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Brésil

 

Projet de la semaine AED – Une église paroissiale au Brésil

11.07.2019 in Adaptation Mario Bard, Brésil, Construction, PROJETS AED

Brésil 

Une église paroissiale au milieu de la canne à sucre

 

La ville de Camela compte environ 30 000 habitants et est située au milieu des plantations de canne à sucre dans le nord-est du Brésil.

 

La vie de la population est marquée par une grande pauvreté et de graves problèmes sociaux. La violence et la toxicomanie sont très répandues. De plus, des groupes sectaires sont en pleine expansion et disposent désormais de 75 temples, tandis que l’Église catholique ne possède qu’une église paroissiale – trop petite ! – et la chapelle du cimetière.

 

Par ailleurs, l’église paroissiale est coincée entre un magasin et un supermarché. Il est donc impossible de l’agrandir. La messe dominicale est célébrée sur le terrain de sport parce que l’église n’offre pas assez d’espace pour les fidèles.

Le curé de la paroisse, le père Laion Fernando Gonçalves dos Santos Ferreira, et trois missionnaires laïcs, s’occupent sans relâche des fidèles et font un  travail pastoral qui porte du fruit.

 

Un terrain vient d’être offert à la paroisse et une nouvelle église paroissiale doit y être construite.

 

L’AED souhaiterait soutenir les travaux à hauteur de 53 550 dollars. Qui participera ?

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Brésil – Histoire de succès de l’AED

03.04.2019 in AED, Aide, Brésil, Intentions de messe, prêtres, PROJETS AED, Subsistance

Offrandes de messe pour 19 prêtres de la communauté Shalom

La communauté catholique Shalom a été fondée au Brésil en 1982. Ses membres sont des jeunes, des familles, des couples mariés et des prêtres, qui vivent ensemble en « communauté de vie » et se mettent au service de l’évangélisation, en particulier de la jeunesse. La célébration quotidienne de la messe, la prière personnelle, la méditation des Saintes Écritures et l’imitation radicale du Christ façonnent la vie de ces membres qui sont aujourd’hui environ 3 000 dans vingt pays.

L’année dernière, Aide à l’Église en Détresse (AED) a transmis un total de 13 800 dollars d’offrandes de messe à 19 prêtres de la communauté qui vivent au Brésil. Les fidèles ont toujours remis des offrandes de messe aux prêtres, c’est-à-dire qu’ils leur ont demandé de célébrer la messe à certaines intentions en leur offrant de l’argent ou d’autres petits cadeaux. Il ne s’agit pas là de « payer » la messe, mais de montrer que nous, chrétiens, sommes des frères et des sœurs, et que nous soutenons et nous remercions ainsi les prêtres qui annoncent le Christ sans craindre les efforts ni les sacrifices.

L’un de ces 19 prêtres est le père Jairo Barbosa Leite. Il est âgé de 46 ans et est membre de la Communauté Shalom depuis 25 ans. En octobre 2015, il est venu voir l’avancement des rénovations dans son église paroissiale. C’est alors qu’il est tombé dans un trou de cinq mètres de profondeur et est devenu paraplégique. Cependant, le père Jairo ne veut pas parler d’un « malheur » ou d’un « coup du sort ». Il explique : « Bien sûr, j’ai eu un choc quand il est devenu clair que je resterais paralysé pour toujours. Mais j’ai alors compris que ce n’était pas un fardeau, mais une grâce. Beaucoup de gens pensent que l’on ne peut être heureux que lorsque tout se passe bien. Mais je suis heureux et je me sens saisi par la grâce, précisément parce que je sens que je dépends des autres. Je peux même ainsi toucher des gens qui sont éloignés de la foi, parce qu’ils se demandent pourquoi je suis heureux. Je vois cela comme la Providence Divine. Même paralysé dans un fauteuil roulant, je réalise l’utilité du service que je rends par ma vie de prière, mes veillées de prière, la célébration de l’Eucharistie, l’écoute au confessionnal, et les cours que je donne. Je suis heureux de voir que mon sacerdoce est utile à Dieu. Comme il est bon, malgré mes faiblesses et mes péchés, de voir la main de Dieu et son intervention ! »

Au nom de ses confrères, le Père Jairo nous remercie pour les offrandes de messes de nos bienfaiteurs : « Je remercie tous les bienfaiteurs de votre œuvre de charité et témoigne du fait que leur don est un aide pour l’Église et les hommes d’Église qui travaillent dans le monde entier à sauver les âmes ».

