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Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Le jésuite syrien Père Ziad Hilal en est convaincu : le conflit en Syrie ne pourra être résolu que par la voie politique et non militaire. Dans un entretien accordé vendredi à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED), le prêtre a dit : «  Les armes ne mettront pas fin à l’effusion de sang en Syrie. À ce sujet, je ne suis pas d’accord avec les États-Unis ou la France. Bien au contraire, la communauté internationale doit plutôt travailler en vue d’une solution pacifique ou convoquer une conférence internationale pour la paix. En Syrie même, le gouvernement et l’opposition doivent entamer un dialogue. De même, il faut stopper autant les livraisons d’armes que l’infiltration de djihadistes venus de tous les coins du monde en Syrie. »

Le Père Hilal dirige un centre social à Homs (Syrie), qui offre des services médicaux, psychologiques et autres services caritatifs. Il se situe dans une zone contrôlée par les troupes du gouvernement. Épaulé par une centaine de volontaires, le centre s’occupe d’environ 6000 familles de Homs et des environs.

Un troisième hiver de guerre

© ACN/AED
© ACN/AED

Selon le Père Hilal, la situation est difficile dans cette ville qui fait l’objet de violents affrontements. « Il y a des combats incessants entre ‘L’Armée syrienne libre’ et les forces armées du gouvernement. Récemment, une bombe a explosé tout près de moi. Heureusement, rien n’est arrivé à notre secrétaire, mais son appartement a été détruit. »

Sur les 120 000 chrétiens qui vivaient initialement à Homs, environ 60 000 auraient quitté la ville et fui vers d’autres régions de Syrie ou à l’étranger. Le centre-ville historique, contrôlé par les rebelles, serait quasiment abandonné. Le Supérieur du Père Hilal lui aurait également laissé le choix de quitter la ville. Il aurait toutefois refusé. « Si nous partons, qui se mettra alors au service des gens ? »

C’est avec une grande inquiétude que le Père Hilal voit approcher le troisième hiver de guerre. « Nous avons peur de l’hiver. Nous avons besoin de tout pour que nos gens parviennent à traverser l’hiver : mazout, vêtements chauds, couvertures. J’en appelle à nos frères et sœurs chrétiens de ne pas nous oublier. »

Le jésuite se fait aussi de grands soucis au sujet de l’avenir des chrétiens en Syrie. « Je crains beaucoup que l’exode ne se poursuive ainsi. Les chrétiens font partie intégrante de ce pays, de sa culture et de son histoire. Mais s’il n’advient pas de changement fondamental, un jour ou l’autre, nous aurons ici la même situation qu’en Iran ou en Turquie. Dans ces pays aussi, il y avait jadis des communautés chrétiennes florissantes, mais aujourd’hui, il n’en reste presque plus rien. Dieu nous garde que nous autres chrétiens syriens soyons menacés par le même destin. »

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