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Aide a l’Église en Détresse Tag

 

Projet de la semaine AED – Ukraine : achever la construction d’un centre paroissial

31.03.2020 in Construction, PROJETS AED, Ukraine, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Projet de la semaine AED – Ukraine

Aide à l’achèvement d’un centre paroissial à Voyutychi

Encore aujourd’hui, les conséquences de la persécution de l’Église par l’Union soviétique se font sentir en Ukraine. De nombreux bâtiments dont l’Église avait été expropriée par les communistes. Ils n’ont pas encore été rendus ou sont dans un état pitoyable. Ceux qui ont été redonnés ne pourront être réparés que progressivement ou bien ils seront carrément reconstruits quand leur rénovation est impossible.

La paroisse catholique romaine Sainte-Catherine-d’Alexandrie à Voyutychi, dans l’ouest de l’Ukraine (district de Lviv), a été rouverte en 1990 après le changement de régime politique. Cependant, le chemin a été long avant que l’église ne soit restaurée. De plus, le presbytère était en si mauvais état qu’on a dû le démolir. Aujourd’hui, les prêtres vivent dans des pièces étroites et inadaptées, au-dessus de la sacristie de l’église, car ils n’ont pas de logement.

Il n’y a pas non plus d’espaces adaptés pour les nombreuses activités de cette paroisse dynamique qui rassemble 148 familles. Les groupes d’enfants et de jeunes, les enfants de chœur, le club des aînés, la Légion de Marie, la chorale paroissiale et bien d’autres groupes doivent se contenter de locaux inappropriés, ce qui nuit au travail pastoral.

Il a donc été décidé de construire un centre paroissial. Celui-ci permettra de loger les deux prêtres et d’avoir des locaux pour les activités des différents groupes de la paroisse. Les travaux ont déjà commencé. Le père Victor Palczynski nous a demandé de l’aide pour les terminer, et c’est avec plaisir que nous soutenons cette paroisse avec un montant de 15 000 dollars.

(Mise en ligne au Canada : 30-03-2020)

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Pandémie du coronavirus-19 – lettre du président international de l’AED

23.03.2020 in ACN International, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Pandémie du coronavirus-19
lettre du président international de l’AED

Königstein, Allemagne, siège international de l’Aide à l’Église en Détresse (AED)
Le 18 mars 2020

Chers amis,

« Nous notons également qu’avoir le droit d’assister à la messe ou de recevoir la Communion ne va plus de soi. C’est ce qui arrive à beaucoup de nos frères et sœurs dans certaines zones de mission ou dans les dictatures. Ils luttent pour avoir droit aux messes et aux sacrements. »

Alors que, le Mercredi des Cendres, nous nous préparions tous pour le Carême de cette année, aucun d’entre nous ne pensait que cette période de pénitence nous défierait de cette manière. En un rien de temps, nous avons découvert que notre sécurité terrestre et notre liberté étaient ébranlées par une pandémie.

Jusqu’à présent, aucun d’entre nous n’avait vécu une situation aussi extraordinaire. Nous considérons maintenant comme bonnes et raisonnables des mesures administratives qui, pour nous, étaient impensables il y a encore quelques semaines. Mais comment notre foi et notre sentiment de sécurité en Dieu résistent-ils à ces chocs inattendus?

Il est compréhensible que nous nous préoccupions d’abord des malades et des victimes de l’épidémie que nous connaissons. Que nous pensions aux personnes âgées auxquelles nous ne sommes plus censés rendre visite ; ou aux petits-enfants que les plus âgés d’entre nous n’ont plus le droit d’accueillir. Pour beaucoup de gens, et certainement certains d’entre vous, des préoccupations économiques s’ajoutent désormais aussi à cela.

Nous notons également qu’avoir le droit d’assister à la messe ou de recevoir la Communion ne va plus de soi. C’est ce qui arrive à beaucoup de nos frères et sœurs dans certaines zones de mission ou dans les dictatures. Ils luttent pour avoir droit aux messes et aux sacrements. Et nous comprenons maintenant beaucoup plus clairement ce que signifie former une église domestique avec nos enfants et prier ensemble. C’est ainsi que les gens prient là où il n’y a pas de lieux de culte. Nous avons toujours la technologie qui nous permet de participer à des offices religieux retransmis en direct par Internet ou par d’autres moyens. Pour nous, il est donc plus facile d’être en contact non seulement avec Dieu, mais aussi avec nos amis et avec la communauté mondiale des fidèles. Beaucoup de nos frères et sœurs persécutés et souffrants sont privés de ces moyens techniques.

Pendant ce Carême, nous suivons Jésus-Christ au désert de manière plus directe. Dans nos peurs, nous apprenons plus clairement ce que signifie se sentir parfois aussi abandonnés par Dieu. Mais nous pouvons toujours nous soutenir les uns les autres dans la prière. Nous pouvons nous reposer sur la certitude que le pont d’amour et de foi entre les bienfaiteurs, les collaborateurs de l’AED et nos partenaires de projet traverse le monde entier, et que notre prière commune aidera à surmonter cette crise mondiale. Ces derniers jours, nous avons justement reçu de très nombreux messages du Sénégal, du Burkina Faso, du Brésil, d’Haïti ou des Philippines, dont les auteurs nous assuraient de leurs prières pour tous les bienfaiteurs de l’AED.