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/
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Projet de la semaine AED – Brésil – Matériel de catéchèse pour le travail pastoral

27.02.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Brésil, Catéchèse, Catéchètes, Eva-Maria Kolmann, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, PROJETS AED, Projets pastorale, Voyagez avec AED

Brésil – Projet de la semaine AED

Matériel de catéchèse pour le travail pastoral

Le « Missao Belem » (Mission Bethléem) est une communauté spirituelle qui s’occupe principalement des personnes sans-abries, des toxicomanes et des personnes isolées ou celles qui vivent en situation de crise. Les membres de la Communauté, qui se décrivent comme des « missionnaires », vivent 24 heures sur 24 avec les personnes sans-abries, souvent même dans les rues, et partagent leur vie. Ce faisant, ils essaient de rendre tangible la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ pour ceux qui sont en marge de la société.

Cette communauté encore jeune, fondée au Brésil en 2005, s’occupe actuellement de 160 maisons missionnaires et de sept centres de transit dans 70 villes au Brésil, en Haïti et en Italie.

À l’heure actuelle, 2 000 sans-abri sont soignés par 70 membres consacrés de la communauté et 200 bénévoles à temps plein. Ils vivent tous ensemble comme dans une grande famille. Dans cette atmosphère familiale, les personnes ayant vécu dans la rue se réhabituent lentement à un rythme de vie régulier et peuvent découvrir le potentiel qu’ils ont en eux. Pour cela, des établissements thérapeutiques coopèrent avec la communauté. Celle-ci offre également la possibilité d’effectuer une formation professionnelle ou de se réintégrer à la vie professionnelle.

Par ailleurs, les enfants de la rue sont aidés, dans la mesure du possible, à retourner dans leur famille. Lorsque cela est impossible, ils sont placés dans des familles d’accueil ou d’adoption, en accord avec les autorités compétentes.

Jusqu’à maintenant, 50 000 personnes ont été prises en charge par la communauté. Près de la moitié d’entre elles sont revenues à une vie normale. Beaucoup ont également trouvé la foi et ont été baptisées. Il est particulièrement émouvant de voir des hommes d’âge avancé, après des années d’errance ou de toxicomanie, porter les vêtements blancs du baptême en tenant une bougie baptismale, ou être des « premiers communiants ». Il est particulièrement visible que le baptême leur offre une nouvelle vie en tant qu’enfants de Dieu.

Les cours d’évangélisation de la Communauté sont appréciés et sont une réussite. Jusqu’à présent, 1 400 personnes ont participé à ces événements. Elles se préparent ainsi à la tâche de prêcher l’Évangile aux personnes qui sont loin de l’Église, et en particulier aux groupes sociaux marginalisés. Ces personnes peuvent distribuer du matériel de catéchèse quand les gens qu’ils rencontrent le demandent.

 

Aide à l’Église en Détresse (AED) voudrait aider à acquérir le matériel nécessaire pour les quatre prochaines années, et a donc promis 69 150 dollars.


 

Brésil – Soutien à 12 religieuses âgées et malades

17.01.2019 in Adaptation Mario Bard, Brésil

Brésil
Soutien à 12 religieuses âgées et malades

Malgré ses 88 ans, Sœur Helena ne reste pas les bras croisés. Bien sûr, elle l’aurait bien mérité, après toute une vie à servir les pauvres, jour après jour. Pourtant, elle continue, encore aujourd’hui et inlassablement à rendre visite aux malades ou à coudre des couvertures et des taies d’oreillers pour les nouveau-nés. Ses autres consœurs âgées veulent elles aussi rester utiles : elles écoutent les personnes à la recherche de conseils, aident les enfants à faire leurs devoirs et réconfortent les malades et les personnes âgées. Certaines d’entre elles donnent même encore des conférences.

