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VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Vie consacréeArmenia, May 2007Sr Arousiag Sajonian in Tzithankov Project t

Pour un petit coin au ciel

Sœur Arousiag vit de la confiance en Dieu. Et plusieurs centaines d’enfants en vivent aussi pendant des mois.

Elle est née à Alep, ville martyre, et a grandi dans une famille arménienne. La majorité des Arméniens vit en dehors de l’Arménie, surtout parce que les Turcs ont persécuté et presque entièrement éliminé ce peuple de longue tradition chrétienne.

En avril, il y a cent ans, le gouvernement turc a envoyé près de 2 millions d’Arméniens dans le désert où des centaines de milliers d’entre eux sont morts de faim et de soif ou ont été abattus par les soldats ottomans. Puis, vint le temps de la souffrance sous le joug soviétique alors que l’Église arménienne a été presque anéantie, ses prêtres étant morts dans les goulags.

C’est à cette époque qu’Arousiag est née, à l’étranger. Elle faisait partie d’une famille de quatre filles et les voisins pensaient que trois d’entre elles pourraient devenir religieuses, mais pas Arousiag. « J’étais insolente, dit-elle, mais je ne pouvais pas faire taire la voix intérieure qui m’appelait à la vie religieuse. »

En 1976, elle a visité l’Arménie alors qu’elle faisait déjà partie de la Congrégation des Sœurs arméniennes de l’Immaculée Conception : « Je suis née arménienne. Le Christ est mon idéal. Tout comme il a été proche de son peuple, je dois l’être du mien. » Alors, elle est restée.

Aujourd’hui, elle dirige le Centre « Notre-Dame d’Arménie » où les sœurs s’occupent de centaines de familles pauvres qui ne pourraient pas survivre autrement. Le communisme a détruit toutes les valeurs, et pas seulement les valeurs religieuses. « Pour beaucoup de gens, il leur est complètement égal de mentir ou de tricher. » Il faudrait commencer par les enfants. Il y a vingt ans, les religieuses ont initié un programme pendant un camp d’été, « afin que les enfants aient une autre vie, au moins pendant trois semaines », qu’ils mangent à leur faim et puissent porter des chaussures non trouées et des vêtements propres.

ARMENIA / NATIONAL 14/100Our Lady of Armenia Center Summer Camp

Au départ, il y avait 150 enfants. Ils sont désormais 800 et viennent de toute l’Arménie. « Le sens de ce camp de vacances est de faire en sorte que ces enfants rencontrent le Christ. Ils doivent pouvoir accepter leurs conditions de vie de la main de Dieu. » Sœur Arousiag accueille aussi les orphelins et les enfants des rues que la police ou des voisins lui amènent, principalement issus de familles brisées.

Une mère raconte : « Je suis divorcée, j’ai quatre enfants, dont trois sont ici. L’une des filles a un handicap mental ». Un destin fréquent dans ce pays blessé. Mais Sœur Arousiag n’abandonne pas, elle a confiance en Dieu. « Je n’ai pas l’argent pour le camp de vacances. Il y a déjà quatre groupes. J’ai remis le problème au Seigneur, Il doit faire quelque chose. Je ne sais pas ce qu’Il fera. Je sais juste qu’Il nous aime. »

Sœur Arousiag a aussi un rêve. « J’ai toujours voulu devenir sainte. Mais j’en suis loin. Maintenant, je dis juste au Seigneur : si c’est comme ça, alors accorde-moi juste un petit coin dans ton grand ciel, mais assez spacieux pour que je puisse y amener beaucoup de tes enfants. » Combien ? Cela dépend aussi de nous.

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