Notre vie quotidienne a radicalement changé. Mais laissons-nous guider par le principe qui a fait ses preuves, selon lequel chaque crise porte en elle une chance. Cette chance consiste à utiliser le temps soudainement disponible pour grandir intérieurement, pour nous rapprocher de Dieu en prenant avec nous tous ceux qui sont particulièrement proches de nous : nos conjoints, enfants, frères et sœurs et parents. Et puis aussi nos frères et sœurs dans la foi – dans le quartier et dans le monde.

Cela a lieu dans la prière, seul ou en commun, et cela se fait en offrant les difficultés et tourments des semaines à venir pour tous ceux que nous ne pouvons pas aider directement en ce moment ou dont la situation est plus difficile que la nôtre du fait de la maladie ou de la solitude. Pensons également aux familles qui sont aujourd’hui particulièrement confrontées à l’exiguïté des logements. Et n’oublions pas nos frères et sœurs des pays où les chrétiens sont persécutés et discriminés – ils ont souvent des soucis bien plus graves que le virus. Par exemple, continuons de soutenir par des offrandes de messes tous les prêtres de nos pays partenaires qui peuvent célébrer la messe pour nous.

Ces dernières années, j’ai pu à maintes reprises vous remercier pour votre générosité et votre aide en faveur de nos frères et sœurs opprimés ! Aujourd’hui, je vous invite à développer les trois piliers de l’AED, la prière, l’information et l’action, dans une fidélité créative à notre mission, en profitant ainsi de la crise comme d’une occasion de témoigner de Jésus-Christ. 

Peut-être que cette année le Carême durera plus longtemps que ce que le calendrier prévoit, mais Pâques approche. Utilisons ensemble ce temps d’affliction pour saisir plus profondément le mystère de la Résurrection.

C’est le vœu que je formule pour nous tous

En union de prières

Thomas Heine-Geldern
Président international de l’Aide à l’Église en Détresse (AED)


 

Histoire de succès de l’AED – Pérou : 500 Bibles pour les prisonniers

18.03.2020 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique du Sud, Pérou, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Histoire de succès de l’AED – Pérou
500 Bibles pour la pastorale des prisons

Texte : ACN-International
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Mise en ligne au Canada : 18 mars 2020

Comme dans de nombreuses régions du monde, les prisons d’Amérique latine sont surpeuplées et les conditions de vie y sont très difficiles.

 

La prison de Callao au Pérou est un bon exemple de cette situation. D’abord prévue pour 1 500 détenus, elle héberge aujourd’hui 5 600 prisonniers ! La pastorale y joue un rôle salvateur. Les détenus se réunissent deux fois par semaine pour faire de la Lectio Divina* et participent à la messe. Près de 800 prisonniers célèbrent ainsi chaque semaine en plus des fêtes de l’année liturgique.

Mgr José Luis del Palacio Peréz-Medel, évêque de Callao, s’est lui-même rendu à plusieurs reprises à la prison. Lorsqu’il est allé à Rome en 2018 voir le Pape François, il lui a remis une lettre écrite par les prisonniers. Le pape a répondu en personne et les a encouragés à croire et à avoir confiance en l’aide et en la Miséricorde du Christ, malgré toutes leurs erreurs et leurs faiblesses.

 

Les Saintes Écritures sont indispensables

Afin d’approfondir et de mieux connaître le message de l’amour et de la Miséricorde de Dieu, les Saintes Écritures sont indispensables. Par contre, les prisonniers et leurs familles sont pauvres et ne peuvent pas s’acheter de Bible. En 2017, grâce au soutien de l’Aide à l’Église en Détresse, 500 Bibles ont pu être distribuées. Grâce à nos bienfaiteurs, nous avons pu à nouveau donner 500 exemplaires de la Bible à la disposition de la pastorale des prisons, grâce à un montant de 7 500 dollars.

 

Ce fut une grande joie et un grand réconfort pour les détenus, et Mgr José nous écrit que les prêtres qui travaillent à la pastorale des prisons ont été également très heureux. Les Bibles sont utilisées pour la Lectio Divina et la catéchèse des candidats au baptême. Un grand merci à tous ceux qui ont offert leur aide !

*Lectio Divina: lecture priante des textes bibliques  (Source : interbible.org) 

 

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Projet de la semaine AED – soutenir ceux qui sont dans le besoin au Liban

04.03.2020 in ACN-International, AED, Aide d'urgence, Liban, Moyen-Orient, PROJETS AED, Syrie

Projet de la semaine AED —
Liban
Aider les personnes pauvres qui cherchent refuge à Zahlé.

Par le Service international de projets de l’AED
Adaptation : AED Canada
Mise en ligne : 4 mars 2020

 

Saint-Jean-le-Miséricordieux s’est rendu célèbre par son amour extraordinaire pour les personnes pauvres. Partout où il voyait un besoin urgent, une détresse, il tentait de toutes ses forces et par tous les moyens de l’alléger. Quand il est devenu patriarche d’Alexandrie, on raconte qu’il a nourrissait quotidiennement 7900 pauvres! Il est mort vers l’an 619 et est vénéré en tant que saint par les chrétiens catholiques et orthodoxes.

