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Nombre croissant de réfugiés syriens

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Sa Béatitude le Cardinal Mar Bechara Boutros al-Rahi, patriarche des Maronites, a mis en garde contre une déstabilisation du Liban à cause du nombre croissant de réfugiés syriens. 

FACEBOOK BÉATITUDE 2Dans une interview accordée à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse », le chef de six millions de Maronites, dont la résidence se situe à Bkerké, près de Beyrouth, a dit : « Nous ne sommes que quatre millions de Libanais. De telles quantités de réfugiés ne peuvent pas rester sans conséquence. Par ailleurs, parmi les gens qui entrent dans notre pays, il y en a qui sont armés et amènent ici leurs conflits syriens. Cela dépasse nos possibilités. Nous nous engageons à 100% pour l’amour fraternel du prochain, mais nous voulons aussi préserver notre culture libanaise.»

Au vu de 200 000 réfugiés enregistrés, mais dont le chiffre véritable s’élève probablement à un demi-million de personnes, le cardinal a exhorté la communauté internationale à aider le Liban et à répartir les réfugiés de manière plus équilibrée dans les pays de la région. En outre, de nouveaux camps d’accueil doivent être installés dans des zones sûres, en Syrie même. « Cela facilitera leur retour dans leurs localités d’origine à la fin du conflit. Une fois à l’étranger, les réfugiés tentent toujours de passer dans un pays occidental. Nous sommes en train de perdre non seulement des musulmans, mais aussi des Alaouites et des chrétiens. », poursuit Mgr Rahi.

Le sel de la terre de l’Orient

Questionné sur le fait si les classes politiques libanaises débattaient des charges que les réfugiés représentent pour le pays, le patriarche a répondu : « Oui, mais très rapidement, il est question ici de calcul politique. Si l’on peut profiter de la présence de certains groupes ici au Liban, qu’ils soient partisans ou opposants du régime syrien, il y a toujours des gens qui instrumentaliseront ces pauvres réfugiés. Cela perturbe notre vie sociale et politique. » Selon le cardinal, le Liban aurait déjà vécu de mauvaises expériences avec les réfugiés palestiniens, qui auraient alors causé la Guerre civile du Liban en 1975. Il faudrait tirer des leçons de l’Histoire afin qu’elle ne se répète pas.

Le cardinal a catégoriquement rejeté les suggestions discutées dans certains pays occidentaux selon lesquelles un asile serait accoFACEBOOK 6rdé de préférence aux chrétiens syriens. Le cardinal Rahi continue : « On viderait ainsi le Proche-Orient de ses minorités chrétiennes établies de longue date. Les chrétiens vivent ici depuis l’époque de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ils ont largement contribué à la culture arabe. Pour cette raison, faciliter l’émigration chrétienne porterait préjudice aux pays arabes d’aujourd’hui. Les chrétiens doivent rester le sel de la terre en Orient. Si l’Occident veut vraiment nous aider, qu’il contribue alors à ce que la guerre en Syrie se termine. »

Le patriarche invite l’Occident à réunir les partis syriens en conflit autour d’une table. Selon lui, personne n’ignorerait plus entre-temps qu’il y aurait des États occidentaux et orientaux qui mèneraient la guerre en Syrie, que ce soit aux côtés du régime ou de ceux de l’opposition.

Mgr Rahi ajoute littéralement : « Ce n’est pas le bon chemin vers la démocratie. La communauté internationale doit apporter son aide afin que le gouvernement et l’opposition se réunissent autour d’une table pour négocier et résolvent ainsi leurs problèmes. Cet objectif ne sera atteint ni par la violence ni par la guerre. Aucune solution n’est jamais née de la guerre, mais seulement du dialogue. »

Demain : L’entrevue intégrale avec Sa Béatitude, le Cardinal Mar Bechara Boutros al-Rahi, patriarche des maronites

Extrait:     Pensez-vous que le moment est arrivé d’interrompre le flux de réfugiés qui viennent au Liban?

 

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