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Soudan du Sud : accomplir une mission extraordinaire en dépit de tout.

29.10.2019 in ACN International, Actualités, AFRIQUE, by Tobias Lehner, Persécution, Soudan du Sud, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Soudan du Sud

Mission extraordinaire au milieu de la persécution, de la pauvreté et de la guerre


L’Église catholique célèbre actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, et ce jusqu’à jeudi. L’œuvre missionnaire de l’Église est souvent menée dans des conditions difficiles, telles que la persécution, la pauvreté et la guerre.

C’est également le cas au Soudan du Sud. La guerre civile qui a éclaté en 2013, deux ans seulement après la création du pays, a laissé sur les routes des centaines de millions de personnes et fait des centaines de milliers de morts. Et, malgré le cessez-le-feu signé en juin 2018, le pays demeure dans un grand état de désolation. C’est du moins ce que déclare le Père Boniface Isenge, du diocèse de Rumbek — centre du pays —, lors de sa visite au siège de l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse.

Comme l’explique père Boniface, environ 38 pour cent des plus de 13 millions de Sud-Soudanais sont chrétiens. Son diocèse compte quelque 180 000 catholiques. En ce moment, il est bon de noter que plusieurs personnes considèrent que l’Église catholique est la seule institution du pays qui fonctionne.

Ce membre de la congrégation du Saint-Esprit a tout d’abord passé huit ans dans le pays voisin, l’Éthiopie, alors qu’il était jeune prêtre, avant de décider de s’installer au Soudan du Sud en 2013 : « Après l’indépendance du pays, mon ordre a lancé un appel aux prêtres et missionnaires volontaires pour œuvrer ici. Je souhaitais faire quelque chose de nouveau et j’étais prêt pour cette nouvelle mission », se souvient Père Boniface. À ses yeux, il est de son devoir de ramener la paix dans cette région déchirée par la guerre.

 

Soif d’éducation

Peu de temps après son arrivée, l’ecclésiastique s’est rendu compte que ses fidèles avaient soif d’éducation. « Les écoles sont parfois très éloignées les unes des autres au Soudan du Sud », déplore-t-il. « Elles sont en sureffectif et les enseignants font généralement la classe à une soixantaine d’élèves, avec parfois jusqu’à une centaine de personnes dans la même salle. » Selon les autorités, environ les trois quarts des habitants du Soudan du Sud de plus de 15 ans sont analphabètes. Le curé n’a pas tardé à s’en rendre compte : « L’instruction est essentielle pour faire disparaître les tensions récurrentes au sein de la population. L’instruction est la clé de la paix ! »

Outre son travail pastoral, Père Boniface s’attache à convaincre les parents de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, non seulement parce que celle-ci leur permet d’avoir de meilleures opportunités que la génération précédente, et ce, malgré les conditions difficiles et les problèmes qui règnent dans le pays, mais aussi parce qu’elle consolide l’indépendance. « Il faut savoir que 17 pour cent des mariages dans ce pays sont conclus avec des filles mineures. C’est malheureusement encore une pratique courante », explique-t-il.

Le Soudan du Sud a beau être le troisième pays le plus pauvre au monde, les prix y sont relativement élevés. « Pour beaucoup, même les denrées les plus élémentaires sont inabordables et ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance pour survivre. » De nombreuses maladies telles que la malaria viennent peser encore davantage sur le pays.

L’espoir, en dépit de l’adversité

Malgré tous ces problèmes, père Boniface est confiant : « Je remercie du fond du cœur tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent et qui sont réunis avec nous dans la prière. J’ai espoir qu’à l’avenir, les habitants pourront bien vivre au Soudan du Sud. »

 

Rien que depuis 2015, l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’Église du Soudan du Sud grâce à un montant de plus de 5,1 millions de dollars, notamment pour la reconstruction d’églises et d’établissements pastoraux, la formation des prêtres et des intentions de messe.

Un million d’enfants prient le Chapelet 2019

23.09.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, CAMPAGNE AED, Enfants du monde, Prière

Un million d’enfants prient le Chapelet 2019

Des enfants prieront le 18 octobre pour l’unité, la paix et la mission

Aide à l’Église en détresse (AED) soutient de nouveau cette année la campagne « Un million d’enfants prient le Rosaire », et invite les enfants à prier le Chapelet le 18 octobre prochain. L’édition 2019 de cette initiative est dédiée au thème de la mission, en lien avec le même choisi par le pape François pour le mois d’octobre 2019. En effet, l’Église catholique soulignera l’importance fondamentale de la mission en vivant un mois missionnaire extraordinaire de la mission universelle.

