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COMMUNIQUÉ: Israël – Édification d’un mur en Terre Sainte

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Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Montréal, mercredi 29 janvier, 2014 – Comme il le soulignait lundi dans un entretien accordé à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse, Mgr William Shomali, évêque auxiliaire du patriarcat latin de Jérusalem, espère que la Cour suprême israélienne trouvera une solution juste pour résoudre le cas Cremisan.

Aujourd’hui, les juges de la Cour suprême délibéreront en dernière instance au sujet des objections de plaignants chrétiens contre l’édification du mur de séparation israélien. Initialement, le tribunal avait fixé la date de ces délibérations au 25 décembre, pour ensuite la reporter au 29 janvier en raison des protestations des plaignants.

ISRAEL 2Mgr Shomali qui, au sein du patriarcat latin, est responsable des Territoires palestiniens, a dit : « Mon discernement empreint de scepticisme me dit qu’il n’y aura pas de verdict qui bénéficiera aux gens de Cremisan. En effet, la sécurité est sacrée en Israël. Mon cœur refuse toutefois de se résigner et me dit qu’il y a encore de l’espoir, car nous avons beaucoup prié et avons démontré beaucoup d’engagement. Voilà pourquoi la flamme de l’espoir ne s’est pas encore éteinte. »

58 familles menacées

À cause de l’édification du mur de séparation entre Israël et les Territoires palestiniens occupés, 58 familles chrétiennes vivant dans la vallée de Cremisan, près de Beit Jala, non loin de Bethléem, sont menacées de se voir confisquer leurs terres. Cette mesure toucherait aussi deux monastères dans cette région majoritairement agricole.

L’armée israélienne a souligné que le tracé prévu du mur à travers les coteaux de la vallée de Cremisan s’imposait pour des raisons de sécurité. Les plaignants palestiniens ne sont pas convaincus du bien-fondé de cette argumentation et évoquent l’existence de tracés alternatifs. En dernier lieu, un recours contre les plans de l’armée avait été rejeté en 2013 par un tribunal de Tel-Aviv.

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Chaque vendredi, les familles concernées prient sur place en faveur d’une solution juste. L’année dernière, le Père Ibrahim Shomali, prêtre de cette paroisse catholique, avait d’ailleurs apporté à Mgr William Shomali une lettre destinée à Sa Sainteté le Pape François à Rome, pour lui demander de l’aide.

L’évêque auxiliaire a toutefois freiné les espoirs partiellement exprimés par des personnes concernées qui pensaient que le Pape pourrait s’engager publiquement en faveur de Cremisan en mai, à l’occasion de sa visite officielle en Terre Sainte. « L’Église catholique est intervenue de nombreuses façons, notamment à travers la conférence épiscopale des États-Unis. « Le dossier Cremisan » a atterri sur le bureau de John Kerry, secrétaire d’État au département des Affaires étrangères des USA. », assure Mgr Shomali.

Enfin, Mgr Shomali de conclure : « Pour ce qui est d’une éventuelle intervention du Saint Père lui-même, j’aimerais rappeler qu’il y a beaucoup de questions en rapport avec la justice dans le monde entier et en Terre Sainte. Si le Pape intervenait, il le ferait discrètement, par exemple à travers des entretiens privés et par le biais de la nonciature. Le Pape François veut des résultats et pas seulement la confrontation. »

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