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République Démocratique du Congo

grâce à vous, elles vivent enfin de leur travail !  

 

Le monastère a été installé au milieu de cette région violente. Les religieuses ont été menacées dans leur monastère et quelques fois, elles ne peuvent dormir la nuit parce que les soldats et les autres groupes paramilitaires y entrent. L’une d’elles a même été tuée il y a quelques années : elle a été tirée à bout portant à la tête en ouvrant la porte du monastère. En dépit du danger, les religieuses restent et prient pour la paix dans la région. Elles sont une oasis de paix au milieu de la violence. Il y a aussi des gens qui viennent à elles pour vivre une retraite en silence.

 

Les membres de l’ordre des Trappistes mènent une vie de prière et de dépouillement stricte et isolée.  Nous savons plus particulièrement qu’ils passent une grande partie de leur vie dans le silence afin de n’écouter que Dieu. L’ordre se compose d’une branche masculine et d’une branche féminine, qui partagent un mode de vie presque identique.

 

La branche féminine de l’ordre compte environ 70 monastères dans le monde entier, dont un en République Démocratique du Congo. Elles sont 21 religieuses qui vivent dans l’est du pays, à Murhesa, dans la région frontalière du Rwanda. Depuis de nombreuses années, la région du Sud-Kivu dans laquelle se situe Murhesa, est le théâtre de nombreux conflits, parmi les plus sanglants de l’histoire récente d’Afrique. La présence de l’Église est l’un  des seuls espoirs de  la population. Les prêtres et les religieuses y témoignent du Christ, souvent au péril de leur vie.

Le monastère des religieuses trappistes a également été durement éprouvé par la guerre, l’insécurité, les cambriolages et les catastrophes naturelles ; l’une des religieuses a même été tuée en décembre 2009.

Le monastère des Trappistines de Murhesa, diocèse de Bukavu.
C’est au milieu de cette région violente que le monastère a été installé. En dépit du danger, les religieuses y demeurent et prient pour la paix dans la région. Elles sont comme une oasis de paix au milieu de la violence. Les gens viennent souvent à elles pour y vivre des retraites en silence. Les religieuses ont accueilli Régina Lynch et Christine du Coudray, respectivement directrice de projets pour l’ensemble de l’AED et directrice de projets pour l’Afrique.

 

Des religieuses persévérantes !

Malgré de nombreuses difficultés et souffrances, le monastère, qui existe depuis 60 ans, peut se réjouir d’attirer de nombreuses vocations. En effet, des jeunes filles ne cessent de frapper à sa porte parce qu’elles veulent suivre le Christ.

 

Les soeurs au monastère de Murhesa, font la production de chandelles sans aide.

La règle de l’ordre prévoit que les religieuses vivent du travail de leurs mains. Dans le passé, elles ont donc essayé différentes solutions pour gagner leur vie. Elles ont d’abord produit du yogourt et de la crème glacée, qui étaient principalement destinés à être vendus aux troupes des Nations Unies stationnées dans la région. Elles ont également essayé d’élever des poulets et des lapins, en plus de pratiquer l’apiculture. Mais leurs efforts ont été mitigés , car  le monastère ne disposait pas de salles de travail appropriées. En 1994, des travaux avaient commencé afin d’agrandir le monastère et de construire un bâtiment d’exploitation, mais la guerre a a réduit ce projet à néant.

Après plus de 20 ans, les religieuses ont demandé que l’Aide à l’Église en Détresse les soutienne pour la construction de bâtiments adéquats pour des travaux manuels et de transformation alimentaire. Nos bienfaiteurs ne les ont pas abandonnées et leur ont offert 62 000 dollars.

Ainsi, les religieuses ont pu mettre en place une boulangerie et un atelier de bougies. De plus, elles sont aussi en mesure de fabriquer du savon et du miel. Ainsi, elles peuvent enfin gagner leur vie comme le demande la règle de la grande famille trappistine. Elles remercient de tout leur cœur tous les bienfaiteurs, et prient pour tous ceux qui les ont aidées !

 


 

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