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Nouvelles AED – Chrétiens d’Égypte : leur situation s’améliore

02.12.2019 in adaptation : Mario Bard, AED, Égypte, Entrevue AED, Fionn Shiner

Égypte

Chrétiens : leur situation s’améliore!  

Par Fionn Shiner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada
Mise en ligne le 2 décembre, 2019

Malgré la menace d’attaques extrémistes qui persiste contre les chrétiens d’Égypte, leur situation s’améliore, selon Mgr Kyrillos William, évêque copte catholique d’Assiout. Interviewer par l’Œuvre catholique de 

bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED), Mgr William a exprimé son espérance.

 

Il a déclaré : « Nous remercions Dieu que la situation s’améliore. Le président [el-Sisi] est de bonne volonté envers les chrétiens. Il est le président de tous les Égyptiens ».

La menace d’attaques extrémistes persiste tout de même, les islamistes voulant effrayer les chrétiens quant à leur place dans la société égyptienne. « Les attaques perpétrées par des islamistes se produisent de temps en temps », indique Mgr Kyrillos. « L’objectif est d’attaquer non seulement les chrétiens, mais aussi le gouvernement égyptien. Ils veulent ainsi dire aux chrétiens : “le gouvernement ne peut pas vous protéger. Vous devriez quitter l’Égypte”.

[Ces extrémistes] aimeraient établir un État islamique. Mais en Égypte, cela ne se concrétisera jamais », estime l’évêque. « Les Égyptiens sont proches les uns des autres — les chrétiens et les musulmans sont trop unis pour que les extrémistes causent des problèmes. »

 

La construction d’église est plus facile, toujours des enlèvements

L’évêque a ajouté : « Depuis 1952, la mentalité est de traiter les chrétiens comme des citoyens de seconde classe. Par contre, des changements se produisent présentement et les choses s’améliorent. Construire des églises est plus facile qu’avant. Nous n’avons pas à attendre des années pour en construire une ».

Selon Mgr William, il s’agit d’un changement marqué : depuis plus de 160 ans, les chrétiens devaient obtenir la permission du chef de l’État égyptien pour construire de nouveaux édifices religieux.

Il y a encore des enlèvements de jeunes chrétiennes coptes et certains rapports suggèrent que la police facilite ces enlèvements.

« Ils se produisent dans les zones où les organisations islamiques sont puissantes, mais dans notre région, il n’y a pas trop de problèmes », estime encore Mgr Kyrillos.

Dans une entrevue réalisée par l’organisme World Watch Monitor avec un ancien membre d’un réseau islamiste qui ciblait activement les jeunes filles coptes, celui-ci déclarait : « Le groupe de ravisseurs se réunit dans une mosquée pour discuter des victimes potentielles. Ils ont un œil sur les maisons chrétiennes et surveillent tout ce qui se passe. C’est à partir de cela qu’ils tissent une toile d’araignée autour des filles », a indiqué cet homme.

 

Merci à l’AED!

Mgr William a exprimé sa gratitude à l’AED et à ses bienfaiteurs qui font des offrandes de messe et financent la formation des séminaristes, la restauration d’églises et plus encore en Égypte. « Nous apprécions beaucoup ce que fait l’AED dans de nombreux pays pour que les chrétiens restent dans leurs patries. Nous remercions tous les bienfaiteurs pour leur aide et leurs dons à l’AED afin que nous puissions réaliser notre rêve de maintenir les chrétiens au Moyen-Orient. »

 

Pakistan – Récit : enlèvement de deux jeunes filles chrétiennes

25.11.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Asie, Enfants, Entrevue AED, Pakistan, Par Tabassum Yousaf, Voyagez avec AED

Pakistan – Récit
enlèvement de deux jeunes filles chrétiennes

 

Samra n’a pas été revue par ses parents depuis son enlèvement et son mariage forcé.

Ceci est l’histoire de Samra Munir (13 ans) et Neha Pervaiz (14 ans). Ces jeunes filles, toutes deux catholiques, ont été enlevées chez elles par des musulmans. Samra a été forcée de se marier et de se convertir à l’Islam. Sa famille ne l’a pas revue depuis. Nehah a été agressée sexuellement, mais elle a pu échapper à son ravisseur. Ce ne sont là que deux exemples d’enlèvement de jeunes filles chrétiennes mineures au Pakistan et de la pratique du mariage forcé et de la conversion forcée à l’Islam. Ce type de crimes est en forte augmentation.

 

Récit écrit par Tabassum Yousef, ACN International
Adaptation française : Mario Bard, AED Canada

 

Samra aide sa famille  : elle aime cuisiner et donne un coup de main pour les tâches ménagères. Malheureusement, elle n’a fait que trois années d’école primaire, sa famille ne vivant que de salaires journaliers et ses parents n’ayant pas les moyens de payer les frais de scolarité.