 « Traditionnellement dans l’Église catholique, le mois d’octobre est considéré comme le mois du Chapelet, et le 18 octobre, nous célébrerons également la fête de l’évangéliste Saint-Luc », explique le père Martin Barta, assistant-ecclésiastique international pour l’Aide à l’Église en Détresse International (AED/ACN). « C’est le seul évangéliste à nous avoir transmis des récits d’enfance de Jésus, et la tradition veut qu’il ait été étroitement lié à la Vierge Marie ». Le 18 octobre à neuf heures — ou à toute heure qui conviendra mieux —, le Chapelet sera donc prié par des milliers de groupes d’enfants dans le monde entier.

 

« Chaque année, nous recevons de partout dans le monde des nouvelles sur la manière dont les enfants ont célébré cette journée de prière », se réjouit le père Barta. : « L’initiative s’est vraiment transformée en une campagne de prière de l’Église universelle, qui ne touche pas seulement les cœurs des enfants, mais aussi ceux des adultes, et qui trace la voie vers la paix ! »

 

Les approches sont variées : certains participants prient un chapelet entier, tandis que d’autres ne prient qu’une partie du Rosaire. D’autres encore conjuguent la prière avec une catéchèse sur le Rosaire, de brèves lectures et des cantiques adaptés aux enfants. Certains invitent les enfants après la prière à dessiner les mystères du Chapelet. Dans certaines régions du monde, des enseignants intègrent le temps de prière dans les activités scolaires. En quelques endroits, les enseignants interrompent les cours scolaires pour prier avec les enfants.

 

L’idée de cette campagne de prière est née en 2005 à Caracas, capitale du Venezuela. Alors que plusieurs enfants priaient le Chapelet dans un oratoire dédié à la Vierge Marie, quelques-unes des femmes sur place ont déclaré avoir ressenti fortement la présence de la Sainte Vierge. Saint Padre Pio de Pietrelcina — dont les reliques étaient de passage dans le diocèse de Montréal à la fin du mois de septembre dernier — disait : « Si un million d’enfants prient le Chapelet, le monde changera ».

 

Aide à l’Église en Détresse Canada invite encore cette année tous les enfants du pays à participer à cette activité unique en son genre. Pour reçevoir plus d’informations, communiquer avec Annie Desrosiers au 1-800-585-6333, poste 226.

Vous pouvez également télécharger une affiche et plus d’information, ici .

Un million d’enfants prient le Chapelet 2018

24.09.2018 in AED Canada, Enfants du monde, Mario Bard, Prière

 

Nouvelle édition d’Un million d’enfants
Une prière puissante

Cette année encore, Aide à l’Église en Détresse (AED) invite les responsables de la pastorale auprès des enfants, en paroisse ou bien ailleurs, à communiquer avec l’organisme afin de participer au grand mouvement international de prière Un million d’enfants prient le Rosaire.

« Tous les 18 octobre depuis quelques années, nous invitons les enfants du monde entier à prier pour la paix », explique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’organisme international. « Nous sommes très heureux d’avoir repris l’initiative commencée au Venezuela. Quelques enfants qui désiraient la paix dans le monde se sont spontanément réunis pour prier le Rosaire. Mais très vite, ils ont voulu que d’autres enfants participent. Et nous voilà 12 ans plus tard. »

Plusieurs bureaux nationaux de l’AED proposent du matériel original afin de faciliter l’organisation de cette activité. « En nous contactant, les responsables pourront recevoir de l’information et du matériel pour organiser l’évènement. Je sais que cette année, le 18 octobre tombe un jour de semaine et qu’il peut être plus difficile de réunir des enfants cette journée-là », explique-t-elle. « Vous pouvez alors organiser ce temps de prière dans les jours qui précèdent ou bien qui suivent cette date. » Dans l’Église catholique, le mois d’octobre est spécialement dédié à la prière du Rosaire.