 

Dans la ville de Zahlé au Liban, située non loin de la frontière avec la Syrie, un projet d’aide humanitaire initié par l’Église gréco-catholique melkite porte son nom. Depuis décembre 2015, la Table de Saint-Jean-le-Miséricordieux est un lieu d’accueil pour les personnes qui n’ont pas les moyens de se payer un repas chaud tous les jours — dont de nombreux réfugiés syriens —, mais aussi pour de plus en plus de citoyens libanais.

 

Nourrir à la fois le corps et l’esprit

Chaque jour, 1 000 personnes y reçoivent un repas chaud. Environ 800 viennent aux locaux de la Table alors que 200 autres personnes handicapées, fragiles ou malades, reçoivent la visite d’employés, leur nourriture étant livrée, non sans qu’ils reçoivent également un peu de consolation morale et de compassion humaine.

 

En plus de la nourriture pour le corps, les gens reçoivent également une nourriture spirituelle et un soutien moral. Ce projet est une contribution importante pour empêcher l’exode des chrétiens de la région, dont plusieurs souhaitent émigrer afin d’assurer une vie et un avenir meilleurs à leur famille. À nouveau cette année, nous soutenons ce projet avec un montant de 1 320 000 dollars pour toute l’année.

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Inde : Rencontre de l’AED — Un chrétien libéré après 11 ans de prison

02.03.2020 in adaptation : Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED États Unis, Asie, Inde, liberté religieuse, Persécution, Voyagez avec AED

Inde
Un chrétien libéré après 11 ans de prison
Les accusations sont mensongères

Propos recueillis par Anto Akkara, ACN USA
Adaptation au Canada : Mario Bard, AED Canada
Publié sur le web le 2 mars, 2020

BHASKAR SUNAMAJHI  (43 ans) est l’un des sept chrétiens accusés à tort et condamnés pour le meurtre en août 2008 d’un dirigeant hindou dans le district de Kandhamal, dans l’État indien d’Odisha, qui s’appelait à l’époque Orissa. Le meurtre a déclenché la pire vague de persécution antichrétienne de l’histoire récente de l’Inde. Près de 100 chrétiens ont été tués, tandis que 300 églises et 6000 maisons ont été détruites. En décembre 2019, après 11 ans de prison, Bhaskar, avec six autres accusés chrétiens, a été libéré sous caution.

Bhaskar et son fils Daud

Bhaskar, qui est membre d’une Église pentecôtiste, s’est confié à l’Aide à l’Église en Détresse (AED).

 

« Je jouais aux cartes avec mes amis dans le village de Kotagarh lorsque la police est arrivée dans ma maison au toit de chaume vers midi, le 13 décembre 2008. Je n’ai pas été surpris. En tant que gram rakhi (protecteur du village), j’étais habitué à ce que la police débarque, même à des heures bizarres, en me demandant de l’accompagner pour les besoins de son enquête ou autres choses.

“Venez maintenant. Vous pourrez rentrer demain”, m’a dit la police. Sans aucune hésitation, je me suis préparé. Cependant, j’ai été surpris quand ils m’ont dit de prendre de l’argent pour mes dépenses. C’était il y a 11 ans. Aujourd’hui, je suis heureux et ravi d’être de retour chez moi.

La prière, seul réconfort

Au début, je n’avais aucune idée de la raison pour laquelle on me jetait en prison. C’était comme si je me trouvais en pleine obscurité. Peu à peu, j’ai fait la connaissance des six autres chrétiens qui avaient été arrêtés comme moi. Nous avons décidé de prier ensemble en faisant confiance au Seigneur, car nous n’avions rien fait de mal.

Au départ, d’autres prisonniers (hindous) nous ont traités comme des meurtriers et se sont montrés hostiles envers nous. C’était une situation désespérée. Nous étions tellement affligés que la prière était notre seul réconfort. En plus de nos prières communes, je commençais chaque journée par une prière et je terminais par une prière.

Certains soirs, j’étais en larmes et tellement désemparé ! Je continuais donc à prier tard dans la nuit jusqu’à ce que je m’endorme. Mais sans prière, j’aurais été une épave mentale.

La seule chose positive qui me soit arrivée en prison, c’est d’apprendre à écrire correctement. Je n’avais jamais été à l’école — comme la plupart des gens de notre région éloignée. En prison, j’ai utilisé mon temps libre pour apprendre à écrire.

En plus de lire la Bible, j’écrivais dans un carnet des hymnes que nous utilisions pendant les prières. J’écrivais dans une couleur différente chaque strophe de ces hymnes de piété.

Un long chemin tissé d’actes solidaires

Chaque mois, je ressentais un grand soulagement quand ma femme Debaki me rendait visite. Il lui fallait une journée entière de voyage pour atteindre la prison de Phulbani à partir de notre village, éloigné de 160 km, en changeant plusieurs fois de bus. Elle atteignait la porte de la prison le matin et attendait “l’heure des visites”, qui était souvent l’après-midi.

Un homme heureux d’être enfin libre!

