Les camps d’été soutenus par l’AED rejoignent plus de 30 000 jeunes à travers le monde

Les camps se déroulent dans 11 pays différents, avec une attention particulière portée aux régions marquées par la guerre, les déplacements de population et l’instabilité.

Chaque année, l’œuvre de charité pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient l’organisation de camps d’été pour les jeunes par les Églises locales.

Cette année, l’AED soutient 407 camps d’été, à travers 46 projets dans 11 pays, rejoignant 33 631 jeunes.

L’impact est particulièrement significatif dans les pays marqués par la guerre, les déplacements forcés et l’instabilité.

Des enfants libres d’être des enfants.
Diocèse syriaque orthodoxe d’Alep, été 2025.

À eux seuls, la Syrie, le Liban et l’Ukraine représentent plus de 85 % de l’ensemble des participants aux camps d’été soutenus par l’AED.

La Syrie compte 17 855 participants répartis dans 230 camps — soit plus de la moitié du total — suivie du Liban, avec 7 465 participants dans 61 camps, puis de l’Ukraine, avec 3 518 participants dans 74 camps.

Davantage de participants à un camp d’été en Syrie. © Aide à l’Église en Détresse

Bon nombre de ces camps s’adressent tout particulièrement aux enfants en situation de handicap ainsi qu’aux réfugiés.

Ces initiatives sont bien plus que de simples activités récréatives : elles offrent protection, accompagnement pastoral, guérison et espérance à des enfants et à des jeunes qui ont grandi dans des contextes de conflit, de pauvreté ou d’exil.

Camp d’été pastoral (voyage missionnaire) pour 200 étudiants universitaires au Liban, 2025.

Le soutien de l’AED ne se limite pas aux camps. D’autres activités pastorales destinées aux enfants en Égypte, en Jordanie, au Liban, au Togo et au Venezuela ont bénéficié à 5 230 participants supplémentaires dans le cadre de neuf initiatives. Au total, le soutien de l’AED a ainsi atteint 38 861 enfants et jeunes à travers 416 camps et activités pastorales dans le monde.

Activités pour les jeunes en Jordanie. © Aide à l’Église en Détresse. Crédit photo : JECJordan

Derrière ces chiffres se cachent des exemples concrets de la manière dont l’Église demeure proche des jeunes générations précisément là où elles ont le plus besoin de se sentir accompagnées, écoutées et soutenues.

Claude Semaan, coordinatrice de Foi et Lumière en Syrie, un mouvement international favorisant la croissance spirituelle des personnes en situation de handicap, explique que « le camp nous donne une énergie extraordinaire pour l’année à venir. C’est un espace d’espérance, un espace où l’on vit pleinement. »

La Syrie traverse depuis plus d’une décennie une période d’instabilité, de guerre civile et de persécutions intermittentes. Pour de nombreux enfants, les camps d’été constituent une importante oasis de tranquillité. « C’est le genre de vie que nous ne sommes plus capables de vivre chez nous. Nous perdons ce que devrait être une vie normale, mais au camp nous pouvons la vivre en toute liberté, dans la joie, et même à travers notre souffrance, que nous partageons ensemble », a-t-elle confié à l’AED.

Les Églises locales demeurent reconnaissantes envers les bienfaiteurs qui rendent ces initiatives possibles, comme l’explique le père Fadi Azar, de Syrie : « Je voudrais remercier l’AED de nous aider à organiser nos camps d’été. Sans votre aide — si essentielle pour nos chrétiens — ils ne pourraient pas participer à ces rencontres de prière, de méditation et de joie. Grâce à vous, ils peuvent bien manger et se rendre dans la région montagneuse où se tient notre camp. Les familles attendent cet événement avec impatience ; elles l’attendent chaque année avec une immense joie. Sans votre soutien financier, cela serait tout simplement impossible. Je ne trouve pas les mots pour vous remercier suffisamment en ce moment. Nous prions pour vous, sincèrement ; nos camps n’auraient pas pu avoir lieu sans votre générosité. Merci, AED. »