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Nouvelles de l’AED : Chrétiens du nord-est de la Syrie

04.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Par Marta Petrosillo, persécution, Syrie

Chrétiens du nord-est de la Syrie


«Nous avons besoin d’aide.»

Propos recueillis le 28 octobre dernier par Marta Petrosillo, AED-Italie
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Mise en ligne le 1er novembre, 2019

«Au moins trois cents chrétiens ont quitté les villes de Ras al-Ain, Derbasiyah, Tall Tamr et une partie d’Al-Malikiyah, et nous craignons que si les combats continuent, un exode encore plus grand de fidèles affecte Qamishli, où 2 3000 familles chrétiennes vivent actuellement». C’est l’histoire désespérée que Mgr Nidal Thomas, représentant épiscopal de l’Église chaldéenne à Hassaké, raconte à l’Aide à l’Église en Détresse.

Le prêtre décrit une situation critique. « Nous ne savons pas ce qui se passe. Chaque heure, nous entendons parler de victimes et de disparus dans les déclarations des Kurdes, des Turcs, des Américains et des Russes. Mais nous ne connaissons pas la vérité. La seule certitude est que les bombardements, et en particulier les massacres commis par les Turcs contre notre communauté, poussent de plus en plus de chrétiens à fuir ».

À l’heure actuelle, peu de familles de fidèles ont trouvé refuge au Kurdistan irakien, mais Mgr Thomas estime que les chrétiens en fuite pourraient difficilement choisir la région semi-autonome du nord de l’Irak comme destination. « La vie y est trop chère pour les chrétiens syriens qui sont pauvres. Sans compter que le peuple irakien n’a rien fait pour éviter le scénario dramatique qui s’est malheureusement concrétisé en Syrie. Dans notre pays, il y avait des milliers de familles chrétiennes. Personne n’a essayé de nous défendre ».

Les chrétiens en danger : «Nous avons besoin d’aide.»

Aujourd’hui, les chrétiens du nord-est de la Syrie, malgré la confirmation de l’assassinat d’Abou Bakr al Baghdadi, craignent encore et toujours un retour du djihadisme. « Malheureusement, c’est une éventualité que nous devons prendre en compte », affirme Mgr Thomas selon qui beaucoup d’hommes du groupe État islamique (ÉI/Daech) auraient maintenant rejoint l’Armée syrienne libre qui est entrée dans la région de Ras al-Ain.

Par l’intermédiaire de l’Aide à l’Église en Détresse, il s’adresse à la communauté internationale et demande un soutien au nom de sa communauté. « Nous avons besoin d’aide. Nous sommes, les chrétiens, la population ayant le plus souffert de ce conflit interminable. Nous sommes le maillon faible, parce que nous voulons vivre en paix et que nous rejetons la guerre. Les deux tiers des chrétiens ont quitté le pays et le tiers restant risque de ne pas survivre. Et pendant ce temps, les pays occidentaux s’affrontent pour se répartir la Syrie, qui a été mise à genoux y compris à cause des sanctions internationales ».

L’AED-Canada continue de soutenir les chrétiens en Irak et en Syrie. Dans ce dernier pays, la campagne pour les enfants de Homs, Une goutte de lait, est toujours effective. Vous pouvez donner en visitant la page web acn-canada.org et cliquer sur le bouton Dons en haut à droite. Pour plus d’information, il est aussi possible d’appeler au 1-800-585-6333.

Projet de la semaine AED – Besoin de rénovations sur l’Ile de Puna, Équateur

01.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique Latine, Construction, Equateur, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Projet de la semaine AED – Équateur

Rénovation d’un presbytère sur l’île de Puná

Mis-en-ligne le 1er novembre, 2019

 

L’île de Puná fait environ 900 kilomètres carrés et est située au sud de la côte équatorienne. Elle compte 7 000 habitants. C’est une région pauvre où le tourisme a tout récemment été encouragé. Les habitants y vivent donc non seulement de la pêche traditionnelle pratiquée à petite échelle, mais aussi de l’artisanat touristique.

 

Cette île est importante dans l’histoire de l’Église en Amérique latine, car elle a été le lieu où, en 1541, le premier évêque de Cusco, qui fut aussi l’un des premiers évêques d’Amérique latine, a souffert le martyre. L’évangélisation de l’île revêt donc un sens particulier pour l’histoire de l’Église locale.