 

Le 16 septembre 2019, Samra a été enlevée. Elle était seule à la maison ; ses parents étaient au travail et ses frères et sœurs étaient au marché. Elle a été jetée de force dans une voiture et emmenée. Shahzad, le frère de Samra, a vu la voiture s’éloigner. Il a couru, mais n’a pas pu la rattraper. Les parents de Samra ont signalé, et ce, à plusieurs reprises, l’enlèvement de leur fille, mais la police locale a soutenu avec insistance qu’elle n’avait pas été enlevée, mais qu’elle s’était plutôt enfuie de chez elle. On a même dit à ses parents de ne pas inventer d’histoires.

 

Mariée de force : la police de fait rien

 

Un certain temps s’est écoulé avant que la famille ne reçoive des nouvelles. Ils ont appris que Samra s’était mariée et s’était convertie à l’Islam. Sur son certificat de mariage, il était indiqué qu’elle avait 19 ans, bien qu’elle en ait 13. La police a ordonné à ses parents de ne pas revenir les voir. Ils ont aussi reçu des menaces indiquant que leur autre fille, Arooj, subirait un sort similaire.

 

Pourtant, la famille a insisté. Ils ont emprunté 40 000 roupies (environ 260 $) pour avoir de l’argent à donner aux agents à chaque fois qu’ils se rendaient au poste de police, et ce, dans l’espoir que l’argent inciterait la police à agir. Ils ont vendu leur machine à coudre ainsi que leurs téléphones. Chaque dollar qu’ils ont gagné a été consacré à la recherche de Samra ; mais jusqu’à présent, leurs efforts n’ont rien donné.

 

Sa sœur Arooj a déclaré : « Ma vie n’est pas facile. Samra nous manque, nous n’avons pas d’appétit et nous dormons mal. Je ne vais pas à l’école parce que nous n’avons pas les moyens. Pourtant, je sais que Dieu ne nous a pas abandonnés. Jésus est avec moi. Je porte un chapelet avec moi tout le temps et je prie Marie notre Mère de continuer à nous protéger.

 

Cette région n’est pas sûre pour nous. Mes amis musulmans me traitent bien, mais leurs mères ne m’aiment pas. Elles pensent que je suis impure, je ne peux utiliser que certaines assiettes et certains verres. J’aime mon pays, mais je veux vivre dans un endroit où nous soyons tous respectés. Je demande humblement aux dirigeants du monde de travailler pour notre sécurité et pour la paix. Les gens oublient d’être
gentils ».

 

Neha Pervaiz retenue captive pendant sept jours.

 

Maintenant, voici l’histoire de Neha Pervaiz. Contrairement à Samra, elle est capable de raconter sa propre histoire puisqu’elle a réussi à s’échapper des griffes de ses ravisseurs. Voici ce qu’elle a raconté l’Aide à l’Église en Détresse.

«À bien des égards, je suis une fille normale. J’aime dessiner et courir, j’adore jouer avec ma meilleure amie Madiha et mes trois jeunes frères et sœurs. Mais je suis également chrétienne, et j’ai beaucoup souffert à cause de cela.


Ma tante, alors que je m’étais occupée de ses enfants, a permis que je sois violée et enlevée. Pendant que nous étions chez elle, mon frère et moi avons été enfermés dans des pièces séparées et battus. Un homme nommé Imran m’a violée et m’a forcée à réciter le Coran. J’ai d’abord refusé, mais ils ont frappé mon frère plus fort à cause de cela. Pour qu’il le laisse en paix, j’ai cédé.

 

Puis, pendant sept jours, j’ai été retenue captive chez Imran, jusqu’à ce qu’une de ses filles me libère. Une des filles de ma tante m’a accueillie et a réussi à me cacher. Elle m’a prêté une Burka et 500 roupies (environ 3,50 $) pour que je puisse retourner en toute sécurité dans ma famille. Mais mes parents ne m’ont pas crue quand je leur ai dit ce qui s’était passé.

 

Je vis maintenant sous la protection de l’Église, mais je ne suis pas en sécurité. Je ne peux aller nulle part seule, car je pourrais être attaquée à nouveau, et je ne peux pas pratiquer librement ma religion. Je n’ai ni sécurité ni protection juridique. Pourtant, je ne veux pas quitter mon pays. C’est chez moi. Je voudrais étudier le droit pour protéger d’autres jeunes filles de crimes similaires. J’espère également que les dirigeants de la planète soutiendront une législation qui garantisse la sécurité des femmes et empêche la conversion et le mariage forcés.

Dieu m’a protégée et je me suis échappée. Je porte fièrement une croix partout où je vais».

 

L’Aide à l’Église en Détresse publie tous les deux ans le rapport Pesécutés et oubliés? qui permet de faire le point sur la persécution religieuse dont sont victimes les chrétiens dans le monde. Le rapport 2017-19 est maintenant disponible en version PDF à l’adresse suivante : https://acn-canada.org/fr/persecutes-et-oublies/


 

Syrie : jour de fête à Marmarita !

