Plus de 125 000 personnes, 130 cathédrales et un millier d’églises et de bâtiments sur plusieurs continents participeront à la Semaine Rouge et au Mercredi Rouge 2026.
La Semaine Rouge (Red Week), initiative lancée par l’œuvre de charité pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) en 2015 et connue dans plusieurs pays sous le nom de Red Wednesday, associe l’illumination de bâtiments en rouge à des veillées de prière, des témoignages, des événements publics, des initiatives dans les écoles et des rencontres avec des chrétiens venant de pays touchés par la persécution.

Au Canada, plus de 65 activités sont déjà annoncées dans au moins 24 villes et sept provinces, sans compter quelques participants individuels qui ont inscrit leur participation.
À Montréal, comme à Toronto, à St. John (Terre-Neuve-et-Labrador) ou bien à Calgary, des messes ou bien des temps de prière seront célébrés, essentiellement le 18 novembre. Pour en savoir davantage sur les activités au Canada, rendez-vous sur le site web de l’évènement : https://acn-canada.org/fr/mercredi-rouge.
Un moment de sensibilisation et de solidarité
Selon les dernières données de l’AED, 413 millions de chrétiens vivent dans des pays où de graves violations de la liberté religieuse sont constatées, et environ 220 millions de chrétiens sont directement exposés à la persécution dans le monde.
« Face à cette réalité, l’œuvre de charité pontificale relance en novembre la Semaine Rouge (du 15 au 22 novembre), une mobilisation internationale de prière, de témoignage et de sensibilisation afin d’attirer l’attention sur la dégradation de la liberté religieuse et de rappeler le sort des millions de chrétiens qui souffrent de discrimination et de persécution en raison de leur foi », rappelle Regina Lynch, présidente du conseil exécutif de l’AED Internationale (photo).

À ce jour, l’AED prévoit la participation de plus de 125 000 personnes, d’au moins 130 cathédrales et de milliers d’églises et de bâtiments à travers le monde.
Parmi les lieux qui seront illuminés en rouge cette année figurent le siège de la présidence fédérale autrichienne, le Cristo Rei (Christ Roi) d’Almada à Lisbonne, la basilique de Knock en Irlande et la cathédrale Sainte-Marie de Sydney.
Le 23 novembre, les bâtiments du Parlement européen à Strasbourg devraient également être illuminés en rouge, portant ainsi l’appel en faveur de la liberté religieuse jusque dans l’une des principales institutions politiques européennes.

En Autriche, environ 350 paroisses et bâtiments devraient participer ; aux Pays-Bas, plus de 200 églises, dont toutes les cathédrales ; et en Allemagne, environ 200 églises. En Irlande, les 26 cathédrales diocésaines participeront à l’initiative.
À l’autre bout du monde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande prévoient environ 100 événements, comprenant messes, veillées de prière et initiatives dans les paroisses et les écoles, avec une participation estimée à près de 20 000 personnes.
Le Mercredi Rouge s’est également profondément enraciné dans la vie de l’Église catholique aux Philippines. Inspirée par l’initiative de l’AED, la Conférence épiscopale des Philippines a décrété que le mercredi suivant la solennité du Christ-Roi serait le Mercredi Rouge. Cette année, il aura donc lieu le 25 novembre et mobilisera les 87 diocèses du pays, avec une seconde collecte lors des messes en soutien aux chrétiens persécutés.

Le rouge n’est pas seulement une couleur
Selon le Rapport 2025 sur la liberté religieuse dans le monde de l’AED, plus de 5,4 milliards de personnes – soit près des deux tiers de l’humanité – vivent dans des pays où la liberté religieuse n’est pas pleinement garantie.
Le rapport, qui analyse 196 pays, identifie de graves violations de la liberté religieuse dans 62 pays : 24 sont classés dans la catégorie de la persécution et 38 dans celle de la discrimination. Les recherches de l’AED montrent également les multiples formes que peut prendre cette pression.
Le rouge rappelle le sang des martyrs et de tous ceux qui souffrent à cause de leur foi. Dans 68 pays, des dégradations ou destructions de biens chrétiens à caractère religieux ont été recensées, les églises étant la principale cible dans 62 d’entre eux. Dans 57 pays, des chrétiens ont subi des violences physiques ou des arrestations en raison de leur foi, tandis que dans 33 pays, ils ont été contraints de quitter leur domicile à cause de la persécution religieuse.

« Chaque église ou monument illuminé en rouge représente des personnes qui ne peuvent pas vivre librement leur foi. Avec la Semaine Rouge, nous voulons que ceux qui souffrent de persécution sachent qu’ils ne sont pas oubliés et rappeler au monde que la liberté religieuse n’est pas un privilège, mais un droit humain fondamental. C’est pourquoi nous invitons également cette année des personnes du monde entier à faire entendre leur voix à travers une pétition en faveur de ce droit », affirme Regina Lynch.
Cette réalité continue d’avoir des conséquences humaines très concrètes. En 2025, l’AED a recensé 19 prêtres et religieux assassinés, tandis que 28 autres ont été arrêtés ou privés de liberté pour des raisons liées à la persécution.
Donner une voix à ceux qui vivent la persécution
La Semaine Rouge 2026 ne vise pas seulement à rendre visible la persécution, mais aussi à donner la parole à ceux qui la subissent directement. Des chrétiens venus des pays les plus touchés témoigneront ainsi de leurs expériences.
En Autriche, Mgr Bashar Warda, archevêque d’Erbil (Irak), participera à plusieurs événements, dont une messe, des rencontres avec des jeunes et une marche de prière à travers Vienne, qui devrait rassembler entre 1 000 et 2 000 personnes.

En Allemagne, Mgr Benny Mario Travas, archevêque de Karachi (Pakistan), participera aux principaux événements prévues à Balderschwang, Leipzig et Berlin. Plus d’une centaine d’activités paroissiales sont prévues dans tout le pays.
Un autre représentant de l’Église du Pakistan, Mgr Samson Shukardin, président de la Conférence épiscopale du Pakistan, participera aux événements de la Semaine Rouge aux Pays-Bas ainsi qu’à une conférence sur la liberté religieuse organisée le 18 novembre au Parlement européen à Bruxelles, en collaboration avec l’Intergroupe du Parlement européen sur la liberté de religion, de croyance et de conscience.
En Suisse, des représentants et témoins venus du Nigeria, du Burkina Faso, du Cameroun et de l’Irak participeront à environ 40 à 45 activités organisées à travers le pays.

Au Portugal, Mgr Ignatius Kaigama, archevêque d’Abuja (Nigeria), participera à une semaine de messes, des rencontres avec les médias, conférences, veillées et à une Nuit des Témoins. Le pays organisera également un itinéraire spirituel de sept jours intitulé 7 Days to Light Up the World, en collaboration avec le Réseau Mondial de Prière du Pape.
Messes, veillées, marches, conférences, rencontres avec des jeunes, activités scolaires et événements publics organisés dans des dizaines de pays composent une campagne qui prend des formes et des dates différentes selon les contextes, mais qui poursuit partout le même objectif : rendre visibles ceux qui souffrent pour leur foi et défendre le droit fondamental à la liberté religieuse tout au long du mois de novembre.
Signez la pétition de l’AED pour la liberté religieuse
Joignez votre voix à celle de millions de personnes qui réclament le droit pour chacun de vivre librement sa foi.
Signez ici : https://acn-canada.org/fr/rlr/





