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Malawi — histoire de réussite AED

09.10.2019 in Non classifié(e)

Malawi — histoire de réussite AED

Aide d’urgence après les graves inondations de mars 2019

En mars 2019, plusieurs régions du sud du Malawi — un pays situé à la frontière des régions du sud et de l’est de l’Afrique — ont été frappées par de graves inondations. Pendant des jours, de fortes pluies sont tombées sans interruption ! Près d’un million de personnes ont été touchées dans 16 des 28 districts que compte le pays.

 

 

Les chiffres sont révélateurs de l’ampleur du désastre : près de 80 000 personnes ont perdu leur maison, plus de 500 ont été blessées, et il y a eu près de 60 morts. Des maisons, des champs, des routes et des ponts ont été lourdement endommagés.

 

Le Malawi est un pays qui est déjà touché par la misère ; c’est l’un des pays les plus pauvres du monde. De plus, selon le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies ainsi que le dernier rapport sur la liberté religieuse produit par Aide à l’Église en Détresse (AED),  « des milliers de réfugiés sont venus provenant du Mozambique sont venus au Malawi dans les dernières années, fuyant les combats entre les rebelles et le gouvernement. La prise en charge de soins pour les réfugiés est un défi pour les Églises du Malawi et les autres traditions religieuses, en ce qui concerne les approches sociales et pastorales. L’expérience démontrer que les tensions religieuses s’aggravent quand différents groupes de différentes traditions sont dans l’obligation de vivre ensemble dans une situation d’extrême pauvreté. »

 

L’AED entre en action

Malgré cette dure réalité, l’Église catholique a immédiatement proposé d’apporter une assistance spirituelle et morale aux personnes traumatisées. La Conférence épiscopale a également voulu apporter une aide d’urgence matérielle aux personnes touchées, en fournissant de la nourriture, des couvertures, vêtements, bâches, de la vaisselle et des outils de traitement de l’eau.

Nos bienfaiteurs ont offert 30 000 dollars afin qu’il soit possible de les soutenir sans tarder. Un grand merci à tous ceux qui ont contribué et merci de prier pour les efforts visant à soulager la misère au Malawi.

 

La situation des chrétiens dans le monde – 2019

06.05.2019 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, MONDE, Persécution, Voyager avec l'AED, Voyagez avec AED

MONDE

 

2019 s’annonce sanglante pour les chrétiens

 

L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) s’inquiète de l’augmentation des attaques perpétrées dans le monde entier contre des chrétiens. « Les attentats à l’explosif commis avec une extrême brutalité contre des églises et des hôtels au Sri Lanka le matin du dimanche de Pâques montrent que dès à présent, 2019 s’avère être l’une des années les plus sanglantes pour les chrétiens », a déclaré Thomas Heine-Geldern, président de l’AED-International.

Rien que durant les quatre premiers mois de cette année, l’œuvre de bienfaisance qui s’engage en faveur des chrétiens persécutés et en détresse dans plus de 140 pays a parlé publiquement des exactions suivantes :

    • – Attaques des islamistes de la Séléka contre une mission dans l’évêché de Bangassou en République centrafricaine au tournant de l’année, avec des douzaines de morts et environ 20 000 personnes déplacées qui ont fui les violences ;

 

    • – Attentat islamiste contre la cathédrale de Jolo, au sud des Philippines, qui a fait vingt morts et environ 90 blessés fin janvier ;

 

    • – Attentats commis à la mi-mars contre des villageois chrétiens par des membres de la tribu majoritairement musulmane des Foulani, dans l’État fédéral nigérian de Kaduna, et qui ont coûté la vie à plus de 130 personnes ;

 

  • – Exactions de nationalistes extrémistes hindous commises fins mars contre un établissement scolaire catholique dans l’État fédéral indien du Tamil Nadu, lors desquelles s’est déroulée une véritable chasse aux religieuses qui y travaillent.

 

Jesus

La persécution chrétienne ne connaît plus de limite

Heine-Geldern

 

« Les attentats au Sri Lanka constituent l’apogée sanglant d’une évolution qui dure depuis quelques années déjà : la persécution des chrétiens ne connaît aucune limite », estime M. Heine-Geldern. « Elle ne s’arrête jamais, même durant les plus grandes fêtes de la chrétienté. Elle se montre sans pitié envers les innocents, qui sont souvent considérés comme boucs émissaires des évolutions mondiales ». Après les attentats au Sri Lanka, le groupe État islamique (ÉI) a revendiqué ces violences. Les services de sécurité supposent que les attentats à la bombe ont pu avoir été organisés et commis en tant qu’actes de vengeance du massacre de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. À la mi-mars, un homme âgé de 28 ans y a tué 49 personnes, dans deux mosquées.