11.10.2019 in Construction, PROJETS AED, Syrie

Syrie

Aujourd’hui est un jour de fête

Cérémonie d’inauguration de l’église Haret Saraya, détruite par les djihadistes en 2012

Par Marta Garda, ACN-International
Révision française : Hélène Poisson, AED-Canada
 

 

Marmarita/Königstein. – Le soir tombe dans la vallée des chrétiens. En haut de la colline, la célèbre forteresse historique du Krak des Chevaliers, construite aux XI-XIIe siècles par l’Ordre des hospitaliers, semble contempler l’arrivée des invités. C’est jour de fête dans l’église Haret Saraya, à Al-Husn. Les trompettes et les tambours jouent sans s’arrêter.

L’église, consacrée à Notre-Dame, resplendit de ses murs récemment peints en blanc et de son iconostase aux couleurs vives. « Elle a été reconstruite comme elle était », déclare l’archevêque gréco-catholique local, Mgr Nikolas Sawad, également archevêque de Lattaquié.

En 2012, l’église a été saccagée et incendiée par les djihadistes qui dominaient la vallée du haut du Krak des Chevaliers. Ils ont démoli la croix, profané les icônes et mutilé les images pieuses. Les locaux paroissiaux et le presbytère, dont les murs ont perdu jusqu’à leurs fils électriques, n’ont pas non plus été épargnés.

Mais sept ans plus tard – symboliquement, le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix – l’église et les cœurs sont à nouveau radieux et le petit temple est bondé à l’occasion de la bénédiction des lieux. Des prêtres catholiques et orthodoxes de la région y assistent. Dehors, dans la cour, devant les laïcs, la chorale orthodoxe Notre-Dame Al-Wadi entonne des chants d’espoir, de paix et de pardon, faisant mémoire des disparus, assassinés ou exilés de la guerre, et invitant les chrétiens à rester dans leur pays.

« Après la rénovation de l’église, il reste à rénover les pierres vivantes, nos cœurs », dit à l’assemblée le Père Andrzej Halemba, responsable des projets au Moyen-Orient de la Fondation Aide à l’Église en Détresse. « Nos cœurs sont brisés par la violence, divisés et furieux à cause de ce qui s’est passé dans nos vies. Il faut maintenant les reconstruire dans l’amour du Christ. Prions pour la paix en Syrie. »

L’œuvre pontificale de charité l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu non seulement la rénovation de l’église Haret Saraya, mais aussi les installations paroissiales et le presbytère. Des chambres d’hôtes et des locaux commerciaux ont également été construits à proximité du Krak des Chevaliers, qui recommencera bientôt à accueillir des visiteurs. Il s’agit là d’un pari sur la pérennité de l’héritage dans ses lieux d’origine. « L’AED est le Simon de Cyrène qui nous soutient et nous aide à porter la croix », a dit Mgr Sawad à la fin de la fête.

 

Les projets de reconstruction dans les quartiers chrétiens du village d’Al-Husn soutenus par l’AED à hauteur de plus de 255 000 dollars, s’inscrivent dans le cadre de son programme de reconstruction des zones chrétiennes touchées par la guerre dans les différents diocèses de Syrie.

Projet de la semaine de l’AED : Des ruches pour un centre orthodoxe de réhabilitation pour toxicomanes

26.09.2018 in ACN Canada, AED, AED Canada, Mario Bard, PROJETS AED, Russie, Subsistance

Russie

Des ruches pour un centre orthodoxe de réhabilitation pour toxicomanes

 

Avant d’être ordonné prêtre dans l’Église orthodoxe, le Père Sergij a travaillé pendant des années durant comme commissaire auprès de la brigade criminelle. Tous les jours, il y a croisé le mal qui réduit l’être humain en esclavage et lui fait commettre des atrocités. Son expérience lui a appris que chaque mal commence à petite échelle : « Avant que quelqu’un commette des délits et viole la loi, il commence par violer les lois morales » explique-t-il.

 

Il ressent l’appel à la vocation sacerdotale alors qu’il est à l’apogée de sa carrière professionnelle. « Le service dans la police et la vocation sacerdotale semblent être deux choses différentes. En réalité, chacune d’entre elles représente une manière de s’opposer au mal, « explique-t-il à l’Aide à l’Église en Détresse. « J’étais décidé à aider les gens, et il me semblait plus efficace de le faire sur le plan spirituel pour vaincre le péché, et de les soutenir avec l’aide de Dieu à travers les sacrements, les Saintes Écritures et la prière, au lieu de recourir à la simple lutte contre la criminalité. En fin de compte, nous ne devons pas oublier que la vocation ne découle pas de la volonté de l’être humain, mais que c’est Dieu qui appelle un homme à s’engager dans le service sacerdotal. »

 

La consommation de drogues constitue souvent le début d’une implication de plus en plus profonde dans le mal et la criminalité. Le problème de la toxicomanie était déjà familier au Père Sergij durant son service dans la police. Lorsqu’il est ordonné prêtre en 1992, il ne cesse d’accueillir des toxicomanes qui souhaitent se confesser. Il se sent appelé à s’engager totalement en faveur d’eux. En 1996, il fonde un centre de réhabilitation pour toxicomanes à Sapjornoe, à une centaine de kilomètres de Saint-Pétersbourg, non loin de la frontière finno-carélienne. Ce centre se consacre à l’être humain entier, y compris à sa dimension spirituelle. En effet, dès le départ, il est clair pour ce prêtre orthodoxe qu’il s’agit moins d’un problème médical ou sociologique que d’une maladie de l’âme qui exige une réponse spirituelle et pastorale.