 

Mais, malgré cette longue histoire de présence chrétienne, une paroisse n’y a été érigée qu’en 2018 ! Elle couvre les 13 villages de l’île. Le curé, le père Celso Miguel Montesdeoca Robles, souhaite y raviver la vie ecclésiale. Un certain nombre de choses ont déjà été accomplies. Ainsi, il y a maintenant la catéchèse pour les enfants, les adolescents et les adultes, la pastorale des jeunes, et des groupes qui rendent visite aux malades.

 

Le curé voudrait maintenant que les chefs de groupe soient mieux formés, et que d’autres personnes se joignent encore à eux. Les religieuses de la Congrégation des « Filles de Marie » aident aussi le curé dans son travail.

 

Hélas, le presbytère est dans un état pitoyable : les rénovations y sont devenues urgentes. Il faut savoir que la région est régulièrement touchée par des secousses sismiques, ce qui endommage les murs. Puis, le tremblement de terre dévastateur de 2016 a causé des dommages encore plus graves. Sans compter l’air marin, chargé en nitrates, qui abîme aussi le vieux bâtiment. Et, comme si ce n’était pas assez, il est mal protégé contre les bandits qui maraudent dans la région. Enfin, il faut aussi remplacer les anciennes canalisations d’eau et les vieux câbles électriques.

L’Aide à l’Église en Détresse voudrait donc offrir une aide de 21 900 dollars afin de répondre à l’urgence des travaux de rénovation. 

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Malawi — histoire de réussite AED

09.10.2019 in Non classifié(e)

Malawi — histoire de réussite AED

Aide d’urgence après les graves inondations de mars 2019

En mars 2019, plusieurs régions du sud du Malawi — un pays situé à la frontière des régions du sud et de l’est de l’Afrique — ont été frappées par de graves inondations. Pendant des jours, de fortes pluies sont tombées sans interruption ! Près d’un million de personnes ont été touchées dans 16 des 28 districts que compte le pays.

 

 

Les chiffres sont révélateurs de l’ampleur du désastre : près de 80 000 personnes ont perdu leur maison, plus de 500 ont été blessées, et il y a eu près de 60 morts. Des maisons, des champs, des routes et des ponts ont été lourdement endommagés.

 

Le Malawi est un pays qui est déjà touché par la misère ; c’est l’un des pays les plus pauvres du monde. De plus, selon le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies ainsi que le dernier rapport sur la liberté religieuse produit par Aide à l’Église en Détresse (AED),  « des milliers de réfugiés sont venus provenant du Mozambique sont venus au Malawi dans les dernières années, fuyant les combats entre les rebelles et le gouvernement. La prise en charge de soins pour les réfugiés est un défi pour les Églises du Malawi et les autres traditions religieuses, en ce qui concerne les approches sociales et pastorales. L’expérience démontrer que les tensions religieuses s’aggravent quand différents groupes de différentes traditions sont dans l’obligation de vivre ensemble dans une situation d’extrême pauvreté. »

 

L’AED entre en action

Malgré cette dure réalité, l’Église catholique a immédiatement proposé d’apporter une assistance spirituelle et morale aux personnes traumatisées. La Conférence épiscopale a également voulu apporter une aide d’urgence matérielle aux personnes touchées, en fournissant de la nourriture, des couvertures, vêtements, bâches, de la vaisselle et des outils de traitement de l’eau.

Nos bienfaiteurs ont offert 30 000 dollars afin qu’il soit possible de les soutenir sans tarder. Un grand merci à tous ceux qui ont contribué et merci de prier pour les efforts visant à soulager la misère au Malawi.

 

Entretien AED : Père Prasad Harshan aide les victimes des attentats au Sri Lanka.

26.07.2019 in Adaptation Mario Bard, PAIX, par Stephan Baier, Sri Lanka

Sri Lanka

« En une seule nuit, tout le pays a été baptisé »

Avec son équipe appelée Faith Animation, le Père Prasad Harshan aide les victimes des attentats terroristes au Sri Lanka.

Un entretien mené par Stephan Baier/Aide à l’Église en Détresse (AED)