Enfants au Philippines prient le rosaire – 2017

Pour plus d’informations à propos de l’organisation de cet évènement, dans votre paroisse ou bien votre groupe de pastorale, veuillez joindre Annie Desrosiers au 514-932-0552, poste 224. Vous trouverez également de l’information et un lien de téléchargement à l’adresse suivante : http://bit.ly/1MEnfantsFR.

Faites aussi connaître cette activité dans vos réseaux sociaux! http://bit.ly/1MEnfantsP

Cette activité s’adresse plus spécifiquement aux enfants qui sont âgés entre 5 à 12 ans, mais tous peuvent y participer.

 

Projet de la semaine AED : Des livres de Noël pour les enfants d’Équateur

06.12.2017 in ACN Canada, ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Amérique du Sud, Enfants du monde, Équateur, Prière, Voyagez avec AED

Équateur

Des carnets de prière pour l’avent et Noël pour  2 000 enfants et adolescents

 

Pour les chrétiens, Noël n’est pas avant tout une fête des cadeaux, mais c’est la naissance de Jésus-Christ, le Sauveur, que nous célébrons. Dieu est venu dans ce monde comme un petit enfant pour mener l’humanité au Salut. Afin de renforcer et d’approfondir la conscience qu’en ont les fidèles, l’Église du vicariat apostolique de Zamora, dans le sud-est de l’Équateur, voudrait offrir à 2 000 enfants un livret de prières et de textes bibliques pour l’avent et le temps de Noël. Ils pourront ainsi se préparer à la fête de la naissance de Jésus et vivre plus intensément le temps de l’avent : temps d’attente.

 

Il est très important pour l’Église de l’Équateur d’affermir les enfants catholiques dans la foi, dans un contexte de grands changements sociaux où les symboles et contenus religieux disparaissent – et dans la controverse – de l’espace public.

 

Les carnets de prière de Noël sont conçus pour aider à faire grandir l’Amour pour Dieu dans le cœur des enfants. À Noël, ils viendront devant la crèche pour adorer le Messie nouveau-né, le Christ enfant, avec les bergers et les mages venus d’orient, et lui offrir leur amour.

 

 

Nous voulons donner une aide de 5 299 dollars qui permettra à ces  2 000 enfants de recevoir ce livret de prière, lequel nous l’espérons, les accompagnera pendant toute leur vie.

 

SI VOUS SOUHAITEZ SOUTENIR CE PROJET
OU UN PROJET DE FORMATION SIMILAIRE,

MERCI DE DONNER EN CLIQUANT ICI:

 

 

 

 


 

Bulgarie – soutenir des enfants gitans

20.10.2017 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Bulgarie, Par Florian Ripka

Bulgarie

soutenir des enfants gitans

« Si nous n’entreprenons rien, le destin des enfants Roms est tout tracé », raconte le père Salésien Martin Jilek, de Stara Zagora en Bulgarie centrale, situé à 230 kilomètres à l’est de la capitale de Sofia. « À quatorze ans, leur clan les marie.

Ils sont alors très jeunes quand ils deviennent parents pour la première fois et vivent grâce à des allocations familiales d’environ 40 leva* par enfant et par mois. » Cela équivaut environ à 29 dollars, et pour beaucoup de familles de gitans, c’est la seule source de revenus.

Environ 28 000 gitans vivent à Stara Zagora. La plupart d’entre eux sont des enfants et des adolescents. Ils s’abritent dans des baraques, des maisons délabrées ou des bâtiments en construction. En Bulgarie, environ un million de personnes appartiendrait au peuple Rom, mieux connu en Amérique du Nord sous le nom de gitan. Personne ne connaît leur nombre exact. Ils vivent comme dans une société parallèle. Pour les non-initiés, leurs structures claniques restent opaques. Les gitans sont méprisés, détestés et bannis de la vie officielle.

Les rancœurs sont tellement fortes que même les Bulgares à la peau un peu plus foncée, trouvent difficilement un emploi à cause de cela. La plupart du temps, l’éducation scolaire est rudimentaire, quand elle existe. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles beaucoup de gitans glissent dans le chômage et la petite délinquance, ce qui, à son tour, nourrit les clichés et accumule de nouveaux obstacles. Il ne reste alors que les allocations familiales comme source de revenus.

