fbpx
X
Faire un don

Népal 

La situation s’y dégrade

Aide à l’Église en Détresse (AED) a reçu un communiqué de la part de Mgr Paul Simick, Vicaire apostolique au Népal, concernant la situation actuelle suite aux tremblements de terre survenus cette année ainsi que sur les tensions politiques entre le Népal et l’Inde.

« En ce moment, la situation au Népal est extrêmement angoissante parce cela fait maintenant trois mois de suite que les principaux postes frontaliers entre le Népal et l’Inde sont fermés. Les biens essentiels sont extrêmement rares, par exemple le carburant, les médicaments, les appareils médicaux ou chirurgicaux ou l’équipement pour les soins d’urgence.

Au niveau de son approvisionnement en carburant et en médicaments, le Népal dépend fortement de l’Inde. Dans la capitale népalaise de Katmandou, on voit des gens qui font la queue pendant des heures avec leurs automobiles ou leurs motos pour obtenir du carburant rationné par la compagnie Nepal Oil Corporation. De nombreux restaurants sont fermés, car le GPL indispensable pour cuisiner est rare. En ville, il existe un endroit où le gouvernement vend du bois de chauffage pour remplacer le gaz. Il n’y a que très peu de véhicules particuliers sur les routes. Les bus et les autocars, quant à eux, sont bondés, les passagers sont même obligés de monter sur les toits des véhicules pour embarquer. Les prix des courses de taxi ont triplé, sinon quadruplé par rapport aux tarifs normaux. La crise perturbe aussi durablement la bonne marche des établissements scolaires du primaire et du secondaire.

Le tremblement de terre majeur, qui mesurait 7,9 sur l'échelle de Richter, a secoué le Népal juste avant midi le samedi, causant des dommages importants à la vallée de Katmandou densément peuplée. Comme le nombre officiel de victimes atteint plus de 5500, Caritas Internationalis a rallié une réponse de solidarité record pour les victimes. Secrétaire Général Michel Roy dit Linda Bordoni que l'ampleur du tremblement de terre entraîne des conséquences majeures ... et dit Caritas a été inondé avec des dons et de la solidarité du monde entier
Le tremblement de terre majeur, qui mesurait 7,9 sur l’échelle de Richter, a secoué le Népal juste avant midi le samedi 25 avril dernier, causant des dommages importants à la vallée de Katmandou densément peuplée. Le nombre officiel de victimes est de plus de 5500.

Dans la vallée de Katmandou, les premières écoles ont fermé parce que les administrations scolaires ne peuvent pas fournir de carburant aux bus scolaires. De toute manière, un grand nombre de ces élèves fréquentent déjà les centres provisoires d’apprentissage. Les tremblements de terre ont détruit plus de 16 000 établissements scolaires publics et privés, plusieurs milliers d’autres sont endommagés. Dans le sud du pays, cela fait maintenant plus de cent jours que les établissements scolaires du primaire et du secondaire sont fermés.

Débat constitutionnel orageux : une catastrophe de plus

Le problème est survenu après l’annonce de la nouvelle Constitution du Népal le 20 septembre 2015. La minorité ethnique des Madhesis, qui vivent dans les plaines du Teraï, au sud du pays, a exprimé son mécontentement à cause de la représentation politique prévue par la nouvelle Constitution. Depuis, toutes les régions frontalières entre le Népal et l’Inde ont été le théâtre de tensions et d’explosions de violence, Jusqu’à présent, plus de cinquante personnes y ont trouvé la mort, tandis que des milliers ont été blessées. Pour moi, après les deux terribles tremblements de terre qui ont coûté la vie à plus de 9 000 personnes, c’est une catastrophe de plus.

La situation se détériore de jour en jour et aucune solution ne se profile. Le Népal et l’Inde se rejettent mutuellement la responsabilité. Les dirigeants politiques népalais attribuent la faute au « blocus non officiel », tandis que New Delhi le nie catégoriquement et pousse le Népal à adapter en fonction des revendications des Madhesis la Constitution fraîchement adoptée.

The major earthquake, which measured 7.9 on the Richter scale, sLe problème se répercute non seulement sur les Népalais au niveau politique, mais aussi social. Les victimes du violent séisme d’avril sont gravement touchées par la fermeture des frontières. Les aliments et les matériaux de construction de logements, dont ils ont besoin d’urgence, ne leur parviennent pas. Les gens vivent parfois toujours dans des abris de fortune. Par ailleurs, l’hiver est arrivé et ils ont besoin de vêtements chauds et de couvertures. Les zones les plus gravement sinistrées par les tremblements de terre se situent dans des régions où l’hiver est extrêmement rigoureux.

De plus, la fermeture des frontières se répercute fortement sur l’aide apportée aux victimes des séismes et sur la reconstruction. La majeure partie des matériaux de construction comme le ciment, les tôles de zinc et les barres de fer sont importés d’Inde.

À travers Caritas Népal, l’Église catholique était présente dès le premier jour dans les régions les plus fortement touchées par les séismes. Après la mousson, Caritas Népal et Caritas international étaient prêtes à entamer la réhabilitation et la reconstruction, mais par malheur, nous n’avons pas pu exécuter les travaux comme nous l’avions initialement prévu.

 

« Les gens semblent se plier à leur destin »

À cause de notre mobilité limitée, nous ne pouvons même pas nous rendre dans les endroits concernés pour y distribuer des vêtements et des couvertures. Nos programmes de reconstruction sont suspendus, car les camions pour le transport n’ont pas de carburant. Beaucoup de nos congrégations et de nombreuses organisations non-gouvernementales, nationales et internationales, éprouvent de très grandes difficultés à poursuivre leurs mesures de reconstruction dans les différentes régions sinistrées par les tremblements de terre. Tous ceux qui sont activement impliqués dans les aides d’urgence après les catastrophes sont confrontés aux mêmes problèmes. Cela vous déchire le cœur de voir que les gens les plus durement touchés sont toujours obligés de vivre dans des tentes et n’obtiennent pas ce qui leur a été promis.

En plus des travaux de réhabilitation et de reconstruction, l’Église catholique organise également l’aide psychologique au bénéfice des enfants et des adultes. Ils sont traumatisés. Aujourd’hui encore, peu avant notre entretien, il s’est produit un tremblement de terre de magnitude de moment 5,3. Les gens sont ébranlés, les enfants ont besoin de guérir. Le soutien psychologique aussi est important. C’est pourquoi l’Église catholique tente de proposer un appui psychologique et spirituel. Nous sommes extrêmement reconnaissants de tous les très nombreux soutiens que nous recevons de la part d’autant de gens dans tant de pays. À l’avenir aussi, par tous les moyens possibles à nos généreux donateurs, nous aurons encore besoin d’aide à tous les niveaux, Et nous avons besoin de votre soutien spirituel. Je vous en supplie, priez pour le Népal et la population de ce pays.

Ce qui m’a toutefois surpris, c’est qu’après la fermeture des frontières il y a plus de trois mois, dont il résulte aujourd’hui une détérioration de la situation économique nationale et des conditions de vie de la population au Népal, celle-ci n’ait pas exprimé plus fort ses protestations contre l’Inde ou contre ses propres dirigeants politiques. Les gens semblent se plier à leur destin.»

The major earthquake, which measured 7.9 on the Richter scale, s

Articles récents