Père Prasad Harshan, les attaques terroristes commises à Pâques contre trois églises chrétiennes au Sri Lanka ont blessé de nombreux fidèles, non seulement sur le plan physique et psychique, mais aussi dans leur foi. Comment l’Église les aide-t-elle ? S. E. Mgr Malcolm Ranjith, notre cardinal, souhaitait que des missionnaires descendent dans les rues pour aller de paroisse en paroisse, de rue en rue, pour être à l’écoute des gens dans leurs maisons, pour écouter leurs histoires et les aider dans chacun de leurs combats de la foi. Nous avions déjà commencé à mettre ce projet en branle il y a trois ans. Aujourd’hui, cette approche s’est avérée une véritable bénédiction lorsque nous avons appris cette tragédie : une bénédiction pour l’Église et pour la population. Nous sommes à présent cinq prêtres qui travaillent avec les victimes des attentats. Nous déployons en particulier nos activités à Negombo, où 115 personnes d’une seule paroisse ont été assassinées, et où plus de 280 personnes ont été blessées. Nous apercevons partout des fanions noirs en signe de deuil. Les gens sont blessés sur le plan physique, mental et spirituel. Nous constatons l’ampleur des blessures dans leur foi et dans leur vie spirituelle. Durant les trente années de guerre civile, nous n’avions jamais vécu ce genre d’attaques à la bombe dans des églises. Aujourd’hui, les gens se posent des questions : pourquoi est-ce arrivé ? Pourquoi le jour de Pâques ?

..« comment Dieu a-t-il pu permettre cela, dans Sa propre maison ? »

Père Prasad Harshan

Est-ce qu’il s’ensuit des doutes au niveau de la foi et une certaine distance par rapport à l’Église ? Les gens ont d’abord été sous le choc : comment Dieu a-t-il pu permettre cela, dans Sa propre maison ? Nous, les prêtres, avons décidé de rester aux côtés des gens, même si nous ne pouvions leur donner aucune réponse. Nous avons été auprès d’eux dans leurs maisons. Nous avons voulu leur montrer que Dieu est et demeure auprès d’eux. Après le choc, il a y eu la colère. En particulier lorsqu’ils ont appris que le gouvernement avait été, au préalable, alerté par des informations. Les gens ont dû lutter contre leurs émotions. Dans ce contexte, l’exhortation du cardinal de se laisser guider par la foi et non par les émotions a joué un rôle majeur.

À quoi ressemble concrètement votre travail pastoral ? Aujourd’hui, nous travaillons beaucoup avec des enfants qui ont peur de retourner à l’église ou à l’école dominicale. Nous suivons aussi les mères pour renforcer leur foi. Il y a 475 ans, un roi hindou a assassiné 600 chrétiens au nord du Sri Lanka. Nous emmenons maintenant les proches des victimes des attentats aux mémoriaux de ces martyrs, dans le nord du pays. Les morts du dimanche de Pâques sont des martyrs parce qu’ils ont perdu leur vie pour leur foi. À travers ce voyage auprès de ces anciens martyrs, nous tentons de guérir les blessures des proches. Les blessés et les personnes qui ont perdu leur conjoint durant la guerre civile s’adressent également à eux, les encouragent et témoignent de leur foi en Dieu. Beaucoup de catholiques au Sri Lanka m’ont dit qu’après les attentats terroristes, ils étaient plus forts et plus croyants qu’auparavant.

Les personnes directement concernées portent encore aujourd’hui leurs blessures. Néanmoins, cette tragédie est devenue une bénédiction pour les catholiques de notre pays, car en une seule nuit, tout le pays a été baptisé. En effet, il y a un baptême d’eau et un baptême de sang. Soudainement, notre pays a pris conscience de la présence des catholiques et de la particularité de leur croyance. Auparavant, environ 4 000 personnes regardaient les messages vidéo du cardinal, alors qu’aujourd’hui, ils sont des centaines de milliers. Ils veulent savoir ce qu’il pense. Nous vivons une véritable Pâque ! Mais, cela a commencé le dimanche de Pâques par les corps déchiquetés, par le sang des martyrs.

Victimes des attentats du 23 avril, 2019

Les bouddhistes représentent 70 pour cent de la population du Sri Lanka. Pourquoi les terroristes n’ont-ils pas attaqué des temples bouddhistes ? Les bouddhistes constituent une majorité dans ce pays, et parmi eux, il y a aussi des guerriers. Nous ignorons pourquoi aucun temple bouddhiste n’a été attaqué. C’est peut-être relié au fait que l’Église catholique constitue certes une minorité dans notre pays, mais qu’elle représente la plus grande communauté religieuse du monde. Les terroristes voulaient impliquer le monde entier.