 

Tous des fils prodigue

 

Ce centre accueille des jeunes hommes entre 18 et 35 ans, qui ont déjà suivi une cure de désintoxication en clinique. La vie s’y organise comme celle d’une famille. Le Père Sergij et son épouse Ljudmila accueillent chaque jeune homme comme le fils prodigue de l’Évangile. « Nous ne faisons aucune différence entre nos propres enfants et les jeunes gens qui viennent ici. Le principal, c’est de voir l’enfant en eux, comme nous voyons nos propres enfants », dit Ljudmila. Entre eux, les jeunes gens se comportent comme des frères. Les plus âgés aident les plus jeunes à s’intégrer à cette nouvelle vie. Évidemment, il y a encore de nombreuses personnes qui appartiennent également à cette grande famille. Dans un tel environnement, des changements se produisent rapidement dans l’âme des jeunes hommes.

 

Michail, 22 ans, est l’un de ceux qui sont déjà parvenus à s’en sortir. Selon ses propres dires, il était devenu comme une véritable « momie ambulante » lorsqu’il a décidé de changer sa vie. Il était tout à fait conscient qu’il ne vivrait plus très longtemps en continuant à consommer des drogues. Il avait perdu tout contact avec sa famille, ne mangeait ni ne dormait presque plus et ne vivait plus que pour sa dépendance. Sa vie semblait toucher à sa fin. C’est là qu’il a cherché conseil au monastère Alexandre Newski à Saint-Pétersbourg. Les religieux l’ont orienté vers le Père Sergij. Avant même d’avoir intégré pleinement le centre, Michail a commencé à se rendre régulièrement à l’église. Il voulait tout savoir sur la foi, dont il ne savait rien jusqu’à présent.

 

 

En arrivant à Sapjornoe, la beauté de cet endroit et l’amour avec lequel il y a été accueilli l’ont tout de suite enchanté. Il s’est également habitué très vite au mode de vie qui y règne. Michail affirme : « J’ai grandement apprécié de me lever le matin au son des cloches, de me rendre rapidement à la chapelle pour faire mes prières, de prendre ensuite mon petit-déjeuner et d’enchaîner la journée en travaillant pour l’honneur de Dieu. À Sapjornoe, j’ai recommencé à lire des livres, ce que je n’avais plus fait depuis cinq ou six ans. J’aimais la beauté des cérémonies religieuses à l’église. Et les repas savoureux, préparés avec amour ! Même à la maison, je ne l’avais jamais vécu ainsi. » Il est resté un an au centre. « Pendant ce temps, j’ai réfléchi sur toute ma vie passée et j’ai regardé vers l’avenir, avec une foi profonde en Dieu. L’année passée à Sapjornoe m’a donné l’essor nécessaire pour entamer une nouvelle vie. Je ne sais pas si je serais encore en vie si je n’étais pas venu à Sapjornoe. Gloire à Dieu pour tout cela ! »

 

Dès le début de son séjour, chacun des jeunes hommes a une tâche à remplir : ils travaillent dans l’élevage des bêtes ou au potager, peuvent apprendre un métier comme celui de maçon, charpentier, menuisier ou couvreur, certains travaillent dans l’atelier de bougies et d’hosties. Actuellement, soixante jeunes hommes sont accueillis dans ce centre. Afin qu’ils soient tous occupés, le père Sergij aimerait encore installer une cinquantaine de ruches pour se lancer dans l’apiculture. Nous aimerions soutenir le projet par l’apport de 45 000 dollars.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Un million d’enfants prient le Chapelet 2018

24.09.2018 in AED Canada, Enfants du monde, Mario Bard, Prière

 

Nouvelle édition d’Un million d’enfants
Une prière puissante

Cette année encore, Aide à l’Église en Détresse (AED) invite les responsables de la pastorale auprès des enfants, en paroisse ou bien ailleurs, à communiquer avec l’organisme afin de participer au grand mouvement international de prière Un million d’enfants prient le Rosaire.

« Tous les 18 octobre depuis quelques années, nous invitons les enfants du monde entier à prier pour la paix », explique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’organisme international. « Nous sommes très heureux d’avoir repris l’initiative commencée au Venezuela. Quelques enfants qui désiraient la paix dans le monde se sont spontanément réunis pour prier le Rosaire. Mais très vite, ils ont voulu que d’autres enfants participent. Et nous voilà 12 ans plus tard. »

Plusieurs bureaux nationaux de l’AED proposent du matériel original afin de faciliter l’organisation de cette activité. « En nous contactant, les responsables pourront recevoir de l’information et du matériel pour organiser l’évènement. Je sais que cette année, le 18 octobre tombe un jour de semaine et qu’il peut être plus difficile de réunir des enfants cette journée-là », explique-t-elle. « Vous pouvez alors organiser ce temps de prière dans les jours qui précèdent ou bien qui suivent cette date. » Dans l’Église catholique, le mois d’octobre est spécialement dédié à la prière du Rosaire.

