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République démocratique du Congo (RDC) – Pour l’évêque de Kikwit, « le pape vient dire aux Congolais : réconciliez-vous ».

Le pape François se rendra en République démocratique du Congo (RDC) du 2 au 5 juillet prochains. Lors de sa visite au siège de l’œuvre internationale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED-ACN) située en Allemagne, Mgr Timothée Bodika Manyisai, évêque de Kikwit dans le centre ouest du pays, raconte comment les catholiques se préparent à la visite du pape.

(Photo du haut : des réfugiés en 2018, situation qui demeure bien réelle encore aujourd’hui. L’un des fruits malheureux de l’état de guerre constant).

Lors de leur dernière visite Ad Limina Apostolorum à Rome en 2014, Mgr Bodika était évêque auxiliaire de Kinshasa. Les évêques du pays avaient alors invité le pape François à visiter leur pays. « Le Saint-Père nous a dit : « Oui, un jour je viendrai ». Ce moment est enfin arrivé », dit-il.

Radio Tomisa, station catholique du diocèse, s’équipe de panneaux solaires pour fonctionner.

Le pape Saint Jean-Paul II s’est rendu dans le pays en 1980 et 1985. Finalement, c’est 37 ans plus tard qu’un successeur de Saint-Pierre se rendra à nouveau en RDC. « Nous avons été très heureux lorsque la nouvelle de la visite du pape a été rendue publique. C’est Saint-Pierre qui vient à nous. Il vient en tant que pasteur pour nous affermir dans la foi. Nous nous sentons bénis de le recevoir », dit Mgr Bodika.

Pour les catholiques, c’est une grande joie. Et parmi ceux qui ne connaissent pas le pape, il y a aussi beaucoup de curiosité, dit l’évêque. Les évêques de tout le pays insistent sur la dimension spirituelle de la préparation à la visite, car ils veulent transmettre au peuple la conscience que le Saint-Père est le successeur de Pierre qui vient renforcer la foi de son peuple. « À cette fin, on a veillé à ce qu’à la fin de chaque Eucharistie célébrée dans le pays, la prière de préparation à la visite du Saint-Père soit récitée », explique Mgr Bodika, qui est responsable de son diocèse depuis 2016.

Séminaristes du diocèse de Kikwit.

Visite prévue à Goma

En raison des nombreux conflits et difficultés complexes que connaît le deuxième plus grand pays du continent africain, tant sur le plan politique que social, le pape François devrait avant tout apporter un message de réconciliation. « Le pape vient nous dire : « Congolais, réconciliez-vous ». La République démocratique du Congo est un pays immense, très riche, mais où il y a beaucoup de souffrance dans la société. Le pape vient à nous à un moment tumultueux de la vie de notre pays. Il ira par exemple à Goma où il y a beaucoup de tensions, où il y a des groupes armés qui sèment la terreur en raison d’intérêts égoïstes, bien qu’il s’agisse de la partie la plus riche du pays », déclare l’évêque.

Des orphelins dont prennent soin les religieuses de Marie à Kwango.

Mais malgré tous les problèmes, l’Église congolaise a aussi quelque chose à apporter à l’Église universelle, affirme Mgr Bodika : « En République démocratique du Congo, le Concile Vatican II a beaucoup travaillé pour donner de la place aux laïcs dans l’Église. Je dirais au pape : « Saint-Père, je suis le président de la commission épiscopale pour les laïcs ». Regardez, les laïcs sont là. Regardez les jeunes », ajoute l’évêque avec enthousiasme. Depuis 2017, L’AED-ACN soutient la formation des jeunes séminaristes et la formation continue de leurs enseignants au sein du diocèse de Kikwit, à hauteur de plus de 57 000 dollars.

Séminaristes transportant du matériel pour le séminaire.

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