Comme leur nom l’indique, les « Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus » vénèrent particulièrement le Sacré-Cœur de Jésus, source de l’amour et de la Miséricorde du Christ. Dans les faits, ce culte se traduit par les services aimants qu’elles rendent avec dévouement aux plus pauvres et aux malades. Elles leur permettent ainsi de ressentir l’amour de Jésus. Au nord-est du Brésil, la congrégation dispose de 16 maisons, pour un total de 70 religieuses. Elles tiennent des établissements pour enfants et adolescents et travaillent dans les domaines des soins de santé et de la pastorale paroissiale.

Les religieuses se réjouissent que des jeunes femmes intègrent leur congrégation. Mais en même temps, il y a aussi sept sœurs âgées qui ont besoin de soins médicaux et cinq autres sœurs très âgées. Étant donné que la communauté a très peu de revenus, nous l’aidons chaque année en contribuant aux frais de subsistance des religieuses âgées, malades et parfois infirmes. Cette année, nous aiderons à nouveau la communauté, à hauteur de 6 900 dollars.

 

Nouvelles de l’AED – Brésil : à « la haine, la colère et l’irresponsabilité »

05.11.2018 in Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Brésil, par Paolo Aldo, Père Werenfried van Straaten

Non à « la haine, la colère et l’irresponsabilité »

Cette entrevue a été réalisée quelques jours avant les élections brésiliennes qui ont porté au pouvoir le nouveau président Jais Bolsonaro.

Projet de l’AED en 2016 – Aide à la subsistence pour 109 missionaires consacrés.

À quelques jours des élections au Brésil, alors que le pays était fortement polarisé entre les deux candidats Fernando Haddad et Jair Bolsonaro, le cardinal archevêque de São Paulo, Mgr Odilo Scherer a lancé un message, rappelant « le haut degré de responsabilité qu’implique cet acte électoral. Le vote ne doit jamais être empreint de haine, de colère ou d’irresponsabilité à l’égard du bien commun. Voter est une question de conscience et le moment est venu pour chacun de faire personnellement quelque chose pour que le Brésil soit meilleur après les élections. En définitive, c’est ce qui compte ».

 

Les paroles du prélat étaient particulièrement pertinentes compte tenu du fait que le Brésil est l’un des pays qui compte le plus grand nombre de catholiques au monde (172 millions), mais aussi l’un des plus violents, avec plus de 60 000 homicides par an, ce qui représente environ 12,5% de tous les homicides de la planète.

Projet construction de centre de catéchèse à la paroisse Saint Antoine de Tefé.

Les élections qui ont eu lieu dimanche ont créé une barrière de discorde qui divise la population, estime l’archevêque, dressant les membres d’une même famille, les amis et même les États les uns contre les autres. C’est une période d’incertitude et de peur. La Conférence épiscopale du Brésil a également prévenu les catholiques de l’importance de cet acte de voter. Déjà en avril, elle avait diffusé « engagement et espérance », un texte contenant une réflexion sur les élections de 2018.

Dans ce document, les évêques exhortent « la population brésilienne à faire de ce moment difficile une occasion de grandir, en abandonnant les chemins de l’intolérance, du découragement et du désenchantement ». C’est ainsi que les prélats encouragent « les communautés ecclésiales à assumer, à la lumière de l’Évangile, la dimension politique de la foi, au service du Royaume de Dieu ». Les évêques brésiliens rappellent aussi que l’espérance doit toujours être présente, malgré les difficultés du quotidien. « Sans cesser d’avoir les pieds dans la dure réalité, nous sommes mus par l’espérance qui nous pousse à surmonter tout ce qui afflige le peuple ».

Père Werenfried en visite au Brésil, en 1977.
Projet: 300 camions pour la région de l’Amazone.

L’AED : engagée au Brésil dès les années 60

Aide à l’Église en Détresse (AED) est très engagée dans la promotion pastorale et sociale de l’Église au Brésil en faisant cet effort de dépassement auquel les évêques font référence dans le document « engagement et espérance ». Il s’agit là d’un travail qui remonte aux années 1960, lorsque le Père Werenfried van Straaten, fondateur de l’AED, avait envoyé un exemplaire de son livre « On m’appelle le Père au lard » à des évêques de différentes villes du monde.

Dans le diocèse de Juína, Mgr Nero Tondello a créé un salon  funéraire unique pour les plus pauvres.

