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COMMUNIQUÉ : Proche-Orient – Rencontre avec le Pape et prière pour la paix

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

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©AED/ACN Patriarche Louis Raphael Ier Sako

Montréal – jeudi 14 novembre 2013 – La rencontre des Patriarches catholiques du Proche-Orient avec le Pape, à Rome, suscite d’immenses espoirs. Le Patriarche Louis Raphael Ier Sako, chef de l’Église chaldéenne unie à Rome, a déclaré à l’Œuvre internationale catholique de bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED) qu’il attendait beaucoup de cette rencontre. « Nous espérons plus de proximité à l’égard de nos Églises en ces temps difficiles. Nous avons besoin de plus de soutien du Saint-Siège, plus d’encouragements et de solidarité. »

Le Patriarche Louis Raphaël Ier a expressément remercié le Pape François et ses prédécesseurs pour leur présence aux côtés des chrétiens du Proche-Orient. À l’occasion de l’Assemblée plénière de la Congrégation pour les Églises orientales, du 19 au 21 novembre 2013, les patriarches et archevêques unis à Rome rencontreront le Pape François et prieront pour la paix au Proche-Orient.

« Nous craignons pour notre survie »

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©AED/ACN

Le patriarche, basé à Bagdad, en Irak, a décrit comme un défi pour les chrétiens du Proche-Orient, le fait de vivre comme des citoyens à part entière de leurs pays. « L’émigration menace notre présent et notre avenir. Nous craignons pour notre survie ! » C’est dans ce contexte que Mgr Louis Raphaël Ier a demandé à toutes les Églises de soutenir les chrétiens du Proche-Orient en étant, dans leurs pays, des ponts de dialogue et de paix, là où d’autres construisent des murs. « Les musulmans ont besoin que nous témoignions des valeurs humaines et chrétiennes. »

Le Patriarche melkite, Mgr Grégoire III Laham, qui réside à Damas, attend lui aussi beaucoup de la rencontre de Rome. Il a dit à l’AED : « Nous voulons discuter avec le Saint-Père de la situation en Syrie et en Irak, mais aussi des questions fondamentales du rôle des chrétiens au Proche-Orient, du dialogue interreligieux et de l’œcuménisme avec l’orthodoxie. Nous devrions tenter d’en faire un organe consultatif permanent du Pape, qui se réunirait peut-être tous les deux ans. »

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©AED/ACN
Patriarche melkite, Mgr Grégoire III Laham

Mgr Grégoire III a qualifié de dramatique la situation au Proche-Orient. C’est pourquoi il a appelé le Saint-Siège à s’engager encore plus fort qu’auparavant pour la cause palestinienne. « Nous avons besoin d’avoir enfin la paix en Terre Sainte. Le Vatican s’est toujours engagé en faveur des droits des Palestiniens, mais il faudrait maintenant une action diplomatique concertée du Saint-Siège et de ses nonces dans le monde entier.

La résolution du conflit palestinien est, avec la question de la Syrie, la clef de la paix dans la région ». En plus des conflits actuels, il voudrait également aborder avec le Pape l’œcuménisme au Proche-Orient. « Nous sommes très heureux d’être en communion avec le Saint-Siège. Rome ne doit cependant pas oublier que nous avons des racines orthodoxes. Nous sommes la branche catholique de l’Église orthodoxe. »

Mgr Grégoire III s’est montré reconnaissant pour le synode sur le Proche-Orient, organisé en 2010 par le Pape Benoît XVI. « C’était à la veille de la crise qui a débuté en 2011. Je pense que la Providence Divine l’a voulu ainsi. En effet, grâce au synode et au document final, nous sommes parés pour les temps difficiles. Nous, chrétiens, avons été préparés à notre rôle en tant que témoins au Proche-Orient. »

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