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Venezuela « Nous voulons une issue pacifique »

18.02.2020 in adaptation : Mario Bard, Par Raquel Martin

Venezuela
«Nous voulons une issue pacifique»

Par Raquel Martin, ACN Espagne
Adaptation du texte, Mario Bard, AED Canada
Publié sur le web le 18 février, 2020

 

Le Cardinal vénézuélien Baltazar Porras a déclaré, lors d’une conférence de presse donnée au siège espagnol l’Aide à l’Église en Détresse (AED), que «les vrais changements se construisent toujours du bas vers le haut», et invité à tirer les leçons des erreurs, ainsi qu’à «ne pas tomber dans l’illusion de tous ces populismes qui font tant de dégâts à notre continent».

 

 

L’archevêque de Mérida et administrateur apostolique de Caracas soutient actuellement la campagne de ce bureau afin de soutenir l’Église du Venezuela.

Dans ce pays, 30 % des enfants souffrent de problèmes de malnutrition, 60 % des familles cherchent quotidiennement de la nourriture dans la rue, la censure a énormément augmenté, « 85 % des médias sont contrôlés et la presse libre est fortement menacée », estime-le cardinal. Il a ajouté que la disparition des jeunes était constante et que la répression était « énorme ».

 

L’Église vénézuélienne : avec le peuple

Cependant, l’Église catholique du Venezuela « ne perd ni l’espoir, ni sa créativité, ni sa persévérance », et se concentre pleinement sur l’aide aux populations dans cette crise sociale, politique, économique et humanitaire.   « L’Église travaille de façon créative pour servir les autres », a-t-il dit, réalisant un « travail de fourmi ». « La présence de l’Église est impressionnante dans les quartiers les plus populaires où elle s’investit avec une joie et un dévouement qui sont édifiants ».

 

Venezuela – Cardinal Baltazar Enrique Porras partage un repas avec ceux dans le besoin

Les paroisses des diocèses du Venezuela sont devenues des cantines sociales et des dispensaires médicaux, a expliqué le cardinal : « Les gens s’unissent pour apporter des solutions aux problèmes communs » et ce sont « les gens simples et humbles qui offrent et fournissent le peu qu’ils ont, comme dans l’Évangile ». Selon le cardinal vénézuélien, le travail des prêtres, religieux et laïcs qui aident les autres est incroyable : « Non seulement ils donnent à manger, mais ils accompagnent aussi et donnent de leur temps avec dévouement. C’est surtout d’affection que les gens sont orphelins aujourd’hui ».

 

En ce qui concerne l’avenir de son pays, l’archevêque de Mérida a ajouté : « Nous voulons une issue pacifique et démocratique à cette situation, sans discours guerrier : nous avons tous besoin les uns des autres. Quelque chose doit être fait au-delà des croyances et des idéologies politiques, grâce à une prise de conscience profonde en faveur du présent et de l’avenir ».

Aide à l’Église en Détresse, fidèle à sa mission de soutien pastoral, aident les prêtres, les religieux, les religieuses, les laïcs, les catéchistes et les séminaristes. De plus, et de manière exceptionnelle, l’AED soutient des projets d’urgence humanitaire comme entre autres le financement des cantines paroissiales, le forage de puits ou l’achat de générateurs électriques.

 

Projet de la semaine de l’AED : Un moyen de transport pour des religieuses enen Biélorussie

30.01.2020 in ACN International, Motorisation, PROJETS AED

Biélorussie

Une voiture pour les dominicaines de Baranovitchy

 Publié sur le web le 30 janvier, 2020

 

Dès 1992, immédiatement après la fin de l’Union soviétique, trois dominicaines sont venues de Pologne en Biélorussie et ont commencé leur travail dans la ville de Baranovitchy. Leur exemple a dû être probant, car la communauté jouit aujourd’hui d’un nombre important de vocations locales. Actuellement, 18 religieuses sont d’origines biélorusses. D’autres jeunes femmes voudraient aussi entrer dans la communauté, active dans quatre localités.

 

Dans la paroisse catholique de Baranovitchy, une ville de 170 000 habitants, les religieuses accomplissent des services diaconaux, enseignent le catéchisme, travaillent avec les enfants et les adolescents et s’occupent des malades et des personnes âgées. En plus de catéchiser une centaine d’enfants et d’adolescents, elles préparent les adultes à recevoir les sacrements, conduisent les personnes âgées et malades à l’église et apportent la communion aux malades, les réconfortent et les aident. Pendant la période de Noël, les dominicaines font des paquets-cadeaux composés de vêtements, de nourriture et de médicaments pour les nécessiteux.

