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VOYAGER AVEC L’AED – ISRAËL

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Israël

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« Une église au cœur de la société juive »

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

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©AED/ACN

 

Mgr Fuad Twal, patriarche latin de Jérusalem, a inauguré le samedi 26 avril dernier, à Tel-Aviv, le premier centre pastoral catholique pour migrants en Israël en y célébrant une messe pontificale solennelle, en présence du nonce apostolique en Israël, l’archevêque Mgr Giuseppe Lazzarotto, ainsi que de l’ambassadeur des Philippines en Israël.

Mgr Twal a expressément remercié l’’Aide à l’Église en Détresse (AED) pour avoir soutenu ce projet : « J’aurais souhaité que les bienfaiteurs de l’AED puissent être ici pour participer à la joie des gens au sujet de ce nouveau centre. En leur nom, je remercie de tout cœur tous les donateurs. Que Dieu les bénisse. »

La composition de l’Église se diversifie

Le Père David Neuhaus SJ, coordinateur du patriarcat responsable de la pastorale des migrants et initiateur du projet, a également remercié l’AED pour son soutien : « La fondation du centre pastoral ‘Our Lady of Valor’ aurait été impossible sans le généreux soutien accordé par différentes œuvres, dont, comme toujours, celui de l’AED. Cette œuvre a suivi avec attention l’évolution de l’Église catholique de langue hébraïque en Israël et épaule maintenant aussi les migrants. Nous sommes particulièrement reconnaissants et prions pour tous les bienfaiteurs. »

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©AED/ACN

Le Père Neuhaus a souligné qu’en Terre-Sainte, la composition de l’Église catholique qui, jusqu’à présent, était surtout marquée par les chrétiens palestiniens arabophones, se diversifierait. « Les migrants complexifient la présence chrétienne, car beaucoup d’entre eux sont originaires d’Asie, d’Afrique et d’Europe de l’Est, et vivent dans la société israélo-juive de langue hébraïque. Bien qu’ils restent en marge de cette société, ils s’y identifient et leurs enfants grandissent dans la langue hébraïque. Maintenant, l’Église est appelée à s’installer là où elle n’avait jamais été présente : dans les quartiers juifs où vivent les migrants, au cœur de la société israélo-juive », explique le Père Neuhaus.

Un défi particulier

Aujourd’hui, ces gens sont très reconnaissants de la création de ce nouveau centre. Lourdes, une Philippine travaillant dans les soins à domicile, s’engage comme ministre auxiliaire de l’Eucharistie dans sa communauté. En marge de la cérémonie d’inauguration. Voici ce qu’elle nous a déclaré : « Pour nous, ce centre est une patrie. Nous y rencontrons des compatriotes et pouvons prier. Je suis contente que nous l’ayons obtenu. »

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©AED/ACN

Le nouveau centre pastoral au sud de Tel-Aviv est au service de la communauté des migrants catholiques en Israël, principalement composée de travailleurs immigrés venus des Philippines, d’Inde et du Sri Lanka, mais aussi de demandeurs d’asile d’Afrique noire. Le nombre de travailleurs immigrés s’est fortement accru depuis la deuxième Intifada, le deuxième soulèvement palestinien contre l’occupation israélienne en 2000, à l’issue duquel la plupart des Palestiniens qui travaillaient auparavant en Israël n’ont plus obtenu de permis de travail. De nombreuses activités qu’ils assuraient jusque-là ont ensuite été assumées par des travailleurs immigrés.

Aujourd’hui, environ 40 000 Philippins vivent en Israël dans le cadre de contrats de travail à durée limitée. Comme Lourdes, ils sont surtout employés dans les métiers de soins. L’Église considère comme un défi particulier l’enseignement du catéchisme et la formation identitaire religieuse des enfants des migrants. Ceux-ci fréquentent des établissements scolaires de langue hébraïque, mais n’y bénéficient d’aucun enseignement religieux. C’est pourquoi l’AED a contribué entre-temps à la réalisation de plusieurs ouvrages en langue hébraïque pour donner des cours de religion en dehors des cours scolaires normaux.

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