Lorsque notre fils unique Daud a eu quatre ans, Debaki a décidé de le laisser chez un pasteur, à Phulbani, où plusieurs autres enfants se réfugiaient. Comme il n’y avait pas d’école près de notre village, nous ne voulions pas que notre fils soit analphabète comme nous. Parfois, elle emmenait Daud avec elle dans la prison. Ces jours-là, j’étais ravi. Daud n’avait que six mois quand j’ai été mis derrière les barreaux.

Pendant les visites, Debaki fondait souvent en larmes, parce qu’elle était seule et déprimée. Au fil des ans, elle a commencé à me dire à quel point de bons samaritains avaient aidé nos familles. À partir de 2014, elle a commencé à paraître plus optimiste. Elle parlait avec enthousiasme des travailleurs sociaux et d’autres personnes qui venaient visiter nos villages et rassembler des témoignages, y compris de voisins hindous.

En 2015, j’ai été ravi que certaines de ces personnes qui se consacraient à m’aider viennent me rendre visite en prison. J’étais très heureux et j’ai commencé à prier avec ferveur pour ceux qui travaillaient pour notre libération.

Quelques mois plus tard, Debaki est arrivée avec la bonne nouvelle qu’elle allait à New Delhi en mars 2016, avec les épouses des six autres détenus, pour le lancement de la campagne en ligne de demande de notre libération.

Ça nous a tous excités et remplis d’espérance. Nous avons intensifié nos prières et attendu le grand jour. Nous savions que la liberté faisait son chemin. Mais nous avons dû attendre trois ans de plus.

Lorsque Gornath Chalenseth est sorti en mai 2019, nous étions ravis. Nous savions que Dieu travaillait pour nous. Enfin, le 5 décembre, j’ai été libéré sous caution — avec l’accord de la Cour suprême indienne.

Je me suis senti très heureux lorsque tous les sept, nous avons été libérés, la Bible à la main, la veille de Noël dans notre village natal de Kotagarh. J’ai été tout aussi ravi de constater que mon fils, âgé de 11 ans, était devenu plus grand que moi. Je suis heureux d’être de retour auprès de ma femme Debaki, de mes proches et des habitants de mon village. Je remercie Dieu pour la liberté.

J’exhorte tout le monde à prier pour nous sept. Nous ne sommes en liberté que sous caution. Nous continuons d’être reconnus coupables d’un meurtre que nous n’avons pas commis. Nous prions pour que la Haute Cour d’Odisha annule le verdict de condamnation afin que nous puissions vivre en paix ».

Nouvelles AED – Chrétiens d’Égypte : leur situation s’améliore

02.12.2019 in adaptation : Mario Bard, AED, Égypte, Entrevue AED, Fionn Shiner

Égypte

Chrétiens : leur situation s’améliore!  

Par Fionn Shiner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada
Mise en ligne le 2 décembre, 2019

Malgré la menace d’attaques extrémistes qui persiste contre les chrétiens d’Égypte, leur situation s’améliore, selon Mgr Kyrillos William, évêque copte catholique d’Assiout. Interviewer par l’Œuvre catholique de 

bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED), Mgr William a exprimé son espérance.

 

Il a déclaré : « Nous remercions Dieu que la situation s’améliore. Le président [el-Sisi] est de bonne volonté envers les chrétiens. Il est le président de tous les Égyptiens ».

La menace d’attaques extrémistes persiste tout de même, les islamistes voulant effrayer les chrétiens quant à leur place dans la société égyptienne. « Les attaques perpétrées par des islamistes se produisent de temps en temps », indique Mgr Kyrillos. « L’objectif est d’attaquer non seulement les chrétiens, mais aussi le gouvernement égyptien. Ils veulent ainsi dire aux chrétiens : “le gouvernement ne peut pas vous protéger. Vous devriez quitter l’Égypte”.

[Ces extrémistes] aimeraient établir un État islamique. Mais en Égypte, cela ne se concrétisera jamais », estime l’évêque. « Les Égyptiens sont proches les uns des autres — les chrétiens et les musulmans sont trop unis pour que les extrémistes causent des problèmes. »

 

La construction d’église est plus facile, toujours des enlèvements

L’évêque a ajouté : « Depuis 1952, la mentalité est de traiter les chrétiens comme des citoyens de seconde classe. Par contre, des changements se produisent présentement et les choses s’améliorent. Construire des églises est plus facile qu’avant. Nous n’avons pas à attendre des années pour en construire une ».

Selon Mgr William, il s’agit d’un changement marqué : depuis plus de 160 ans, les chrétiens devaient obtenir la permission du chef de l’État égyptien pour construire de nouveaux édifices religieux.

Il y a encore des enlèvements de jeunes chrétiennes coptes et certains rapports suggèrent que la police facilite ces enlèvements.

« Ils se produisent dans les zones où les organisations islamiques sont puissantes, mais dans notre région, il n’y a pas trop de problèmes », estime encore Mgr Kyrillos.

Dans une entrevue réalisée par l’organisme World Watch Monitor avec un ancien membre d’un réseau islamiste qui ciblait activement les jeunes filles coptes, celui-ci déclarait : « Le groupe de ravisseurs se réunit dans une mosquée pour discuter des victimes potentielles. Ils ont un œil sur les maisons chrétiennes et surveillent tout ce qui se passe. C’est à partir de cela qu’ils tissent une toile d’araignée autour des filles », a indiqué cet homme.

