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Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire : le miracle du changement politique !

12.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Voyager avec l'AED

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire

Le miracle du changement politique!

Par Tobias Lehner & Volker Niggewöhner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Le 9 novembre 2019 a marqué le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. C’est une étape décisive dans les événements qui ont conduit à l’effondrement du communisme en Europe. Un rêve devint réalité pour de nombreuses personnes : des chrétiens dévoués de toutes confessions et de nombreuses organisations qui ont travaillé sans relâche au cours des décennies précédentes pour provoquer ce changement politique. Parmi ces organisations figure l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) et son fondateur, le prémontré néerlandais Père Werenfried van Straaten (1913-2003).

 

42 ans d’attente et d’efforts en vue d’un changement politique

Les événements entourant la chute du Mur n’ont pas surpris l’œuvre de bienfaisance. Dès le début, c’était ce qui était visé par l’engagement de l’AED. « Après avoir attendu ce tournant pendant 42 ans, notre crédibilité est maintenant en jeu si nous n’aidons pas l’Église persécutée en redoublant notre volonté de faire des sacrifices. Même là où elle a été libérée de ses chaînes, elle reste démunie. Sans prêtres, sans programmes radiophoniques et sans livres, la libération est vaine », écrivait le Père Werenfried aux bienfaiteurs de l’AED. Les défis que l’œuvre allait alors affronter rappelaient ses débuts de pionnière.

Jetons un regard en arrière. En 1947, à l’initiative du Pape Pie XII, le Père Werenfried lance une campagne pour aider les Allemands déplacés et expulsés de l’Est. En 1952, après avoir reçu des informations qui faisaient état de violations des droits de l’homme et de persécutions contre l’Église dans les pays nouvellement placés sous le régime communiste, il étendit les opérations de secours à ces régions. Voilà pourquoi, durant les premières années, l’œuvre s’est appelée Aide aux prêtres de l’Est, pour être renommée Aide à l’Église en Détresse en 1969.

La situation dans les pays derrière le rideau de fer était différente d’un État à l’autre. L’Union soviétique était considérée comme un territoire inaccessible. Seules des émissions radiophoniques provenant de l’étranger permettaient d’y diffuser la Bonne Nouvelle de l’Évangile — ou alors il fallait recourir à la contrebande. Dans d’autres pays, en particulier en Pologne et en Yougoslavie, il était possible de soutenir davantage.

L’œuvre considérait qu’une autre de ses missions importantes résidait dans l’information du public. Il fallait que le monde occidental sache ce qui se passait à l’Est. C’est ainsi que le Père Werenfried s’est exprimé dans des centaines d’homélies sur la situation de l’Église persécutée en Europe de l’Est, devenant lui-même le porte-parole des opprimés privés de leur voix.

Derrière le Rideau de fer, en Pologne, le cardinal Karol Wojtyla, qui deviendra Jean-Paul II, visite le chantier de l’église de Nowa Huta (1977). Le régime communiste avait voulu une nouvelle ville sans Dieu : la population en a décidé autrement…

«Armés» pour la paix

À partir des années 1960, l’AED a étendu son soutien à d’autres régions du monde, comme l’Amérique latine et l’Afrique, mais l’aide à l’Europe de l’Est est demeurée l’une de ses préoccupations majeures. Ses efforts ont été inspirés par les paroles du Pape Pie XII qui avait dit un jour au Père Werenfried : « Tout le monde se prépare à la guerre, mais presque personne ne pense à préparer la paix au cas où elle arriverait soudainement ». Et c’est devenu l’objectif du Père Werenfried qui voulait être préparé pour le « jour J ».

Lorsqu’une nouvelle politique vit le jour en Union soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev, l’AED augmenta entre 1987 et 1988 les aides allouées aux républiques soviétiques, qui passèrent alors de moins d’un million de dollars à 3,5 millions de dollars. C’est aussi dans cette période que le Père Werenfried commença des collectes de fonds pour la formation des prêtres dans les pays du bloc de l’Est. Chacune des deux initiatives s’avéra extrêmement utile, en particulier lorsqu’on regarde les événements qui surviendront par la suite.

La chute du mur de Berlin et les autres événements révolutionnaires marquèrent pour l’AED l’avènement du « Jour J ». Alors que dans le passé, l’aide devait rester secrète, elle pouvait maintenant être apportée ouvertement et parfois elle était même souhaitée par l’État. Une chose est sûre : le soutien dans ces pays restait toujours absolument indispensable. Dès 1990, les aides pour l’Europe de l’Est augmentèrent au point de dépasser les 22 millions de dollars, et atteignirent en 1994-1995 près de trente millions de dollars, ce qui équivalait à plus de 40 % de la totalité du soutien accordé à l’échelle mondiale par l’AED. Ce niveau a persisté jusqu’au passage au nouveau millénaire.