Le Père Martin Jilek et ses frères en Dieu ne s’en contentent pas. Avec l’aide de la l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED), ils ont construit un établissement d’éducation au milieu du quartier gitan et veulent leur offrir de meilleures opportunités.

Bulgarie, Stara Zagora 2012
Activités pour les jeunes  à Stara Zagora, Bulgarie. Une initiative par les  Salesiens de Don Bosco

Se faire appeler par son nom : une surprise

Les pères Salésiens ont notamment mis en place de l’aide aux devoirs scolaires. Cependant, cette activité a une portée beaucoup plus grande. Puisqu’en plus, les enfants y jouent, et mangent ensembles.

Malheureusement, beaucoup d’entre eux ne se voient accorder aucune attention de la part de leurs parents. « Pour nombre d’entre eux, c’est déjà une expérience surprenante que nous nous adressions à eux par leur nom », assure le Salésien.

À tous les jours, 24 heures sur 24, les gitans vont et viennent dans leur monastère. Ils participent à la célébration de l’Eucharistie, s’occupent d’activités quotidiennes, demandent conseil ou font simplement une petite visite.

 Chemin de croix – avec le père Martin Jilek (centre)

Créer une maison « visible de partout »

Les Salésiens ont encore plus de projets : ils prévoient la construction d’un nouveau complexe qui, dans la tradition éprouvée de leur fondateur Don Bosco, va inclure une église, un établissement scolaire, un terrain de sport et un espace résidentiel pour les pères. « Nous voulons créer une maison visible de partout dans le quartier gitan », explique le père Jilek. L’objectif est d’attirer l’attention et d’éveiller la curiosité des habitants. Il est également prévu de distribuer des repas. « Cela nous fournira une occasion de parler aux gens. »

Bulgarie, May 2017,  pères Salesiens sur le site de Stara Zagora (à la gauche: Père Martin Jilek).

Ce travail merveilleux accompli par les Salésiens en Bulgarie est un exemple de l’impact – parfois caché – que peut avoir l’aide de l’œuvre pontificale Internationale Aide à l’Église en Détresse. Dans le présent cas, elle a cofinancé la construction de l’église et du Centre pastoral des Salésiens avec les gitans à Stara Zagora.

 

*Leva ou Lev, monnaie de la Bulgarie.

 

Par Florian Ripka, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard AED-Canada et ACN-International


 

Initiative au parlement européen avec les enfants syriens

06.12.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Mark von Reidemann, Syrie
Syria, Aleppo, 05. October 2016 In addition, Syrian schoolchildren – also including many Muslims – are writing messages to the global community on white balloons. These include such messages as “We want peace!”, “Give us our childhood!”, “We don’t want any more war!” and “We want to go to school!” These days, children at more than 2000 schools all over Syria are drawing and writing messages to the political decision makers of the European Union and United Nations under the motto “Peace for Children”. More than one million children are also signing a petition. This appeal for peace is a joint campaign being carried out by Catholic and Orthodox Christians in Syria, and members of all religious communities have been invited to take part.

Alep, Syrie – Octobre 2016

Aide à l’Église en Détresse
Initiative au parlement européen avec les enfants syriens

Des parlementaires européens vont parler directement à des écoliers d’Alep en Syrie, par Skype, ce mardi 6 décembre, Jour de la Saint-Nicolas.  En coopération avec l’œuvre pontificale Aide à l’Église en détresse (AED), Antonio Tajani, vice-président du Parlement européen, et Jan Figel, envoyé spécial pour la liberté de religion et de conviction de l’Union Européenne, l’événement permettra aux enfants – musulmans et chrétiens – de raconter leur histoire.

 

Ils répondront également aux questions concernant leur quotidien marqué par une guerre qui dure depuis plus de cinq ans et qui a coûté la vie à plus de 400 000 personnes. Ce conflit sanglant a aussi détruit 2 960 établissements scolaires. À cause de lui, presque deux millions d’élèves sur les quelque 2,9 millions d’enfants scolarisables ne peuvent pas fréquenter d’école. L’appel à la paix veut attirer l’attention sur le fait que les chrétiens et les musulmans de Syrie restent liés malgré les divisions engendrées par la guerre, contrairement à la situation qui règne en Irak.

 

Mark von Riedemann took some pictures of the thousands of drawings that the Syrian children have made asking for peace. Note that this is only a selection.

