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Un amour qui ne prend pas sa retraite!

Ils ont consacré leur vie à Dieu et aux autres, répondant à un appel qui leur a demandé beaucoup de renoncements. Sept prêtres ont quitté leur maison dans le sud de l’Inde il y a des décennies pour aller en mission dans le nord du pays. À des milliers de kilomètres, ces prêtres n’ont pas changé de pays mais ont fait face à une langue et des coutumes différentes dans un pays aussi vaste et riche de sa diversité que l’Inde. Ils vivent maintenant dans une petite maison pour prêtres âgés. Mais si leur corps ressent le poids des années, ce n’est pas le cas de leur esprit. Ils veulent encore incarner l’essentiel de leur vocation : servir le peuple jusqu’au moment de leur mort.

Mgr William D’Souza, archevêque de Patna, avec le père  Aloysius, 90 ans. 

« Ma «Ma mission a été et est de souffrir avec le Christ », raconte le Père Joseph Mattathilani quand il résume sa vie, marquée par de graves maladies comme la tuberculose cérébrale. « J’ai été paralysé pendant des mois, et à un moment, les médecins ne me donnaient plus que 3 jours à vivre ». Malgré sa santé fragile, il rayonne la paix et la sérénité. « Ma mère est morte quand j’étais enfant. C’est Notre Dame qui a pris soin de moi et qui m’a conduit à la vocation sacerdotale. Je voulais donner ma vie pour les autres. Le miracle a été de recevoir tant d’affection en retour ».

Avec quelques difficultés à parler, le Père Georges Theruvan raconte lui aussi d’autres souffrances. À 87 ans, l’une des attaques à l’encontre de la mission où il était est encore profondément gravée dans sa mémoire ; lorsque des guérilleros lui ont mis une arme à feu sur la tempe et que le Père Georges a pensé que son dernier moment était venu. « J’ai commencé à prier et à offrir ma vie à Dieu, en demandant la paix pour ce moment. Ces deux heures ont été terribles. Mais après avoir tout détruit, ils se sont enfuis. Tout le monde ne nous accueillait pas à bras ouverts, et plusieurs fois, nous avons dû recommencer. Néanmoins, nous pouvons tous dire que cela a valu la peine et que nous avons reçu beaucoup d’affection et de gratitude de la part des gens simples ».

Le Père Sebastian Puthenpura se souvient des débuts de son travail missionnaire :« Nous sommes allés d’un endroit à l’autre, en passant chaque nuit dans un village où nous expliquions l’Évangile et célébrions les sacrements ». Le prêtre, qui vient d’avoir 85 ans, a vite découvert « que le travail serait vain si nous n’éduquions pas les femmes. L’Église ne peut pas se développer sans celles qui seront les piliers de l’avenir de la société : les mères ». À l’époque, il n’a pas été facile de convaincre les parents d’emmener leurs filles à l’école, et c’est encore difficile aujourd’hui dans les zones rurales et pauvres de l’État du Bihar. L’Inde méridionale a des siècles de tradition chrétienne, tandis que dans la région de Bihar, l’archidiocèse de Patna célébrera son premier centenaire en 2019.

Cependant, « je me suis appuyé sur le Seigneur, toujours et pour tout ». Même dans les moments où les difficultés culturelles étaient exacerbées par l’instabilité régionale créée par des terroristes et des bandes armées. « Une fois, je suis allé dans un village où il y avait onze filles, et personne ne voulait les envoyer à l’école : ça leur semblait dangereux. L’école était vide. Je me suis alors souvenu que Saint Joseph était le gardien de l’enfant Jésus, et qu’il prenait soin de lui. J’ai donc mis l’école sous sa protection. En deux mois, il y a eu 400 enfants ».

 

« À quoi te sert de gagner le monde entier ? »

Le père Sebastian : « « Je suis allé voir mon père et je lui ai dit : je serai prêtre, je quitte le travail et je pars avec l’évêque. C’était il y a plus de 50 ans, et je continue à aider là où je peux, en particulier pour les confessions, car les gens du centre spirituel charismatique m’appellent aussi pour y donner de l’aide, car il sont débordés ».

 

À 90 ans, le Père Louis Sequeira est le plus âgé du groupe. « Je suis devenu prêtre parce que je voulais être missionnaire. Pour cela, j’ai parcouru plus de 3 000 kilomètres pour donner ma vie aux gens. Je savais que le Seigneur ferait le reste. Cette année, je fêterai mes 60 ans de sacerdoce, et à aucun moment, je n’ai regretté devenir prêtre ».
Le Père Sebastian ajoute à la suite de son confrère que, dans le sud de l’Inde, il avait un bon travail et tout ce qui l’aurait aidé à avoir une vie confortable et heureuse. Jusqu’au jour où il a entendu un évêque du nord de l’Inde parler de la mission. Il s’est alors demandé : « À quoi te sert de gagner le monde entier ? Si tu n’as pas Dieu, tout est futile ». Plein de vitalité, il se rappelle :

« Je suis allé voir mon père et je lui ai dit : je serai prêtre, je quitte le travail et je pars avec l’évêque. C’était il y a plus de 50 ans, et je continue à aider là où je peux, en particulier pour les confessions, car les gens du centre spirituel charismatique m’appellent aussi pour y donner de l’aide, car il sont débordés ».

Beaucoup de ces prêtres ont des problèmes de santé. Ce sont surtout leurs cœurs qui semblent être fatigués après avoir tant combattu et aimé les gens humbles et simples de tant de villages et de zones rurales des diocèses de Patna et Buxar. Grâce aux intentions de messe qui leur parviennent de l’œuvre internationale Aide à l’Église en Détresse (AED), ils parviennent à couvrir certaines de leurs dépenses médicales. Leur gratitude envers l’AED et tous ses bienfaiteurs est immense : « Nous sommes des missionnaires et nous sommes en première ligne, mais vous, vous nous soutenez de vos lieux d’origine, par vos prières et par l’aide que vous nous offrez grâce aux intentions de messe qui nous parviennent l’AED. Ainsi, vous devenez aussi missionnaires, parce que nous travaillons ensemble pour la gloire de Dieu ».

 

L’AED alloue une part importante de son aide aux prêtres des zones les plus pauvres (en particulier l’Afrique et l’Asie) à travers les intentions de messes qui sont célébrées aux intentions de nos bienfaiteurs, à peu près un million et demi par an ; une toutes les 22 secondes. Ce soutien, comme par exemple dans l’archidiocèse de Patna, représente un « revenu » indispensable, parce que dans beaucoup de régions pauvres du monde, les ministres de Dieu ne peuvent pas compter sur l’aide de leurs propres fidèles, mais doivent même, au contraire, soutenir économiquement leurs ouailles.

 

Pour vos intentions de messe, veuillez visiter notre site web à l’adresse :
https://secure.acn-canada.org/fr/product-category/intentions-de-messes/


 

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