Soutien humanitaire et pastoral

Voici quelques — un des projets d’aide particulièrement remarquables réalisés dans les années qui ont suivi la chute du communisme. Pendant la Révolution roumaine, en décembre 1989, le Père Werenfried s’est rendu à Bucarest dès le lendemain de l’exécution du dictateur Ceaușescu et de son épouse. Auparavant, il avait été l’un des premiers à organiser une aide d’urgence pour atténuer la souffrance de la population roumaine.

En Ukraine, une relation particulière s’est établie entre l’AED et l’Église grecque catholique.. Lorsque son primat, le cardinal Myroslav Ivan Lioubatchivsky, a pu quitter son exil romain le 30 mars 1991 afin de retourner dans sa patrie,, il était accompagné par le Père Werenfried. Lors d’une sainte messe célébrée à Lviv, le fondateur de l’AED a fait une promesse solennelle : « Au nom de nos bienfaiteurs, je vous promets que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider dans la nouvelle évangélisation de l’Ukraine, vous les évêques, les prêtres et les religieuses, les séminaristes et l’ensemble du peuple des fidèles. »

L’AED a tenu promesse : la construction du Grand séminaire à Lviv devint l’un des plus grands projets de l’œuvre. Aujourd’hui, le séminaire de Lviv et ses 200 étudiants compte parmi les plus grands dans le monde.

 

Au programme : formation des prêtres, couvents et proclamation de l’Évangile

Dans les autres états d’Europe de l’Est, le financement de la formation des séminaristes était également une préoccupation majeure. À cela s’ajoutait l’aide apportée aux monastères contemplatifs, dont beaucoup avaient survécu aux années du communisme dans des conditions déplorables ou bien venaient tout juste d’être fondés. Dans de nombreux pays, l’Église était au bord du gouffre et ne possédait plus rien, puisque tous ses bâtiments avaient été confisqués sous le régime communiste et qu’il n’existait plus aucune structure d’organisation cléricale. Dans ces domaines également, l’AED apporta son soutien, en particulier aux petites Églises locales en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie ou au Kazakhstan. Dans ces pays, les catholiques sont en minorité et trouvent peu de défenseurs dans la société.

 

Un œcuménisme vivant : reconstruire les ponts

En 1991, une mission spéciale pour la reconstruction spirituelle de l’Europe de l’Est a été confiée par la plus haute autorité : le Pape Jean-Paul II exprima pour la première fois à l’AED son idée d’intensifier le dialogue avec l’Église orthodoxe russe. Une approche qui trouva un terrain fertile chez le Père Werenfried. En octobre 1992, il se rendit pour la première fois en Russie avec une délégation. Là, il rencontra le Patriarche Aleksei II et d’autres dignitaires orthodoxes. Le père Werenfried a pu faire son rapport au pape au début de 1993 et le soutien de certains projets en faveur de l’Église russe orthodoxe vint donc compléter le soutien accordé aux communautés catholiques.

L’un des fameux bateaux chapelles.

Le projet le plus célèbre devint celui des fameux bateaux chapelle — des embarcations transformées en chapelle permettant aux prêtres de se rendre dans des communes où il n’y avait plus d’église. Le Père Werenfried était convaincu que « la nouvelle évangélisation indispensable de la Russie représentait la mission fondamentale de notre Église-sœur orthodoxe ». Comme celle-ci avait également souffert de la persécution sous le communisme et qu’elle devait repartir de zéro, il fallait maintenant la soutenir.

 

De bénéficiaires à bienfaiteurs

Regina Lynch, directrice du département des projets à l’Aide à l’Église en Détresse.

Depuis 1990, l’AED a soutenu l’Église en Europe de l’Est avec plus 750 millions de dollars. Même si, de nos jours, les priorités de l’aide se sont déplacées vers le Moyen-Orient et l’Afrique, les chrétiens d’Europe de l’Est ne sont pas tombés dans l’oubli. Ainsi, la petite Église extrêmement pauvre d’Ukraine se situe toujours au quatrième rang des pays soutenus par l’AED.

Enfin, il est intéressant de souligner que les communautés des anciens pays communistes n’ont pas été que des bénéficiaires. Peu après l’effondrement du rideau de fer, des actions de solidarité ont vu le jour chez des catholiques de différents pays qui, peu de temps auparavant, souffraient eux-mêmes de la persécution. La Pologne a joué et joue toujours un rôle majeur à cet égard. L’un des 23 bureaux nationaux de l’AED y est maintenant installé et un autre a été ouvert en Slovaquie, état qui faisait partie de l’ancienne Tchécoslovaquie. Ici aussi, le miracle du changement politique est à l’œuvre.