 

Merci à l’AED!

Mgr William a exprimé sa gratitude à l’AED et à ses bienfaiteurs qui font des offrandes de messe et financent la formation des séminaristes, la restauration d’églises et plus encore en Égypte. « Nous apprécions beaucoup ce que fait l’AED dans de nombreux pays pour que les chrétiens restent dans leurs patries. Nous remercions tous les bienfaiteurs pour leur aide et leurs dons à l’AED afin que nous puissions réaliser notre rêve de maintenir les chrétiens au Moyen-Orient. »

 

Communiqué de presse – #MercrediRouge – 20 novembre

18.11.2019 in AED, Aide à l'Église en détresse., Communications, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, liberté religieuse, Martyrs, Mercredi Rouge, Messe pour les chrétiens persécutés, Persécution, Voyagez avec AED

Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

#MercrediRouge, 20 novembre 2019
Pierres et prières
Soyez solidaires des chrétiens persécutés !

Les façades d’au moins cinq monuments seront illuminées en rouge cette année au Canada, dont la basilique-cathédrale Marie-Reine du monde à Montréal et la cathédrale St. Michael à Toronto.

Montréal, 18 novembre 2019 – Ce mercredi 20 novembre, Aide à l’Église en Détresse Canada invite tous les Canadiens à participer aux activités du Mercredi Rouge (#MercrediRouge). Pour l’occasion, en soirée au moins cinq monuments de pierres seront illuminés en rouge : la façade de la cathédrale-basilique Marie-Reine-du-Monde à Montréal, la cathédrale St. Michael à Toronto, la cathédrale St. Mary à Calgary, le porche d’entrée du Grand séminaire de Montréal et l’Ambassade de Hongrie à Ottawa, située dans l’édifice historique du Château Birkett.

Dans le diocèse de Calgary, on annonce déjà plus de 80 activités.
« Je crois que de plus en plus de Canadiens sont conscients des problèmes liés au manque de liberté religieuse dans le monde, et en particulier, de la situation de plus de 327 millions de chrétiens qui vivent dans un pays où sévit la
persécution », indique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED Canada.

Grand mouvement international

Les activités au Canada ouvrent une semaine complète d’évènements qui auront lieu partout dans le monde jusqu’au 27 novembre. Dans au moins 15 pays, des temps de prières et de rencont

res d’informations seront organisés et des édifices seront illuminés en rouge – dont plus de 2000 aux Philippines et 120 au Royaume-Uni –, afin de sensibiliser aux questions liées à la liberté religieuse et à la persécution des chrétiens.

Au Canada, plusieurs manières d’être solidaire :

  • Participer à l’une des activités déjà annoncées – liste à l’adresse : http://acn-canada.org/fr/mercredi-rouge/ Information : 514-932-0552 ou sans frais : 1-800-585-6333.
  • S’informer et informer, grâce au rapport Persécutés et oubliés ? 2017-19
    https://acn-canada.org/fr/persecutes-et-oublies/
  • Habillez-vous de rouge
  • Priez pour les chrétiens persécutés dans le monde et toutes les personnes qui souffrent à cause du manque de liberté religieuse.

Parmi la centaine d’activités qui auront lieu partout au Canada, nous en soulignons trois qui auront lieu le mercredi 20 novembre :

  • 19 h 30 : Messe à la cathédrale-basilique Marie-Reine-du-Monde, présidée par Mgr Christian Lépine. Animation du chant assurée par la chorale de la cathédrale syriaque-catholique Saint-Éphrem.
  • 19 h 30 : Vigile œcuménique à la cathédrale St. Michael de Toronto, présidée par le Cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto.
  • 18 h 30 : Dans la ville touristique de Banff en Alberta, célébration de la messe à l’église St. Mary.

Pour lire le rapport Persécutés et oubliés ? 2017-19, rendez-vous sur le site web de l’AED Canada à l’adresse https://files.acn-canada.org/2019/11/persecutes-et-oublies-2019.pdf.


 

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire : le miracle du changement politique !

12.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Voyager avec l'AED

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire

Le miracle du changement politique!

Par Tobias Lehner & Volker Niggewöhner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Le 9 novembre 2019 a marqué le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. C’est une étape décisive dans les événements qui ont conduit à l’effondrement du communisme en Europe. Un rêve devint réalité pour de nombreuses personnes : des chrétiens dévoués de toutes confessions et de nombreuses organisations qui ont travaillé sans relâche au cours des décennies précédentes pour provoquer ce changement politique. Parmi ces organisations figure l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) et son fondateur, le prémontré néerlandais Père Werenfried van Straaten (1913-2003).

 

42 ans d’attente et d’efforts en vue d’un changement politique

Les événements entourant la chute du Mur n’ont pas surpris l’œuvre de bienfaisance. Dès le début, c’était ce qui était visé par l’engagement de l’AED. « Après avoir attendu ce tournant pendant 42 ans, notre crédibilité est maintenant en jeu si nous n’aidons pas l’Église persécutée en redoublant notre volonté de faire des sacrifices. Même là où elle a été libérée de ses chaînes, elle reste démunie. Sans prêtres, sans programmes radiophoniques et sans livres, la libération est vaine », écrivait le Père Werenfried aux bienfaiteurs de l’AED. Les défis que l’œuvre allait alors affronter rappelaient ses débuts de pionnière.

