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Monde

Aide à l’Église en Détresse récolte 181 millions de dollars
Rapport financier international

 

Dimanche des Rameaux 2018 : l’espoir renaît en Irak.

L’année dernière, l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) a de nouveau réussi à maintenir un niveau élevé de dons. C’est ce qu’indique le rapport annuel 2017 qui vient d’être publié, après vérification par le cabinet d’audit indépendant KPMG. Ainsi, le volume total des dons, legs et autres recettes s’élève à plus de 181 millions de dollars (181 123 824 $ exactement).

De ce montant, 82,5% des fonds ont servi à financer des dépenses liées à la mission. La majeure partie de celles-ci – 123,52 millions de dollars – ont permis de soutenir 5 357 projets dans 149 pays. Les sommes restantes ont servi à la sensibilisation concernant la situation de l’Église souffrante et de faire campagne en faveur des droits des chrétiens à travers les médias et auprès des institutions politiques.

 

7% des fonds ont été utilisés pour les services d’administrations, tandis que 10,5% ont servi à financer la collecte de fonds, la publicité et la communication avec les quelque 400 000 bienfaiteurs. L’œuvre pontificale a maintenant des bureaux nationaux dans 23 pays.

 

Noël 2017 dans le village de Bahzani, le premier à être célébré depuis 2014, année de l’invasion du groupe État islamique.

Les faits saillants du rapport sont les suivants : 1 212 projets de construction ont été cofinancés. Il s’agit de chapelles, églises, cathédrales et séminaires majoritairement situés dans des régions dévastées par des catastrophes naturelles. Un tiers des projets de construction concernait des églises. Un prêtre sur dix (40 383 au total) a bénéficié d’aide grâce à des offrandes de messe, en particulier en Afrique (15 440) et en Asie (10 748).

 

Il y a 13 643 séminaristes, plus que jamais auparavant, qui ont été soutenus, par différents moyens, dont les bourses d’études. Cela équivaut à un séminariste sur neuf sur la planète, la plupart d’entre eux étant en Afrique. Par ailleurs, de l’aide à la subsistance et à la formation a été distribuée à 12 801 religieuses. Des voitures, des motos et des vélos ainsi que trois bateaux, quatre camions et trois bus ont également été financés. Environ 2 000 demandes ont été rejetées parce qu’elles ne répondaient pas aux critères pour se voir accorder des fonds.

 

Protéger les chrétiens souffrants de persécution

Les dégâts importants causés par le Groupe État islamique à Baghdeda (Qaraqosh). (Photo: Jaco Klamer)

Comme en 2017, l’accent a été mis tout particulièrement sur le Moyen-Orient. Après l’Afrique, c’est la région qui fait l’objet du plus grand nombre de mesures de soutien. Depuis 2011, année du Printemps arabe, quelque 113 millions dollars ont été versés dans différentes zones du Moyen-Orient. Rien qu’en 2017, le montant alloué s’élevait à plus de 25 millions de dollars, qui ont financé divers projets, allant de l’aide d’urgence à la construction d’églises, en passant par les dépenses pastorales (par exemple pour l’impression de bibles). Cette aide a permis à des milliers de chrétiens de retourner dans leurs villes et villages d’origine.

 

Un des projets majeurs a notamment été – et le reste toujours – la reconstruction des villages chrétiens dans la plaine de Ninive en Irak, qui avaient été détruits par le groupe État islamique. En 2017, avec près de 13,58 millions de dollars en 2017, l’Irak s’est classé en tête de liste des pays soutenus par l’AED. La deuxième place revient à l’Inde avec 8,56 millions de dollars, suivie par la Syrie (troisième place, 8,40 millions de dollars), l’Ukraine (quatrième place, 6,86 millions de dollars), le Brésil (cinquième place, 5,6 millions de dollars) et la République démocratique du Congo (sixième place, 4,99 millions de dollars).

 

Un sourire qui en dit long : heureux d’être de retour à la maison, grâce aux dons des bienfaiteurs de l’AED en 2017 ! Procession du Dimanche des rameaux 2018.

« En 2017, les priorités régionales de nos projets d’aide se situaient au Moyen-Orient et en Afrique. Dans tous nos projets, nous accordons une importance majeure au dialogue avec l’Église locale », indique Thomas Heine-Geldern, récemment nommé président du conseil exécutif international de l’œuvre. « En effet, ce sont les évêques et religieux sur place qui savent le mieux où règne la plus grande détresse et quelles mesures devraient y être prises pour apporter de l’aide. Nous considérons que notre mission est de soutenir l’Église surtout là où elle ne dispose pas des ressources matérielles suffisantes pour remplir ses missions pastorales, ou bien là où des chrétiens souffrent de l’oppression, de la persécution et de la violence », souligne-t-il.

 


Source : Mario Bard, Information, AED Canada
(514) 932-0552, poste 224, ou sans frais, au 1-800-585-6333

com@acn-canada.org
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Aide à l’Église en Détresse (AED) est une œuvre pontificale de charité catholique internationale qui a pour mandat « le service de la charité fraternelle envers les Églises locales
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Fondée par le Père Werenfried en 1947, elle aide spirituellement et matériellement l’Église en détresse dans plus de 140 pays.

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