Un exemplaire de ce livre s’était retrouvé entre les mains du Cardinal Dom Jaime Câmara, alors archevêque de Rio de Janeiro. Mgr Câmara y avait répondu par des remerciements, encourageant le Père Werenfried à inclure le Brésil dans son travail missionnaire. Dans sa lettre, le prélat déclarait : « En Amérique latine, nous ne sommes pas encore une Église persécutée, mais cela pourrait aussi nous arriver. Si un jour nous étions persécutés, vous nous aideriez, parce que c’est votre travail. Cependant, si vous nous aidez maintenant, ça coûtera moins cher ».

C’est avec cet appel – associé à une demande expresse du Pape Saint Jean XXIII – que l’AED a commencé son travail au Brésil, presque sous la forme d’un défi. Le Père Werenfried s’est même rendu au Brésil, a visité les grandes favelas et a été ému par le nombre de personnes affamées qui vivaient dans des conditions inhumaines. Dans une prière qu’il a écrite aux pieds du Christ Rédempteur, le Père Werenfried a dit qu’il ne pouvait rester indifférent à tout ce qu’il avait vu. « Ce que j’ai vu dans cette partie du monde est un scandale. Ici, Votre Église est plus vulnérable que partout ailleurs dans le monde ».

Depuis lors, l’AED a financé plus de 6 000 projets pastoraux au Brésil, dont beaucoup bénéficient directement à la sphère sociale. Citons par exemple, la construction de chapelles et de monastères dans les régions les plus défavorisées, suivies de projets de fourniture d’eau potable et d’énergie électrique, ou l’aide au transport des prêtres et des religieuses qui apportent éducation et soins médicaux là où personne ne veut investir.

C’est aussi le cas des bateaux pour l’immense fleuve Amazone. Avant que l’AED ne fournisse de nouveaux bateaux, les prêtres devaient naviguer sur le fleuve dans de vieilles et dangereuses embarcations, le voyage pouvant durer jusqu’à une centaine d’heures pour atteindre les communautés éparpillées le long des berges du fleuve.

Brésil, juillet 2018 – Achat d’un bateau pour la paroisse de Nossa Senhora Rainha da Paz Ilhas de Abaetetuba, pour remplacer celui qui a une trentaine d’années de service.

Cette vision prophétique du Père Werenfried qui a compris dès son premier voyage au Brésil qu’il était impératif d’aider cette immense nation a amené l’AED à soutenir étroitement l’Église brésilienne. Aujourd’hui encore, l’AED est fidèle à cet engagement et le Brésil est parmi les pays prioritaires bénéficiant de son aide.

Brésil : la foi pare-balle d’une jeune fille de 12 ans

08.05.2018 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Brésil

Brésil

la foi pare-balle d’une jeune fille de 12 ans

 

Laís Maria Pereira da Silva est née et a grandi dans un quartier de Rio de Janeiro appelé Complexo da Maré, qui comprend l’un des plus grands ensembles de favelas de la mégalopole brésilienne. Malgré sa jeunesse, cette jeune fille est déjà bien familière avec la violence, le désespoir et la mort. La partie de la ville dans laquelle elle vit englobe 17 communautés différentes, pour un total de 130 000 habitants. En plus des terribles conditions de vie – le déjeuner n’est souvent constitué que d’un morceau de pain – les gens y vivent sous la menace constante de la violence.

 

Brésil, Mars 2014, Paroisse Notre-Dame d’Alagados

 

Les favelas de Rio sont contrôlées par plusieurs groupes criminels qui font du trafic de drogue dans des ruelles formant un réseau de transport étroitement surveillé. Complexo da Maré est l’une des zones les plus dangereuses de la ville parce qu’elle est dominée, de chaque côté du quartier, par deux groupes criminels : Comando Vermelho (le « commando rouge ») et Terceiro Comando Puro (le « troisième commando pur »). Les deux groupes sont en conflit et luttent pour étendre leurs territoires respectifs.

 

Laís vit dans une favela appelée Baixa do Sapateiro, rue Divisa, ce qui signifie frontière. La rue porte ce nom parce qu’elle marque la frontière entre les territoires contrôlés par les deux organisations criminelles. « C’est dans la rue qu’ils commencent à ouvrir le feu. Nous devons nous jeter à terre, y compris chez nous, et nous ne sommes en sécurité nulle part. Les tirs viennent des deux côtés », raconte Viviane Pereira, une autre résidente de Complexo da Maré.