 

Besoin urgent d’une voiture

Les trois religieuses de Baranovitchy disposent d’une petite voiture qui a plus de dix ans, mais l’entretenir et la réparer demandent de plus en plus d’argent. Elles ont donc besoin de toute urgence d’un véhicule qui fonctionne parfaitement, car, en plus de leurs visites pastorales, elles se rendent régulièrement à Pinsk — où se trouve le siège du diocèse —, afin de participer à des journées de retraite et de formation. La distance est de 180 kilomètres. Enfin, la maison de formation de leur communauté religieuse est située à Minsk (située à 190 km), et ce, sans compter les quatre autres maisons de leur communauté en Biélorussie, situées à une distance pouvant aller jusqu’à 300 kilomètres. Un véhicule est essentiel !

 

Comme les religieuses ne peuvent réunir les fonds nécessaires pour acheter un nouveau véhicule, elles se sont adressées à l’AED avec confiance. Pour leur travail, il serait utile que la nouvelle voiture ait aussi un coffre un peu plus grand, car elles doivent souvent transporter des objets — par exemple des colis de Noël.

Nous voulons les aider à acheter une nouvelle voiture en leur donnant un montant de 15 000 dollars. Les religieuses remercient à l’avance tous leurs bienfaiteurs et prient pour eux.

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Nigeria : Réflexion spirituelle sur les dernières attaques terroristes. 

23.01.2020 in Adaptation Mario Bard, Nigeria, persécution

 

Nigeria

«Les ténèbres peuvent se développer, mais elles ne triomphent jamais.»
Réflexion spirituelle sur les dernières attaques terroristes. 

 

Propos recueillis par Tobore Ovuorie
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Publié sur le the web le 23 janvier, 2020

La Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (PAOEI) a publié le 26 décembre 2019 une vidéo de ses combattants décapitant 10 otages chrétiens aux yeux bandés. Puis, une autre vidéo est apparue le jour de Noël, montrant un onzième otage être abattu.

 

Les noms des victimes n’ont pas été divulgués, mais une vidéo plus ancienne de la PAOEI a révélé qu’elles provenaient des États de Borno et Yobe (Nigeria). La terreur pratiquée par la PAOEI et Boko Haram a profondément marqué les Nigérians, en particulier les chrétiens du pays, qui ont subi un nouveau choc à l’annonce de la décapitation, le 26 décembre, des membres d’un cortège nuptial à Gwoza, dans l’État de Borno.

 

 

L’Aide à l’Église en Détresse a parlé de ces assassinats avec le Père Panachy Longinus Ogbede, prêtre catholique de l’église de la Visitation, à Lagos, au Nigeria. Voici une réflexion spirituelle sur ces événements.

 

« Nous ne devons jamais accepter la violence. Elle ne fait pas partie de notre culture. Les Nigérians traditionnels sont connus pour aimer la discussion ; nos ancêtres nous ont appris que la devise “œil pour un œil, dent pour dent” laissait tout le monde aveugle et édenté. Il y aura toujours des façons meilleures et plus efficaces d’exprimer nos griefs.

 

Cependant, beaucoup de gens pensent autrement. Ils tireraient avantage d’une relation plus forte avec Dieu, conduisant à des relations plus positives avec les autres êtres humains. C’est ainsi que l’être humain devient sacré à nos yeux. Nous sommes en train de perdre rapidement notre sens du sacré, ainsi que notre sens de la communauté. L’égoïsme et le relativisme se sont glissés partout, et nous avons oublié qu’il y a encore des vérités objectives. Il n’est pas juste de tuer ses frères et sœurs. Il n’est pas juste de se comporter cruellement. J’implore Boko Haram et la PAOEI de reconsidérer leurs moyens d’action.

 

 

Petite fille à la messe du Dimanche à Sainte-Rita, Kaduna

Rester et vivre libres

 

La vérité est que les chrétiens ne peuvent pas quitter leur patrie. Où émigrerions-nous ? Et pour combien de temps ? Nous sommes des étrangers où que nous allions. Nous ne sommes en sécurité que sur les terres de nos parents. Nous devons apprendre à être tolérants et forts ; nous devons rester et vivre libres.

