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Nigeria, diocese de Maiduguri, 2015.

 

« Boko Haram : ils peuvent bien détruire no structures, mais pas notre foi. Notre foi est active et vivante… dans la persécution, nous sommes purifiés. » C’est ce que déclarait Mgr Oliver Dashe Doeme en 2015, à des déplacés qui venaient tout juste de retourner dans leur communauté. Ce pasteur s’est engagé dans une tournée de son diocèse, ce qu’il a nommé un « Tour pour la consolation » dans les différentes municipalités qui ont été reprises à Boko Haram grâce à la prière et aux forces conjointes militaires du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Nigeria.

 

À l’occasion de messes pour la réconciliation et la réparation, les évêques et les prêtres du diocèse ont encouragé ceux qui étaient de retour à rester forts, en dépit des calamités qu’ils ont vécues.

 

Ils doivent apprendre à pardonner comme le Christ lui-même, présent dans le Très Saint Sacrement, lequel a déjà pardonné aux terroristes les sacrilèges, les profanations, et la haine dont ils ont fait preuve. Dans certaines des localités visitées, les prêtres et l’évêque ont été au confessionnal durant plus de trois heures! »

Ci-haut: Mgr Oliver Dashe Doeme dans des ruines d’une église incendiée par Boko Haram.

Nigeria


Journées de retraite pour des prêtres durement éprouvés par Boko Haram

 

Le diocèse de Maiduguri a été mis à rude épreuve ces dernières années. Il se situe dans le nord-est du Nigeria, dans la région qui a eu le plus à souffrir de la violence du groupe terroriste Boko Haram. Depuis 2009, les 100 000 habitants du diocèse ont été obligés de fuir. Plus de 5 000 catholiques ont été tués et de nombreux édifices religieux, écoles et hôpitaux ont été détruits.

 

Un jour, Mgr Dashe Doeme a vécu une expérience impressionnante à la fin de l’année 2014 : alors qu’il priait le Rosaire dans sa chapelle devant le Saint Sacrement, Jésus lui est apparu. Jésus n’a rien dit, et lui a offert une épée. Il l’a prise, et au moment où il l’a eue en main, elle s’est transformée en chapelet. Puis Jésus a dit trois fois : « Boko Haram a disparu. » L’évêque a déclaré à ce sujet : « Il m’est clairement apparu que nous pouvions chasser Boko Haram par le Rosaire ». Tout d’abord, il n’a rien voulu dire de cette expérience à qui que ce soit, mais ensuite il s’y est senti poussé par l’Esprit Saint. Il en a d’abord parlé aux prêtres de son diocèse.

 

Quelques mois plus tard, la situation s’est effectivement améliorée : au printemps de l’année dernière, une force d’intervention de l’armée nigériane, associée à des troupes tchadiennes et camerounaises, a réussi à reprendre certains des villages nigérians occupés par Boko Haram. Certains réfugiés ont alors pu retourner dans leur patrie.

 

Il faut maintenant que les gens reconstruisent leur vie. Mgr Oliver Dashe Doeme les encourage, au cours de messes de réconciliation et de rédemption, à rester fermes dans la foi, malgré les souffrances qu’ils ont vécues. Par ailleurs, il les encourage à suivre l’exemple du Christ et à pardonner aux terroristes. Ils ne doivent pas se laisser égarer par des pensées de vengeance.

 

La vengeance et les représailles conduisent finalement à un cercle vicieux de violence et de guerre.

 

 

Retraite annuelle pour les prêtres du diocèse de Maiduguri, Nigeria.
Retraite annuelle pour les prêtres du diocèse de Maiduguri, Nigeria.

 

L’évêque est convaincu que la guérison n’est possible que si les fidèles pardonnent pour le passé, et regardent vers l’avenir avec beaucoup d’espérance et de confiance. Au cours de la semaine sainte de l’année dernière, Mgr Dashe Doeme a visité plusieurs paroisses de son diocèse. Il a déclaré : « Le désir de prière et de confession parmi les fidèles était grand ». Dans certaines paroisses, l’évêque et les prêtres qui l’accompagnaient ont passé plus de trois heures à donner le sacrement de réconciliation.

 

Actuellement, les prêtres sont plus nécessaires que jamais afin de favoriser le processus de guérison et de pardon. Les sacrements et le soutien pastoral sont aussi plus nécessaires que jamais. Mais, beaucoup de prêtres ont eux-mêmes subi des choses terribles : 26 des 46 prêtres du diocèse de Maiduguri ont eu à fuir Boko Haram.

 

L’évêque a donc organisé pour ses prêtres une semaine de retraite spirituelle afin qu’ils se rencontrent, prient ensemble, échangent et soient renforcés dans leur ministère sacerdotal et leur vie fraternelle. Aide à l’Église en Détresse a soutenu ce projet à hauteur de 6 670 dollars canadiens.

Mgr. Dashe Doeme nous écrit : « Au nom de tout le diocèse de Maiduguri, je tiens à adresser à votre œuvre ma profonde gratitude et toute mon estime, et à vous remercier pour l’aide immense que vous fournissez à l’Église catholique en détresse du diocèse de Maiduguri. »


 

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