Des enfants syriens s’adressent aux occidentaux

Le Père Andrzej Halemba, responsable du Moyen-Orient pour AED international, avait élaboré l’idée de cette rencontre au terme de plusieurs visites dans la région. « La vidéoconférence entre des enfants syriens et des politiciens européens est rattachée à l’idée précédente des Images pour la paix en Syrie. Lors de cette campagne, organisée conjointement avec les Églises locales en Syrie – représentant environ 95 % de tous les chrétiens syriens –, Aide à l’Église en Détresse a collecté plus d’un million d’images et de lettres d’enfants de toutes les confessions, âgés de trois à seize ans, dans plus de 2 000 établissements scolaires d’Alep, Homs, Tartous, Yabroud et Damas », raconte le prêtre. « Ces messages et ces images constituent un appel à la paix vivant et innocent des enfants syriens qui s’adressent au monde occidental. »

 

Ils sont baptisés avec du sang

Parmi ces lettres, il y a notamment celle de Razan, 11 ans : « Je n’ai pas eu d’enfance. Mon foyer a été détruit. Ma vie a changé. Lorsque j’entends des explosions, j’ai peur. C’est comme ça pour beaucoup de bruits ; je suis très triste de voir mourir des enfants. J’espère que Dieu remettra tout dans l’état où c’était avant, et que Dieu sauvera notre pays la Syrie. »

Un autre bref message a été écrit par Shifa, 12 ans : « Père, tu me manques, mais tu seras toujours dans mon cœur. » Dans un poème, Shan, 12 ans, un enfant d’Alep, dépeint les souffrances pendant la guerre :

« Je prie, Dieu, mon pays souffre.
Le froid, le deuil et l’obscurité, pas d’électricité, pas de bougies.
Une mère appelle d’une voix ignorée
Le père, parti à l’aube.

Elle ignore s’il reviendra.

Je t’en prie, Dieu, ne nous abandonne pas au chagrin et à la faim. 
Dieu, veille sur nous, notre pays souffre.
Des enfants, tels le lever du soleil, apprennent dans l’obscurité ;
Nous attendons de bonnes nouvelles drapées de miséricorde,
Nous espérons un merveilleux sourire, tout autour de nous.

Mais ils ne trouvent que des cœurs noirs, plus noirs encore que le charbon.
Ils sont baptisés avec du sang et nous n’avons même pas de larmes.
Dieu, n’abandonne pas notre pays qui souffre »

 

Festivities in Damascus (provinceTouma), 05 October 2016 Peace for the children in Syria 2016 at the Greek-Melkite Patriarchate. In addition, Syrian schoolchildren – also including many Muslims – are writing messages to the global community on white balloons. These include such messages as “We want peace!”, “Give us our childhood!”, “We don’t want any more war!” and “We want to go to school!” These days, children at more than 2000 schools all over Syria are drawing and writing messages to the political decision makers of the European Union and United Nations under the motto “Peace for Children”. More than one million children are also signing a petition. This appeal for peace is a joint campaign being carried out by Catholic and Orthodox Christians in Syria, and members of all religious communities have been invited to take part.

 La paix pour les enfants – Syrie 2016′

Les représentants des Églises ont notamment rencontré Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, Martin Schulz, président du Parlement européen, et Federica Mogherini, Haute-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. À Genève, ils ont remis les messages des enfants à Filipo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés et au Prince Zeid Ra’ad Al-Huzain, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

Après la vidéoconférence  du 6 décembre entre les décideurs politiques à Bruxelles et les enfants à Alep, les images originales des enfants seront exposées dans l’une des grandes galeries du Parlement européen. Simultanément, le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé d’intégrer les images qui lui ont été remises lors de la visite des patriarches à une exposition organisée conjointement avec UNICEF et intitulée « Standing Strong : The Human Faces of the Syrian Crisis » (Rester fort : le visage humain de la crise syrienne), qui sera présentée du 5 au 15 décembre au bâtiment Berlaymont de la Commission européenne.

 

L’exposition y montrera 18 des images ainsi que des photos d’enfants syriens faites par Aide à l’Église en Détresse. Ensuite, elle sera présentée de janvier à mars 2017 dans d’autres sites de l’Union européenne.

