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Nigeria — diocèse de Maiduguri

Terminer la cathédrale Saint-Patrick : mission accomplie!

Texte :  Amanda Bridget Griffin et Mario Bard, AED Canada

Au cours de l’été 2018, l’équipe de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) a décidé de réaliser une collecte de fonds pour le Nigeria mise en place plus tard cette année-là. Pourquoi?

Retour en arrière : début juin 2018, l’AED-Canada a reçu le très charismatique Mgr Ignatius Kaigama, alors archevêque du diocèse de Jos, ville située dans la région appelée la ceinture du milieu (the Middle Belt), localisée au cœur du Nigeria. À cette occasion, nous avons approfondi ce que nous savions déjà et nous avons appris encore plus à propos de la situation très difficile à laquelle nos frères et sœurs chrétiens font face dans ce pays. Nous avons également découvert l’esprit de détermination qu’ils ont quand il est question de la pratique du dialogue interreligieux et du désir fort de vivre sa foi, et ce, malgré la persécution, le terrorisme et les tensions dignes d’une guerre civile.

De ces rencontres avec Mgr Kaigama, une grande volonté d’agir est née : donner de l’espérance aux Nigérians ! C’est que nous avons fait, et la réponse de nos bienfaiteurs a été émouvante; alors que l’espérance est d’abord venue par le biais de centaines des lettres d’encouragements qui ont ensuite été transmises à Mgr Kaigama, notre boîte aux lettres et notre site web se sont révélés être les lieux de l’espérance sous la forme de dons. Près de 300 500 dollars, et ce, dans une période de moins de six mois, ont été amassés !

L’un des projets que nous avons été capables de soutenir pour l’Église au Nigeria est situé dans le diocèse de Maiduguri (nord-est du pays). Le formulaire de demande d’aide pour terminer la construction de la cathédrale Saint-Patrick était accompagné de photos de la vieille construction. L’une d’elles montre le plancher de la cathédrale totalement inondé, une situation qui se répétait à chacune des saisons des pluies. De plus, une explosion terroriste survenue en 2011 avait aussi affecté toute la structure du complexe d’édifices diocésains dont la cathédrale fait partie. Puis, d’autres photos montraient une nouvelle structure en construction : le sol sans aucun recouvrement de plancher, le toit à moitié terminé. Ces travaux ont pu être réalisés grâce à un « soutien purement local », sans aucune autre assistance. Le diocèse a fait des demandes auprès d’autres organisations, mais n’a essuyé que des refus.

Connaissant les précédents projets soutenus par l’AED, Mgr Oliver Daeshe s’est tourné vers nous. Dans sa lettre de demande, il écrit : « Nous sommes conscients du fait que nous devrions “construire” les gens et rendre des services humanitaires, mais le besoin pour des endroits comme des lieux de culte est trop important [pour être ignoré], alors que la foi de l’Église persécutée grandit. »  Il y indique également que « le projet de cathédrale est un miracle pour nous et un témoignage [puisqu’au] milieu des difficultés et des défis, nos gens démontrent une telle foi, une telle résilience et un tel engagement. »

 

Finir la construction de la cathédrale : un projet réussi!

En moins d’un an, le projet pour terminer la construction de la cathédrale — débutée le 26 août 2015 — a finalement été réalisé. Cette cathédrale — dont l’historique remonte en 1945 — a pu bénéficier d’une nouvelle dédicace et d’une nouvelle vie ! La générosité des bienfaiteurs de l’AED a déjà un impact formidable. Tout d’abord, la nouvelle cathédrale a un jubé qui peut contenir 1 300 personnes et le plancher de la nef peut en contenir 1 200. Puis, parmi bien d’autres éléments, se trouvent une chapelle dédiée à l’adoration perpétuelle, deux pièces qui sont situées au-dessus de la sacristie principale et qui sont destinées aux lecteurs et aux servants d’autels et quatre confessionnaux dans la cage d’escalier.

Dans son discours de dédicace, le père John Bogna Bakeni a dit : « À la gloire de Dieu et pour la sanctification de toute la création. Le projet de construction de la cathédrale est finalement réussi. Grâce à la générosité et le soutien des paroissiens et d’amis ici et ailleurs, spécialement ceux de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), sans qui compléter et célébrer la dédicace n’aurait pas été possible. »

Mgr Doeme nous écrit : « Les choses ne se sont pas nécessairement déroulées selon ce que nous avions planifié et estimé, et ce, à cause d’une économie instable et au ralenti, mais nous sommes parvenus à terminer le projet. Cela n’aurait pas été possible sans le soutien et la générosité de vos bienfaiteurs. »

 

Du fond du cœur, merci d’avoir donné un peu d’espoir à l’Église au Nigeria !