirls a été mondialement utilisé et diffusé à travers 2,3 millions de tweets, notamment de la part de personnalités telles que Michelle Obama, Première dame des États-Unis.

 

Aussi terrible qu’ait été cet enlèvement, il n’est pas resté le seul incident durant le long règne de terreur de Boko Haram. Au cours des six dernières années, 2,1 millions de personnes ont perdu leur foyer, obligées de fuir à cause des attaques de Boko Haram contre des villages du Nigéria et des pays limitrophes.

 

Selon des informations d’UNICEF, 1,4 million de ces déplacés sont des enfants. Nombre d’entre eux ont quitté les régions du nord du Nigeria, anciennement sous contrôle de Boko Haram, et se sont enfuis au Cameroun, à l’intérieur des terres. Beaucoup de personnes ont également été déplacées au Cameroun, en particulier celles qui vivaient à proximité de la frontière avec le Nigéria.

 

En traduction libre, le nom du groupe Boko Haram signifie L’éducation occidentale est un péché. Les attaques du groupe perpétrées contre des établissements scolaires, comme dans le cas de l’enlèvement connu sous le hashtag #BringBackOurGirls, ont eu des conséquences extrêmement néfastes sur les efforts du Cameroun de fournir une éducation scolaire à ses enfants.

 

Emergency help for displaced people Maroua MokoloL’éducation, une expression de l’amour

 

Dans les zones d’incursions de Boko Haram, de nombreux établissements scolaires ont tout simplement été abandonnés. Le jour de la rentrée, en septembre 2014, 173 établissements du primaire et du secondaire sont restés fermés, et 25 000 élèves n’ont pu commencer normalement leur année scolaire.

 

Un grand nombre de ces élèves ont déménagé dans le diocèse de Maroua-Mokolo, engendrant un énorme besoin en organismes de formation supplémentaires.

 

Sous la direction de l’évêque Mgr Bruno Ateba Edo et du vicaire général Mgr Gilbert Damba, le diocèse de Maroua-Mokolo relève ce défi. Avec le soutien d’Aide à l’Église en Détresse (AED), le diocèse prendra en charge cette année les frais de scolarité de mille enfants déplacés et mettra à leur disposition les fournitures scolaires nécessaires. Ces enfants seront choisis parmi les plus nécessiteux et la moitié des boursiers seront des filles.

 

D’autres soutiens seront également renforcés. Des documents officiels, par exemple des certificats de naissance, seront établis pour les enfants. Des enfants fortement traumatisés bénéficieront d’un suivi psychologique. Les boursiers seront répartis sur plus de cinquante établissements scolaires du primaire et du secondaire, et chaque élève pourra fréquenter l’école la plus proche.

 

Par ailleurs, le diocèse de Maroua-Mokolo agrandira les salles de ses écoles catholiques et construira cinq nouvelles salles de classe. Le programme du diocèse en faveur des enfants déplacés démontre bien que l’éducation est l’une des expressions de l’amour que Jésus-Christ porte à chaque enfant et à chaque être humain.

 

L’AED soutien avec un fonds d’aide de plus de 108 000 dollars canadiens.

 

Texte de Harold Fickett et Maria Lozano, AED international. Adaptation : Mario Bard AED-Canada

Spécial reportage, Kenya : Arrivée à Kitui

27.11.2015 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Voyager avec l'AED

Kenya

Dans cette partie de notre voyage, notre délégation a participé à la journée annuelle de la famille, visité une école pour les enfants aveugles et sourds pour enfin se rendre dans un centre de réhabilitation des enfants de la rue. 

ACN-20151023-30953Kitui est situé à 180 kilomètres à l’est de Nairobi et compte une population d’environ 155 000 habitants. Le paysage ici est bien plus fertile par rapport à d’autres régions. La ville est devenue un point de rencontre naturel pour les politiciens et les hommes d’affaires.

Une grande majorité des habitants appartiennent aux Kambas, un peuple bantou. La majorité vit du bétail. Les ânes sont utilisés pour transporter l’eau. Très peu de personnes possèdent une voiture ou d’autres moyens de transport. Les rues à l’extérieur de la ville ne sont pas réparées.

 

 

Ici nous avons accompagné Mgr Muheira dans une belle station éloignée sur une colline et nous avons assisté à une messe dans un autre poste éloigné nommé Zombe. L’archevêque aime les enfants. « Ils sont tellement simples et ils apportent tellement beaucoup de joie », dit-il. La photo a été prise sur une colline avec une belle vue, une station éloignée du diocèse de Kitui, où l’évêque veut mettre en œuvre un lieu de pèlerinage. Sa principale préoccupation consiste à renforcer les familles et la foi au sein de la vie des jeunes.