Jetons un regard en arrière. En 1947, à l’initiative du Pape Pie XII, le Père Werenfried lance une campagne pour aider les Allemands déplacés et expulsés de l’Est. En 1952, après avoir reçu des informations qui faisaient état de violations des droits de l’homme et de persécutions contre l’Église dans les pays nouvellement placés sous le régime communiste, il étendit les opérations de secours à ces régions. Voilà pourquoi, durant les premières années, l’œuvre s’est appelée Aide aux prêtres de l’Est, pour être renommée Aide à l’Église en Détresse en 1969.

La situation dans les pays derrière le rideau de fer était différente d’un État à l’autre. L’Union soviétique était considérée comme un territoire inaccessible. Seules des émissions radiophoniques provenant de l’étranger permettaient d’y diffuser la Bonne Nouvelle de l’Évangile — ou alors il fallait recourir à la contrebande. Dans d’autres pays, en particulier en Pologne et en Yougoslavie, il était possible de soutenir davantage.

L’œuvre considérait qu’une autre de ses missions importantes résidait dans l’information du public. Il fallait que le monde occidental sache ce qui se passait à l’Est. C’est ainsi que le Père Werenfried s’est exprimé dans des centaines d’homélies sur la situation de l’Église persécutée en Europe de l’Est, devenant lui-même le porte-parole des opprimés privés de leur voix.

Derrière le Rideau de fer, en Pologne, le cardinal Karol Wojtyla, qui deviendra Jean-Paul II, visite le chantier de l’église de Nowa Huta (1977). Le régime communiste avait voulu une nouvelle ville sans Dieu : la population en a décidé autrement…

«Armés» pour la paix

À partir des années 1960, l’AED a étendu son soutien à d’autres régions du monde, comme l’Amérique latine et l’Afrique, mais l’aide à l’Europe de l’Est est demeurée l’une de ses préoccupations majeures. Ses efforts ont été inspirés par les paroles du Pape Pie XII qui avait dit un jour au Père Werenfried : « Tout le monde se prépare à la guerre, mais presque personne ne pense à préparer la paix au cas où elle arriverait soudainement ». Et c’est devenu l’objectif du Père Werenfried qui voulait être préparé pour le « jour J ».

Lorsqu’une nouvelle politique vit le jour en Union soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev, l’AED augmenta entre 1987 et 1988 les aides allouées aux républiques soviétiques, qui passèrent alors de moins d’un million de dollars à 3,5 millions de dollars. C’est aussi dans cette période que le Père Werenfried commença des collectes de fonds pour la formation des prêtres dans les pays du bloc de l’Est. Chacune des deux initiatives s’avéra extrêmement utile, en particulier lorsqu’on regarde les événements qui surviendront par la suite.

La chute du mur de Berlin et les autres événements révolutionnaires marquèrent pour l’AED l’avènement du « Jour J ». Alors que dans le passé, l’aide devait rester secrète, elle pouvait maintenant être apportée ouvertement et parfois elle était même souhaitée par l’État. Une chose est sûre : le soutien dans ces pays restait toujours absolument indispensable. Dès 1990, les aides pour l’Europe de l’Est augmentèrent au point de dépasser les 22 millions de dollars, et atteignirent en 1994-1995 près de trente millions de dollars, ce qui équivalait à plus de 40 % de la totalité du soutien accordé à l’échelle mondiale par l’AED. Ce niveau a persisté jusqu’au passage au nouveau millénaire.

Soutien humanitaire et pastoral

Voici quelques — un des projets d’aide particulièrement remarquables réalisés dans les années qui ont suivi la chute du communisme. Pendant la Révolution roumaine, en décembre 1989, le Père Werenfried s’est rendu à Bucarest dès le lendemain de l’exécution du dictateur Ceaușescu et de son épouse. Auparavant, il avait été l’un des premiers à organiser une aide d’urgence pour atténuer la souffrance de la population roumaine.

En Ukraine, une relation particulière s’est établie entre l’AED et l’Église grecque catholique.. Lorsque son primat, le cardinal Myroslav Ivan Lioubatchivsky, a pu quitter son exil romain le 30 mars 1991 afin de retourner dans sa patrie,, il était accompagné par le Père Werenfried. Lors d’une sainte messe célébrée à Lviv, le fondateur de l’AED a fait une promesse solennelle : « Au nom de nos bienfaiteurs, je vous promets que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider dans la nouvelle évangélisation de l’Ukraine, vous les évêques, les prêtres et les religieuses, les séminaristes et l’ensemble du peuple des fidèles. »

L’AED a tenu promesse : la construction du Grand séminaire à Lviv devint l’un des plus grands projets de l’œuvre. Aujourd’hui, le séminaire de Lviv et ses 200 étudiants compte parmi les plus grands dans le monde.