 

Les Écritures nous ont prédit des temps difficiles, mais les temps difficiles ne durent pas. Les gens solides durent. La vie est remplie de hauts et de bas qui sont souvent le résultat de l’égoïsme humain. Et il y aura toujours un Judas parmi les disciples. Il y aura toujours un enfant qui s’égare, qui prend un chemin alors que tous les autres prennent un autre chemin. Et quand cela arrive, on voit que cela marche rarement.

 

C’est lorsque les choses changent que nous trouvons des occasions de croissance. Et pour réaliser cette croissance, nous devons accepter l’instabilité, l’imperfection et l’incertitude. La vie est un mystère et exige que nous soyons en formation permanente. Il y a de la lumière au bout du tunnel, mais nous devons traverser ce tunnel avant de l’atteindre, ou même de la voir.

 

Les premiers apôtres ont également été persécutés. Mais le Christ n’a jamais abandonné son Église. Sans Lui, nous serions tous partis. Les ténèbres peuvent prospérer, mais elles ne triomphent jamais ».

 

 

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire : le miracle du changement politique !

12.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Voyager avec l'AED

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire

Le miracle du changement politique!

Par Tobias Lehner & Volker Niggewöhner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Le 9 novembre 2019 a marqué le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. C’est une étape décisive dans les événements qui ont conduit à l’effondrement du communisme en Europe. Un rêve devint réalité pour de nombreuses personnes : des chrétiens dévoués de toutes confessions et de nombreuses organisations qui ont travaillé sans relâche au cours des décennies précédentes pour provoquer ce changement politique. Parmi ces organisations figure l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) et son fondateur, le prémontré néerlandais Père Werenfried van Straaten (1913-2003).

 

42 ans d’attente et d’efforts en vue d’un changement politique

Les événements entourant la chute du Mur n’ont pas surpris l’œuvre de bienfaisance. Dès le début, c’était ce qui était visé par l’engagement de l’AED. « Après avoir attendu ce tournant pendant 42 ans, notre crédibilité est maintenant en jeu si nous n’aidons pas l’Église persécutée en redoublant notre volonté de faire des sacrifices. Même là où elle a été libérée de ses chaînes, elle reste démunie. Sans prêtres, sans programmes radiophoniques et sans livres, la libération est vaine », écrivait le Père Werenfried aux bienfaiteurs de l’AED. Les défis que l’œuvre allait alors affronter rappelaient ses débuts de pionnière.

Jetons un regard en arrière. En 1947, à l’initiative du Pape Pie XII, le Père Werenfried lance une campagne pour aider les Allemands déplacés et expulsés de l’Est. En 1952, après avoir reçu des informations qui faisaient état de violations des droits de l’homme et de persécutions contre l’Église dans les pays nouvellement placés sous le régime communiste, il étendit les opérations de secours à ces régions. Voilà pourquoi, durant les premières années, l’œuvre s’est appelée Aide aux prêtres de l’Est, pour être renommée Aide à l’Église en Détresse en 1969.

La situation dans les pays derrière le rideau de fer était différente d’un État à l’autre. L’Union soviétique était considérée comme un territoire inaccessible. Seules des émissions radiophoniques provenant de l’étranger permettaient d’y diffuser la Bonne Nouvelle de l’Évangile — ou alors il fallait recourir à la contrebande. Dans d’autres pays, en particulier en Pologne et en Yougoslavie, il était possible de soutenir davantage.

L’œuvre considérait qu’une autre de ses missions importantes résidait dans l’information du public. Il fallait que le monde occidental sache ce qui se passait à l’Est. C’est ainsi que le Père Werenfried s’est exprimé dans des centaines d’homélies sur la situation de l’Église persécutée en Europe de l’Est, devenant lui-même le porte-parole des opprimés privés de leur voix.

Derrière le Rideau de fer, en Pologne, le cardinal Karol Wojtyla, qui deviendra Jean-Paul II, visite le chantier de l’église de Nowa Huta (1977). Le régime communiste avait voulu une nouvelle ville sans Dieu : la population en a décidé autrement…

«Armés» pour la paix

À partir des années 1960, l’AED a étendu son soutien à d’autres régions du monde, comme l’Amérique latine et l’Afrique, mais l’aide à l’Europe de l’Est est demeurée l’une de ses préoccupations majeures. Ses efforts ont été inspirés par les paroles du Pape Pie XII qui avait dit un jour au Père Werenfried : « Tout le monde se prépare à la guerre, mais presque personne ne pense à préparer la paix au cas où elle arriverait soudainement ». Et c’est devenu l’objectif du Père Werenfried qui voulait être préparé pour le « jour J ».