 


 

Communiqué – Prier le rosaire plus que jamais, prier pour « l’union et la paix! »

04.10.2016 in AED Canada, Communiqué, Enfants, Enfants du monde, Mario Bard, PAIX, Prière, Voyager avec l'AED

Prier le rosaire le 18 octobre

plus que jamais, prier pour « l’union et la paix! »

Cette année encore, Aide à l’Église en Détresse soutient la campagne Un million d’enfants prient le rosaire*, événement international qui aura également lieu un peu partout au Canada, le mardi 18 octobre.

 

Dès le début de l’initiative au Venezuela en 2005, l’organisme international a été séduit par l’idée de rassembler des enfants afin qu’ils prient pour la paix dans le monde. Au Canada, plusieurs services pastoraux – diocèses et paroisses – vont participer à l’événement. « Année après année, nous désirons faire connaître cette initiative des plus représentatives de notre mission », explique Marie-Claude, directrice du bureau national de l’œuvre pontificale. « D’autant plus qu’avec ce qui se passe en Syrie, en Irak et en République Démocratique du Congo, prier pour la paix et l’unité dans le monde devient une part essentielle de la vie chrétienne. »

Les chrétiens ont également un peu plus de raisons d’être touchés que les autres par cet appel à la prière, particulièrement quand il est question de persécution religieuse, comme le démontrera sous peu le Rapport sur la liberté religieuse qui sortira en novembre prochain. « Dans plusieurs pays, les chrétiens sont minoritaires et vivent la persécution. Il est de notre devoir de faire ce que nous pouvons pour les aider, ne serait-ce que de prier pour eux », explique Mme Lalonde.

 

Cette initiative de prière rejoint l’un des buts que poursuit AED : celui de prier pour les chrétiens les plus pauvres, isolés et persécutés dans le monde, en plus de s’informer à leur propos et d’agir pour eux.

 

Du matériel disponible

 

Pour soutenir les paroisses, les écoles, les centres de spiritualité chrétienne, les mouvements ou d’autres organisations qui désirent participer à cette initiative pastorale, le bureau canadien d’AED peut fournir du matériel conçu pour les enfants et les accompagnateurs ; un dépliant et une lettre pour les enfants, une affiche et des dizainiers, entre autres.

Nous vous invitons à communiquer avec nous, en téléphonant sans frais au 1-800-585-6333 ou bien au 514-932-0552. On peut aussi se procurer le matériel en écrivant à l’adresse : info@acn-aed-ca.org.

 

*En 2005, c’est en voyant des enfants prier le chapelet devant une statue de la Vierge Marie à Caracas, capitale du Venezuela, que quelques femmes ont ressenti fortement la présence de la Sainte Vierge et ont pris conscience du pouvoir de la prière des enfants. Par la suite, elles ont lancé l’initiative.

 

1er Juin: les enfants réunis dans les ruines de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix à Homs, prient pour la paix en Syrie.

1er Juin: les enfants réunis dans les ruines de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix à Homs, prient pour la paix en Syrie.

 


 

Russie: des vacances en Église

03.08.2016 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Arménie, Catéchèse, Russie

Russie

Des vacances en Église!

 

Cette année encore, 50 enfants et adolescents de la communauté arménienne catholique de Veniov pourront participer à un camp d’été organisé par l’Église. Pendant huit jours, des jeunes de 9 à 17 ans peuvent approfondir leur foi dans un bel environnement, avec des amis, en plus de pouvoir s’amuser! 

Apprendre en s'amusant: essentiel en catéchèse.

Apprendre en s’amusant: essentiel en catéchèse.

 

Les Arméniens catholiques, y compris dans leur propre pays, constituent une petite minorité au sein d’une population principalement arménienne orthodoxe. Elle est d’autant plus minuscule en Russie : ils ne disposent que de quatre paroisses au sein de ce vaste pays, et les enfants peuvent facilement y perdre leur racine. Le camp d’été de l’Église leur offre l’occasion d’entretenir, avec d’autres enfants, leur langue et leurs coutumes, d’apprendre à connaître l’histoire de leur Église et de leur patrie, et de s’engager plus étroitement dans la vie de l’Église.

