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ACN-20150311-2150120 juin : Journée mondiale des réfugiés

Qu’est-ce qui les attend ?

 Teresa Engländer AED International
Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

En 2014, Aide à l’Église en Détresse (AED) a consacré plus de 13,9 millions de dollars à l’aide des réfugiés et des déplacés dans le monde entier

Montréal – le jeudi 18 juin 2015 – Lorsque les milices ont pris leur village d’assaut, ils savaient qu’il n’y avait pas de temps à perdre. Ils ont attrapé leurs enfants et pris leurs jambes à leur cou pour sauver leur vie. Imaginons par exemple la famille G. du Nigéria : le père a été tué au cours de leur fuite, la mère et ses enfants ont pu se sauver dans un camp de réfugiés. Certes, il offre un certain degré de sécurité, mais il manque de tout : eau, nourriture, couvertures, médicaments et articles d’hygiène.

Une chape de plomb pèse sur eux. Ils sont traumatisés après avoir vu mourir leurs proches ou perdu leur trace au cours de leur fuite. Ils n’ont plus de foyer où retourner et l’incertitude les ronge comme un rat affamé. Chaque jour, ils se posent la même question : qu’est-ce qui nous attend ? La famille G. symbolise l’une des innombrables familles de réfugiés dans le monde entier, de qui on pourrait raconter une histoire similaire.

51,2 millions de déplacés dans le monde

Refugee CAF Credit ACN Fr. Federico Trinchero

Selon des estimations, il existerait aujourd’hui 51,2 millions de déplacés  Ils sont originaires du Nigéria, d’Érythrée ou du Sud-Soudan, de Syrie, d’Irak ou d’Ukraine. Ils fuient la guerre et la terreur, l’oppression politique ou religieuse. Leurs persécuteurs portent différents noms, mais ils portent aussi tous le même masque de haine et d’aveuglement qui leur fait semer la destruction.  (Toutes les statistiques au sujet du nombre des réfugiés sont tirées du site Internet de l’UNHCR à l’adresse suivante : www.unhcr.org/pages/49c3646d6.html).

Au nord du Nigeria et au Cameroun, c’est le groupe terroriste islamiste Boko Haram qui, depuis six ans, sème la désolation sur son passage. Environ 1,5 million de Nigérians sont déplacés à l’intérieur même de leur pays, tandis que 136 405 personnes ont pris la fuite vers les États voisins. AED soutient les personnes déplacées originaires des diocèses particulièrement touchés de Bamburi et de Maiduguri au Nigeria avec 62 500 $, et celui de Maroua-Mokolo, au Cameroun, avec 20 700 $. En Centrafrique, ce sont les groupes rebelles de la Séléka qui sévissent. Dans ce pays, les communautés bondées d’innombrables réfugiés se sont vues attribuer 90 300 $ d’aide.

Au Sud-Soudan et en Érythrée, la population fuit les troubles incessants entre différents groupes de rebelles, mais également l’oppression politique et religieuse. Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés UNHCR, plus de 560 000 Sud-Soudanais sont déplacés. Beaucoup se sont sauvés dans les camps de réfugiés en Éthiopie: l’AED les y a soutenus en 2014 avec un fonds de 91 630 $. Tandis que les réfugiés érythréens ont bénéficié 134 700 $ pour des projets.

Refugee Iraq

Au Moyen-Orient, la guerre et l’organisation terroriste État islamique ont expulsé des centaines de milliers de chrétiens irakiens et chrétiens, et encore renforcé la vague d’émigration qui a augmenté exponentiellement dans ces pays depuis le déclenchement du printemps arabe en 2011. L’UNHCR estime que 6,6 millions de réfugiés sont originaires d’Irak et environ 4 millions des réfugiés enregistrés viennent de Syrie. Nombre d’entre eux fuient dans les pays voisins, en Turquie, au Liban et en Jordanie. Depuis 2014, AED a déjà alloué 10 millions de dollars à l’encadrement pastoral et caritatif des réfugiés irakiens, ainsi que 6 millions de dollars, majoritairement utilisés à titre d’aide d’urgence aux réfugiés syriens en Syrie même et hors des frontières du pays.

Quant à la bande de Gaza, elle reste toujours un triste foyer permanent de troubles. En 2015, AED y a soutenu les soins médicaux aux chrétiens déplacés en allouant 20 820 $.

Refugee UkraineEn Ukraine, à travers une contribution d’environ 55 530 $ destinés à une soupe populaire et à des soins médicaux, AED a aidé l’an dernier les personnes qui avaient fui le conflit de Crimée. En 2015, l’Œuvre a attribué environ 83 300 $ à la pastorale destinée aux réfugiés.

La situation des réfugiés tient à cœur AED

Il y a maintenant longtemps que la situation des réfugiés tient à cœur AED et c’est toujours pareil aujourd’hui. À travers l’aide apportée aux réfugiés, AED reste fidèle à l’héritage du père Werenfried van Straaten qui, après la Seconde guerre mondiale, a perçu la détresse des réfugiés allemands et invité ses compatriotes flamands à faire des dons.

Dans sa toute première et bouleversante lettre de demande de dons, il écrivait : « Beaucoup d’entre nous vivent bien au chaud ; nous allons bien. Nous avons un logement, des carreaux de verre aux fenêtres pour nous protéger du froid, et malgré la carence en nourriture et autre biens à cause de l’après-guerre, malgré les prix usuraires, il ne nous manque pas grand-chose en vérité. Mais est-ce que nous pensons aux milliers de Marie et de Joseph, qui, dehors, errent à travers l’Europe ? Que le Christ pleure sous la forme des pauvres, des sans-abri et des réfugiés, des gens qui ont faim et soif, des prisonniers et des malades, et de tout ceux qu’Il a appelé les plus petits parmi Ses frères, et dans le malheur desquels Il dissimule Sa nature divine et humaine ? »

Refugee GazaACN-20141012-14339C’est de cette mission que naquit l’Œuvre de bienfaisance et dorénavant fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse, avec des donateurs dans plus de 21 pays. Cet organisme a été créé à partir des premières collectes du Père Werenfried van Straaten. En 2014, les dons se sont élevés à 155 millions de dollars et ont bénéficié à quelque 5 671 projets des Églises locales dans le monde entier. Rien qu’entre janvier 2014 et juin 2015, l’Œuvre a investi plus de 13,9 millions de dollars dans des projets pour les réfugiés.

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