Le diocèse a construit une petite église paroissiale dirigée déjà par un prêtre et un diacre. Les enfants viennent tous les dimanches au cours de catéchisme, qui est tenu par des catéchistes laïcs. La délégation de l’AED a participé à la journée annuelle des familles du diocèse, a visité une école pour les enfants sourds et aveugles et un centre de réadaptation pour les enfants des rues.

 Petites histoires à Kitui

L’évêque de Kitui, Mgr Anthony Muheira (nommé le 28 juin 2008), est un véritable expert de collecte de fonds. « J’ai demandé aux gens de me donner un poulet. Toutes les familles m’ont offert un poulet et nous les avons vendus et donc, nous avons récolté 29 000 CAD $. » Les enfants sont venus avec un œuf à la messe. Une autre façon de procéder consiste à faire un petit don d’un centime par le biais d’un cellulaire. « C’est un moyen de financement, qui ne nuit pas. Cela ne fait pas mal », déclare l’évêque.Kenya children

La délégation de l’AED a assisté à un événement de collecte de fonds pour les 24 paroisses du diocèse, où les paroissiens ont apporté ce qu’ils ont récolté durant la dernière année. L’argent est utilisé pour l’entretien des paroisses et le diocèse, ainsi que pour les préparations de la visite du pape. Les paroisses ayant le plus grand don (déterminés par le nombre de catholiques) pourraient gagner une moto. Mgr Muheira : « Les personnes n’ont pas beaucoup d’argent à donner, mais elles sont généreuses. » Les catholiques représentent la majorité (22 %) parmi les Églises chrétiennes de Kitui.

ACN-20151023-30908

« Les gens n’ont pas beaucoup d’argent, mais ils sont généreux. »

Le diocèse de Kitui, au Kenya central, dirige une école pour les enfants sourds et aveugles. Tous les professeurs pratiquent le langage des signes pour leurs cours et les enfants se débrouillent très bien. Les handicaps constituent encore un tabou au Kenya et les parents d’enfants handicapés manquent souvent de bons soins et de soutien. Comme l’école est un pensionnat et que plus d’enfants assistent aux cours, il y a un besoin de dortoirs.

« L’objectif est de stabiliser leur vie et de les aider au moyen de l’éducation », déclare sœur Veronica de l’Ordre des Sœurs de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur. Elle parle de ses  « protégés », 20 filles et 30 garçons entre 10 et 20 ans, qui jouent, étudient et dorment dans le centre. « Tous ces enfants ne vivent pas dans la rue, mais ils connaissent des situations difficiles. La plupart de leurs parents sont séparés. Bon nombre de ces enfants consomment des drogues ou reniflent de la colle, même les plus jeunes », explique la religieuse. Elle et son personnel s’occupent de l’enseignement scolaire et du développement spirituel des enfants. « Nous prions avec eux », dit sœur Veronica. C’est la meilleure façon de leur donner un avenir.

 

Textes et photos de Teresa Engländer, ACN international
Adaptation et traduction: avec l’aimable soutien de Christina Jocelyn
Mario Bard, AED Canada

Reportage spécial, Kenya : une visite à Lodwar

27.11.2015 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Écoles, Éducation, Mario Bard, PROJETS AED, Religieuses, Voyager avec l'AED

Lodwar 6Kenya

Aujourd’hui, rendez-vous à Lodwar, où la sécheresse pose un réel problème à la population.

Le 8 octobre, nous avons visité Lodwar, la plus grande ville du nord-ouest du Kenya qui compte une population de 48 316 habitants. Selon notre guide au Kenya, l’histoire de Lodwar a débuté vers 1933 lorsqu’un commerçant du nom de Shah Mohamed est arrivé sur les rives de la rivière Turkwell. Les routes étaient inaccessibles alors, il est venu avec des ânes. Il a fini par construire un centre de commerce permanent à Lodwar notamment une station-service. Le bureau du commissaire de district a été construit, suivi d’un petit dispensaire et d’une prison gouvernementale. Puis, au cours des années 1960, les missionnaires ont construit des écoles dans la ville et ses environs.

La ville s’est fait une réputation comme étant un avant-poste isolé, retiré du reste du Kenya, mais au cours des dernières années, Lodwar s’est élargie et a acquis une notoriété commerciale et économique. Elle abrite les établissements locaux et les installations gouvernementales, notamment le plus grand établissement de santé de Turkana et le principal hôpital de référence.

