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République centrafricaine

 Aide à la formation pour 35 jeunes religieux

Depuis son enfance, Jean-Thierry Ebogo, originaire du Cameroun, n’avait qu’un rêve : il voulait devenir prêtre, afin d’être — ni plus, ni moins « comme Jésus ». Son rêve ne s’est pas réalisé, parce que le jeune carme est décédé le 5 janvier 2006, à peine âgé de 24 ans. Mais sa vie sainte et sa mort sont devenues les semences de nombreuses nouvelles vocations.

Le jeune homme était entré au monastère des Carmes de Nkoabang en 2003. Il a suivi la « petite voie » de Sainte-Thérèse de Lisieux, le chemin de la sainteté dans une totale confiance d’enfant dans la Miséricorde de Dieu. Il a formé son nom de religieux en ajoutant « de l’Enfant Jésus et de la passion ». Peu de temps après, la passion est devenue réalité dans sa vie, car à peine un an après son entrée dans l’ordre, on a découvert une tumeur maligne à son genou droit. Sa jambe a dû être amputée, et il a subi une chimiothérapie : en vain.

 

Il a supporté sa souffrance avec un courage extraordinaire et dans la joie. Le 8 décembre 2005, en la fête de l’Immaculée Conception, il a fait ses vœux perpétuels de façon anticipée, grâce à une autorisation spéciale. Il est mort à peine un mois plus tard, en odeur de sainteté. Le processus de béatification a été déclenché.

Central African Republic, Convent of the Carmelite Fathers at Bangui: Christmas 2014 Procession of Carmelite Fathers with statue of the Infant Jesus. Each Father is carrying bags with Christmas gifts for the refugee children. Fr. Fr. Mesmin Martinus Dingbedji (left with statue of Baby Jesus), Fr. Matteo Pesce (in the centre), Fr. Federico Trinchero: right. Used as Illustration for the Internet Project CENTRAL AFRICAN REPUBLIC / NATIONAL 15/00137 PrID: 1501487
République centrafricaine –  Couvent des Pères Carmelite à Bangui: Noël 2014 Procession des Carmelites avec la statue de l’enfant Jesus. Tous apportent des cadeaux dans des sacs pour les enfants réfugiées. PèreMesmin Martinus Dingbedji (avec le statue de l’enfant Jesus), PèreMatteo Pesce (au centre), Père Federico Trinchero: droite.
Avant sa mort, Jean-Thierry avait promis de demander une « pluie de saintes vocations religieuses et sacerdotales » pour les Carmes en Afrique. Le jeune carme semble avoir tenu parole, parce que de nombreuses vocations ont fleuri, non seulement dans son Cameroun natal, mais aussi dans le pays voisin, la République centrafricaine. 35 jeunes hommes se préparent actuellement à faire leurs vœux perpétuels ou leur ordination sacerdoce, en ayant atteint différents niveaux de formation.

 

Ces nombreuses vocations sont une bénédiction, mais elles sont en même temps aussi un défi pour la congrégation, parce que la République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres au monde et est en proie à de sanglantes émeutes. C’est ainsi que le terrain du monastère des Carmes, dans la capitale Bangui, est devenu en même temps l’un des plus grands camps de réfugiés de la ville. Des milliers de réfugiés y sont rassemblés – après les récentes émeutes d’octobre 2015, leur nombre est remonté à environ 10.000. Il n’est donc pas facile de réunir les fonds nécessaires pour former les jeunes religieux. Les jeunes hommes doivent être non seulement nourris, vêtus et soignés, mais ils ont aussi besoin de livres, d’ordinateurs, de matériel pour écrire et de bien plus encore.

 

Le père carme italien Federico Trinchero, qui est responsable de la formation des jeunes frères à Bangui, déclare : « Pour nos jeunes hommes, les réfugiés sont une véritable formation dans l’esprit de l’Évangile ». Toutefois, les détresses sont grandes, et il est important de bien former les vocations locales, parce que c’est l’avenir de l’Église de leur patrie qui est entre leurs mains.

 

Aide à l’Église en Détresse soutient la formation des jeunes carmes grâce à un montant de plus 31 000 $.

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