Lorsqu’une nouvelle politique vit le jour en Union soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev, l’AED augmenta entre 1987 et 1988 les aides allouées aux républiques soviétiques, qui passèrent alors de moins d’un million de dollars à 3,5 millions de dollars. C’est aussi dans cette période que le Père Werenfried commença des collectes de fonds pour la formation des prêtres dans les pays du bloc de l’Est. Chacune des deux initiatives s’avéra extrêmement utile, en particulier lorsqu’on regarde les événements qui surviendront par la suite.

La chute du mur de Berlin et les autres événements révolutionnaires marquèrent pour l’AED l’avènement du « Jour J ». Alors que dans le passé, l’aide devait rester secrète, elle pouvait maintenant être apportée ouvertement et parfois elle était même souhaitée par l’État. Une chose est sûre : le soutien dans ces pays restait toujours absolument indispensable. Dès 1990, les aides pour l’Europe de l’Est augmentèrent au point de dépasser les 22 millions de dollars, et atteignirent en 1994-1995 près de trente millions de dollars, ce qui équivalait à plus de 40 % de la totalité du soutien accordé à l’échelle mondiale par l’AED. Ce niveau a persisté jusqu’au passage au nouveau millénaire.

Soutien humanitaire et pastoral

Voici quelques — un des projets d’aide particulièrement remarquables réalisés dans les années qui ont suivi la chute du communisme. Pendant la Révolution roumaine, en décembre 1989, le Père Werenfried s’est rendu à Bucarest dès le lendemain de l’exécution du dictateur Ceaușescu et de son épouse. Auparavant, il avait été l’un des premiers à organiser une aide d’urgence pour atténuer la souffrance de la population roumaine.

En Ukraine, une relation particulière s’est établie entre l’AED et l’Église grecque catholique.. Lorsque son primat, le cardinal Myroslav Ivan Lioubatchivsky, a pu quitter son exil romain le 30 mars 1991 afin de retourner dans sa patrie,, il était accompagné par le Père Werenfried. Lors d’une sainte messe célébrée à Lviv, le fondateur de l’AED a fait une promesse solennelle : « Au nom de nos bienfaiteurs, je vous promets que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider dans la nouvelle évangélisation de l’Ukraine, vous les évêques, les prêtres et les religieuses, les séminaristes et l’ensemble du peuple des fidèles. »

L’AED a tenu promesse : la construction du Grand séminaire à Lviv devint l’un des plus grands projets de l’œuvre. Aujourd’hui, le séminaire de Lviv et ses 200 étudiants compte parmi les plus grands dans le monde.

 

Au programme : formation des prêtres, couvents et proclamation de l’Évangile

Dans les autres états d’Europe de l’Est, le financement de la formation des séminaristes était également une préoccupation majeure. À cela s’ajoutait l’aide apportée aux monastères contemplatifs, dont beaucoup avaient survécu aux années du communisme dans des conditions déplorables ou bien venaient tout juste d’être fondés. Dans de nombreux pays, l’Église était au bord du gouffre et ne possédait plus rien, puisque tous ses bâtiments avaient été confisqués sous le régime communiste et qu’il n’existait plus aucune structure d’organisation cléricale. Dans ces domaines également, l’AED apporta son soutien, en particulier aux petites Églises locales en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie ou au Kazakhstan. Dans ces pays, les catholiques sont en minorité et trouvent peu de défenseurs dans la société.

 

Un œcuménisme vivant : reconstruire les ponts

En 1991, une mission spéciale pour la reconstruction spirituelle de l’Europe de l’Est a été confiée par la plus haute autorité : le Pape Jean-Paul II exprima pour la première fois à l’AED son idée d’intensifier le dialogue avec l’Église orthodoxe russe. Une approche qui trouva un terrain fertile chez le Père Werenfried. En octobre 1992, il se rendit pour la première fois en Russie avec une délégation. Là, il rencontra le Patriarche Aleksei II et d’autres dignitaires orthodoxes. Le père Werenfried a pu faire son rapport au pape au début de 1993 et le soutien de certains projets en faveur de l’Église russe orthodoxe vint donc compléter le soutien accordé aux communautés catholiques.