 

Non seulement la violence complique la vie quotidienne de Laís, mais elle assombrit aussi son avenir, parce que les écoles du quartier doivent souvent annuler les cours pour des raisons de sécurité. Quand il n’y a pas de fusillade près de l’école, elles ont lieu près de sa maison. « Ma mère doit appeler les enseignants pour nous avertir de ne pas quitter l’école, et souvent on nous dit d’étudier un autre jour pour les examens », explique la jeune fille. À douze ans, elle rêve d’étudier la médecine afin d’aider les gens, et de pouvoir contribuer à ce que sa famille puisse déménager dans un quartier plus sûr.

 

Les façades des maisons, recouvertes par les trous causés par les projectiles, témoignent de l’état de guerre dans lequel vivent les habitants de Complexo de Maré. Tentant de se protéger, certains bloquent leurs fenêtres avec des briques pour ne pas recevoir de balles perdues, et d’autres creusent des sous-sols pour protéger leurs familles pendant les fusillades. Mais personne n’est vraiment en sécurité. « Quand les fusillades commencent, nous courons vers la maison la plus proche. Ici, nous connaissons et comprenons tous la peur qu’on a dans ces moments-là », dit Laís, en ajoutant : « J’ai peur de me faire tirer dessus ».

Des membres des missionnaires de la Miséricorde prient avec des personnes sans-abris sur la Place de la cathédrale à Sao Paulo. Selon le père John Henry, fondateur du couvent de la Miséricorde « les sans-abris sont les perles de la ville ». 

Malgré tout, la foi demeure

 

C’est justement à la maison que la famille de Laís a connu l’un des moments les plus terribles de son existence. C’était un après-midi typique : son cousin Ian, qui était alors âgé de 12 ans, était en train de jouer dans la petite cour de la maison, Laís se souvient : « Soudain, une fusillade a commencé, et avant que Ian ne puisse se réfugier dans la maison, il a reçu une balle. Ma tante, la mère de Ian, a descendu les escaliers en courant. C’est là qu’elle a trouvé son fils avec la tête dans une flaque de sang ».

 

La balle a atteint le côté droit de son cerveau. Les parents ont dû attendre la fin de la fusillade pour l’emmener à l’hôpital. Il a survécu, mais il a dû être opéré à plusieurs reprises, et il a fallu lui enlever une partie du cerveau lors d’une de ces opérations. Ses facultés motrices ont ainsi été touchées, et l’opération a également limité sa capacité à parler.

 

« J’ai été très triste et très affectée par ce qui est arrivé à mon cousin », dit Laís en ajoutant : « Aujourd’hui, sept ans plus tard, il joue avec nous, mais il ne peut pas courir ». Ian est en fauteuil roulant et se souvient très peu de ce qui s’est passé ce jour-là, mais sa famille ne l’oubliera jamais. Laís et tous ses amis vivent dans la peur que la même chose ne leur arrive, ou pire encore.

 

« J’aime jouer et courir avec mes amis », explique Laís, mais elle ajoute : « Quand nous sommes dans la rue, j’ai toujours peur qu’une balle me touche ou ne touche l’un de mes amis ». Dans ces circonstances presque insoutenables, la foi est ce qui permet à Laís et à sa famille d’aller de l’avant, même s’il serait facile de perdre espoir et de succomber au désespoir quand on est constamment menacé par la violence.

 

Lais et son cousin Ian (19 ans)

S’exprimant avec l’innocence d’une jeune fille, Laís nous donne une leçon importante : même au milieu d’une fusillade, « il est possible de préserver une foi à l’épreuve des balles et d’être un signe d’espérance pour les autres. Je prie toujours Dieu de soutenir les parents de Ian, mon

Mars/Avril 2014, une favela à Salvador

L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient, par différents projets, la formation de diverses communautés missionnaires, dont beaucoup travaillent dans les périphéries des grandes villes du Brésil. Parmi elles, la communauté « Alliance de la Miséricorde » qui, avec plus de 2 000 bénévoles et 337 travailleurs sociaux, apporte la Miséricorde de l’amour de Dieu aux plus pauvres. Ils travaillent dans les bidonvilles du Brésil et les zones les plus abandonnées des quartiers pauvres, où la vie quotidienne présente les mêmes caractéristiques que celles décrites par Laís Maria Pereira da Silva.