 

Au programme : formation des prêtres, couvents et proclamation de l’Évangile

Dans les autres états d’Europe de l’Est, le financement de la formation des séminaristes était également une préoccupation majeure. À cela s’ajoutait l’aide apportée aux monastères contemplatifs, dont beaucoup avaient survécu aux années du communisme dans des conditions déplorables ou bien venaient tout juste d’être fondés. Dans de nombreux pays, l’Église était au bord du gouffre et ne possédait plus rien, puisque tous ses bâtiments avaient été confisqués sous le régime communiste et qu’il n’existait plus aucune structure d’organisation cléricale. Dans ces domaines également, l’AED apporta son soutien, en particulier aux petites Églises locales en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie ou au Kazakhstan. Dans ces pays, les catholiques sont en minorité et trouvent peu de défenseurs dans la société.

 

Un œcuménisme vivant : reconstruire les ponts

En 1991, une mission spéciale pour la reconstruction spirituelle de l’Europe de l’Est a été confiée par la plus haute autorité : le Pape Jean-Paul II exprima pour la première fois à l’AED son idée d’intensifier le dialogue avec l’Église orthodoxe russe. Une approche qui trouva un terrain fertile chez le Père Werenfried. En octobre 1992, il se rendit pour la première fois en Russie avec une délégation. Là, il rencontra le Patriarche Aleksei II et d’autres dignitaires orthodoxes. Le père Werenfried a pu faire son rapport au pape au début de 1993 et le soutien de certains projets en faveur de l’Église russe orthodoxe vint donc compléter le soutien accordé aux communautés catholiques.

L’un des fameux bateaux chapelles.

Le projet le plus célèbre devint celui des fameux bateaux chapelle — des embarcations transformées en chapelle permettant aux prêtres de se rendre dans des communes où il n’y avait plus d’église. Le Père Werenfried était convaincu que « la nouvelle évangélisation indispensable de la Russie représentait la mission fondamentale de notre Église-sœur orthodoxe ». Comme celle-ci avait également souffert de la persécution sous le communisme et qu’elle devait repartir de zéro, il fallait maintenant la soutenir.

 

De bénéficiaires à bienfaiteurs

Regina Lynch, directrice du département des projets à l’Aide à l’Église en Détresse.

Depuis 1990, l’AED a soutenu l’Église en Europe de l’Est avec plus 750 millions de dollars. Même si, de nos jours, les priorités de l’aide se sont déplacées vers le Moyen-Orient et l’Afrique, les chrétiens d’Europe de l’Est ne sont pas tombés dans l’oubli. Ainsi, la petite Église extrêmement pauvre d’Ukraine se situe toujours au quatrième rang des pays soutenus par l’AED.

Enfin, il est intéressant de souligner que les communautés des anciens pays communistes n’ont pas été que des bénéficiaires. Peu après l’effondrement du rideau de fer, des actions de solidarité ont vu le jour chez des catholiques de différents pays qui, peu de temps auparavant, souffraient eux-mêmes de la persécution. La Pologne a joué et joue toujours un rôle majeur à cet égard. L’un des 23 bureaux nationaux de l’AED y est maintenant installé et un autre a été ouvert en Slovaquie, état qui faisait partie de l’ancienne Tchécoslovaquie. Ici aussi, le miracle du changement politique est à l’œuvre.

#Mercredi Rouge 2019 – le 20 novembre, soyez solidaires !

12.11.2019 in Actualités, AED Canada, Communiqué, liberté religieuse, Mario Bard, Mercredi Rouge, Messe pour les chrétiens persécutés, Voyagez avec AED

 #Mercredi Rouge 2019
Le 20 novembre, partout au Canada
Soyez solidaire!

 

Montréal, 12 novembre 2019 – Pour une deuxième année consécutive, Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) organise et coordonne des activités dans le cadre du Mercredi Rouge — # MercrediRouge —, journée de sensibilisation et d’action destinée à faire connaître le sort de plus de 300 millions de chrétiens dans le monde qui vivent dans des pays où sévit la persécution religieuse.
Le 20 novembre prochain, soyez solidaire
!

« J’invite les gens qui organisent une activité dans le cadre de cette journée à nous contacter afin que l’on puisse l’annoncer sur le site web de l’AED Canada », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale. L’une des activités proposées est d’illuminer en rouge un édifice emblématique, qu’il soit religieux ou civil. « Cette année, on compte de nouveaux participants dont le Grand séminaire de Montréal et la pro-cathédrale of The Assumption de North Bay, où l’on priera spécialement, à la messe de 12 h 05, en solidarité avec les chrétiens persécutés ». En plus des liturgies qui y seront célébrées, la Basilique-Cathédrale Marie-Reine du monde de Montréal, le Grand séminaire de Montréal, ainsi que la cathédrale St. Michael de Toronto seront illuminés. Enfin, dans le diocèse de Calgary, les activités devraient être annoncées sous peu. Dans ce diocèse l’an dernier, plus de 50 activités avaient été inscrites au calendrier. Pour en savoir plus sur l’édition 2019 et trouver du matériel pour participer  : http://acn-canada.org/fr/mercredi-rouge/.

 

Persécutés et oubliés? 2017-19 : une crise qui s’aggrave

 

Au Canada, le mois de novembre correspond également à la sortie d’un rapport bisannuel de l’AED, concernant la liberté religieuse dans le monde. « Le rapport de cette année, qui documente exclusivement la situation des chrétiens, n’annonce rien de bon. Dans Persécutés et oubliés ? 2017-19, on craint pour la survie des communautés chrétiennes historiques de Syrie, mais plus particulièrement de celles d’Irak », explique Mme Lalonde. Depuis 2003, le nombre de chrétiens y a diminué de 90 %, passant de 1,5 million à moins de 150 000. Les plus pessimistes parlent plutôt de 120 000.