« Ils se sont demandé : pourquoi ne se vengent-ils pas ? »

Comment les attentats ont-ils influencé la relation entre les bouddhistes et les catholiques ? Les bouddhistes ont commencé à discuter entre eux et à souligner à quel point les catholiques étaient admirables. Ils se sont demandé : pourquoi ne se vengent-ils pas ? Heureusement, nous avons un merveilleux système dans l’Église catholique : les prêtres écoutent le cardinal, les fidèles écoutent les prêtres. Actuellement, les moines bouddhistes nous admirent également, nous autres catholiques, et nous témoignent beaucoup de sympathie et de respect.
Comment les chefs de la communauté religieuse islamique du Sri Lanka ont-ils réagi à la terreur issue de leurs rangs ?
Les autorités musulmanes ont reconnu qu’elles avaient commis l’erreur de se taire au sujet des activités des groupes terroristes dans leurs communautés. Nous n’en savions rien, mais elles étaient au courant. Elles ont compris que c’était un désastre pour tout le pays. Tous les musulmans ne sont pas des terroristes, mais tous les kamikazes qui ont commis les attentats-suicides étaient musulmans. Les musulmans ne peuvent donc nier avoir leur part de responsabilité à assumer. Leur mission est maintenant d’effectuer une purification intérieure. Lorsque les enquêtes ont commencé, des armes ont été trouvées dans les mosquées. Nous en avons été choqués. Les dirigeants islamiques ont le devoir d’interpréter le Coran de manière pacifique.

La solidarité internationale avec les victimes a-t-elle été tangible au Sri Lanka ? Les organisations de secours catholique comme Aide à l’Église en Détresse (AED) nous ont été d’un très grand soutien. Nous sommes une minorité dans ce pays, mais nous savons que nous appartenons à une famille bien plus grande. Des gens qui ne sont jamais venus au Sri Lanka prient pour nous et nous font des dons ! C’est ainsi que l’Église catholique est devenue une bénédiction pour toute la population du Sri Lanka. En effet, des musulmans, des hindous et des bouddhistes aussi sont morts dans nos églises. Alors que les gens se tournent maintenant vers l’Église catholique, une conversion intérieure a commencé. Les gens commencent à comprendre ce que cela signifie de vivre en Jésus-Christ.

Projet de la semaine AED – Une église paroissiale au Brésil

11.07.2019 in Adaptation Mario Bard, Brésil, Construction, PROJETS AED

Brésil 

Une église paroissiale au milieu de la canne à sucre

 

La ville de Camela compte environ 30 000 habitants et est située au milieu des plantations de canne à sucre dans le nord-est du Brésil.

 

La vie de la population est marquée par une grande pauvreté et de graves problèmes sociaux. La violence et la toxicomanie sont très répandues. De plus, des groupes sectaires sont en pleine expansion et disposent désormais de 75 temples, tandis que l’Église catholique ne possède qu’une église paroissiale – trop petite ! – et la chapelle du cimetière.

 

Par ailleurs, l’église paroissiale est coincée entre un magasin et un supermarché. Il est donc impossible de l’agrandir. La messe dominicale est célébrée sur le terrain de sport parce que l’église n’offre pas assez d’espace pour les fidèles.

Le curé de la paroisse, le père Laion Fernando Gonçalves dos Santos Ferreira, et trois missionnaires laïcs, s’occupent sans relâche des fidèles et font un  travail pastoral qui porte du fruit.

 

Un terrain vient d’être offert à la paroisse et une nouvelle église paroissiale doit y être construite.

 

L’AED souhaiterait soutenir les travaux à hauteur de 53 550 dollars. Qui participera ?

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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AED-Nouvelles : l’appel du patriarche chaldéen Sako pour que les droits des minorités soient garantis en Irak

27.05.2019 in adaptation : Mario Bard, AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Irak, Moyen-Orient, persécution

 Irak

Une « discrimination constante et l’incertitude » poussent les chrétiens à quitter l’Irak

 

Le chef de l’Église chaldéenne interpelle le gouvernement irakien à mettre en place et à faire respecter les lois « qui garantissent aux chrétiens et aux autres minorités religieuses… la pleine citoyenneté et la liberté de pratiquer leurs religions sans équivoques ».

Montréal, le 24 mai 2019 – « L’absence de mesures sérieuses » pour protéger les droits des religions minoritaires dans le pays, estime le cardinal Louis Raphaël Sako dans une déclaration dont Aide à l’Église en Détresse (AED) a obtenu copie, « poussera le reste des chrétiens et les minorités à choisir l’émigration ».

Les chrétiens et les minorités « ont joué un rôle important en enrichissant la diversité culturelle, sociale et économique de l’Irak, en faisant de précieuses contributions à l’éducation, à la santé, à l’administration publique et aux services sociaux », estime le cardinal. Sans eux, l’Irak deviendrait « un pays uniformisé [qui] pourrait s’isoler du monde et [qui] pourrait engendrer une sorte de radicalisme [et] de fanatisme ethnique et sectaire ».