#Mercredi Rouge 2019 – le 20 novembre, soyez solidaires !

12.11.2019 in Actualités, AED Canada, Communiqué, liberté religieuse, Mario Bard, Mercredi Rouge, Messe pour les chrétiens persécutés, Voyagez avec AED

 #Mercredi Rouge 2019
Le 20 novembre, partout au Canada
Soyez solidaire!

 

Montréal, 12 novembre 2019 – Pour une deuxième année consécutive, Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) organise et coordonne des activités dans le cadre du Mercredi Rouge — # MercrediRouge —, journée de sensibilisation et d’action destinée à faire connaître le sort de plus de 300 millions de chrétiens dans le monde qui vivent dans des pays où sévit la persécution religieuse.
Le 20 novembre prochain, soyez solidaire
!

« J’invite les gens qui organisent une activité dans le cadre de cette journée à nous contacter afin que l’on puisse l’annoncer sur le site web de l’AED Canada », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale. L’une des activités proposées est d’illuminer en rouge un édifice emblématique, qu’il soit religieux ou civil. « Cette année, on compte de nouveaux participants dont le Grand séminaire de Montréal et la pro-cathédrale of The Assumption de North Bay, où l’on priera spécialement, à la messe de 12 h 05, en solidarité avec les chrétiens persécutés ». En plus des liturgies qui y seront célébrées, la Basilique-Cathédrale Marie-Reine du monde de Montréal, le Grand séminaire de Montréal, ainsi que la cathédrale St. Michael de Toronto seront illuminés. Enfin, dans le diocèse de Calgary, les activités devraient être annoncées sous peu. Dans ce diocèse l’an dernier, plus de 50 activités avaient été inscrites au calendrier. Pour en savoir plus sur l’édition 2019 et trouver du matériel pour participer  : http://acn-canada.org/fr/mercredi-rouge/.

 

Persécutés et oubliés? 2017-19 : une crise qui s’aggrave

 

Au Canada, le mois de novembre correspond également à la sortie d’un rapport bisannuel de l’AED, concernant la liberté religieuse dans le monde. « Le rapport de cette année, qui documente exclusivement la situation des chrétiens, n’annonce rien de bon. Dans Persécutés et oubliés ? 2017-19, on craint pour la survie des communautés chrétiennes historiques de Syrie, mais plus particulièrement de celles d’Irak », explique Mme Lalonde. Depuis 2003, le nombre de chrétiens y a diminué de 90 %, passant de 1,5 million à moins de 150 000. Les plus pessimistes parlent plutôt de 120 000.

 

Croix désacralisée dans les restes d’une église incendiée (Égypte).

« Makgré les efforts de notre organisation afin de reconstruire les villes et villages chrétiens dans la plaine de Ninive, nous craignons que la présence chrétienne en Irak ne soit plus qu’une chose du passé dans quelques années seulement. Nous en parlons depuis des années, mais on dirait que la communauté internationale ne donne aucune réponse concrète à cette menace d’extinction », s’indigne Mme Lalonde.

 Elle souligne par ailleurs qu’entre 2017-19, c’est en Asie du Sud et de l’Est que la situation s’est la plus détériorée. « En Inde, des attaques contre des chrétiens ont eu lieu dans 24 des 29 états du sous-continent et l’on retrouve des lois anti-conversion dans neuf États. L’hindûtva — le nationalisme hindou — en est en partie responsable. Celui-ci prône le retour d’une Inde purement hindoue où ne seraient reconnues que les traditions religieuses qui en sont issues (bouddhisme, jaïn, sikh). Au contraire, le christianisme et l’Islam sont vus par les promoteurs de l’hindûtva comme des éléments étrangers qui ne peuvent participer à la construction du pays. »

Enfin, l’Afrique subsaharienne est plus que jamais sous attaque. « Chrétiens et musulmans modérés sont victimes de groupes qui se revendiquent de l’État islamique (Daech). Ainsi, au Nigeria, 19 personnes qui participaient à la messe — dont deux prêtres — ont été tuées par des hommes armés et la responsabilité de l’attaque a été revendiquée par des bergers peuls islamistes », explique Mme Lalonde.

Elle conclut : « Cela fera 20 ans en 2020 que je suis directrice nationale, et je n’ai vu aucune diminution de la persécution contre les chrétiens. C’est très difficile. Toutefois, des événements comme le Mercredi Rouge, et l’intérêt solidaire dont font preuve de plus en plus de communautés chrétiennes au Canada en organisant une activité me permettent d’espérer. Cela ne règle rien tout de suite, mais c’est peut-être déjà le début d’une meilleure connaissance qu’auront les gens d’ici sur ce phénomène mondial. »

Nigeria : déjà en 2015, le diocèse de Maidaguri était visé par Boko Haram. Sur cette photo, Mgr Oliver Dashe Doeme visite une église qui a été brûlée par les terroristes.  