Au cours des dix dernières années, l’AED a soutenu 47 projets, à hauteur de plus de deux millions et demis de dollars, afin que les communautés nouvelles à vocation missionnaire puissent se consacrer à l’évangélisation des périphéries et aider les jeunes de ces quartiers et de tous ceux qui vivent en marge de la société.

 


 

Projet de la semaine AED: bateaux pour la pastorale dans la région amazonienne

21.12.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Amérique du Sud, Brésil, Motorisation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Les succès de l’AED… au Brésil !

Deux bateaux pour la pastorale dans la région amazonienne

 

La prélature de Tefé est située dans la région amazonienne du nord du Brésil. Elle est d’une superficie de 265 000 km2, et donc, presque aussi grande que l’Italie. Certaines parties de ce territoire aux distances immenses ne peuvent être atteintes que par voie navigable. Cela représente un grand défi pour l’Église catholique, parce que les 14 paroisses avec leurs 520 petites chapelles sont dispersées dans la région le long des rives des fleuves. Les prêtres et les missionnaires laïcs devaient faire de deux à trois jours pour se rendre d’une paroisse à une autre.

 

Les bateaux utilisés jusqu’à présent pour la pastorale étaient en bois et avaient déjà près de vingt ans. Leur entretien devenait de plus en plus cher parce qu’ils consommaient beaucoup de carburant. En raison du renforcement des lois environnementales, il devenait également de plus en plus difficile et coûteux d’obtenir du bois de charpente pour réparer les bateaux. Par ailleurs les voyages, effectués sur des centaines de kilomètres, étaient longs et pénibles. Il fallait jusqu’à 120 heures pour atteindre la paroisse la plus éloignée. Les fidèles devaient donc souvent attendre très longtemps entre deux visites. Et, moins les fidèles participent à la vie de l’Église et sont soutenus pastoralement, plus les sectes – souvent puissantes financièrement – ont de la facilité à se répandre et à recruter de nouveaux adeptes.

 

Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, deux bateaux en aluminium ont pu être achetés. Cela a réduit de moitié les temps de déplacement d’une paroisse à l’autre, si bien que les missionnaires peuvent désormais visiter  les différentes paroisses plus régulièrement. La consommation de carburant a également beaucoup baissé .

 

 

Chacun des bateaux fait douze mètres de long, trois mètres de large. C’est une véritable « station missionnaire flottante » avec une petite cuisine et une salle de bains. Jusqu’à dix personnes peuvent y dormir et il y a 35 places assises pour les fêtes et les messes. Les deux bateaux portent le logo de la prélature et un nom religieux, si bien qu’ilssont facilement reconnaissables comme bateaux missionnaires. L’un d’eux a même reçu le nom du père Werenfried van Straaten, fondateur de l’AED. Les fidèles se réjouissent que l’Église vienne désormais à eux plus souvent, et ils remercient tous les bienfaiteurs du fond du cœur ! Grâce à votre aide, deux autres bateaux missionnaires sont en construction et seront disponibles prochainement.

 
Si vous souhaitez soutenir ce project ou un projet de formation similaire,
merci de donner en cliquant ici

 


 

Projet de la semaine : Brésil

30.08.2017 in Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Brésil, Chrétiens Catholique, PROJETS AED

Projet au Brésil

De toute urgence, former des prêtres en Amazonie

 

Le diocèse de Rio Branco s’étend sur une vaste zone de plus de 104 000 kilomètres carrés située dans l’ouest du Brésil. De grandes parties du diocèse se trouvent dans la forêt vierge. Le terrain est accidenté, les distances à parcourir sont longues, et de nombreuses localités ne sont accessibles que par bateau. Sur les quelque 602 000 habitants, 450 000 sont catholiques. Malheureusement, le manque de prêtres est patent : on n’y trouve que 26 prêtres diocésains et 28 prêtres religieux.

 

Pendant ce temps, des groupes sectaires se répandent rapidement. Ils disposent de beaucoup de personnel formé – rapidement de surcroît – et de ressources importantes. De plus, ces groupes promettent sans arrêt aux gens des miracles.