 

Dans sa déclaration, le patriarche Sako énumère un certain nombre de facteurs qui poussent les chrétiens et les autres minorités à quitter le pays. Il s’agit notamment de la « fragilité de la situation en matière de sécurité » et de la « faiblesse institutionnelle de l’Irak en matière de justice », de l’incapacité de l’État à protéger les non-musulmans contre la discrimination dans les domaines de « l’éducation, l’emploi et la vie sociale », ainsi qu’au niveau politique. Le cardinal déplore que des chrétiens exceptionnellement compétents au niveau professionnel se voient refuser des postes, uniquement à cause de leur foi. Ce sont « la qualification et la compétence », insiste le cardinal, et non la religion d’un individu, qui devraient être des « critères d’embauche ».

 

Les chrétiens privés de sièges au parlement 

De plus, le patriarche fait observer que les chrétiens sont privés de leur quota légitime de cinq sièges au Parlement irakien. Il en appelle à la mise en place d’un « droit civil pour tous les Irakiens », plutôt qu’à la soumission des chrétiens et des autres minorités religieuses « à un Tribunal islamique en ce qui concerne les questions spirituelles, religieuses, de mariages, de successions, etc. ».

Le patriarche Sako propose également un certain nombre de « mesures concrètes » supplémentaires pour lutter contre « les injustices et la discrimination » subies par les minorités religieuses. Il appelle les dirigeants irakiens et les « pouvoirs politiques » à combattre « l’extrémisme religieux qui fait usage de la violence » et à prendre des mesures pour « désarmer les milices, assurer la sécurité et la stabilité, lutter contre l’extrémisme, la discrimination, le terrorisme et la corruption ».

Dans sa déclaration, le cardinal insiste pour que les dirigeants politiques irakiens promeuvent des « valeurs de citoyenneté » au soutien du bien commun, en s’inspirant des « principes de liberté, de dignité, de démocratie, de justice sociale et de véritable relation entre tous les citoyens irakiens, indépendamment de leurs affiliations religieuse, culturelle et ethnique ». De telles politiques apporteront aux minorités religieuses irakiennes une « coexistence harmonieuse avec les musulmans ».

Enfin, le patriarche appelle à l’adoption de lois qui contribuent à créer « de bonnes conditions qui garantissent aux chrétiens et aux autres minorités religieuses… la pleine citoyenneté et la liberté de pratiquer leurs religions sans équivoques, de préserver leur patrimoine, les monuments archéologiques et historiques comme une partie intégrante de la civilisation irakienne, afin de leur permettre de continuer à vivre dignement ».

Par Joop Koopman pour ACN-International
et Mario Bard, AED-Canada
Publié lundi le 27 mai, 2019

 

Communiqué AED – Aide à l’Église en Détresse Internationale reçoit le prix Path to Peace Award 2019

24.05.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, AED États Unis, PAIX, Par Joop Koopman, persécution

Aide à l’Église en Détresse,       « cheffe de file » mondiale et
« voix » pour les chrétiens persécutés

NYC/Montréal, 23 mai 2019 – Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies et président de la Fondation Path to Peace, a salué Aide à l’Église en Détresse (AED), lauréate du Prix Path to Peace 2019, comme étant « l’organisation qui est cheffe de file dans le monde concernant la persécution dont sont victimes les chrétiens dans le monde – [elle met des mots sur ce phénomène] – et chose encore plus importante, [c’est une organisation] qui répond par l’action ».

 

Par Joop Koopman, AED-USA et Mario Bard, AED-Canada
Publié sur le web le 24 mai, 2019

S’exprimant le 22 mai 2019 lors du gala annuel de remise des prix de la fondation Path to Peace, à l’Hôtel Pierre de New York, Mgr Auza a déclaré que la fondation à voulu honorer l’AED « comme étant une voix criant dans le désert, un écho aux voix des chrétiens appelant au secours ». L’archevêque a déclaré que les rapports bisannuels de l’AED – Persécutés et oubliés et Liberté religieuse dans le monde – sont « les meilleurs rapports qui existent, chacun détaillant respectivement : les ravages de la
christianophobie ainsi que la situation de la liberté religieuse dans 196 pays.