 

Croix désacralisée dans les restes d’une église incendiée (Égypte).

« Makgré les efforts de notre organisation afin de reconstruire les villes et villages chrétiens dans la plaine de Ninive, nous craignons que la présence chrétienne en Irak ne soit plus qu’une chose du passé dans quelques années seulement. Nous en parlons depuis des années, mais on dirait que la communauté internationale ne donne aucune réponse concrète à cette menace d’extinction », s’indigne Mme Lalonde.

 Elle souligne par ailleurs qu’entre 2017-19, c’est en Asie du Sud et de l’Est que la situation s’est la plus détériorée. « En Inde, des attaques contre des chrétiens ont eu lieu dans 24 des 29 états du sous-continent et l’on retrouve des lois anti-conversion dans neuf États. L’hindûtva — le nationalisme hindou — en est en partie responsable. Celui-ci prône le retour d’une Inde purement hindoue où ne seraient reconnues que les traditions religieuses qui en sont issues (bouddhisme, jaïn, sikh). Au contraire, le christianisme et l’Islam sont vus par les promoteurs de l’hindûtva comme des éléments étrangers qui ne peuvent participer à la construction du pays. »

Enfin, l’Afrique subsaharienne est plus que jamais sous attaque. « Chrétiens et musulmans modérés sont victimes de groupes qui se revendiquent de l’État islamique (Daech). Ainsi, au Nigeria, 19 personnes qui participaient à la messe — dont deux prêtres — ont été tuées par des hommes armés et la responsabilité de l’attaque a été revendiquée par des bergers peuls islamistes », explique Mme Lalonde.

Elle conclut : « Cela fera 20 ans en 2020 que je suis directrice nationale, et je n’ai vu aucune diminution de la persécution contre les chrétiens. C’est très difficile. Toutefois, des événements comme le Mercredi Rouge, et l’intérêt solidaire dont font preuve de plus en plus de communautés chrétiennes au Canada en organisant une activité me permettent d’espérer. Cela ne règle rien tout de suite, mais c’est peut-être déjà le début d’une meilleure connaissance qu’auront les gens d’ici sur ce phénomène mondial. »

Nigeria : déjà en 2015, le diocèse de Maidaguri était visé par Boko Haram. Sur cette photo, Mgr Oliver Dashe Doeme visite une église qui a été brûlée par les terroristes.  

 

Pour lire le rapport Persécutés et oubliés ? 2017-19, rendez-vous sur le site web de l’AED Canada à l’adresse https://files.acn-canada.org/2019/11/persecutes-et-oublies-2019.pdf.

 

 

Projet de la semaine AED – Besoin de rénovations sur l’Ile de Puna, Équateur

01.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique Latine, Construction, Equateur, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Projet de la semaine AED – Équateur

Rénovation d’un presbytère sur l’île de Puná

Mis-en-ligne le 1er novembre, 2019

 

L’île de Puná fait environ 900 kilomètres carrés et est située au sud de la côte équatorienne. Elle compte 7 000 habitants. C’est une région pauvre où le tourisme a tout récemment été encouragé. Les habitants y vivent donc non seulement de la pêche traditionnelle pratiquée à petite échelle, mais aussi de l’artisanat touristique.

 

Cette île est importante dans l’histoire de l’Église en Amérique latine, car elle a été le lieu où, en 1541, le premier évêque de Cusco, qui fut aussi l’un des premiers évêques d’Amérique latine, a souffert le martyre. L’évangélisation de l’île revêt donc un sens particulier pour l’histoire de l’Église locale.

 

Mais, malgré cette longue histoire de présence chrétienne, une paroisse n’y a été érigée qu’en 2018 ! Elle couvre les 13 villages de l’île. Le curé, le père Celso Miguel Montesdeoca Robles, souhaite y raviver la vie ecclésiale. Un certain nombre de choses ont déjà été accomplies. Ainsi, il y a maintenant la catéchèse pour les enfants, les adolescents et les adultes, la pastorale des jeunes, et des groupes qui rendent visite aux malades.

 

Le curé voudrait maintenant que les chefs de groupe soient mieux formés, et que d’autres personnes se joignent encore à eux. Les religieuses de la Congrégation des « Filles de Marie » aident aussi le curé dans son travail.

 

Hélas, le presbytère est dans un état pitoyable : les rénovations y sont devenues urgentes. Il faut savoir que la région est régulièrement touchée par des secousses sismiques, ce qui endommage les murs. Puis, le tremblement de terre dévastateur de 2016 a causé des dommages encore plus graves. Sans compter l’air marin, chargé en nitrates, qui abîme aussi le vieux bâtiment. Et, comme si ce n’était pas assez, il est mal protégé contre les bandits qui maraudent dans la région. Enfin, il faut aussi remplacer les anciennes canalisations d’eau et les vieux câbles électriques.

L’Aide à l’Église en Détresse voudrait donc offrir une aide de 21 900 dollars afin de répondre à l’urgence des travaux de rénovation. 

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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