Séisme en Indonésie : un évêque voit « les larmes de tristesse se transformer peu à peu en une aube d’espérance »

L’Église catholique est en première ligne des efforts déployés pour venir en aide aux victimes du séisme qui a frappé l’une des îles les plus chrétiennes de l’Indonésie.

L’île indonésienne de Florès a récemment été frappée par un violent séisme de magnitude 7,7 sur l’échelle de Richter. Le tremblement de terre, survenu le 15 août, a fait au moins 70 morts, plus de 1 000 blessés et contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leur foyer.

Indonésie, août 2026 – Dans les zones touchées, l’aide d’urgence s’organise et l’Église participe aux efforts humanitaires.

« Bien que l’Indonésie soit, sur le plan démographique, le plus grand pays musulman du monde, l’île de Florès est l’une des rares régions du vaste archipel où les chrétiens sont majoritaires. Florès est considérée comme l’un des principaux viviers de vocations à la vie religieuse dans tout le pays », explique Marco Bachmann, responsable de projets pour cette région à l’Aide à l’Église en Détresse (AED).

Mgr Siprianus Hormat, évêque de Ruteng, en visite auprès des personnes blessées.

Fidèle à sa mission, l’Église a rapidement réagi et s’est mobilisée pour venir en aide aux victimes de cette catastrophe naturelle. Dans un message vidéo adressé à l’AED, Mgr Siprianus Hormat, évêque de Ruteng, l’un des six diocèses de l’île de Florès, explique : « Par l’intermédiaire des paroisses et des institutions du diocèse, nous avons immédiatement apporté une aide d’urgence aux victimes. Nous avons fourni des tentes aux personnes touchées dans différentes paroisses, installé un point d’accueil pour les patients à l’hôpital régional de Ruteng, recueilli des aides provenant de différentes parties prenantes et mis en place des postes de secours. »

Les diocèses locaux jouent également un rôle majeur dans la collecte d’informations permettant de vérifier les données concernant les victimes, en coordination avec les autorités publiques. Ils participent aussi aux mesures de prévention et, bien entendu, apportent une assistance spirituelle et pastorale aux populations touchées.

L’AED soutient plusieurs projets dans les diocèses de Florès. Dès qu’elle a appris la nouvelle du terrible séisme, qui a endommagé plusieurs dizaines de milliers d’habitations ainsi qu’au moins 75 églises et chapelles, l’organisation a immédiatement pris contact avec ses partenaires locaux afin d’évaluer les besoins.

À ce jour, l’AED s’est engagée à aider l’Église locale à répondre aux besoins des personnes les plus durement touchées par le séisme.

« L’AED est en contact direct avec les évêques des diocèses les plus affectés par le séisme. Notre œuvre de charité a déjà approuvé une aide en faveur des diocèses de Ruteng et de Labuan Bajo pour la distribution de biens de première nécessité, notamment des vêtements, des médicaments et de la nourriture. Nous sommes également déterminés à soutenir les autres diocèses touchés », précise Marco Bachmann (photo).

« À l’avenir, l’AED évaluera les demandes de reconstruction des églises et, éventuellement, d’autres bâtiments appartenant à l’Église ou à des congrégations religieuses », ajoute-t-il.

« En plus de l’aide matérielle, nous apportons un soutien psychologique à travers des activités d’accompagnement et de guérison des traumatismes, notamment pour les enfants particulièrement affectés », explique l’évêque de Ruteng. « Ces activités impliquent les prêtres diocésains, les religieux et les religieuses. Tout aussi important, le renforcement spirituel passe par des visites pastorales, des messages de soutien et des temps de prière avec les victimes du séisme. »

La catastrophe a également fait surgir des questions douloureuses sur le plan de la foi, reconnaît l’évêque : « Où est Dieu ? Pourquoi a-t-il permis que ce séisme se produise ? » S’appuyant sur ses visites dans des dizaines de lieux sinistrés et sur ses rencontres avec les victimes, il ajoute : « C’est profondément émouvant de voir leurs larmes de tristesse se transformer peu à peu en une aube d’espérance. Dieu veille toujours sur nous. Son amour fidèle ne disparaît jamais. »

Mgr Hormat conclut par un appel : « Je demande vos prières et votre aide. Que Dieu répande ses bénédictions sur les victimes et sur chacun d’entre nous. »

Le séisme en Indonésie survient peu après deux autres catastrophes naturelles qui ont frappé l’Amérique du Sud. En juin, un double séisme a causé d’importants dégâts et fait de nombreuses victimes au Venezuela. En août, la Colombie a également été touchée par un tremblement de terre ayant provoqué des dégâts matériels et des conséquences humanitaires importantes.