Aide à l’Église en Détresse insiste sur le fait que la menace islamiste persiste au Moyen-Orient, ainsi qu’en Afrique, avec la violence exercée par Boko Haram au nord du Nigéria. « C’est une fausse idée de croire que le groupe ÉI est vaincu sur le plan militaire et n’existe donc plus. En effet, l’idéologie est bien vivante, les adeptes sont toujours en vie, les voies de communication semblent fonctionner. Nos partenaires de projet au Moyen-Orient restent toujours extrêmement préoccupés », poursuit Thomas Heine-Geldern.

 

La religion, utilisée pour créer le chaos. Plus récemment, la situation dans des pays du continent américain comme le Mexique, le Nicaragua et le Venezuela a également suscité des inquiétudes à l’AED. À la suite des turbulences politiques, des évêques et des prêtres sont sans cesse victimes d’exactions. « Il s’agit ici d’un mélange d’idéologies politiques et de reproches selon lesquellesl’Église interviendrait de manière injustifiée parce qu’elle appelle à la résistance contre des gouvernements autoritaires ou contre la corruption. L’Église devient la cible d’agressions et de violences », explique Monsieur Heine-Geldern.

La religion : une arme utilisée à tort

Dans de nombreuses régions du monde, la religion est utilisée comme une arme politique afin de déséquilibrer des pays et de les entraîner dans le chaos. Actuellement, c’est exactement ce qui se passe au Sri Lanka. Là, l’Église s’efforce de manière intensive d’empêcher que la douleur causée par les actes de violence n’engendre un cercle vicieux. « L’équilibre de la société repose en grande partie sur la coexistence pacifique des différentes religions. C’est l’objectif en faveur duquel s’engagent nos partenaires de projet », assure le président de l’AED.

Malheureusement, il est rare que le grand public obtienne des informations sur les exactions antichrétiennes. Le cas d’Asia Bibi, cette mère de famille chrétienne pakistanaise initialement condamnée à la peine de mort pour blasphème et acquittée en dernier recours, est un bon exemple. Grâce à ce cas, Le monde a pu entendre parler de la situation dangereuse et parfois mortelle dans laquelle vit la minorité chrétienne du Pakistan. Conjointement avec d’autres organisations, l’AED s’était engagé en faveur de sa libération. Cependant, le destin d’Asia Bibi reste incertain.

Les extrémismes religieux et politiques : causes principales de la persécution

L’islamisme fondamentaliste, les nationalismes exacerbés et les idéologies autoritaires restent les moteurs principaux de la persécution des chrétiens et d’autres minorités religieuses. Tel est le constat du Rapport sur la liberté religieuse dans le monde (Religious Freedom Report), que l’AED a présenté en novembre 2018 et qui met en lumière la situation dans 196 pays.

« C’est avec une très grande préoccupation que nous observons que ces trois évolutions ne décroissent malheureusement pas – bien au contraire. Ce peut être observé actuellement dans des États africains tels que le Burkina Faso, le Niger et le Bénin. Les hostilités contre les missions, les prêtres et les religieuses y prennent des proportions dramatiques. La population a de plus en plus peur », constate Thomas Heine-Geldern.

Il est impératif de donner un nom à cette évolution amère. « Il appartient aux gouvernements du monde et à l’ONU d’être des artisans de la paix, de garantir la liberté religieuse et d’assurer la défense des minorités contre les exactions antireligieuses », a dit Thomas Heine-Geldern. Du côté des pouvoirs religieux, il s’agit de soutenir les chrétiens persécutés, à travers la prière et des aides actives, ainsi que de leur donner une voix et un visage, demande Thomas Heine-Geldern.

« C’est l’objectif en faveur duquel l’AED s’engage depuis plus de 70 ans. Et compte tenu de la violence croissante contre les chrétiens, cela mérite tout type de soutien et tous les efforts possibles. »

Le Rapport sur la liberté religieuse 2018 est disponible à l’adresse suivante : www.religious-freedom-report.org.
Pour les gens pressés, une version abrégée existe en format PDF sur le site web de l’AED-Canada : Rapport 2018