« On ne saurait trop insister sur l’importance de l’information fournie par ces rapports », a déclaré l’archevêque, même si l’AED rend « un service encore plus grand par tout son travail sur le terrain ». Mgr Auza – qui en tant que jeune prêtre originaire des Philippines a reçu une bourse de l’AED lui permettant d’étudier à Rome – a souligné en particulier le travail de l’AED dans la plaine de Ninive en Irak, où l’organisation
« dirige ce que l’on a appelé un plan Marshall pour la reconstruction des maisons, institutions, églises ainsi que la reconstruction de la vie des familles chrétiennes, en réponse à la destruction du groupe État islamique ».

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Erbil, Irak, décembre 2014 : grâce à l’AED, ces enfants et leurs familles déplacés
à cause de la barbarie du groupe État islamique retrouvent une vie stable. Et le sourire !

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Irak, début 2017 : les chrétiens de la plaine de Ninive retrouvent leurs églises et nombre d’objets sacrés profanés. Sur la photo, une statue de Notre-Dame de la paix dont la tête a été coupée et que quelqu’un a tirée au niveau de la position du cœur : signes de haine envers les chrétiens.

Être une voix, grâce aux bienfaiteurs

Thomas Heine-Geldern, président de l’AED Internationale, a déclaré que cet honneur revient à tous
« ces chrétiens qui, du seul fait de leur foi, sont persécutés, opprimés, discriminés ou réduits au silence. Ce soir, en leur prêtant ma voix, j’espère que leur martyr sera un peu moins silencieux. »

Il a ajouté : « Notre travail ne serait pas possible sans le soutien indéfectible de nos bienfaiteurs dans le monde entier. Nous existons grâce à leur extraordinaire soutien moral et financier et nous devons garder à l’esprit que c’est souvent l’obole de la veuve qui nous aide. Nous nous appuyons sur nos bienfaiteurs pour construire des ponts de foi, d’espérance et de charité pour soutenir l’Église persécutée. »

L’AED a été fondée en 1947 par un jeune prêtre et chanoine Prémontré néerlandais, le Père Werenfried van Straaten (1913 -2003), afin de répondre aux besoins des réfugiés et des personnes déplacées dans l’Allemagne de l’après-guerre. Aujourd’hui, l’AED est une œuvre de charité pontificale qui, avec plus de 5 000 projets en moyenne à travers le monde chaque année, soutient les chrétiens persécutés et en détresse.

Ces projets sont dédiés à la construction d’églises et de chapelles, à la formation de séminaristes, religieux, religieuses et catéchistes laïcs, à l’aide d’urgence et à procurer des moyens de transport mis au service de l’Église.

L’an dernier, les bienfaiteurs de l’AED ont donné plus de 150 millions de dollars. Depuis 2011, l’AED a alloué aux chrétiens syriens et irakiens menacés par le groupe État islamique et d’autres groupes islamistes plus de 105 millions de dollars permettant ainsi d’assurer la survie du christianisme dans cette région.

Chrétiens persécutés : devant l’ONU grâce à l’AED

 

« La liberté religieuse est un droit de l’homme fondamental », a déclaré Thomas Heine-Geldern. Il est de la responsabilité de toutes les nations et des ONG internationales de protéger le droit à la liberté religieuse de chaque individu. Nous ne devons pas renoncer à la lutte pour la pleine réalisation de ce droit humain fondamental, indissociable de la dignité de tout être humain. »

En conclusion, il a ajouté que « nous avons tous l’obligation de répondre et de manifester notre solidarité avec les communautés chrétiennes persécutées. Et notre travail n’est pas le plus difficile. Des hommes et des femmes courageux – des évêques, des prêtres, des religieuses et des laïques bénévoles – se tiennent aux côtés des fidèles en première ligne, confrontés à la persécution, à la haine et à la violence. Serviteurs ultimes de la paix, ils restent auprès de leur peuple. Je leur offre aussi ce prix Path to Peace 2019. »

La Fondation Path to Peace soutient divers aspects du travail de la Mission permanente du Saint-Siège auprès de l’ONU. Elle finance également des projets humanitaires dans différents pays en développement. Parmi les précédents lauréats du Prix Path to Peace figurent le Cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie, le prince Henri de Luxembourg et la Reine Sofia d’Espagne.

Dans son allocution, Mgr Auza a déclaré que « la Mission du Saint-Siège n’aurait pas été en mesure de faire ce qu’elle a essayé de faire pour la défense des chrétiens aux Nations unies sans la collaboration efficace et constante de l’AED-USA ».

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Mgr Bernadito Auza et M. Thomas Heine-Geldern, lors de la soirée de gala le 22 mai dernier à NYC.