Enfants au Philippines prient le rosaire – 2017

Pour plus d’informations à propos de l’organisation de cet évènement, dans votre paroisse ou bien votre groupe de pastorale, veuillez joindre Annie Desrosiers au 514-932-0552, poste 224. Vous trouverez également de l’information et un lien de téléchargement à l’adresse suivante : http://bit.ly/1MEnfantsFR.

Faites aussi connaître cette activité dans vos réseaux sociaux! http://bit.ly/1MEnfantsP

Cette activité s’adresse plus spécifiquement aux enfants qui sont âgés entre 5 à 12 ans, mais tous peuvent y participer.

 

Projet de la semaine AED : Aide à la subsistance en Ukraine

29.08.2018 in Adaptation Mario Bard, Aide à la subsistance, Religieuses, Ukraine

Ukraine

Aide à la subsistance pour quatre Rédemptoristines à Lviv

 

Il y a plus de 80 ans, dans les années 30, plus d’une douzaine de jeunes ukrainiennes se sont rendues en Belgique afin de préparer la fondation du premier couvent de Rédemptoristines en Ukraine.

 Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la dictature soviétique ont rendu leur retour impossible : la foi chrétienne y a été persécutée par le régime communiste pendant des décennies. Finalement, ce n’est qu’en 2016 que trois Rédemptoristines ont commencé à Lviv la fondation du premier couvent de Rédemptoristines en Ukraine.

 

Les trois religieuses ont dû partir de zéro. D’abord, elles ont installé temporairement leur maison dans une maison. Elles ont labouré le terrain en friche qui se trouve autour : un travail colossal ! Puis, une autre religieuse, une professe qui se trouve toujours en Pologne, va bientôt les rejoindre. De plus, elles ont aussi une jeune candidate. Finalement, les religieuses ont la permission d’accueillir d’autres jeunes filles qui voudraient aussi consacrer leur vie à Dieu. Déjà, il y a déjà des jeunes filles intéressées qui attendent de pouvoir y entrer. À l’heure actuelle, la maison est adaptée pour huit personnes.

 

Des fidèles viennent aussi de l’extérieur pour des temps de prière et des célébrations liturgiques. Beaucoup cherchent des conseils et la prière des religieuses et ils ont besoin de quelqu’un pour les écouter.

Les religieuses remercient Dieu pour leur vocation et sont reconnaissantes de voir que le bâtiment tant attendu en Ukraine devient maintenant réalité. Malgré leur mode de vie modeste, gagner leurs vies en tant que religieuses cloîtrées leur est difficile, sans compter les prix qui augmentent sans cesse. Nous leur avons promis donc un peu plus de 3 000 dollars d’aide à la subsistance.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Projet de la semaine : l’aide aux religieuses en Russie!

22.08.2018 in Adaptation Mario Bard, Religieuses, Russie

Russie-Sibérie

Soutenir 63 religieuses dans un diocèse plus grand que les États-Unis !

 

Le diocèse Saint Joseph, situé à Irkoutsk en Sibérie orientale, est le plus grand diocèse au monde. Avec une superficie de près de 10 millions de kilomètres carrés, il est plus grand que les États-Unis ! Cependant, on y compte seulement 50 000 catholiques, qui ne peuvent compter que sur une quarantaine de prêtres éparpillés sur ce territoire.

 

À ces prêtres, s’ajoutent 63 religieuses de différentes congrégations, dont le travail est indispensable aux paroisses et qui accomplissent également de nombreuses œuvres de charité. C’est une véritable bénédiction, surtout pour les enfants issus de familles brisées, les personnes âgées et malades isolées ainsi que les enfants des rues et les sans-abri.

 

Nous vous proposons deux exemples de leur travail auprès des personnes de leur diocèse.   D’abord, deux religieuses de l’ordre des « Servantes du Saint-Esprit » travaillent dans la ville d’Irkoutsk, dans la paroisse du Cœur immaculé de Marie, auprès des enfants de familles qui traversent des difficultés. Il s’agit d’enfants de familles dans le besoin ou de familles nombreuses, ainsi que d’enfants dont les parents sont alcooliques. Les religieuses ont ouvert une maison appelée « maison de l’espérance ». Les enfants y viennent tous les jours pour faire leurs devoirs, pour manger et pour jouer. Les religieuses organisent diverses activités, étudient avec eux et s’efforcent de créer une atmosphère familiale afin que les enfants puissent vivre ce qu’ils ne vivent pas dans leurs familles.

