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Bonne nouvelle en République centrafricaine


Le rêve d’une église paroissiale réalisée!

Le 23 octobre dernier, la célébration de la messe a été merveilleuse dans l’église paroissiale Saint-Michel de Bozoum, située dans le nord-ouest de la République centrafricaine. On fêtait la consécration de l’église, agrandie et rénovée.

 

Et, une heure avant l’événement, elle était déjà pleine à craquer! Une multitude d’enfants, d’adolescents et d’adultes est venue non seulement de la ville, mais aussi des villages environnants. La messe a duré trois heures, et les chants, les prières et les danses ne voulaient pas s’arrêter : la joie était à son comble!  

 

Trois jours durant, plusieurs événements ont préparé à vivre dignement l’événement; catéchèses, prières et confessions, auxquelles plusieurs centaines de fidèles ont participé. Car, le curé de Saint-Michel, le père Aurelio Gazzera, sait qu’après les sanglantes émeutes qui ont secoué le pays ces dernières années, il y a non seulement des chantiers de reconstruction extérieurs, mais il importe également de reconstruire les cœurs, la vie et la conscience des gens.

« Notre église est terminée, et elle est devenue magnifique! Nous remercions tous ceux qui ont contribué à ce miracle! », dit le père Aurelio, rayonnant. Les bienfaiteurs d’AED ont contribué à cette réussite en donnant un montant de 58 400 dollars. Ainsi, l’église est en mesure de contenir davantage de fidèles.

C’est que la paroisse Saint-Michel est en plein essor, et plus de 100 personnes y sont baptisées chaque année. Des vocations religieuses sont issues de la paroisse, et l’église est pleine à craquer à chaque messe.

 

Un défi solidaire pour la maison de Dieu

Pour continuer à célébrer dans l’église, cette vieille structure devait être réparée, car elle était endommagée, des fissures apparaissant notamment dans la fondation. Des réparations qui n’ont été possibles que grâce aux bienfaiteurs d’AED.

Réaliser un tel projet de construction dans un pays considéré comme étant le deuxième pays le plus pauvre au monde est un grand défi. Pour cela, il faut plusieurs ingrédients; d’abord une foi forte; puis de l’aide de l’étranger; et le rêve, celui des paroissiens. Ils ont d’ailleurs contribué, avec leurs possibilités, à ce que leur rêve d’une plus grande église devienne réalité.

« Certains ont apporté du sable, des pierres et du gravier, d’autres ont donné un peu d’argent ou de la nourriture; d’autres encore ont offert leur temps et leur force de travail. Chaque geste, petit ou grand, de générosité – que ce soit de la part des bienfaiteurs de l’étranger ou des fidèles de Bozoum – marque pour toujours cette maison de Dieu », estime le Père Aurelio.

Lui-même a participé activement au chantier. « Jour après jour, semaine après semaine, nous avons réalisé cet ouvrage difficile, compliqué et presque dangereux. Nous avons toujours senti la main protectrice de Dieu », raconte le prêtre carme d’origine italienne. Certains incidents auraient pu être tragiques.

Un jour, alors que le Père Aurelio et les ouvriers étaient en train d’installer une poutre de 12 mètres de long pesant plusieurs centaines de kilos, elle a glissé et a failli percuter le Père Aurelio. « Rien de grave ne nous est arrivé alors que nous étions sur un échafaudage de sept mètres de haut. Nous avons une fois de plus ressenti que notre travail était sous la protection de Dieu », croit le prêtre de 54 ans.

Des personnes déplacées sont logées au Centre pastoral Jean XXIII (Bangui). 

Une « da-Nzapa » pour la paix

La paroisse de Bozoum est non seulement la plus ancienne paroisse du pays en dehors de la capitale, Bangui, mais elle est aussi devenue un symbole de paix. Au cours des sanglantes années de guerre en 2013 et 2014, le Père Aurelio a réussi à éviter un massacre dans sa ville grâce à d’inlassables négociations de paix avec tous les groupes armés, ainsi qu’entre les différentes ethnies. De nombreux médias du monde entier ont écrit à propos de l’engagement de ce prêtre courageux qui a sauvé des centaines de vies, au risque de sa propre vie.

Les fidèles de Bozoum se réjouissent désormais de leur « da-Nzapa » (« maison de Dieu » en Sango, la langue locale), dans laquelle ils peuvent adorer et louer Dieu. Les deux parties rajoutées forment un demi-cercle autour de l’autel et symbolisent, comme l’explique le père Aurelio, « l’étreinte de Dieu dans les sacrements, la prière, les Saintes Écritures et la rencontre avec les frères et sœurs ». La belle croix au-dessus de l’autel a été fabriquée à partir d’éléments métalliques provenant des anciennes fondations de l’église, afin de rappeler le travail des missionnaires qui ont péniblement érigé la première église il y a plus de 60 ans.

 

 

 

Père Aurélion Gazzera à Bozoum               Credit photo: Gibi Peluffo

« Nous remercions Dieu et tous les bienfaiteurs! »

Les fidèles de Bozoum et le père Aurelio Gazzera remercient tous ceux qui ont contribué à ce que ce grand rêve qu’ils faisaient depuis longtemps devienne une réalité. « Nous avons pu achever cette grande œuvre grâce à l’aide de tant de gens à travers le monde. Ces mois au cours desquels nous avons effectué les travaux de construction ont été très beaux, mais ce qui était encore plus le jour de la consécration était de voir la joie et la fierté des fidèles qui disposent maintenant d’une belle église. Nous voulions que l’église soit belle, parce que la beauté parle de Dieu. Nous remercions Dieu et tous les bienfaiteurs! »

 


 

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