L’AED au Canada

 

Au Canada, le bureau national de l’Aide à l’Église en Détresse est situé à Montréal depuis plus de 30 ans. Celui-ci sensibilise, récolte des fonds et organise diverses activités, dont depuis cinq ans à Montréal, une messe pour les chrétiens persécutés, présidée par l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine. Et, pour une deuxième année consécutive, le bureau national canadien coordonnera le Mercredi rouge, prévu le 20 novembre prochain. Des activités de sensibilisation sont déjà confirmées ou en cours de l’être à Montréal, Toronto et Calgary, entre autres. Pour plus d’information ou bien pour participer, téléphonez au 1-800-585-6333, poste 226.

Projet de la semaine AED : Projet de transport en RDC

22.05.2019 in ACN Canada, ACN International, Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Afrique, Congo, Motorisation, PROJETS AED

République Démocratique du Congo (RDC)

Réparation un outil essentiel pour voyager sur le fleuve Congo

Le diocèse de Lisala est l’un des plus anciens et représente – avec une superficie de plus de 67 600 kilomètres carrés –, l’un des plus grands diocèses de République Démocratique du Congo. Il se situe dans le nord du pays et est sillonné par le fleuve Congo et plusieurs de ses bras.

Les voies navigables sont très importantes pour la vie de l’Église. En fait, on peut dire que le bateau appelé Magnificat est un moyen de transport vital pour la pastorale. Cependant, il a été gravement endommagé en septembre 2018 alors qu’il voguait vers Kinshasa, surpris par une tempête à un endroit où il ne pouvait pas faire escale. La tempête a projeté le bateau contre un arbre qui dépassait au-dessus de l’eau. Il a été éventré et a presque complètement coulé. Les gens qui étaient à bord ont réussi à se sauver, mais les dégâts matériels étant importants. Un prêtre et d’autres personnes ont dû se rendre en pirogue jusqu’au lieu de l’accident. 

Besoin d’expertise

Après des tentatives de réparation, il est vite devenu clair que cela serait beaucoup plus difficile qu’initialement prévu. Il faut plus de matériel et de compétences techniques, deux moteurs sont défectueux en plus d’une expertise technique pour réparer les brèches.

Pour que ce bateau missionnaire essentiel à la pastorale soit rapidement remis en service, nous avons promis une aide de 13 200 dollars.

L’Aide à l’Église en Détresse (AED) lauréate du prix 2019 de la fondation “Path to Peace”

13.05.2019 in Adaptation Mario Bard, MONDE, PAIX, Par Joop Koompan, Voyagez avec AED

New York

L’Aide à l’Église en Détresse (AED) lauréate du prix 2019 de la fondation “Path to Peace”


NEWYORK/KÖNIGSTEIN/MONTRÉAL  Le 15 avril dernier, Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et président de la fondation Path to Peace a annoncé que le prix 2019 de cet organisme sera décerné à l’Aide à l’Église en Détresse (AED).
Par Joop Koopman, pour ACN International
Adaptation par Mario Bard pour le bureau canadien
Publié sur le web – 13 mai , 2019
 

Thomas Heine-Geldern, président de l’AED internationale, recevra le prix au nom de l’organisme lors du dîner de gala annuel de Path to Peace le 22 mai prochain à New York. « Recevoir ce prix exceptionnel est un grand honneur pour l’Aide à l’Église en Détresse », affirme-t-il, avant d’ajouter : « C’est une reconnaissance extraordinaire du pont d’amour construit par la générosité de nos bienfaiteurs et l’Église souffrante et persécutée dans le monde entier. »a mission du Saint-Siège explique avoir choisi de rendre hommage à l’AED en reconnaissance de son soutien humanitaire et pastoral aux chrétiens persécutés.

 

Reconnaissance dans une année sombre

« Je suis bien sûr extrêmement heureuse que notre organisationrecoive cet honneur exceptionnel pour son travail », indique quant à elle Marie-Claude Lalonde, directrice nationale l’AED-Canada. « Ce prix arrive à point nommé : depuis le début de 2019, il semble que nous soyons entrés dans l’une des pires années en ce qui concerne la persécution des chrétiens ».

Dans un article récent – à lire sur notre site web –, Monsieur Heine-Geldern rappelait qu’au moins quatre attaques majeures contre des chrétiens ont déjà eu lieu dans le monde depuis le début de l’année, dont la dernière au Sri Lanka qui a tué plus de 268 personnes, principalement des participants aux messes de Pâques, et blessées plus de 500 autres. «  Aide à l’Église en Détresse se bat jours après jours pour soutenir ces Églises locales, et pour informer à leurs propos », indique encore Mme Lalonde. « La liberté religieuse dont un bon nombre d’entre elles ne disposent pas est une liberté fondamentale inscrite dans la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies. L’hommage que l’on reçoit invite l’AED à continuer son travail avec la plus grande diligence. »

La fondation Path to Peace soutient divers aspects du travail de la Mission du Saint-Siège auprès de l’ONU. Elle finance également des projets humanitaires dans différents pays en développement.