 

Pour lire le rapport Persécutés et oubliés ? 2017-19, rendez-vous sur le site web de l’AED Canada à l’adresse https://files.acn-canada.org/2019/11/persecutes-et-oublies-2019.pdf.

 

 

Projet de la semaine AED – Besoin de rénovations sur l’Ile de Puna, Équateur

01.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique Latine, Construction, Equateur, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Projet de la semaine AED – Équateur

Rénovation d’un presbytère sur l’île de Puná

Mis-en-ligne le 1er novembre, 2019

 

L’île de Puná fait environ 900 kilomètres carrés et est située au sud de la côte équatorienne. Elle compte 7 000 habitants. C’est une région pauvre où le tourisme a tout récemment été encouragé. Les habitants y vivent donc non seulement de la pêche traditionnelle pratiquée à petite échelle, mais aussi de l’artisanat touristique.

 

Cette île est importante dans l’histoire de l’Église en Amérique latine, car elle a été le lieu où, en 1541, le premier évêque de Cusco, qui fut aussi l’un des premiers évêques d’Amérique latine, a souffert le martyre. L’évangélisation de l’île revêt donc un sens particulier pour l’histoire de l’Église locale.

 

Mais, malgré cette longue histoire de présence chrétienne, une paroisse n’y a été érigée qu’en 2018 ! Elle couvre les 13 villages de l’île. Le curé, le père Celso Miguel Montesdeoca Robles, souhaite y raviver la vie ecclésiale. Un certain nombre de choses ont déjà été accomplies. Ainsi, il y a maintenant la catéchèse pour les enfants, les adolescents et les adultes, la pastorale des jeunes, et des groupes qui rendent visite aux malades.

 

Le curé voudrait maintenant que les chefs de groupe soient mieux formés, et que d’autres personnes se joignent encore à eux. Les religieuses de la Congrégation des « Filles de Marie » aident aussi le curé dans son travail.

 

Hélas, le presbytère est dans un état pitoyable : les rénovations y sont devenues urgentes. Il faut savoir que la région est régulièrement touchée par des secousses sismiques, ce qui endommage les murs. Puis, le tremblement de terre dévastateur de 2016 a causé des dommages encore plus graves. Sans compter l’air marin, chargé en nitrates, qui abîme aussi le vieux bâtiment. Et, comme si ce n’était pas assez, il est mal protégé contre les bandits qui maraudent dans la région. Enfin, il faut aussi remplacer les anciennes canalisations d’eau et les vieux câbles électriques.

L’Aide à l’Église en Détresse voudrait donc offrir une aide de 21 900 dollars afin de répondre à l’urgence des travaux de rénovation. 

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Soudan du Sud : accomplir une mission extraordinaire en dépit de tout.

29.10.2019 in ACN International, Actualités, AFRIQUE, by Tobias Lehner, Persécution, Soudan du Sud, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Soudan du Sud

Mission extraordinaire au milieu de la persécution, de la pauvreté et de la guerre


L’Église catholique célèbre actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, et ce jusqu’à jeudi. L’œuvre missionnaire de l’Église est souvent menée dans des conditions difficiles, telles que la persécution, la pauvreté et la guerre.

C’est également le cas au Soudan du Sud. La guerre civile qui a éclaté en 2013, deux ans seulement après la création du pays, a laissé sur les routes des centaines de millions de personnes et fait des centaines de milliers de morts. Et, malgré le cessez-le-feu signé en juin 2018, le pays demeure dans un grand état de désolation. C’est du moins ce que déclare le Père Boniface Isenge, du diocèse de Rumbek — centre du pays —, lors de sa visite au siège de l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse.

Comme l’explique père Boniface, environ 38 pour cent des plus de 13 millions de Sud-Soudanais sont chrétiens. Son diocèse compte quelque 180 000 catholiques. En ce moment, il est bon de noter que plusieurs personnes considèrent que l’Église catholique est la seule institution du pays qui fonctionne.

Ce membre de la congrégation du Saint-Esprit a tout d’abord passé huit ans dans le pays voisin, l’Éthiopie, alors qu’il était jeune prêtre, avant de décider de s’installer au Soudan du Sud en 2013 : « Après l’indépendance du pays, mon ordre a lancé un appel aux prêtres et missionnaires volontaires pour œuvrer ici. Je souhaitais faire quelque chose de nouveau et j’étais prêt pour cette nouvelle mission », se souvient Père Boniface. À ses yeux, il est de son devoir de ramener la paix dans cette région déchirée par la guerre.