Lodwar comprend une région très pauvre et aride dont les routes ne sont pas réparées. Elle possède aussi un climat désertique chaud avec des températures très élevées et très peu de précipitations tout au long de l’année. Quoiqu’elle soit à l’épicentre des plus grands aquifères souterrains du monde, ses habitants subissent des pénuries d’eau intermittentes causant la mort de leur bétail.

A warm thank you for the benefactors of ACN comes from the Cloistered Augustinian Recollect Sisters

Un merci chaleureux pour les bienfaiteurs de l’AED vient des Soeurs augustines récollettes cloîtrées. 

Les gens ici sont principalement nomades. Tout le monde attend la pluie. La dernière pluie a eu lieu en avril de cette année. L’aide est de toute urgence nécessaire. « Nous sommes confrontés à de nombreux problèmes ici en raison de la sécheresse naturelle et des coupures d’électricité », déclare Dominic Kimengich, l’évêque de cet immense diocèse. Seulement environ 35 pour cent de tous les citoyens de Lodwar ont accès à l’électricité dans leurs maisons.

Il faut des heures pour se rendre aux stations les plus éloignées.

Nous avons visité l’école catholique dirigée par les Sœurs de Marie, qui sont soutenues par l’Aide à l’Église en Détresse (AED) ; le monastère des Sœurs augustines, qui ont été aidées par l’AED avec l’achat d’une machine de cuisson d’hosties ; la station de radio, Radio Akicha, qui a aussi été soutenue par nous.

L’évêque espère que nous contribuerons également à la formation des futurs prêtres et aux travaux de construction du centre pastoral.

 

lodwar 10

Notre délégation de l’AED a visité l’école catholique dirigée par les Religieuses de Marie, le couvent des Soeurs Augustines (soutenues pour l’achat d’une machine à cuisson d’Hosties), et la nouvelle radio catholique Achika.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des histoires de succès à Lodwar!

L’un des projets soutenus par l’AED mis en œuvre avec succès consiste en la mise en place de la Radio catholique Achika dans le Nord-Ouest du diocèse de Lodwar, où de nombreuses personnes vivent dans de petits villages, à des kilomètres et éloignées les unes des autres. Grâce à la nouvelle radio, qui diffuse ses propres programmes comprenant des prières, des entrevues et des nouvelles, les gens de la région sont reliés à l’Église catholique locale et universelle.

Les amis et bienfaiteurs de l’AED ont été chaleureusement remerciés par les Sœurs augustines récollettes cloîtrées du très pauvre et immense diocèse de Lodwar au nord du Kenya. Les cinq religieuses, qui viennent toutes du Mexique, servent l’Église catholique à Lodwar depuis plusieurs années maintenant. « Merci beaucoup chers bienfaiteurs de l’AED pour la nouvelle machine de cuisson d’hosties », disent-elles avec un gros sourire sur leur visage. Outre la préparation des hosties, elles cousent aussi pour leurs propres besoins.

 

 

Textes originaux et photos: Teresa Engländer, ACN international
Adaptation et traduction: avec l’aimable soutien de Christina Jocelyn
Mario Bard de l’AED-Canada

Lodwar 1

Reportage spécial – Kenya: l’Église catholique et ses défis

25.11.2015 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Écoles, Éducation, Pape François

Kenya

La situation de la population kényane, de l’Église catholique et ses défis.

Récemment, une délégation de l’AED a visité les diocèses de Monbasa, Malindi, Lodwar, Kitui, Isiolo, Kisumu, Homa bay et Nairobi. Durant ce voyage, les membres de la délégation ont appris que les deux plus grands défis auxquels est confrontée l’Église catholique sont la montée de l’influence du fondamentalisme musulman – en particulier sur la côte et dans la partie nord du pays –, ainsi que la lutte à la pauvreté et le manque d’infrastructures, comme des rues en bon état et l’accès à de l’eau potable ou à l’électricité.

Aujourd’hui, la situation du diocèse de Mombasa

La ville est la deuxième plus grande ville du pays avec une population estimée à 1,3 million d’habitants. Situé sur la côte du pays, son emplacement sur les rives de l’océan Indien en a fait historiquement un centre d’échanges commerciaux. Et, avant même que la ville ne devienne la capitale du protectorat britannique de l’Est au 19e siècle, il y a eu plusieurs batailles autour de sa possession entre les Portugais et les sultans.

