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Venezuela

Appel à prier le dimanche 10 février

Dans un communiqué conjoint publié le lundi 4 février, la Conférence épiscopale vénézuélienne, la Conférence des religieux et religieuses et le Conseil national des laïcs du Venezuela se déclarent soucieux « d’éviter de plus grandes souffrances au peuple », tout en espérant un changement dans le cours politique et démocratique que vit le Venezuela.

Photo : María Alejandra Mora (SoyMAM)

« Avec détermination et espoir », ils aspirent à la recherche « d’un changement politique par le biais d’un processus de transition pacifique et transparent, conduisant à des élections libres et légitimes pour reprendre le cours démocratique et parvenir au rétablissement de l’État de droit, à la reconstruction du tissu social, à la relance d’une production économique, au rétablissement de la morale et à l’unité de tous les Vénézuéliens.» Les auteurs du communiqué indiquent aussi : « C’est une situation difficile qui s’inscrit dans l’histoire du Venezuela et que le peuple vénézuélien, le clergé vénézuélien et la communauté internationale vivent avec beaucoup d’espoir et, en même temps, avec une grande inquiétude.»

Les présidents des trois instances religieuses les plus représentatives de l’Église catholique du pays dénoncent dans le communiqué « la répression croissante pour des raisons politiques, la violation des droits de l’homme et les détentions arbitraires et sélectives » et insistent pour que cette transition se fasse de manière pacifique et en accord avec la Constitution nationale.

Ils saluent le travail de tous ceux qui, malgré les risques, défendent et promeuvent les droits de l’homme en temps de crise et les encouragent à continuer à s’occuper des «   victimes qui souffrent d’injustice ». Ils indiquent également : « Nous demandons le respect et la sécurité personnelle et juridique de ceux qui exercent ce service digne au Venezuela. » Ils rappellent ainsi que l’Eglise catholique s’est engagée envers la population la plus touchée, « agissant selon les principes d’indépendance, d’impartialité et d’humanité » et qu’elle demande « les autorisations nécessaires pour bénéficier de l’aide humanitaire afin d’atténuer l’impact de la crise sur les personnes les plus vulnérables. Nous – Caritas Venezuela et les diverses institutions d’assistance sociale de l’Église agissant sur tout le territoire national, nous nous engageons à continuer le service que nous avons rendu avec équité, inclusion, transparence et efficacité. »

Le communiqué se termine en appelant à prier le dimanche 10 février dans « toutes les églises, maisons et communautés, demandant au Seigneur de nous accorder la paix, la réconciliation, la liberté, la santé spirituelle et corporelle ».

Une situation sans précédent

La situation politique actuelle au Venezuela est la conséquence des élections présidentielles de mai 2018 qui, selon la version officielle du gouvernement, ont été remportées par Nicolás Maduro, mais qui ont été qualifiées d’élections illégitimes par la plupart des pays de la communauté internationale, dont l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, l’Espagne et les États-Unis, car elles ont fait l’objet de diverses irrégularités. Ainsi, selon ce constat, le Président Maduro, à la fin de son mandat précédent le 10 janvier, est devenu illégitime et non reconnu comme Président de la République.

En conséquence et selon la constitution vénézuélienne, le président de l’Assemblée nationale du pays, en l’occurrence Juan Gerardo Guaidó, est devenu président responsable du Venezuela. Ainsi, le 11 janvier 2019, Guaidó a annoncé qu’il assumait l’article 233 de la Constitution pour convoquer de nouvelles élections nationales et le 23 janvier, il a prêté serment comme Président responsable du Venezuela.

 

Dimanche 10 février, merci de prier pour un dénouement pacifique de la crise au Venezuela.


 

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