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RAPPORT ANNUEL 2018 DE L’AIDE À L’ÉGLISE EN DÉTRESSE 

Aide à l’Église en Détresse (AED)
Plus de 166,5 millions de dollars pour soutenir l’Église du monde entier

Plus de 166,5 millions de dollars pour l’Église souffrante, opprimée et persécutée dans le monde entier. C’est le total des dons collectés en 2018 par l’Aide à l’Église en Détresse (désignée au niveau international par le sigle ACN ou bien AED dans les pays francophones), grâce à ses 23 bureaux et son bureau international situé en Allemagne.

Par Marta Petrosillo pour ACN International

adapté par Mario Bard pour AED-Canada

publié le 20 juin 2019.

 

Une telle collecte obtenue grâce aux dons de plus de 330 000 bienfaiteurs, a permis de réaliser 5 019 projets dans 139 pays.

Une telle collecte, obtenue grâce aux dons de plus de 330 000 bienfaiteurs compte dans le monde, a permis de réaliser 5 019 projets dans 139 pays.

« Nous sommes émus par la générosité de nos bienfaiteurs du monde entier », a déclaré Thomas Heine-Geldern, président exécutif de l’œuvre, lors de la présentation du rapport. « Leur sacrifice et leur foi ont une fois de plus déplacé des montagnes ! »

« Chaque année, je me réjouis de la générosité des bienfaiteurs qui ne cessent de soutenir les projets qui nous sont confiés. En même temps, il nous faut relever le défi de mieux faire connaître cette Église pauvre et persécutée aux générations les plus jeunes », souligne quant à elle la directrice nationale au Canada, Marie-Claude Lalonde. « Ainsi, nous explorons de nouvelles manières de rejoindre les gens et de leur parler de l’Église d’ailleurs et de ses besoins et de sa grande vivacité. »

L’an dernier, le bureau canadien a reçu près de 2,6 millions de dollars pour soutenir une foule de projets, dont plusieurs au Nigeria. « La visite de Mgr Ignatius Kaigama, acteur pour la paix et le dialogue dans son pays, a été un moment fort de notre année. Aujourd’hui, l’un des fruits de cet événement sera la tenue d’expositions photo de l’AED sur la persécution dans le diocèse de Vancouver. Sans compter le Mercredi rouge qui pour cette deuxième édition le 20 novembre prochain, se déroulera de nouveau dans plusieurs diocèses, dont ceux de Toronto, Montréal et Calgary. »

Un soutien sur tous les continents

Un enfant en Éthiopie tient une image de l’Évangile, distribuée grâce à l’AED.

La réalité fondamentale qui se dégage des chiffres du rapport annuel (voir plus bas) est le soutien à l’Église universelle. Celui-ci s’exerce aussi – et surtout ! – en étant proche de l’Église opprimée et persécutée, et en étant capable de réagir concrètement aux attaques qui visent de plus en plus, dans le monde, les communautés chrétiennes. À l’occasion d’attentats tragiques tels que les récents massacres au Sri Lanka le jour de Pâques, ou des attaques fréquentes dans des pays comme le Pakistan et le Nigeria, l’Aide à l’Église en Détresse a toujours réagi rapidement en permettant aux communautés blessées de se relever et de renforcer leur présence, même dans les pays où les chrétiens représentent une petite minorité opprimée. Elle démontre ainsi que la foi a le pouvoir de vaincre la haine.

Soutenir les religieuses qui travaillent en situation de conflit : ici en Syrie.

Les faits saillants

Comme par les années passées, une grande partie des dons a été affectée à des projets en Afrique (27%) et au Moyen Orient (25%). Ces dernières années, l’aide attribuée à la région du Moyen Orient a connu une augmentation significative. Depuis le début du « printemps arabes » en 2011, l’œuvre pontificale de charité y a en effet réalisé des projets pour un montant total de, dont plus de 27 millions de dollars rien qu’en 2018. L’aide d’urgence aux milliers de chrétiens et de réfugiés déplacés, en particulier au Moyen Orient, a représenté plus de 12 % des aides accordées l’année dernière. Il est particulièrement important de souligner l’excellent travail de reconstruction des maisons de chrétiens, rendu possible grâce au soutien de l’AED en Syrie et en Irak. En effet, il y a eu 1 479 habitations de chrétiens reconstruites au Moyen Orient grâce à l’intervention de l’œuvre de charité.

Dans cette partie du monde, se trouve le pays qui, en 2018, a le plus bénéficié du soutien de l’AED. Il s’agit de la Syrie, où des interventions ont été réalisées pour pas moins de 12,9 millions dollars, soit plus de 4,35 millions de dollars de plus qu’en 2017. Un autre pays moyen oriental se trouve dans la liste des bénéficiaires, l’Irak, où des projets d’un total de 9,75 millions de dollars ont été financés l’année dernière. Viennent ensuite l’Inde (7,8), l’Ukraine (4,8) et la République Démocratique du Congo (4,2).

Un diacre entre de nouveau dans une église d’Alep en Syrie, lourdement endommagée par les bombes et les tirs de mortiers. L’espoir est au rendez-vous, grâce à nos bienfaiteurs ! 

Une messe toutes les 22 secondes !

En ce qui concerne les domaines d’intervention, les projets de construction et de reconstruction se retrouvent toujours à la première place (31,9% de l’aide) avec plus de 34,8 millions de dollars au total, pour la construction de 2 470 maisons, chapelles, églises, couvents, séminaires et centres pastoraux.

Viennent ensuite les offrandes de messe (16,4%). En 2018, 40 569 prêtres ont bénéficié de ce soutien particulier et ce sont au total, l’an dernier, 1 421 001 messes qui ont été célébrées aux intentions des bienfaiteurs de l’AED, c’est-à-dire une messe toutes les 22 secondes.

Viennent ensuite les offrandes de messe (16,4%). En 2018, 40 569 prêtres ont bénéficié de ce soutien particulier, fondamental dans les régions pauvres où les prêtres ne peuvent compter sur aucune autre forme de subsistance. Cela représente un prêtre sur dix dans le monde. Au total, l’an dernier, 1 421 001 messes ont été célébrées aux intentions des bienfaiteurs de l’AED, c’est-à-dire une messe toutes les 22 secondes.

Parmi les types d’aide, ce sont les aides d’urgences qui arrivent en troisième position, au même niveau que les interventions en faveur de la formation des prêtres et des religieuses (12,4%). En 2018, la formation de 11 817 séminaristes a été soutenue, ce qui représente un séminariste sur dix dans le monde, et les études complémentaires de 4 370 prêtres ont été financées. Les intentions de messe ont également permis de soutenir 1 383 prêtres qui enseignent dans les grands séminaires.

Une très grand importance est également accordée à l’éducation à la foi des laïcs, qui arrive en cinquième position et a représenté 11,2% de l’aide. L’an dernier, la formation de 14 169 catéchistes et laïcs engagés a été financée.

La sixième catégorie d’intervention est liée aux moyens de transport pour la pastorale (6,8%), avec 907 véhicules offerts, dont 370 voitures, 189 motos, 342 vélos, 2 camions, 2 autocars et 2 bateaux. Vient ensuite le soutien aux médias chrétiens et à la publication de Bibles et d’autres textes religieux (4,6 %). En 2018, a permis la publication et la diffusion de 1 103 480 textes sacrés et publications religieuses.

Le désespoir – ici dans l’État du Bihar en Inde. Discrimination et persécution religieuse sont le lot dans bien des pays, même démocratiques.

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