L’un des fameux bateaux chapelles.

Le projet le plus célèbre devint celui des fameux bateaux chapelle — des embarcations transformées en chapelle permettant aux prêtres de se rendre dans des communes où il n’y avait plus d’église. Le Père Werenfried était convaincu que « la nouvelle évangélisation indispensable de la Russie représentait la mission fondamentale de notre Église-sœur orthodoxe ». Comme celle-ci avait également souffert de la persécution sous le communisme et qu’elle devait repartir de zéro, il fallait maintenant la soutenir.

 

De bénéficiaires à bienfaiteurs

Regina Lynch, directrice du département des projets à l’Aide à l’Église en Détresse.

Depuis 1990, l’AED a soutenu l’Église en Europe de l’Est avec plus 750 millions de dollars. Même si, de nos jours, les priorités de l’aide se sont déplacées vers le Moyen-Orient et l’Afrique, les chrétiens d’Europe de l’Est ne sont pas tombés dans l’oubli. Ainsi, la petite Église extrêmement pauvre d’Ukraine se situe toujours au quatrième rang des pays soutenus par l’AED.

Enfin, il est intéressant de souligner que les communautés des anciens pays communistes n’ont pas été que des bénéficiaires. Peu après l’effondrement du rideau de fer, des actions de solidarité ont vu le jour chez des catholiques de différents pays qui, peu de temps auparavant, souffraient eux-mêmes de la persécution. La Pologne a joué et joue toujours un rôle majeur à cet égard. L’un des 23 bureaux nationaux de l’AED y est maintenant installé et un autre a été ouvert en Slovaquie, état qui faisait partie de l’ancienne Tchécoslovaquie. Ici aussi, le miracle du changement politique est à l’œuvre.

Inde — Histoire de succès de l’AED

07.11.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Inde, Motorisation, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Inde — Histoire de succès de l’AED

Une voiture pour aller rencontrer des tribus défavorisées

Sœur Christine est membre de la Congrégation des sœurs de la Charité de la Sainte-Croix, dans la province de l’Inde Orientale. Depuis des années, elle est engagée auprès des personnes défavorisées, des pauvres, principalement des tribus autochtones de l’est de l’Inde. Aujourd’hui, elle a beaucoup d’expérience et coordonne désormais le travail au sein des petites communautés chrétiennes qui se sont formées, là où — malheureusement — des prêtres viennent rarement. La plupart du temps, les fidèles se réunissent avec un catéchiste pour prier, vivre une liturgie de la Parole et pour discuter.

 

Pour rencontrer ces communautés, Sœur Christine doit parcourir de longues distances, souvent sur de mauvaises routes et dans des régions accidentées. Sa voiture lui a été bien utile pendant huit ans, mais comme elle s’en servait beaucoup, elle a commencé à tomber sans cesse en panne et avait besoin de plus en plus de réparations, qui devenaient de plus en plus coûteuses.

Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 15000 dollars, Sœur Christine a maintenant le plaisir d’avoir une nouvelle voiture. Elle écrit : « Que Dieu vous comble tous de ses bénédictions. Soyez certains de mes prières et des prières de nos paroissiens ».

 

Nouvelles de l’AED : Chrétiens du nord-est de la Syrie

04.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Par Marta Petrosillo, persécution, Syrie

Chrétiens du nord-est de la Syrie


«Nous avons besoin d’aide.»

Propos recueillis le 28 octobre dernier par Marta Petrosillo, AED-Italie
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Mise en ligne le 1er novembre, 2019

«Au moins trois cents chrétiens ont quitté les villes de Ras al-Ain, Derbasiyah, Tall Tamr et une partie d’Al-Malikiyah, et nous craignons que si les combats continuent, un exode encore plus grand de fidèles affecte Qamishli, où 2 3000 familles chrétiennes vivent actuellement». C’est l’histoire désespérée que Mgr Nidal Thomas, représentant épiscopal de l’Église chaldéenne à Hassaké, raconte à l’Aide à l’Église en Détresse.

Le prêtre décrit une situation critique. « Nous ne savons pas ce qui se passe. Chaque heure, nous entendons parler de victimes et de disparus dans les déclarations des Kurdes, des Turcs, des Américains et des Russes. Mais nous ne connaissons pas la vérité. La seule certitude est que les bombardements, et en particulier les massacres commis par les Turcs contre notre communauté, poussent de plus en plus de chrétiens à fuir ».