 

Soif d’éducation

Peu de temps après son arrivée, l’ecclésiastique s’est rendu compte que ses fidèles avaient soif d’éducation. « Les écoles sont parfois très éloignées les unes des autres au Soudan du Sud », déplore-t-il. « Elles sont en sureffectif et les enseignants font généralement la classe à une soixantaine d’élèves, avec parfois jusqu’à une centaine de personnes dans la même salle. » Selon les autorités, environ les trois quarts des habitants du Soudan du Sud de plus de 15 ans sont analphabètes. Le curé n’a pas tardé à s’en rendre compte : « L’instruction est essentielle pour faire disparaître les tensions récurrentes au sein de la population. L’instruction est la clé de la paix ! »

Outre son travail pastoral, Père Boniface s’attache à convaincre les parents de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, non seulement parce que celle-ci leur permet d’avoir de meilleures opportunités que la génération précédente, et ce, malgré les conditions difficiles et les problèmes qui règnent dans le pays, mais aussi parce qu’elle consolide l’indépendance. « Il faut savoir que 17 pour cent des mariages dans ce pays sont conclus avec des filles mineures. C’est malheureusement encore une pratique courante », explique-t-il.

Le Soudan du Sud a beau être le troisième pays le plus pauvre au monde, les prix y sont relativement élevés. « Pour beaucoup, même les denrées les plus élémentaires sont inabordables et ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance pour survivre. » De nombreuses maladies telles que la malaria viennent peser encore davantage sur le pays.

L’espoir, en dépit de l’adversité

Malgré tous ces problèmes, père Boniface est confiant : « Je remercie du fond du cœur tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent et qui sont réunis avec nous dans la prière. J’ai espoir qu’à l’avenir, les habitants pourront bien vivre au Soudan du Sud. »

 

Rien que depuis 2015, l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’Église du Soudan du Sud grâce à un montant de plus de 5,1 millions de dollars, notamment pour la reconstruction d’églises et d’établissements pastoraux, la formation des prêtres et des intentions de messe.

Inde — Projet AED de la semaine

18.10.2019 in Adaptation Mario Bard, Inde, PROJETS AED, Subsistance, Voyager avec l'AED

Projet AED de la semaine – Inde Aide à la formation pour 23 séminaristes

La Congrégation de Sainte-Croix a été officiellement fondée au Mans en France en 1837. Elle est née de la fusion des Frères de Saint-Joseph — fondé en 1820 par le père Jacques Dujarié —, et des Prêtres auxiliaires du Mans, fondé par le chanoine Basile Moreau en 1835. À cette époque postrévolutionnaire, toute une génération de jeunes a grandi en ne recevant pratiquement aucune éducation chrétienne et catholique. Cette communauté masculine est donc née du désir d’un groupe de jeunes hommes d’éduquer les jeunes dans les campagnes. Les Sainte-Croix comme on les appelle souvent ont connu une évolution fulgurante : à peine 25 ans après la fondation, ils étaient déjà en Algérie, aux États-Unis, au Canada, en Italie et au Bengale oriental (aujourd’hui l’Inde et le Bangladesh).

De nos jours, les religieux de la congrégation sont présents dans 16 pays. Ils s’occupent de l’instruction religieuse des jeunes et dirigent des écoles, car ils estiment que l’éducation spirituelle est l’arrière-plan requis pour s’attaquer, grâce à une foi chrétienne instruite, profonde et réfléchie, aux problèmes pressants de l’époque actuelle. Les Canadiens les connaissent très bien puisque l’un d’eux, le saint et thaumaturge Frère André Bessette, a fondé l’oratoire Saint-Joseph en 1904 à Montréal. Ce haut lieu de pèlerinage reçoit aujourd’hui en moyenne plus de deux millions de visiteurs par année.

 

D’abord, les familles

En Inde, la congrégation compte quatre provinces et est particulièrement active. Elle bénéficie également de nombreuses vocations. Les pères Indiens de la Sainte-Croix ne travaillent donc pas seulement dans ce pays, mais ils se mettent également au service de l’Église universelle en tant que missionnaires dans d’autres pays.

De nos jours —, et ce partout dans le monde —, il devient de plus en plus important d’aider les familles et les jeunes à s’enraciner profondément dans la foi chrétienne, face à la diffusion du consumérisme et aux nombreux défis créés par le phénomène de la mondialisation. Pour y arriver, les prêtres doivent être bien formés. Dans la province d’Inde du Sud, 23 jeunes hommes se préparent actuellement au sacerdoce. L’Aide à l’Église en Détresse souhaiterait contribuer et les aider à payer leurs frais de formation avec un montant de 10 350 $. Les séminaristes prient pour tous ceux qui les aideront ! Merci à tous ceux et celles qui pourront le faire, et merci de prier pour ces séminaristes.

Syrie : jour de fête à Marmarita !