Les mêmes religieuses de la communauté d’Irkoutsk rendent régulièrement visite aux enfants de la clinique pour tuberculeux et effectuent diverses activités avec eux, et vont également voir les enfants cancéreux à l’hôpital.

A Abakan, les religieuses ont ouvert leur maison aux femmes avec enfants qui n’ont nulle part où habiter. Deux mères s’y trouvent actuellement, avec trois enfants. Les religieuses rendent également visite aux personnes âgées.

Nous fournissons une contribution aux frais de subsistance de 63 religieuses de différentes communautés religieuses qui travaillent dans le diocèse de Saint-Joseph d’Irkoutsk. Nous voudrions les soutenir à hauteur de 47 565 dollars. Cela fait 755 dollars par religieuse pour une année complète. Qui voudrait participer ?

 

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Projet de la semaine : Une bibliothèque pour les jeunes en Égypte

16.08.2018 in Non classifié(e)

Égypte

Équiper la bibliothèque du Diakona Development Center

Sheraton-Héliopolis est une banlieue du Caire qui n’existait pas encore il y a quelques décennies. Son nom provient du fait qu’autrefois, il n’y avait là que l’hôtel Sheraton, à proximité de l’aéroport. Aujourd’hui, c’est un quartier de 400 000 habitants.

L’Église catholique y a mis en place un centre pastoral du nom de Diakonia Development Center, qui sert les différents besoins pastoraux et sociaux de la paroisse. C’est là que se rencontrent également les enfants du groupe des bons samaritains.

Les 150 enfants et adolescents de ce groupe ont besoin d’une bibliothèque afin qu’ils puissent y apprendre à mieux connaître les Saintes Écritures. Tout d’abord, il est important que les chrétiens d’Égypte, tout spécialement parce qu’ils sont en situation de minorité, connaissent bien la Bible. En effet, on leur pose souvent des questions auxquelles ils doivent donner une réponse convaincante.

Ensuite, il arrive que les questions soient posées dans le but de provoquer ou de manipuler. Il est donc important que les enfants chrétiens, dès leur plus jeune âge, élargissent et approfondissent leur connaissance des Saintes Écritures et comprennent tout spécialement les passages de la Bible dont les non-chrétiens abusent pour accuser les fidèles chrétiens de tous les maux.

Finalement, il est encore plus important que les enfants comprennent ces passages dans le cadre de leur propre vie : qu’ils apprennent à être guidés par Dieu et à reconnaître l’action de sa Providence ; apprendre à mieux connaître Jésus-Christ et à croire profondément en son amour. Saint Jérôme disait : « Ne pas connaître les Saintes Écritures, c’est ne pas connaître le Christ ».

L’AED a promis 5 285 dollars pour équiper la bibliothèque.

 

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Article de fond – Récit en Colombie

10.08.2018 in Adaptation Mario Bard, by Martha Suárez, Colombie

Article de fond – Récit


De Colombie : une histoire de pardon sans limites

Pastora Mira García est l’une des femmes de foi chrétienne les plus connues dans son pays. Ses gestes d’amour chrétiens et de pardon, s’opposant ainsi à la haine et à la violence impressionnent et inspirent.

Pastora Mira García est devenue l’une des croyantes les plus connues de Colombie, grâce à son exemple de charité chrétienne et de pardon face à la haine et à la terreur que vit le pays après des décennies d’une violence impitoyable. Au cours des 60 dernières années, le pays a souffert de luttes armées entre les guérilleros marxistes, les troupes gouvernementales et les milices d’extrême droite.

En 2016, un accord de paix controversé a été conclu avec le groupe de guérilleros le plus important. Selon des estimations, il y aurait déjà eu jusqu’à maintenant près de 900 000 personnes tuées et sept millions de Colombiens déplacés à cause du conflit. La violence et l’hostilité persistent dans beaucoup de cœurs. En septembre 2017, lorsque le Pape François a visité le pays, Pastora a été choisie pour témoigner de son attachement au commandement du Christ de « s’aimer les uns les autres ».

Elle a raconté son histoire à l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse, une organisation qui promeut depuis sa création le charisme de réconciliation et de pardon.

 

En septembre 2017, le pape François s’est rendu en Colombie. La photo montre le rassemblement des prêtres, des religieuses, des séminaristes et leurs familles.

Le 4 avril 1960, mon père, Francisco Mira, a été assassiné par des rivaux politiques. J’avais quatre ans quand ses neuf enfants ont été contraints d’assister à son assassinat. Bousculant ma mère, ils ont abattu mon père puis l’ont décapité devant nous.

En 1999, ma mère a eu une crise cardiaque dont elle est morte, quand des miliciens de l’une des factions rivales ont détruit la porte d’entrée d’un de nos voisins.