À l’heure actuelle, peu de familles de fidèles ont trouvé refuge au Kurdistan irakien, mais Mgr Thomas estime que les chrétiens en fuite pourraient difficilement choisir la région semi-autonome du nord de l’Irak comme destination. « La vie y est trop chère pour les chrétiens syriens qui sont pauvres. Sans compter que le peuple irakien n’a rien fait pour éviter le scénario dramatique qui s’est malheureusement concrétisé en Syrie. Dans notre pays, il y avait des milliers de familles chrétiennes. Personne n’a essayé de nous défendre ».

Les chrétiens en danger : «Nous avons besoin d’aide.»

Aujourd’hui, les chrétiens du nord-est de la Syrie, malgré la confirmation de l’assassinat d’Abou Bakr al Baghdadi, craignent encore et toujours un retour du djihadisme. « Malheureusement, c’est une éventualité que nous devons prendre en compte », affirme Mgr Thomas selon qui beaucoup d’hommes du groupe État islamique (ÉI/Daech) auraient maintenant rejoint l’Armée syrienne libre qui est entrée dans la région de Ras al-Ain.

Par l’intermédiaire de l’Aide à l’Église en Détresse, il s’adresse à la communauté internationale et demande un soutien au nom de sa communauté. « Nous avons besoin d’aide. Nous sommes, les chrétiens, la population ayant le plus souffert de ce conflit interminable. Nous sommes le maillon faible, parce que nous voulons vivre en paix et que nous rejetons la guerre. Les deux tiers des chrétiens ont quitté le pays et le tiers restant risque de ne pas survivre. Et pendant ce temps, les pays occidentaux s’affrontent pour se répartir la Syrie, qui a été mise à genoux y compris à cause des sanctions internationales ».

L’AED-Canada continue de soutenir les chrétiens en Irak et en Syrie. Dans ce dernier pays, la campagne pour les enfants de Homs, Une goutte de lait, est toujours effective. Vous pouvez donner en visitant la page web acn-canada.org et cliquer sur le bouton Dons en haut à droite. Pour plus d’information, il est aussi possible d’appeler au 1-800-585-6333.

Projet de la semaine AED – Besoin de rénovations sur l’Ile de Puna, Équateur

01.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique Latine, Construction, Equateur, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Projet de la semaine AED – Équateur

Rénovation d’un presbytère sur l’île de Puná

Mis-en-ligne le 1er novembre, 2019

 

L’île de Puná fait environ 900 kilomètres carrés et est située au sud de la côte équatorienne. Elle compte 7 000 habitants. C’est une région pauvre où le tourisme a tout récemment été encouragé. Les habitants y vivent donc non seulement de la pêche traditionnelle pratiquée à petite échelle, mais aussi de l’artisanat touristique.

 

Cette île est importante dans l’histoire de l’Église en Amérique latine, car elle a été le lieu où, en 1541, le premier évêque de Cusco, qui fut aussi l’un des premiers évêques d’Amérique latine, a souffert le martyre. L’évangélisation de l’île revêt donc un sens particulier pour l’histoire de l’Église locale.

 

Mais, malgré cette longue histoire de présence chrétienne, une paroisse n’y a été érigée qu’en 2018 ! Elle couvre les 13 villages de l’île. Le curé, le père Celso Miguel Montesdeoca Robles, souhaite y raviver la vie ecclésiale. Un certain nombre de choses ont déjà été accomplies. Ainsi, il y a maintenant la catéchèse pour les enfants, les adolescents et les adultes, la pastorale des jeunes, et des groupes qui rendent visite aux malades.

 

Le curé voudrait maintenant que les chefs de groupe soient mieux formés, et que d’autres personnes se joignent encore à eux. Les religieuses de la Congrégation des « Filles de Marie » aident aussi le curé dans son travail.

 

Hélas, le presbytère est dans un état pitoyable : les rénovations y sont devenues urgentes. Il faut savoir que la région est régulièrement touchée par des secousses sismiques, ce qui endommage les murs. Puis, le tremblement de terre dévastateur de 2016 a causé des dommages encore plus graves. Sans compter l’air marin, chargé en nitrates, qui abîme aussi le vieux bâtiment. Et, comme si ce n’était pas assez, il est mal protégé contre les bandits qui maraudent dans la région. Enfin, il faut aussi remplacer les anciennes canalisations d’eau et les vieux câbles électriques.