11.10.2019 in Construction, PROJETS AED, Syrie

Syrie

Aujourd’hui est un jour de fête

Cérémonie d’inauguration de l’église Haret Saraya, détruite par les djihadistes en 2012

Par Marta Garda, ACN-International
Révision française : Hélène Poisson, AED-Canada
 

 

Marmarita/Königstein. – Le soir tombe dans la vallée des chrétiens. En haut de la colline, la célèbre forteresse historique du Krak des Chevaliers, construite aux XI-XIIe siècles par l’Ordre des hospitaliers, semble contempler l’arrivée des invités. C’est jour de fête dans l’église Haret Saraya, à Al-Husn. Les trompettes et les tambours jouent sans s’arrêter.

L’église, consacrée à Notre-Dame, resplendit de ses murs récemment peints en blanc et de son iconostase aux couleurs vives. « Elle a été reconstruite comme elle était », déclare l’archevêque gréco-catholique local, Mgr Nikolas Sawad, également archevêque de Lattaquié.

En 2012, l’église a été saccagée et incendiée par les djihadistes qui dominaient la vallée du haut du Krak des Chevaliers. Ils ont démoli la croix, profané les icônes et mutilé les images pieuses. Les locaux paroissiaux et le presbytère, dont les murs ont perdu jusqu’à leurs fils électriques, n’ont pas non plus été épargnés.

Mais sept ans plus tard – symboliquement, le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix – l’église et les cœurs sont à nouveau radieux et le petit temple est bondé à l’occasion de la bénédiction des lieux. Des prêtres catholiques et orthodoxes de la région y assistent. Dehors, dans la cour, devant les laïcs, la chorale orthodoxe Notre-Dame Al-Wadi entonne des chants d’espoir, de paix et de pardon, faisant mémoire des disparus, assassinés ou exilés de la guerre, et invitant les chrétiens à rester dans leur pays.

« Après la rénovation de l’église, il reste à rénover les pierres vivantes, nos cœurs », dit à l’assemblée le Père Andrzej Halemba, responsable des projets au Moyen-Orient de la Fondation Aide à l’Église en Détresse. « Nos cœurs sont brisés par la violence, divisés et furieux à cause de ce qui s’est passé dans nos vies. Il faut maintenant les reconstruire dans l’amour du Christ. Prions pour la paix en Syrie. »

L’œuvre pontificale de charité l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu non seulement la rénovation de l’église Haret Saraya, mais aussi les installations paroissiales et le presbytère. Des chambres d’hôtes et des locaux commerciaux ont également été construits à proximité du Krak des Chevaliers, qui recommencera bientôt à accueillir des visiteurs. Il s’agit là d’un pari sur la pérennité de l’héritage dans ses lieux d’origine. « L’AED est le Simon de Cyrène qui nous soutient et nous aide à porter la croix », a dit Mgr Sawad à la fin de la fête.

 

Les projets de reconstruction dans les quartiers chrétiens du village d’Al-Husn soutenus par l’AED à hauteur de plus de 255 000 dollars, s’inscrivent dans le cadre de son programme de reconstruction des zones chrétiennes touchées par la guerre dans les différents diocèses de Syrie.

Malawi — histoire de réussite AED

09.10.2019 in Non classifié(e)

Malawi — histoire de réussite AED

Aide d’urgence après les graves inondations de mars 2019

En mars 2019, plusieurs régions du sud du Malawi — un pays situé à la frontière des régions du sud et de l’est de l’Afrique — ont été frappées par de graves inondations. Pendant des jours, de fortes pluies sont tombées sans interruption ! Près d’un million de personnes ont été touchées dans 16 des 28 districts que compte le pays.

 

 

Les chiffres sont révélateurs de l’ampleur du désastre : près de 80 000 personnes ont perdu leur maison, plus de 500 ont été blessées, et il y a eu près de 60 morts. Des maisons, des champs, des routes et des ponts ont été lourdement endommagés.

 

Le Malawi est un pays qui est déjà touché par la misère ; c’est l’un des pays les plus pauvres du monde. De plus, selon le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies ainsi que le dernier rapport sur la liberté religieuse produit par Aide à l’Église en Détresse (AED),  « des milliers de réfugiés sont venus provenant du Mozambique sont venus au Malawi dans les dernières années, fuyant les combats entre les rebelles et le gouvernement. La prise en charge de soins pour les réfugiés est un défi pour les Églises du Malawi et les autres traditions religieuses, en ce qui concerne les approches sociales et pastorales. L’expérience démontrer que les tensions religieuses s’aggravent quand différents groupes de différentes traditions sont dans l’obligation de vivre ensemble dans une situation d’extrême pauvreté. »

 

L’AED entre en action

Malgré cette dure réalité, l’Église catholique a immédiatement proposé d’apporter une assistance spirituelle et morale aux personnes traumatisées. La Conférence épiscopale a également voulu apporter une aide d’urgence matérielle aux personnes touchées, en fournissant de la nourriture, des couvertures, vêtements, bâches, de la vaisselle et des outils de traitement de l’eau.

