Des rues de l’Inde aux centres de détention pour mineurs en Ukraine, des enfants du monde entier ont prié le chapelet ensemble et ont montré aux adultes que la paix commence par de petits gestes, comme prier en famille.

Plus d’un million d’enfants et de jeunes du monde entier ont prié le chapelet pour la paix et l’unité durant la semaine du 1er au 7 octobre 2026, dans le cadre de la campagne Un million d’enfants prient le chapelet (UME), promue par l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED).
Au Canada, ce sont 6694 participants qui se sont inscrits sur la carte internationale de l’évènement. « Je suis très heureuse de constater que de plus en plus d’enfants, leurs parents et leurs accompagnateurs participent à l’évènement. Par rapport à l’année dernière, la participation à l’échelle du pays a plus que doublé », déclare Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED. « En plus de Rémi, notre jeune ambassadeur francophone qui est revenu cette année, se sont joints à lui Cecilia et Isaac, devenus ambassadeurs anglophones pour l’évènement. »

C’est dans la région de Toronto que les inscriptions ont été les plus nombreuses, avec 3566 participants inscrits. « Merci beaucoup à tous les priants, et bien sûr, spécialement aux enfants qui ont pris le temps de prier pour l’unité et la paix dans le monde. Il est extraordinaire de constater que l’espérance pour l’unité et la paix existe toujours », conclut Mme Lalonde.
Le pape Léon participe !
Cette année, l’initiative s’est déroulée sur sept jours et s’est achevée le 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire. Elle a débuté par un événement exceptionnel : le 1er octobre, des centaines d’enfants se sont réunis avec le pape Léon XIV dans les Jardins du Vatican pour prier le chapelet à ses côtés.

« L’édition de cette année d’Un million d’enfants prient le chapelet m’a profondément touchée. Une fois encore, nous avons été témoins de quelque chose à la fois simple et extraordinaire : des enfants du monde entier qui confient leur cœur, leurs familles et les besoins de notre monde entre les mains de Dieu à travers le chapelet », a déclaré Nathalie D’Aqui, coordinatrice de la campagne depuis le siège internationale de l’AED à Königstein-im Taunus, en Allemagne.
Tout au long de la campagne, l’AED a reçu de nombreux témoignages des communautés participantes. En Pologne, des enfants se sont rassemblés au palais présidentiel et ont été guidés dans la prière par l’aumônier du président, tandis que des enfants du mouvement scout au Liban ont enregistré des vidéos invitant les jeunes d’autres pays à prier ensemble pour la paix.

L’AED a également reçu des photographies de prières communautaires venant du Soudan du Sud, du Salvador, du Zimbabwe, de la Pologne et de nombreux autres pays, ainsi que des veillées de nuit organisées au Kerala, en Inde.
« Nous croyons profondément à la puissance de la prière des enfants. À travers le chapelet , nous voulons leur apprendre qu’eux aussi peuvent devenir des artisans de paix et apporter l’espérance autour d’eux », a écrit le père Gefthey Jean, de la paroisse Notre-Dame de la Nativité, dans le diocèse d’Anse-à-Veau et Miragoâne en Haïti.
« Merci de partager cette merveilleuse initiative. Il est inspirant de voir comment l’Aide à l’Église en Détresse unit des enfants et des communautés du monde entier dans une même prière pour la paix et l’unité », a déclaré le père Alfred Kizito Ayella, du diocèse de Gulu, en Ouganda.
Pour certaines paroisses, la possibilité de prier publiquement dans les rues a été perçue comme un souffle d’espérance au milieu de réalités particulièrement difficiles.

« Ce fut une expérience de foi, de prière et un témoignage public de communion dans notre ville, en contraste saisissant avec son histoire marquée par le trafic de drogue et les activités de guérilla », a confié un prêtre du Pérou.
Des villes marquées par la violence au Pérou jusqu’à un centre de détention pour mineurs en Ukraine, le chapelet est devenu un signe d’espérance là où la paix semble parfois très lointaine. L’AED a notamment reçu des témoignages émouvants de jeunes détenus d’un centre de rééducation de Lviv, qui ont participé à la campagne avec l’aumônerie des prisons pour jeunes de l’Église gréco-catholique ukrainienne.

« Dans un monde qui peut si facilement se diviser, les enfants nous montrent qu’il est possible de nous rassembler pour quelque chose de plus grand que nous-mêmes », a écrit Nathalie D’Aqui, citant l’exemple de l’Ukraine, où « le Rosaire est devenu un havre de paix au milieu du chaos qui entoure les enfants ». Ceux-ci ont été encouragés à « prier ensemble chaque jour en famille, car la paix doit d’abord être construite dans nos propres foyers ».
Selon la carte interactive disponible sur le site internet de l’AED, où chacun pouvait enregistrer sa participation, plus d’un million d’enfants ont pris part à l’initiative.

Il convient toutefois de noter que de nombreux participants ne s’inscrivent pas officiellement ; le nombre indiqué sur la carte doit donc être considéré comme inférieur à la réalité. De plus, des témoignages et des données de participation continuent d’arriver depuis des régions plus isolées, de sorte que le nombre total de participants est encore en augmentation.
Plus de 55 000 enfants ont prié aux États-Unis et plus de 111 000 au Brésil. Le Nigeria a été le pays d’Afrique comptant le plus grand nombre de participants inscrits, soit 151 000, tandis que les Philippines ont pris la tête en Asie, avec plus de 220 000 participants, et que plus de 6 000 personnes ont prié en Australie. Comme toujours, la Pologne n’a pas déçu, avec au moins 76 000 participants inscrits.
« L’image d’un enfant tenant un chapelet peut sembler modeste. Mais lorsque des millions d’enfants le font ensemble, quelque chose d’extraordinaire se produit : ils deviennent une chaîne mondiale de prière ; ils deviennent une école de la foi ; ils deviennent un signe d’unité ; et ils deviennent de petits instruments de paix », a conclu Nathalie D’Aqui.
« Nous, les adultes, nous demandons souvent ce que nous pouvons faire pour changer le monde. Peut-être que les enfants nous rappellent une chose très simple : nous pouvons commencer par prier. »