 

Jusqu’à tout récemment, la figure de l’Église la plus connue dans cette région était le père missionnaire italien Paolino Baldassarri. Il a passé près de 70 ans au Brésil, presque entièrement en Amazonie. Il est décédé en odeur de sainteté le 8 avril 2016 à l’âge de 90 ans. Malgré son âge avancé, il continuait ses visites aux fidèles, en plus de toujours pratiquer la médecine et de traiter de nombreux patients. De longs voyages en bateau que rien n’arrêtait, pas même le fait qu’il n’ait jamais su nager et qu’il soit donc obligé de porter une veste de sauvetage et un casque de moto !

À son arrivée dans la région il y a près d’un demi-siècle, il a failli mourir de la malaria dès la première semaine. Par miracle, il a survécu et il a rapidement commencé à se rendre avec un simple canot dans les villages situés dans la jungle. Beaucoup de familles avaient quitté la foi catholique en raison du manque de prêtres. Le missionnaire les ramena tous à la foi : 100 % des habitants de sa paroisse étaient catholiques. Dans une de ses lettres, il écrivait que dans ces communautés isolées par la jungle, « la semence du Royaume de Dieu est réelle, alors qu’en ville, elle est cachée par les lumières de notre progrès et par notre télévision toute puissante ».

 

Un exemple qui démontre à quel point la présence et l’action des prêtres sont importantes. Cependant, il est de plus en plus difficile d’attirer des missionnaires de l’étranger. D’une part, les communautés religieuses des pays occidentaux ont de moins en moins de vocations. D’autre part, il est préférable d’avoir des prêtres autochtones, car ils sont habitués aux conditions difficiles de la forêt vierge. Dom Joaquín Pertíñez Fernández, évêque de Rio Branco, accueille présentement 16 jeunes hommes du diocèse qui se préparent à être ordonnés.

 

Comme l’Église locale est pauvre, elle ne peut soutenir complètement le volet de leur formation. Mgr Joaquín nous a demandé de l’aide et nous lui avons promis 9 940 dollars.

 


 

Purchase of a boat for the catholic community Mar a Dentro in Belém

Projet de la semaine AED : porter une Bonne Nouvelle en bateau!

26.04.2017 in Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Brésil, Motorisation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Brésil

Un bateau porteur d’une Bonne Nouvelle

 

La communauté catholique « Mar a Dentro » tient un centre dans la ville de Belém, au nord du Brésil. Elle y organise des rencontres de prière, invite à l’adoration eucharistique, prépare les jeunes à la confirmation et les jeunes couples au sacrement du mariage. Par ailleurs, elle s’occupe de 60 enfants et propose des conseils psychologiques. Mais les membres de la communauté sortent de la ville.

Ces enfants ne sont pas de la ville, mais grâce au bateau, ils sont aussi rejoints par l’Église.

 

Fidèles aux paroles que Jésus avait adressées à Pierre, « avance au large ! » (Lc 5, 4) –auxquelles se réfère le nom de la communauté –, les membres s’occupent depuis neuf ans des personnes qui vivent dans la région amazonienne du nord du Brésil, sur les rives des fleuves et sur les îlots situés au milieu de la jungle. Leurs villages ne sont accessibles que par bateau.

 

Par son apostolat, la communauté assure une présence continue de l’Église catholique dans cette région difficile d’accès. Les gens qui y vivent sont dans le besoin à tous égards. Ils ont besoin d’accompagnement pastoral, d’aide psychologique et matérielle, de conseils et d’assistance dans leurs nombreuses épreuves. Jusqu’à présent, les visites des assistants ont permis à 400 familles de grandir dans la foi, d’apprendre à connaître plus profondément la Bonne Nouvelle, et de participer à la vie de l’Église.

 

Sur les rives de la forêt amazonienne, la Bonne Nouvelle est accueillie.

Elles reçoivent aussi des conseils pour faire face à leurs problèmes sociaux et sont soutenues matériellement grâce à une distribution de produits de première nécessité. Une centaine de bénévoles se relaient pour cet apostolat qui les amène littéralement en marge de la société. Beaucoup d’entre eux font bénéficier les personnes en détresse de leur expérience professionnelle.