 

Pendant ces huit jours, ils vont tous les jours à la messe, et leur programme inclut non seulement de la peinture, de la danse, du chant et du sport, mais aussi de la catéchèse ainsi que des cours d’arménien, d’histoire et des cours sur les traditions arméniennes. Les jeunes participants s’y préparent également à faire leur première Communion.

Prier: l'une des multiples activités qui composent le camp de catéchèse de la communauté catholique arménienne de Veniov.

Prier: l’une des multiples activités qui composent le camp de catéchèse de la communauté catholique arménienne de Veniov.

 

Ces vacances organisées ont déjà été un énorme succès au cours des dernières années. Le Père Sedrak Khitaryan écrit : « L’Église joue un rôle immense dans l’éducation des enfants et le développement de leur système de valeurs. La religion forme le monde intérieur des enfants. » Réjouissons-nous que les enfants et les jeunes reçoivent une nourriture spirituelle au cours de ce camp d’été, tout en se détendant et en vivant une expérience inoubliable. Ces événements sont organisés avec l’aide de jeunes volontaires de la paroisse.

Par contre, sans le soutien d’Aide à l’Église en Détresse, il serait impossible que ce camp d’été ait lieu. C’est pourquoi il sera à nouveau soutenu cette année à hauteur de 5 800 $ CAD.

Si vous désirez encourager un projet pastoral porteur d’avenir comme celui de Veniov, n’hésitez pas à donner sur notre site web sécurisé.

 


 

 

VOYAGER AVEC L’AED – Timor Oriental

25.09.2015 in Aide à l'Église en détresse., Bible pour enfants, Timor Oriental, Voyager avec l'AED

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Children with the Child´s Bible "God speaks to his children" in Tetum language for East Timor  EAST TIMOR / NATIONAL 13/00038 Reprint of the Child's Bible "God speaks to his children" in Tetum for the Salesian Schools in East Timor - 10,000 copies

Timor Oriental

10 000 bibles de l’enfant pour le Timor Oriental 

 

Le Père Werenfried van Straaten, fondateur de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), avait particulièrement à cœur de procurer une Bible de l’enfant aux enfants du monde entier. « Les enfants, pensait-il, ont besoin de quelque chose comme une Bible pour enfants afin que l’image du Christ soit vivante en eux ». Mais il savait aussi que les enfants de nombreux pays sont si pauvres qu’ils ne peuvent que rêver d’un tel cadeau.

Par ailleurs, jusqu’alors, il n’y avait pas encore de Bible de l’enfant dans de nombreuses langues. Il a donc décidé, avec l’aide de ses bienfaiteurs, d’offrir une Bible de l’enfant aux enfants du monde entier. Le petit livre « Dieu parle à ses enfants » est maintenant paru à plus de 50 millions d’exemplaires dans plus de 170 langues.

Les enfants sont ouverts à Dieu

Parmi les nombreuses langues dans lesquelles la Bible de l’enfant est parue, on trouve  également le  Tétoum, l’une des deux langues officielles du Timor Oriental, un des pays les plus catholiques au  monde avec une proportion de près de 98 %. L’Église est florissante dans cet État insulaire – et elle  est jeune, parce que plus de 60 % de la population a moins de 25 ans. « Les dimanches, on peut  voir presque tous les habitants des villes et des villages prendre le chemin de l’église. Des classes  d’école entières assistent aux messes en semaine qui sont célébrées dès six heures du matin à cause  de la chaleur.

Children with the Child´s Bible "God speaks to his children" in Tetum language for East Timor  EAST TIMOR / NATIONAL 13/00038 Reprint of the Child's Bible "God speaks to his children" in Tetum for the Salesian Schools in East Timor - 10,000 copies

On ressent l’ouverture de la population envers Dieu, surtout chez les enfants. Après la messe, des foules d’enfants accourent vers le prêtre pour lui baiser la main et lui demander une bénédiction », raconte le père Martin Barta, assistant ecclésiastique international de l’AED, qui a récemment visité le pays. Mais il s’agit aussi d’un pays pauvre qui occupe la 128ème place sur 187 pour ce qui est de l’indice de développement humain des Nations Unies. Il y a 37 % des 1,2 millions d’habitants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

 