L’Aide à l’Église en Détresse voudrait donc offrir une aide de 21 900 dollars afin de répondre à l’urgence des travaux de rénovation. 

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Communiqué AED: Mercredi Rouge 2019 – Une seconde édition au Canada

24.10.2019 in ACN Canada, ACN International, Mercredi Rouge, Miséricorde, MONDE, Par Mario Bard, Persécution, Rapport d'activités, Violences, Voyagez avec AED

Mercredi Rouge 2019

Une seconde édition au Canada Serez-vous solidaire ?

 

Montréal, 23 octobre 2019 – Alors que les résultats du dernier rapport international de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur la persécution des chrétiens 2017-19 sortent ces jours-ci dans le monde entier, le bureau national de l’AED au Canada annonce que la 2e édition du Mercredi Rouge, activité destinée à sensibiliser éduquer à propos de la persécution dont sont victimes les chrétiens dans le monde ainsi qu’à l’importance de la liberté religieuse, se tiendra le mercredi 20 novembre prochain. Le Mercredi Rouge est également un temps de solidarité avec les chrétiens persécutés.

 Comme l’an dernier, une messe sera célébrée à 19 h 30 à la basilique-cathédrale Marie-Reine du monde à Montréal, alors qu’une vigile œcuménique de prière aura lieu à la cathédrale St. Michael de Toronto, aussi prévue à 19 h 30. Les deux événements seront présidés par les archevêques de ces deux diocèses, respectivement Mgr Christian Lépine et M. Le Cardinal Thomas Collins.

Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED au Canada, se réjouit de l’attention que porte à l’événement cette année, le recteur du Grand Séminaire de Montréal, M. Guy Guindon, sulpicien. « L’édifice historique du grand séminaire de Montréal sera illuminé de rouge et les séminaristes tiendront une vigile le jeudi 21 novembre à la chapelle historique », indique-t-elle avant d’ajouter : « Nous attendons aussi des nouvelles du diocèse de Calgary. L’année dernière, plus de 50 activités y avaient été organisées. » La tradition du Mercredi Rouge a débuté en Grande-Bretagne il y a quelques années et a été reprise par plusieurs bureaux nationaux de l’AED dans le monde, dont ceux de France, d’Italie et des Philippines.

Les personnes intéressées à souligner cette journée peuvent dès maintenant consulter la micropage créée par le bureau canadien à l’adresse www.acn-canada.org/fr/mercredi-rouge. Que ce soit en préparant un temps de prière dans une paroisse, une messe, ou bien encore en illuminant de rouge l’un ou l’autre des édifices emblématiques de leur coin de pays — église, centre diocésain, cathédrale, basilique, etc. — elles sont invitées à nous joindre afin que nous puissions faire connaître l’ampleur de ce geste de solidarité à tous les Canadiens. Au 1-800-585-6333 ou encore à l’adresse courriel info@acn-canada.org.

Irak : 90 % de moins qu’en 2003

Par ailleurs, l’AED annonce la sortie de son tout nouveau rapport consacré exclusivement à la persécution des chrétiens dans le monde. Parmi les grands points abordés dans ce rapport, dont la situation au Nigeria et celle en Asie du Sud et en Asie du Sud-est.

La carte que l’on retrouve dans le nouveau rapport Persécutés et oubliés 2017-19, disponible en format PDF sur le site web canadien de l’AED dès la semaine prochaine (Photo © AED).

Par ailleurs, celle des communautés chrétiennes du Moyen-Orient est tout simplement alarmante. « Elles sont plus que jamais en danger de disparaître », explique Marie-Claude Lalonde. Par exemple en Irak en 2003, on comptait 1,5 million de chrétiens. « En un peu plus d’une génération, leur nombre a tragiquement diminué de 90 % pour atteindre 150 000 ! Malheureusement, nous croyons que la communauté internationale n’a pas su donner de suite concrète aux inquiétudes très vives exprimées en 2016 lorsque certains gouvernements ont reconnu le génocide des chrétiens par le groupe État islamique (Daech/ÉI). Selon ce que disent nos partenaires sur le terrain, si ces terroristes devaient revenir en force et réattaquer la plaine de Ninive, lieu historique des chrétiens d’Irak, ce serait pratiquement la mort du christianisme en Irak, pourtant vieux de plus de 1 900 ans ! », s’attriste Mme Lalonde.