La ville est cosmopolite, avec une prédominance des populations swahilie et Mijikenda. Les autres communautés sont composées par les Akamba et les Taita Ambus aussi bien que de Luo et de Luhya, surtout originaires de l’ouest du pays. Les trois principales religions qu’on y retrouve sont l’islam, le christianisme et l’hindouisme.

Le défi du dialogue interreligieux

Depuis janvier 2015, Martin M. Musonde est devenu archevêque de Mombasa. Il a expliqué à l’AED que le premier conflit documenté entre musulmans et chrétiens date de 1889. Depuis, il y a des tensions entre les deux, et la paix n’est pas évidente. Les catholiques de Mombasa sont minoritaires, avec une population de 11 %.

Les chrétiens sont encore sous le choc du dernier massacre en 2007, quand des musulmans extrémistes ont tué 60 chrétiens dans un village, après être allés de porte en porte leur demandant : « Êtes-vous chrétiens? »

Archbishop Martin K. Musonde of the diocese Mombasa in Kenya wants to strengthen the Christians faith in his diocese. "The life of Catholics in Kenya is catechism. There are places, where a priest comes only three times the month", he points out. Around 500 catechists serve the church, where there is no regular priest. Catholics in Mombasa compose a minority of 11%. The Islamic leaders try to catch young people in the way that the pay the formation but ask them to become Muslim.

 L’archevêque de Mombasa, Mgr Martin K. Musonde, veut renforcer la foi chrétienne dans son diocèse. 

 

Le plus important est le dialogue interreligieux. Le diocèse a implanté un programme dans lequel les jeunes, musulmans et chrétiens, visitent églises et mosquées et discutent de leur foi. L’évêque espère envoyer des membres de son clergé et quelques laïcs suivre des cours sur l’Islam, autant « pour comprendre l’Islam que pour renforcer le dialogue interreligieux », a-t-il souligné. Un gros défi dans le diocèse est aussi la grande distance qui sépare les différentes paroisses. Par exemple, cela prend 13 heures en voiture pour rejoindre la paroisse la plus éloignée du diocèse!

Pour préparer la visite du pape, les jeunes ont organisé une caravane interreligieuse pour la paix, de Mombasa à Nairobi, dans laquelle les représentants de différentes dénominations religieuses ont voyagé ensemble sous le thème : « Ensemble, nous pouvons travailler ensemble pour la paix pour venir rencontrer le pape à Nairobi ». Trois mille personnes étaient attendues.

 

L’AED soutient

"I entered the seminary to become a priest and left it to become a brother", says Brother John from the Order of the brothers of St. Joseph in the Archdiocese of Mombasa in Kenya. Thanks to the scholarship of ACN he could follow his studies and helping today with the administration of projects in the Archdiocese, where Catholics lives in a Muslim environment. The last massacre from extremist Muslims against Christians was in 2007. Since then there are still strong tensions between both religions. the Catholic church implemented peace building programmes. "It is a challenge to secure peace but there is hope", he tells the delegation of ACN, who visited Mombasa in October 2015.

Frère John

« Je suis entré au séminaire pour devenir un prêtre et j’ai laissé cette expérience pour devenir un frère », a indiqué Frère John de la communauté des frères de Saint-Joseph de l’archidiocèse de Mombasa. Grâce à une bourse d’études de l’AED, il a pu étudier ce qui lui permet d’aider dans l’administration de projets de l’archidiocèse où les catholiques vivent dans un environnement musulman.

Le dernier massacre des chrétiens par des musulmans fondamentalistes est survenu en 2007. Depuis ce temps, il y a encore beaucoup de fortes tensions entre les religions. L’Église catholique a implanté des programmes pour construire la paix. « C’est un défi de sécuriser la paix, mais il y a de l’espoir », a indiqué Frère John.

Mgr Martin K. Musonde de Mombasa au Kenya veut renforcer la foi chrétienne dans son diocèse. « Il y a des endroits où les prêtres ne viennent que trois fois par année », a-t-il souligné. Environ 500 catéchistes servent l’Église, là où il n’y a aucun prêtre permanent. Les catholiques à Mombasa y sont une minorité de 11 %.

Aide à l’Église en Détresse soutient l’archidiocèse de Mombasa dans son projet d’école primaire. Cette école « montre que l’éducation interreligieuse est possible », a indiqué l’évêque. « La moitié des enfants sont musulmans, l’autre chrétien. Les enfants jouent et étudient ensemble, en paix. »

The ACN delegation travelling through Kenya has visited a primary school in the Archdiocese of Mombasa where 1,200 children study. This school "shows that interreligious education is possible. Half of the children are Muslim, the other half Christian. The children play and study together in peace."