Parmi les précédents lauréats du Prix Path to Peace figurent le Cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie et la Reine Sofia d’Espagne.

Fondée en 1947 par le Père Werenfried van Straaten) pour aider les réfugiés et les personnes déplacées dans l’Allemagne de l’après-guerre, l’AED soutient plus de 5 000 projets chaque année dans plus de 140 pays. Ces projets sont dédiés à la construction d’églises et de chapelles, à la formation de séminaristes, de religieux, de religieuses et de catéchistes laïcs, à l’aide d’urgence, notamment aux chrétiens persécutés et aux moyens de transport pour faciliter le travail pastoral. L’an dernier, les bienfaiteurs de l’AED ont donné plus de 150 millions de dollars, provenant principalement des 23 bureaux nationaux, dont celui du Canada. 

Depuis 2011, l’AED a alloué plus de 105 millions de dollars aux chrétiens syriens et irakiens menacés par le groupe État islamique et d’autres groupes islamistes, permettant ainsi de maintenir le christianisme dans la région.

Le dîner de gala de la fondation Path to Peace se déroulera le 22 mai prochain, à Manhattan.

Mozambique : Aide à l’Église en Détresse envoie de l’aide d’urgence

22.03.2019 in ACN International, ACN-International, Citra Abbott, Voyager avec l'AED

Mozambique

Aide à l’Église en Détresse envoie de l’aide d’urgence
« Personne n’a entendu les victimes appeler à l’aide alors qu’elles étaient emportées par les inondations »

 

Un prêtre du Mozambique décrit de façon détaillée l’impact dévastateur du cyclone, tandis que certains rapports avancent déjà le chiffre de près de 1 000 morts. Aide à l’Église en Détresse (AED) annonce qu’elle va travailler avec l’Église locale dans la ville portuaire de Beira, cœur économique du pays et détruit selon certains rapports à 90 %, en fournissant une aide d’urgence.

 

Dans un entretien accordé à l’œuvre catholique de charité Aide à l’Église en Détresse (AED), le Père Sandro Faedi, administrateur apostolique de Tete, a décrit comment les gens criaient à l’aide alors qu’ils étaient submergés par les eaux.

 

 

Le Père Faedi a ainsi déclaré à l’AED : « Beira n’est plus une ville. Elle a été presque entièrement détruite ». Et il ajoute : « Vue d’avion, la ville ressemble à un grand lac d’où émergent des bâtiments sans toiture. On n’aperçoit ni les rues, ni les maisons, ni les champs. Beaucoup de gens ont perdu la vie. Perchés sur des maisons ou sur des arbres, beaucoup de gens demandaient de l’aide, sans que personne n’entende. Ils ont été emportés par les rivières en crue qui s’engouffraient dans la ville ».

 

Le Père Faedi a expliqué à l’AED que la région, actuellement en grande partie sous les eaux, n’avait « ni le téléphone, ni moyens de communication, ni eau potable », car des vents de 200 km à l’heure, de fortes pluies et des rivières en crue continuaient de détruire les infrastructures du pays.

 

Alors que l’on s’attend à une augmentation du nombre de victimes, il affirme : « Pour l’instant, nous ne pouvons que prier, en étant prêts à donner notre contribution le moment venu ». Le Pape François a déclaré : « À ces personnes qui me sont chères, j’exprime ma douleur et ma proximité ».

 

Mercredi 20 mars, le Mozambique a commencé trois jours de deuil pour les victimes. Les inondations et les vents se sont écrasés sur Beira, « poumon économique » du Mozambique, avant de continuer leur route vers le Malawi et le Zimbabwe, affectant plus de 2,5 millions de personnes.

 

Mgr Claudio Dalla Zuanna, archevêque de Beira, a déclaré à l’AED : « L’aide de l’AED sera utile, car elle permettra de raviver la présence ecclésiale en faisant face aux dépenses immédiates telles que l’acquisition et la distribution de bâches plastiques et de produits divers (seaux, verres, assiettes, etc.), et la logistique en matière de transport.

 

« Une fois de plus, nous vous remercions de votre générosité et nous vous tiendrons informés ».

 

Propos recueillis par Citra Abbott, ACN-International

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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