Aide à l’Église en Détresse (AED) Canada lance une campagne d’urgence pour Cuba où les habitants font face à une situation extrêmement difficile.
Montréal, 18 février 2026 – En raison du blocus de carburant et des sanctions contre le pays, la situation socio-économique, qui était déjà précaire, est devenue tout simplement insoutenable à Cuba. « Selon nos informations, les transports, les hôpitaux, les écoles et les services sociaux sont gravement touchés, et leur fonctionnement est fortement compromis à mesure que les réserves d’énergie diminuent », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) Canada. « Nous savons aussi que les familles commencent à manquer de nourriture, de produits d’hygiène et de fournitures de base, car les transports ne fonctionnent plus et la distribution des biens devient impossible. »

L’Église catholique elle-même partage ce manque avec la population. « Les religieuses et les prêtres n’ont presque rien eux-mêmes. Pourtant, ils continuent à servir les plus pauvres et à partager le peu qu’ils possèdent. »
C’est pourquoi l’Aide à l’Église en Détresse (AED) Canada lance un appel aux dons. « Votre soutien va permettre d’aider l’Église à continuer son travail au service de la population, lequel est essentiel dans plusieurs régions », indique Mme Lalonde. En effet, l’Église à Cuba opère des centres pour personnes handicapées, des centres pour personnes âgées et d’autres initiatives sociales qui, dans certaines régions, sont plus que nécessaire.
Dons pour Cuba : cliquer ci-dessous.
Ou bien téléphoner au 514-932-0552,
ou sans frais au 1-800-585-6333, poste 222.
Par la poste :
Soutien à Cuba — AED Canada
Aide à l’Église en Détresse (AED) Canada
C.P. 670, Succ. H
Montréal QC H3G 2M6

Appel des évêques cubains
Dans une déclaration écrite dont l’AED a obtenu copie, les évêques catholiques de Cuba interpellent toutes les personnes de bonne volonté et « ceux qui portent les plus hautes responsabilités lorsqu’il s’agit de prendre des décisions pour le bien de la nation. » Dans cette missive datée du 31 janvier dernier, ils considèrent qu’« Il est temps de créer un climat, sans pressions ni conditionnements internes ou externes, où puissent être menés les changements structurels, sociaux, économiques et politiques dont Cuba a besoin. »

Par ailleurs, ils rappellent le voyage historique du pape Jean-Paul II en 1998 et le « discours mémorable » qu’il avait donné : « Le peuple cubain ne peut être privé des liens avec les autres peuples » lançait le pape, « nécessaires à son développement économique, social et culturel, surtout lorsque l’isolement provoqué retombe indistinctement sur la population, aggravant les difficultés des plus faibles dans des domaines essentiels comme l’alimentation, la santé ou l’éducation. »

Dans ce discours « dont l’actualité continue de surprendre » note les évêques catholiques cubains, le pape invitait à l’engagement pour « surmonter l’angoisse causée par la pauvreté matérielle et morale, dont les causes peuvent être, entre autres, les inégalités injustes, les limitations des libertés fondamentales, la dépersonnalisation et le découragement des individus, ainsi que des mesures économiques restrictives imposées de l’extérieur du pays, injustes et éthiquement inacceptables ».
Ils rappellent par ailleurs la position du Pape et Saint-Siège « en cohérence avec le droit international » qui est « que les gouvernements doivent pouvoir résoudre leurs différends et conflits par le dialogue et la diplomatie, non par la contrainte ni la guerre. »

Enfin, les évêques écrivent que l’Église catholique à Cuba « continuera d’accompagner ce peuple que nous aimons, selon la mission que le Seigneur lui a confiée. Elle continuera de prier pour tous, de célébrer la foi, d’annoncer l’Évangile, de servir les pauvres, les malades, les familles, les prisonniers. Elle continuera d’inviter à la conversion, à vivre l’amour fraternel, la justice et la paix. Elle offre également sa disponibilité pour, si on le lui demande, contribuer à apaiser les hostilités entre les parties et créer des espaces de collaboration féconde en vue du bien commun. »
Pour lire la déclaration en espagnol ou bien en français :