Bien que tout le monde ne puisse pas faire des études supérieures, nous suivons tous les cours de « l’Université de la vie »

En 2001, alors que ma fille Paola amenait ma petite-fille de cinq ans dans une école de campagne, elles ont été enlevées par un groupe armé. Deux jours plus tard, ma petite fille a été libérée. La famille a alors connu une nuit obscure, se demandant ce que ma fille Paola était devenue. Ce n’est qu’au bout de sept ans que nous avons réussi à récupérer son corps, après avoir traversé des champs et escaladé et descendu des montagnes. J’avais même insisté pour que nous emportions du matériel de déminage afin d’être en mesure de mener à bien notre recherche en toute sécurité.

Mon jeune frère a également été enlevé sur une route : nous ne l’avons jamais plus revu, ni lui ni les gens qui voyageaient avec lui.

 

Apprendre à revivre

Le 4 mai 2005, un groupe armé illégal a enlevé mon fils de 18 ans et l’a séquestré pendant 15 jours. Puis, ils l’ont assassiné et ils ont abandonné son corps sur la route. À ce moment, j’ai dit : « Seigneur, je te le rends ». Bien que tout le monde ne puisse pas faire des études supérieures, nous suivons tous les cours de « l’Université de la vie ».

Avant la mort de ma mère, je suis allée travailler dans une ville où j’ai entendu le nom du meurtrier de mon père. J’ai demandé à ma mère s’il s’agissait de l’homme qui avait tué papa, et elle a répondu : « Oui, ma fille, mais nous n’avons pas le droit de lui faire du mal ». Il m’a fallu un certain temps pour enquêter, et quand je suis enfin arrivée à son domicile qui était très éloigné, je n’ai pas trouvé un homme, mais une ruine, un être humain brisé.

J’ai compris que la culpabilité était pire que la douleur.

Compte tenu de ses conditions de vie, Il aurait été très facile de lui donner un peu de pain empoisonné ou d’utiliser un autre stratagème pour mettre fin à ses jours. Mais grâce à Dieu, j’avais en tête le message de ma mère. Sur le chemin du retour, je me suis assise pour pleurer, et j’ai pris la décision de lui rendre visite fréquemment, avec quelques personnes qui rendaient visite aux malades, afin de l’aider à guérir, lui apporter de la nourriture et des vêtements. Nous l’avons fait pendant longtemps.

Un jour, j’ai appris une leçon très importante quand la mère du meurtrier de mon père lui a demandé : « Sais-tu qui est cette personne qui s’occupe de toi ? C’est l’un des nombreux orphelins que tu as faits. C’est la fille de Pacho Mira ». Il n’a pas été capable de me regarder à nouveau dans les yeux. J’ai compris que la culpabilité était pire que la douleur.

Le 19 mai 2005, avant l’enterrement de mon fils dans un caveau funéraire, j’ai ressenti le besoin de regarder vers les airs, et j’ai vu une sculpture représentant la « pietà » de Michel-Ange. J’ai dit à la Vierge : « Bonne Mère, pardonne-moi de pleurer pour mon fils, alors que je devrais rester calme parce que j’ai eu la bénédiction d’être mère ».

Trois jours plus tard, sur le chemin du retour, j’ai vu un jeune homme qui faisait partie de l’un des groupes armés illégaux. Il était blessé et pleurait de douleur. Nous l’avons emmené à la maison. Il avait faim alors je lui ai donné de la nourriture et un café, puis un pantalon court et une chemise qui avait appartenu à mon fils. Une amie infirmière est venue, et nous avons soigné sa plaie.

J’ai supplié le Bon Dieu de m’aider pour que mon cœur de mère ne reprenne pas le dessus

Le garçon s’est allongé sur le lit de mon fils. Voyant ses photographies sur le mur, il a demandé : « Pourquoi as-tu des photos de ce type que nous avons tué il y a quelques jours ? » Mes filles et moi, nous avons toutes été choquées; le jeune homme a commencé à pleurer tout en parlant. J’ai supplié le Bon Dieu de m’aider pour que mon cœur de mère ne reprenne pas le dessus, et qu’ainsi, je ne regarde pas ce garçon avec de la haine.

 

Seigneur, guéris-moi

En fin de compte, j’ai dit : « Ici, c’est ton lit et c’est ta chambre ». Il pleurait et criait comme s’il avait été tabassé. Je lui ai passé le téléphone et lui ai dit : « Il y a une mère qui s’inquiète pour toi quelque part; s’il te plaît, appelle-la ».

Je suis allée parler à mes filles, et elles m’ont dit : « Maman, c’est un meurtrier, il ne peut pas sortir d’ici vivant ! ». Je leur ai répondu : « Dites-moi ce que vous voulez que je fasse. La seule chose que je vous demande en retour, c’est que si je dois devenir un assassin comme lui, je m’assure que cela fasse revenir mon fils, et qu’il puisse de nouveau s’asseoir ici avec nous ». Elles ont compris que ce ne devrait pas être œil pour œil, dent pour dent.

