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Nigeria – célébration pour trois séminaristes libérés !

Les séminaristes du Séminaire du Christ-Roi dans l’État de Kaduna au Nigeria célèbrent la libération de trois de leur confrère qui ont été enlevés le 11 octobre dernier. Merci de continuer à prier pour l’Église du Nigeria !

L’Église au Nigeria célèbre la libération des séminaristes enlevés

« Des cœurs remplis de joie ! » est une phrase qui traduit l’esprit de l’Église au Nigeria après la libération de trois jeunes séminaristes qui ont été enlevés lundi dernier le 11 octobre.

Dans un message envoyé à l’Aide à l’Église en Détresse (AED), tard dans la soirée de mercredi, le père Emmanuel Uchechukwu Okolo, chancelier du diocèse catholique de Kafanchan, a annoncé la bonne nouvelle. « Le cœur rempli de joie, nous élevons nos voix dans une symphonie de louanges en annonçant le retour de nos trois grands séminaristes, qui ont été enlevés par des personnes armées. »

« À peine 48 heures après leur enlèvement, nos frères bien-aimés ont été libérés par leurs ravisseurs », poursuit le prêtre, avant de demander à tous les prêtres de célébrer des messes d’action de grâce le jeudi 14 octobre.

Les séminaristes enlevés sont tous des étudiants en quatrième année de théologie du Grand Séminaire Christ Roi. Au moment de l’attaque, peu après 19 h 20, plus de 130 séminaristes se trouvaient sur place, aux côtés du recteur et du personnel. Six personnes ont été blessées au cours de l’attaque, mais elles sont saines et sauves.

Dans un autre message envoyé à l’Aide à l’Église en Détresse Internationale, le père Emmanuel Faweh Kazah, directeur de l’Institut albertine et enseignant au séminaire d’où les jeunes gens ont été enlevés, fait preuve de courage face à la persécution que subissent les chrétiens au Nigeria.

«Nous avons été battus, mais nous ne resterons pas à terre. Nous ne nous laisserons pas intimider par les menaces émanant dhommes et de femmes de la pègre. Nous porterons courageusement le flambeau de l’Évangile jusquaux extrémités de la Terre, nonobstant le barrage d’attaques contre la foi chrétienne!»

Les chrétiens subissent une forte pression au Nigeria, et non seulement à cause de la terreur de Boko Haram dans le Nord. D’une part, il y a une aggravation de la violence aux mains de l’ethnie majoritairement musulmane des peuls, qui, bien qu’ostensiblement liée à des conflits entre bergers et agriculteurs pour la terre, est devenue au fil des années une véritable persécution, selon des personnalités de l’Église qui parlent même d’un « génocide lent ».

D’autre part, la profonde crise financière que traverse le pays a poussé de nombreuses personnes à la criminalité, rendant les enlèvements contre rançon courants, l’Église étant une cible particulière. En effet, bien que la Conférence épiscopale ait clairement indiqué que l’Église ne paie pas de rançons, les bandits présument que l’institution aura les moyens de payer pour la libération de ses fidèles.

«Il ne craint pas les mauvaises nouvelles : son cœur est ferme, confiant dans le Seigneur.»

Quelques heures avant la libération des trois séminaristes ce mercredi, l’évêque Julius Kundi, du diocèse de Kafanchan, a célébré la messe inaugurale de l’année académique au séminaire où les enlèvements ont eu lieu et a encouragé les étudiants à se réconforter dans la foi.

« Un verset des psaumes m’a frappé récemment dans ma prière du matin. “Il ne craint pas les mauvaises nouvelles : son cœur est ferme, confiant dans le Seigneur.” Remarquez que Dieu ne promet pas que les justes ne recevront pas de mauvaises nouvelles. Ils en recevront. C’est la vie dans cette vallée de larmes. Mais les justes n’auront pas peur. »

« Les mauvaises nouvelles mettent le cœur à l’épreuve », poursuit l’évêque, « nous le savons tous : avec les mauvaises nouvelles, nous ressentons les battements de notre cœur qui augmente régulièrement. »

« Mais qu’est-ce qui rend le cœur ferme et stable ? La foi en Dieu. C’est “la confiance dans le Seigneur” qui ancre notre cœur, l’empêchant d’être emporté par les vagues et le vent de la peur et de l’anxiété. Nous avons besoin d’une foi solide pour avoir un cœur solide. Et nous avons besoin de cette force aujourd’hui plus que jamais », a-t-il conclu.

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