 

Les conclusions complètes du rapport seront disponibles en format PDF sur le site web du bureau canadien, dans la semaine du 28 octobre.

Pour plus d’information sur le Mercredi Rouge ainsi que sur l’Aide à l’Église en Détresse, visiter le site web : www.acn-canada.org/fr/mercredi-rouge.

 

Projet de la semaine : Biélorussie — Histoire de succès de l’AED

24.10.2019 in Biélorussie, PROJETS AED, Projets pastorale, Voyagez avec AED

Biélorussie — Histoire de succès de l’AED

Soutien à l’Année de la famille

 

La Biélorussie est un pays qui connaît de nombreux problèmes. Le pays, indépendant depuis 1991, est considéré par plusieurs observateurs de la scène internationale comme une dictature. Les gens n’ont aucune perspective d’avenir et beaucoup de jeunes tentent de noyer leurs frustrations dans la drogue, et le taux de suicide est élevé.

 

La Commission pour le mariage et la famille de la Conférence épiscopale catholique a déclaré 2019 Année de la famille, afin de soutenir les familles et leur donner de l’espoir. À cette fin, diverses activités ont lieu tout au long de l’année, dont des formations et une assistance thérapeutique aux couples mariés et aux familles, des formations continues et des retraites pour le personnel des centres de conseil conjugal et familial de l’Église, des opérations de prière et un congrès de mouvements qui s’occupent de la famille dans la capitale, Minsk.

Nos bienfaiteurs ont fait don de 10 500 dollars pour soutenir ces précieuses initiatives. Au nom de toutes les familles qui en bénéficient aujourd’hui, un grand merci !

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Inde — Projet AED de la semaine

18.10.2019 in Adaptation Mario Bard, Inde, PROJETS AED, Subsistance, Voyager avec l'AED

Projet AED de la semaine – Inde Aide à la formation pour 23 séminaristes

La Congrégation de Sainte-Croix a été officiellement fondée au Mans en France en 1837. Elle est née de la fusion des Frères de Saint-Joseph — fondé en 1820 par le père Jacques Dujarié —, et des Prêtres auxiliaires du Mans, fondé par le chanoine Basile Moreau en 1835. À cette époque postrévolutionnaire, toute une génération de jeunes a grandi en ne recevant pratiquement aucune éducation chrétienne et catholique. Cette communauté masculine est donc née du désir d’un groupe de jeunes hommes d’éduquer les jeunes dans les campagnes. Les Sainte-Croix comme on les appelle souvent ont connu une évolution fulgurante : à peine 25 ans après la fondation, ils étaient déjà en Algérie, aux États-Unis, au Canada, en Italie et au Bengale oriental (aujourd’hui l’Inde et le Bangladesh).

De nos jours, les religieux de la congrégation sont présents dans 16 pays. Ils s’occupent de l’instruction religieuse des jeunes et dirigent des écoles, car ils estiment que l’éducation spirituelle est l’arrière-plan requis pour s’attaquer, grâce à une foi chrétienne instruite, profonde et réfléchie, aux problèmes pressants de l’époque actuelle. Les Canadiens les connaissent très bien puisque l’un d’eux, le saint et thaumaturge Frère André Bessette, a fondé l’oratoire Saint-Joseph en 1904 à Montréal. Ce haut lieu de pèlerinage reçoit aujourd’hui en moyenne plus de deux millions de visiteurs par année.

 

D’abord, les familles

En Inde, la congrégation compte quatre provinces et est particulièrement active. Elle bénéficie également de nombreuses vocations. Les pères Indiens de la Sainte-Croix ne travaillent donc pas seulement dans ce pays, mais ils se mettent également au service de l’Église universelle en tant que missionnaires dans d’autres pays.

De nos jours —, et ce partout dans le monde —, il devient de plus en plus important d’aider les familles et les jeunes à s’enraciner profondément dans la foi chrétienne, face à la diffusion du consumérisme et aux nombreux défis créés par le phénomène de la mondialisation. Pour y arriver, les prêtres doivent être bien formés. Dans la province d’Inde du Sud, 23 jeunes hommes se préparent actuellement au sacerdoce. L’Aide à l’Église en Détresse souhaiterait contribuer et les aider à payer leurs frais de formation avec un montant de 10 350 $. Les séminaristes prient pour tous ceux qui les aideront ! Merci à tous ceux et celles qui pourront le faire, et merci de prier pour ces séminaristes.