Seigneur, celui qui m’a blessée, pardonne-lui. Guéris-moi

Je suis retournée voir le jeune homme et je lui ai dit : « Tu ne peux pas rester plus longtemps ici, va à l’hôpital ». Il est parti, et la même année, en août, il est revenu, démobilisé et désarmé. Quand il venait me voir, il avait l’habitude de dire :  Maman. En décembre de la même année, il est mort d’un incident lié à la drogue. Sa mère est venue chercher le corps et j’ai eu l’occasion de l’aider à transporter le cadavre dans sa commune. Il existe un principe fondamental : aimez-vous les uns les autres. Seigneur, celui qui m’a blessée, pardonne-lui. Guéris-moi de sorte que, à travers ton pardon, je puisse le regarder dans les yeux comme un être humain qui a le droit de faire des erreurs et de savoir que dans ses erreurs, c’est lui qui est tombé ».

 

Des jeunes manifestent leur désir de paix en Colombie. Une église, qui deviendra un sanctuaire dédié aux victimes de la guerre civile, sera construite dans la paroisse San Antonio Maria Claret.

Aujourd’hui, Pastora se consacre à CARE, le Centre de rapprochement pour la réconciliation. Elle l’a fondée il y a 13 ans afin de découvrir différentes façons de promouvoir la réconciliation entre les victimes et les assassins. Pastora est convaincue que la meilleure façon de réussir la réinsertion sociale, c’est que tous les Colombiens sachent ce qui s’est passé. C’est le fondement d’une véritable guérison émotionnelle et spirituelle.

L’AED soutient des projets de réconciliation dans différentes parties du monde. En Colombie, l’organisme international vient d’approuver le projet de reconstruction d’une église à Aquitania, un village dont l’église et la maison paroissiale ont été détruites par les guérilleros. Son emplacement et l’épaisseur de la jungle ont permis à la violence d’être intense.

C’est pourquoi beaucoup de gens sont morts lors des affrontements ou à cause des champs de mines que les groupes de guérilleros hors la loi laissaient derrière eux. Finalement, le village a été abandonné. Cependant les gens sont revenus, au fur et à mesure que la région était déminée et que le gouvernement reprenait le dessus. La population n’a retrouvé que des ruines et une église en très mauvais état. Pour que Aquitania revienne à la vie, le nouveau curé a demandé de l’aide pour la reconstruction de l’église dédiée à Notre-Dame du Carmel. L’AED apportera une aide de 30,200$.

 

 

Projet de la semaine AED : Consécration d’une chapelle, cœur du village – Inde

08.08.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, Inde

Histoire de succès de l’AED… en Inde!

Consécration d’une chapelle, cœur du village

Le 5 mai 2018 était un grand jour de fête pour les fidèles de Vipparu Ouest : leur belle chapelle toute neuve a été consacrée ! Ils attendaient ce moment depuis 16 ans. Jusqu’à présent, ils n’avaient qu’une très petite chapelle, construite avec de l’amiante, et qui menaçait de s’effondrer à tout moment. De plus, elle n’offrait plus suffisamment de place pour les fidèles de plus en plus nombreux. Cela faisait longtemps que les fidèles rêvaient de construire une nouvelle église. Et malgré les grands sacrifices qu’ils faisaient, les fonds étaient toujours insuffisants. 

Vipparu Ouest est un village qui fait partie de la paroisse de Tadepalligudem (centre-est du pays). Dans onze villages, presque tout le monde est déjà baptisé, et il y a beaucoup de candidats au baptême dans d’autres villages. Le prêtre doit donc rendre visite aux gens dans de nombreux villages.

La chapelle est très importante parce qu’elle est au cœur de la vie ecclésiale, y compris en dehors des messes et des heures de catéchisme. « Les fidèles sont pleinement convaincus que c’est là que Dieu demeure », nous raconte le curé. « Alors, ils vont dans la chapelle même quand le prêtre ne peut pas venir, et ils déposent leurs soucis devant Jésus ».

La chapelle est consacrée à l’Enfant Jésus de Prague, qui est particulièrement vénéré par les fidèles en Inde. On y trouve d’ailleurs plusieurs grands sanctuaires consacrés à l’Enfant Jésus de Prague : il s’agit même des plus grands sanctuaires au monde consacrés à cette dévotion ! De plus en plus de chapelles et d’églises lui sont consacrées jusque dans les régions les plus reculées.

 

 

Nos bienfaiteurs répondent présents !

Nos bienfaiteurs ont offert 15 100 dollars pour la construction de la chapelle. Les travaux ont été réalisés par les fidèles eux-mêmes, sous la supervision d’un spécialiste de la construction, mais c’est grâce à l’aide de nos bienfaiteurs que les matériaux de construction nécessaires ont pu être achetés.

« La consécration a été une journée inoubliable », nous écrit le père Dharma Raju Matta. L’évêque du diocèse, Mgr Jaya Rao Polimera était venu spécialement d’Eluru pour consacrer la chapelle. Après la célébration, il a pris beaucoup de temps pour écouter les problèmes des fidèles et être proche d’eux.

« Nous aimerions exprimer notre profonde et sincère gratitude pour votre contribution importante à notre mission », dit le curé. Les fidèles prient régulièrement le rosaire pour tous ceux qui les ont aidés !

 

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