 

Jusqu’à maintenant, les assistants ne disposent que d’un vieux bateau en bois qui est en très mauvais état. Les membres de cette communauté catholique ont donc absolument besoin d’un nouveau bateau qui soit plus solide afin de pouvoir mieux résister aux conditions difficiles. De plus, les déplacements effectués avec un bateau de meilleure qualité seraient plus rapides, plus efficaces et plus sûrs, si bien qu’ils pourraient visiter plus souvent la population.

 

Nous voudrions aider à l’acquisition d’un nouveau bateau ;
pour cela, nous donnerons un montant de 49 100 dollars.
Merci de nous aider à les aider dans ce ministère unique !


Projet de la semaine de AED – Brésil

16.11.2016 in ACN International, Adapted by Amanda Bridget Griffin, Brésil, Formation religieux, Séminaristes

 

Brésil
Former 28 séminaristes du diocèse de Marília

Le Brésil est toujours considéré comme le plus grand pays catholique au monde. Cependant, le nombre de catholiques ne cesse d’y reculer. Aujourd’hui, il n’y a plus que 72 pour cent des 190 millions de Brésiliens qui sont encore catholiques, même si les chiffres varient considérablement d’une source à l’autre. Cependant, il est clair que leur nombre a drastiquement diminué.

On y trouve de plus en plus d’autres Églises chrétiennes, 35 000 selon certains chiffres. Certaines d’entre elles recrutent leurs fidèles au moyen de promesses irréalistes, et promettent à leurs adeptes une prospérité rapide, la santé ou l’accomplissement d’autres rêves, ce qu’on appelle la « théologie de la prospérité ». Les personnes déçues et déracinées des bidonvilles des grandes villes sont pour elles des proies faciles.

Beaucoup de ceux qui s’y retrouvent ont migré du nord-est du pays où sévit depuis plusieurs années une importante sécheresse. Là d’où ils viennent, ils ne pouvaient pas nourrir leurs familles. Ils s’attendaient à ce que tout aille mieux en ville. Cependant, leurs espoirs et leurs rêves ont été amèrement déçus. Après avoir sacrifié leurs derniers fonds pour payer leur voyage vers la supposée « terre promise », un des seuls emplois est ramasseur de déchets. Cependant, la plupart restent au chômage. Et c’est le début d’un cercle vicieux : des familles se déchirent, beaucoup tombent dans l’alcool ou la drogue, la violence augmente.

 

Des prêtres au service de tous!

L’Église catholique est ainsi confrontée à des défis majeurs. Par contre, il y a trop peu de prêtres par rapport à la taille du pays et au nombre encore élevé des fidèles. Les paroisses sont souvent énormes, comptant parfois jusqu’à 100 000 paroissiens. L’une des plus grandes préoccupations de l’Église locale est donc la promotion des vocations. « Le prêtre n’est pas prêtre pour lui, il l’est pour vous », disait le célèbre curé d’Ars, Saint Jean-Marie Vianney. Le saint curé touche avec précision le problème auquel l’Église fait face au Brésil : Là où il n’y a pas de prêtre, les fidèles rentrent facilement dans des Églises ou des associations religieuses qui proposent du rêve, mais peu de concrets et de façons de pouvoir s’en sortir avec dignité.

Dans le diocèse de Marília, dans l’état fédéral de Sao Paulo, 28 jeunes hommes se préparent actuellement au sacerdoce. Le diocèse couvre une superficie de 11 980 kilomètres carrés et est divisé en 61 paroisses. 729 000 fidèles catholiques y vivent. Chaque paroisse compte donc en moyenne près de 12 000 fidèles! À peine 57 prêtres diocésains y sont en activité. Les vocations sont donc nécessaires et les jeunes hommes qui sont formés au séminaire deviendront un jour, c’est notre espérance, de bons prêtres.

C’est pourquoi ils doivent non seulement recevoir une bonne éducation scolaire, mais aussi être activement accompagnés aux niveaux spirituel et humain, et acquérir un aperçu pratique de la pastorale en visitant des paroisses et des institutions sociales catholiques pour y accumuler de l’expérience et s’y rendre utiles. Nous soutenons leur formation à hauteur de 10 220 dollars.

 

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