Nos bienfaiteurs ont offert 30 000 dollars afin qu’il soit possible de les soutenir sans tarder. Un grand merci à tous ceux qui ont contribué et merci de prier pour les efforts visant à soulager la misère au Malawi.

 

Projet de la semaine de l’AED : Aide à la formation pour des religieuses au Pérou

03.10.2019 in ACN International, Formation religieuse, Pérou, Religieuses, Voyager avec l'AED

Pérou

Aide à la formation pour des religieuses

 

Dans de nombreux pays d’Amérique latine, l’État n’accorde aucun soutien aux personnes handicapées. Les familles qui vivent dans la pauvreté n’ont guère la possibilité de s’occuper d’enfants vivant avec un handicap d’une manière qui correspond vraiment aux besoins de ceux-ci. La congrégation des Servantes du Plan de Dieu, fondée à Lima en 1998, s’occupe tout particulièrement de ces personnes.

 

Les religieuses ont créé des écoles pour enfants vivant avec un handicap, en plus de prendre soin des malades, des personnes âgées ou en détresse. Leur souhait est que chacun se sente accepté et que les personnes vivant avec un handicap puissent découvrir et développer leurs talents. En même temps, les religieuses veulent aussi contribuer à changer l’attitude de la société envers ces personnes.

 

Une présence internationale

Aujourd’hui, les religieuses interviennent non seulement en Amérique latine, mais aussi en Asie, en Afrique, en Europe et aux États-Unis.

La jeune congrégation suscite de nombreuses vocations. Beaucoup de jeunes religieuses sont médecins, avocates, éducatrices ou infirmières.

Présentement, 31 jeunes religieuses sont en formation à Lima. Aide à l’Église en Détresse les soutient grâce à un montant de 24 000 dollars.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Un million d’enfants prient le Chapelet 2019

23.09.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, CAMPAGNE AED, Enfants du monde, Prière

Un million d’enfants prient le Chapelet 2019

Des enfants prieront le 18 octobre pour l’unité, la paix et la mission

Aide à l’Église en détresse (AED) soutient de nouveau cette année la campagne « Un million d’enfants prient le Rosaire », et invite les enfants à prier le Chapelet le 18 octobre prochain. L’édition 2019 de cette initiative est dédiée au thème de la mission, en lien avec le même choisi par le pape François pour le mois d’octobre 2019. En effet, l’Église catholique soulignera l’importance fondamentale de la mission en vivant un mois missionnaire extraordinaire de la mission universelle.

 « Traditionnellement dans l’Église catholique, le mois d’octobre est considéré comme le mois du Chapelet, et le 18 octobre, nous célébrerons également la fête de l’évangéliste Saint-Luc », explique le père Martin Barta, assistant-ecclésiastique international pour l’Aide à l’Église en Détresse International (AED/ACN). « C’est le seul évangéliste à nous avoir transmis des récits d’enfance de Jésus, et la tradition veut qu’il ait été étroitement lié à la Vierge Marie ». Le 18 octobre à neuf heures — ou à toute heure qui conviendra mieux —, le Chapelet sera donc prié par des milliers de groupes d’enfants dans le monde entier.

 

« Chaque année, nous recevons de partout dans le monde des nouvelles sur la manière dont les enfants ont célébré cette journée de prière », se réjouit le père Barta. : « L’initiative s’est vraiment transformée en une campagne de prière de l’Église universelle, qui ne touche pas seulement les cœurs des enfants, mais aussi ceux des adultes, et qui trace la voie vers la paix ! »

 

Les approches sont variées : certains participants prient un chapelet entier, tandis que d’autres ne prient qu’une partie du Rosaire. D’autres encore conjuguent la prière avec une catéchèse sur le Rosaire, de brèves lectures et des cantiques adaptés aux enfants. Certains invitent les enfants après la prière à dessiner les mystères du Chapelet. Dans certaines régions du monde, des enseignants intègrent le temps de prière dans les activités scolaires. En quelques endroits, les enseignants interrompent les cours scolaires pour prier avec les enfants.

 

L’idée de cette campagne de prière est née en 2005 à Caracas, capitale du Venezuela. Alors que plusieurs enfants priaient le Chapelet dans un oratoire dédié à la Vierge Marie, quelques-unes des femmes sur place ont déclaré avoir ressenti fortement la présence de la Sainte Vierge. Saint Padre Pio de Pietrelcina — dont les reliques étaient de passage dans le diocèse de Montréal à la fin du mois de septembre dernier — disait : « Si un million d’enfants prient le Chapelet, le monde changera ».