Les Pères salésiens, qui dirigent plus de 50 écoles primaires au Timor Oriental, avaient demandé de l’aide à l’AED pour l’impression de 10 000 Bibles de l’enfant en Tétoum qui sont maintenant parvenues aux enfants. Leur joie a été grande ! Les Pères salésiens et les enfants remercient tous les donateurs qui, par leurs 10,985 $, ont contribué à rendre vivante au Timor Oriental « l’image du Christ dans le cœur des enfants ».

faire-un-don

 

 

Cameroun – Une salle pour servir d’église

19.06.2015 in AFRIQUE, Cameroun, Persécution, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Bishop Bruno Ateba Edo CAMEROON / MAROUA-MOKOLO 15/00094 ConstruVOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Cameroun

Une salle pour servir d’église aux catholiques ayant fui Boko Haram

 

Non seulement le Nigeria souffre des violentes attaques de l’organisation terroriste Boko Haram, mais aussi le nord du pays voisin, le Cameroun. Pourtant, ces attentats n’attirent que peu l’attention du public.

Mgr Bruno Ateba, évêque de Maroua-Mokolo, un diocèse frontalier, le déplore : « Ce qui s’est passé à Paris, lors des attentats, nous le vivons tous les jours ici et personne n’en parle dans le monde. » Le monde entier tourne plutôt son regard vers le Moyen-Orient. Rien que dans son diocèse, deux employés, trois catéchistes et plus d’une trentaine d’autres chrétiens ont été tués depuis l’automne de l’année 2014. À cela s’ajoutent de nombreux enlèvements.

Boko Haram enlève notamment beaucoup d’enfants et de jeunes pour qu’ils servent de « chair à canon ». D’autres sont remis aux terroristes par leurs familles contre de l’argent et de fausses promesses. Ces derniers mois, à peu près 2 000 enfants et adolescents de 5 à 15 ans ont été initiés de cette manière à la violence de Boko Haram. Il y a aussi des filles parmi eux.

CAMEROON / MAROUA-MOKOLO 15/00094 Construction d'un hangar comme

Si les chrétiens sont touchés par la terreur, beaucoup de musulmans en sont également les victimes. Dans plusieurs localités, des mosquées ont été incendiées et des imams égorgés parce qu’ils ne voulaient pas suivre les consignes de Boko Haram. Depuis décembre 2013, la communauté musulmane camerounaise se positionne de plus en plus clairement contre Boko Haram, lui refusant toute autorisation de se prétendre musulman. Il arrive souvent que des musulmans aident des chrétiens en danger, raconte l’évêque de Maroua-Mokolo : « C’est avec eux que nous portons cette souffrance ».

L’infrastructure de la région concernée, qui est l’une des plus pauvres du Cameroun, a été gravement endommagée. À cause de la terreur, plus de 110 écoles et 13 centres de santé ont été fermés, et des postes de police ont été détruits. Beaucoup de gens sont en fuite. Rien que dans le diocèse de Maroua-Mokolo, plus de 55 000 personnes ont pris la fuite. Beaucoup ont trouvé à se loger auprès d’amis ou de parents, et plus de 22 000 ont trouvé refuge quelque part en pleine nature.

CAMEROON / MAROUA-MOKOLO 15/00094Construction d'un hangar comme

À la population locale en fuite s’ajoute l’afflux de dizaines de milliers de réfugiés du Nigeria, qui tentent également d’échapper à la violence de Boko Haram. Au total, plus d’un million de personnes doit être en train de fuir Boko Haram et des milliers d’entre elles viennent dans le nord du Cameroun.

Mgr Ateba, évêque de Maroua-Mokolo, lance un appel à la communauté internationale : « Aujourd’hui, nous implorons votre attention, votre prière et votre aide. Aidez-nous à faire cesser cette brutalité sans nom qui détruit tout espoir d’avenir et réduit à néant le travail de plusieurs générations de croyants qui travaillent au coude à coude. » Et l’évêque d’ajouter : « Cependant. nous notons avec admiration que, malgré la peur et le danger, de nombreuses communautés chrétiennes continuent à se rassembler pour la prière, comme autant de petites lucioles de foi allumées dans la nuit ».

20 230 $ permettraient à l’Aide à l’Église en Détresse de soutenir la construction d’une grande salle dans laquelle les 5 200 réfugiés catholiques actuels du camp de Minawao pourraient se réunir pour prier et assister à la messe, et être pris en charge pastoralement.

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