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Pakistan

Soutien à la pastorale des prisons à Faisalabad

« J'étais en prison et vous m'avez visité » Évangile selon Matthieu, ch. 25 v. 26
« J’étais en prison et vous m’avez visité » Évangile selon Matthieu, ch. 25 v. 36

 

Vivre dans une prison pakistanaise est une vraie punition. La torture y est à l’ordre du jour. Les conditions de détention sont épouvantables. Il n’y a qu’une seule salle de bains pour une centaine de prisonniers, et les cellules sont petites et bondées. Chaque année, des dizaines de personnes y meurent. Certains d’épuisement à cause de la chaleur, ou encore d’un arrêt cardiaque. Pour les chrétiens, la prison est bien pire que pour leurs codétenus musulmans.

 

En effet, ils sont déjà pénalisés et opprimés dans la vie de tous les jours, et leur situation en prison est encore plus précaire. Étant donné que la plupart des chrétiens sont très pauvres, leurs familles n’ont pas les moyens de donner des pots-de-vin aux gardiens. C’est ainsi que les prisonniers chrétiens ne reçoivent presque jamais de visite, contrairement à leurs codétenus musulmans.

 

Il y a 5 000 détenus dans les prisons de Faisalabad, troisième ville du Pakistan. Parmi eux, 85 à 100 chrétiens. La plupart des chrétiens emprisonnés le sont pour des infractions liées à la drogue, au commerce illégal de l’alcool ou pour d’autres infractions considérées comme relativement mineures. Beaucoup auraient déjà été libérés depuis longtemps s’ils avaient pu payer l’amende demandée. Mais comme ils sont trop pauvres pour la payer, ils restent en prison.

 

À Faisalabad, les autorités permettent qu’une fois par mois et à l’occasion de grandes fêtes, des prêtres catholiques viennent dans les prisons afin de prier et de parler avec les prisonniers. C’est une grande bénédiction. Or, la pastorale des prisons bénéficie non seulement aux prisonniers, mais aussi à leurs proches – surtout si le prisonnier est le seul soutien de sa famille.

 

En effet, l’arrestation implique pour sa femme et ses enfants de se retrouver dans une grande détresse. Dans une telle situation, les prêtres tentent de soulager les souffrances les plus criantes. Ils cherchent aussi à faire en sorte que la famille de la victime se réconcilie avec le délinquant et lui pardonne. Aide à l’Église en Détresse soutiendra pour une année supplémentaire l’important service de la pastorale des prisons, à hauteur de 8 700 dollars canadiens.

 

Texte : AED international
Adaptation : Mario Bard, AED Canada – com@acn-aed-ca.org

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