Restez avec nous! Demain, l’AED voyage à Lodwar où le climat sec pose des problèmes significatifs. 

Voyager avec l’AED – Ukraine

12.06.2015 in Prière, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

UKRAINE / IVANO-FRANKIVSK-UCR 14/00596Construction of a parishVOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Ukraine

Une aide pour achever le nouveau centre paroissial

La paroisse « Saints Cyrille et Méthode », à Krekhivtsi, a été fondée en 2004. Elle est dirigée par des prêtres de l’Institut du Verbe incarné. Des sœurs de cet Institut avaient déjà leur noviciat sur le terrain de la paroisse depuis l’an 2000. La Communauté, qui a été fondée en Argentine en 1984, jouit de vocations nombreuses en Ukraine. Elle suit les deux rites, ce qui signifie que les offices sont célébrés dans le rite latin et le rite byzantin. L’église paroissiale n’a été consacrée qu’en 2013.

La communauté est très active dans le travail auprès des enfants et des jeunes. Elle a en même temps organisé une « école de la foi », c’est-à-dire une catéchèse pour adultes. En effet, l’éducation athée de l’époque soviétique a conduit à ce que plusieurs générations grandissent sans connaître la foi. Beaucoup de parents ne peuvent pas répondre aux questions de leurs enfants. Certains disent : « Comment puis-je apprendre à prier à mes enfants, alors que je viens moi-même tout juste d’apprendre le Notre Père par la télévision ? » Mais le désir d’en apprendre plus sur Dieu est très prononcé chez beaucoup de gens. C’est à ce besoin que les pères et les sœurs du Verbe incarné répondent par leurs offres catéchétiques.

UKRAINE / IVANO-FRANKIVSK-UCR 14/00596 Construction of a parish

Cependant, il n’y a aujourd’hui pas assez de locaux pour faire la catéchèse. La construction d’un centre paroissial a donc commencé et 200 familles profiteront du bâtiment. Aide à l’Église en Détresse (AED) aide à l’installation des fenêtres à concurrence de 9 500 $.

Mgr Volodymyr Vijtyshyn, archevêque d’Ivano-Frankivsk, nous a chaudement recommandé le projet, et a en même temps remercié tous les bienfaiteurs de l’AED pour tous ce qu’ils avaient déjà fait dans le passé pour son éparchie : « Nous vous remercions très chaleureusement pour votre solidarité et votre aide généreuse que nous ressentons constamment. Nous vous remercions aussi pour votre grande contribution au développement de l’Église catholique, et nous prions chaque jour pour vous. Notre prière est un petit signe de notre profonde gratitude. »

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Voyager avec l’AED – Soudan

02.04.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., PROJETS AED, Soudan

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui: Soudan

L’éducation protège

Au Soudan, l’avenir des chrétiens est incertain et dépend de cette question : pourront-ils continuer à gérer leurs écoles ? C’est une question liée aux autorités (islamiques), mais encore plus une question de finances.

SUDAN / NATIONAL 14/00327Existence help for 3 schools in Mayo aLes salaires des enseignants, les livres, les vêtements, l’eau et l’électricité dépassent ce que les parents peuvent payer. Certains ne peuvent même rien payer et sont confrontés à la décision d’envoyer leurs enfants à l’école publique, c’est-à-dire islamique. Pour les filles, il serait deux fois plus tragique qu’elles y entrent.

Grâce à votre générosité, nous avons pu aider Mgr Daniel, évêque de Khartoum, à faire fonctionner trois écoles catholiques. À Wadi Ramily, il y a 600 élèves, dont 315 filles. L’école « Notre-Dame de l’Espérance » éduque 754 filles et 743 garçons. Elle ne manque pas d’enfants et d’adolescents, certaines classes ayant jusqu’à 80 élèves. Mais elle manque de moyens. Le revenu mensuel d’une famille est de 70$, deux-tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté international. La plupart sont des réfugiés de guerre. Mais l’enseignement est d’un niveau supérieur à la moyenne, c’est pourquoi beaucoup de parents musulmans envoient leurs enfants dans ces écoles. « C’est une chance pour nous de montrer, par l’exemple, comment nous vivons l’Amour du Christ », dit le Père Sami Bakhit, recteur de l’école.

Nous avons promis 63 900$, car l’éducation protège et enracine.

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