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Voyager avec l’AED

 

Communiqué AED: Un témoin courageux du dialogue du Nigéria

22.06.2018 in ACN Canada, AED Canada, AFRIQUE, Marie-Claude Lalonde, Mario Bard, Voyager avec l'AED

Canada
Un témoin courageux du dialogue

Montréal, vendredi 22 juin – Du 8 au 14 juin, Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) a eu la grande chance et le bonheur de recevoir un témoin direct de la persécution contre les chrétiens, Mgr Ignatius Kaigama, un ardent défenseur du dialogue interreligieux et du dialogue interethnique , et ce, depuis près de 20 ans.

Après la messe à Toronto

« Une force incroyable habite cet homme », raconte Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED. « Malgré toutes les raisons qu’il aurait d’être en colère, il prêche la paix par ses paroles et son choix de vie. Il a fait le choix de l’option non violente, ce qui n’était pas évident vu son histoire personnelle. »

Basilique Saint Patrick à Montréal

En effet, durant les rencontres tenues à Vancouver, Toronto, Ottawa, Gatineau et Montréal, Mgr Kaigama a révélé que sa tribu a été touchée par un précédent djihad en 1804. Plus tard, en 1892, plusieurs membres de sa tribu ont été massacrés ou bien encore faits esclaves, des événements historiques peu connus en Occident. « Ce sont des bergers Fulani – musulmans – qui ont attaqué la forteresse où ma tribu s’était réfugiée », a raconté Mgr Kaigama. « J’aurais toutes les raisons d’être en colère. » En plus de son histoire familiale, l’archevêque s’est trouvé au cœur d’un épisode d’une rare violence, tout juste après les événements tragiques du 11 septembre 2001.

 

Créer le dialogue

Marie-Claude Lalonde, Mgr Kaigama et Mgr Lépine, Archevêque de Montréal

Quand il est nommé archevêque du diocèse de Jos, en avril de l’an 2000, Mgr Kaigama pense qu’il pourra reprendre son souffle. « Je pensais pouvoir me reposer », nous a-t-il confié. C’est que, depuis le 3 février 1995, il avait consacré beaucoup d’énergie à la création d’un nouveau diocèse, celui de Jalingo. Mais voilà qu’en septembre 2001, cette ville de la Ceinture du milieu (Middle Belt), s’enflamme. Elle a pourtant la réputation de se trouver en terrain modéré dans un Nigeria coupé en deux : le nord musulman, le sudchrétien.

 

À la suite de la tragédie du 11 septembre, la ville de Jos s’enflamme. Pendant une dizaine de jours, plus de 1000 personnes sont tuées. « Mes gens ont été tués, ma cathédrale brûlée, ma maison détruite, les véhicules dont nous nous servions pour aller visiter les paroisses situées en zone éloignée et difficile brûlés. Je dis toujours aux gens qu’il n’y a pas une personne qui devrait être plus enragée que moi. Dans l’attaque de ma cathédrale, 14 personnes ont été tuées, j’ai vu leur corps à mes pieds. Je devrais être la personne la plus enragée! », répète-t-il. « Mais, je me suis dit : ‘Quand tu es en colère, c’est toi que tu blesses le plus. Cherchons une façon de se parler.’ Et c’est comme ça que je suis entré dans le dialogue, interpellant des musulmans raisonnables et des leaders [de tous les horizons] afin de nous asseoir et de trouver des solutions pour chaque situation : que pouvons-nous faire pour éviter les crises? Comment pouvons-nous faire en sorte que les gens s’impliquent dans un dialogue constructif quand il y a un problème et qu’ils n’entrent pas dans une confrontation hostile? »

 

Mgr Prendregast, Archevêque d’Ottawa et Mgr Kaigama

Être un témoin crédible

Mgr Kaigama reste incompris de plusieurs de ses compatriotes et de ses coreligionnaires. Après tout, peu de chrétiens oseraient aller dormir chez un Imam ou bien encore aller prier à la mosquée avec des musulmans et même participer à un mariage. Les uns le trouvent trop mou, les autres naïfs et perdant son temps dans un combat qu’ils jugent perdu d’avance.

 

« En Afrique [depuis quelques années], les graines de la discorde et de la méfiance ont été semées, spécialement au Nigeria… où la Sharia a été implantée dans neuf États » estime-t-il. « Pourtant, comme chrétien, mon devoir est de faire ce que Jésus me demande de faire: il est la lumière, la vérité et la vie. Si je ne peux suivre son chemin, je n’ai aucune raison d’être ce que je suis. Je dis toujours à mes gens : ‘Retournons aux origines [de notre foi]. Après des violences, les jeunes viennent à nous, spécialement les chefs religieux. Ils disent : ‘Achetez des armes pour nous!’ Alors je dis : ‘Si j’ai à me battre avec des armes, alors que signifie la Parole ‘Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix.’ Je leur dis, ce n’est pas ma mission. Même si c’est difficile – [surtout] quand quelqu’un a perdu son père, sa mère, sa famille entière – nous essayons de les pacifier et nous interpellons le gouvernement pour qu’il fasse quelque chose. »

Mgr Kaigama avec le cardinal Collins à Toronto

Mgr Kaigama continue son travail en faveur du dialogue au Nigeria. Il est l’un des fondateurs et promoteurs du Centre pour la réconciliation et la paix (Dialogue,reconciliation and peace centre) situé à Jos. En octobre 2017, il organisait avec d’autres chefs religieux une prière interreligieuse pour la paix.