 

Aide à l’Église en Détresse Canada invite encore cette année tous les enfants du pays à participer à cette activité unique en son genre. Pour reçevoir plus d’informations, communiquer avec Annie Desrosiers au 1-800-585-6333, poste 226.

Vous pouvez également télécharger une affiche et plus d’information, ici .

Communiqué – l’AED soutient un rapport gouvernemental sur la persécution des chrétiens

16.07.2019 in ACN International, Actualités, adaptation : Mario Bard, Communiqué, MONDE, Persécution, Persecution of Christians

Persécution des chrétiens
Aide à l’Église en Détresse soutient la publication d’un rapport gouvernemental en Grande-Bretagne

Montréal/Londres/Königstein, lundi 15 juillet 2019Un rapport indépendant sur la persécution des chrétiens dans le monde commandé par le ministre britannique des Affaires étrangères est publié aujourd’hui. C’est la première étude du genre à être menée par un gouvernement national. Elle a été commandée par Jeremy Hunt, Secrétaire d’État des Affaires étrangères du Royaume uni, et a été supervisée par le Révérend Philip Mounstephen, évêque anglican de Truro. Le bureau britannique de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu sa publication.

Dans l’introduction du rapport, Mgr Mounstephen souligne que la persécution religieuse des chrétiens n’est pas un événement isolé, mais un « phénomène mondial ». Selon lui, l’accent mis dans le rapport sur le christianisme « n’est pas une plaidoirie particulière en faveur des chrétiens, mais compense plutôt un déficit important », étant donné que les chrétiens forment le groupe qui, dans le monde, subit le plus d’attaques basées sur des raisons religieuses. L’évêque anglican regrette que les pays occidentaux « ferment les yeux sur cette réalité » et souhaite que le rapport soit un appel à « cesser d’être de simples spectateurs et à devenir des acteurs ». Il souligne en même temps le fait que la persécution des chrétiens est une question de droits universels de la personne et doit être considérée comme telle.

Les 176 pages du document analysent les tendances mondiales, détaillent la situation dans des pays tels que l’Irak, le Nigeria, la Chine, le Sri Lanka, le Pakistan ou la Syrie, et finissent par une liste de 22 recommandations adressées au Ministère des Affaires étrangères. Le document appelle le gouvernement à agir davantage pour répondre à la violence contre les chrétiens, qui a parfois atteint « des niveaux proches du génocide ». Il appelle le gouvernement britannique à s’assurer que « la liberté de religion ou de croyance reste au cœur des priorités de la politique étrangère du Royaume-Uni » et l’encourage à « être le leader mondial dans la défense de la liberté religieuse ».

Sri Lanka : enterrement de victimes des attentats antichrétiens de Pâques 2019

 

Le rapport a été préparé par une commission de fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères, des membres d’ONG ayant de l’expérience dans le domaine de la liberté religieuse, et d’autres membres indépendants. L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED ou ACN au niveau international) y a participé. Depuis plus de 70 ans, l’AED soutient les chrétiens persécutés dans le monde et a été étroitement impliquée dans la préparation de la première partie du document, grâce à un travail d’enquête essentiel sur l’ampleur des persécutions en Afrique, au Proche-Orient et en Asie du Sud.

L’ADN de l’AED : dire et redire l’importance de la liberté religieuse

« Nous sommes heureux comme organisme international de pouvoir donner une voix aux sans voix » indique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED au Canada. « Dès le départ, notre fondateur le père Werenfried a averti les pays occidentaux dans les années 50 de la terrible tragédie que vivaient les chrétiens sous des Régimes autoritaires, dont le communisme. Et, encore aujourd’hui, notre travail avec nos partenaires dans 139 pays nous permet de constater l’ampleur de la discrimination et de la persécution exercée contre les chrétiens. J’espère que cette action du gouvernement britannique inspirera d’autres gouvernements dans le monde à oser se pencher sur la question – plus vaste – des libertés religieuses. »

Neville Kyrke-Smith, directeur du bureau britannique de l’AED, a souligné quant à lui l’importance de ce type de rapport : « Nous sommes heureux d’avoir été impliqués dans ce rapport. Le fait que ces problèmes soient enfin reconnus au niveau politique est un encouragement pour notre travail ». Il souligne en même temps l’importance de protéger les minorités chrétiennes dans les pays où elles sont victimes de persécutions et d’oppressions : « Il est essentiel de soutenir cette présence chrétienne, car les chrétiens sont souvent des bâtisseurs de ponts et des instruments de paix dans de nombreux pays ».

 

Image créée pour les réseaux sociaux en Grande-Bretagne qui dit: ne fermez pas les yeux sur la persécution religieuse.