« Nous gardons Mgr Kaigama dans notre cœur et prions pour que son travail porte fruit ! », indique Mme Lalonde. « J’invite nos bienfaiteurs à prier pour lui et sa mission, dans la confiance que Dieu peut apporter la paix même dans les cœurs les plus endurcis. Chez Mgr Kaigama, la parole de l’Évangile ‘Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent’ trouve tout son sens. »

Mgr Kaigama rencontre l’équipe de l’AED à Montréal


 

Venezuela : Le portrait de l’impuissance à la frontière vénézuélienne

14.06.2018 in Adaptation Traduction Julie Bourbeau, AED, Aide à l'Église en détresse., Refugiés, Venezuela, Voyager avec l'AED

« Aide à l’Église en Détresse » s’est récemment rendue dans la ville de San Antonio de Tachira (en Colombie) pour offrir de l’aide aux diocèses frontaliers du Venezuela et de la Colombie, leur témoigner sa solidarité au cœur de cette situation difficile et étudier les possibilités d’aide éventuelle à offrir au projet de maison des migrants.

 


 

Venezuela

Le portrait de l’impuissance à la frontière vénézuélienne

Suite aux élections présidentielles controversées ayant eu lieu au Venezuela, le flux des migrants à la recherche de meilleures conditions de vie dans d’autres pays continue de s’accroître, et les milliers de Vénézuéliens qui traversent quotidiennement la frontière colombo-vénézuélienne continuent d’avoir un grand besoin d’aide.

Sur le pont international Simón Bolívar qui relie les villes de San Antonio del Táchira (au Venezuela) et de San José de Cúcuta (en Colombie), les contrôles sont stricts pour ceux qui souhaitent quitter le pays en proie à une grave crise politique, économique et sociale. Plusieurs ne parviennent pas à franchir la frontière, si bien qu’ils en sont réduits à errer dans les villes frontalières à la recherche d’aide humanitaire.

Augmentation significative du nombre de migrants vénézuéliens

C’est le cas de Fernando et Marisela et de leurs deux enfants âgés de 3 et 7 ans, Luis et Camila. La jeune famille a quitté Caracas dans le but de traverser la frontière et d’atteindre l’Équateur, mais en raison de difficultés concernant les papiers d’identité des enfants mineurs, ils n’ont pas été en mesure de quitter le pays.

« La vie est difficile dans la capitale, il vaut mieux émigrer », dit Fernando. Aujourd’hui, avec des ressources limitées, ils passent la nuit sur place en compagnie d’autres migrants, et travaillent dans le secteur de l’économie informelle tout en essayant de résoudre leurs problèmes pour poursuivre leur voyage.

Un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations, publié le 14 mai dernier, signale que le nombre d’immigrés vénézuéliens en Amérique latine et dans les Caraïbes est passé de 89 000 à 900 000 personnes entre 2015 et 2017, soit une augmentation de plus de 900 %. Et ces statistiques ne tiennent pas compte des citoyens qui ont traversé la frontière de façon irrégulière vers la Colombie ou le Brésil.

Des centaines de personnes traversent ce pont à pied tous les jours, la circulation des véhicules y étant interdite depuis août 2015. Certains empruntent ce passage pour atteindre d’autres pays d’Amérique du Sud, d’autres vont dans la ville de Cúcuta à la recherche de nourriture ou de médicaments, puis reviennent, et quelques-uns décident de rester à la frontière à la recherche d’occasions d’emploi improvisées.

C’est le cas notamment du jeune Andrés Vargas, 18 ans, qui a voyagé de Barquisimeto vers le Chili, mais qui par manque d’argent, a décidé de demeurer à la frontière. « Ici, je gagne une commission en emmenant les voyageurs acheter des billets, et c’est suffisant pour manger et parfois même pour me payer un hébergement », dit-il.

D’autres, après un long voyage, ne parviennent pas à passer la frontière, puisqu’elle est complètement fermée entre 20 h à 6 h. C’est ce qu’a vécu la famille Fonseca – le père, la mère et leurs trois filles – qui avaient voyagé 12 heures en autobus depuis Valence. En arrivant à San Antonio, la frontière était fermée et ils ont dû passer la nuit dans la rue, sous les intempéries : « C’est toute une aventure, mais cette mauvaise nuit ne se compare pas à tout ce que nous avons vécu au cours des dernières années », explique Carlos Fonseca.

 

L’Église au Venezuela – guidée par l’Esprit Saint

Pour l’évêque du diocèse de San Cristóbal au Venezuela, Mgr Mario Moronta, la situation à cette frontière « brosse le portrait de la détresse de tant de Vénézuéliens qui ne disposent pas des fournitures de base nécessaires à la vie quotidienne : nourriture, médicaments, etc. ».

Face à cette situation, l’évêque déclare : « L’Église, conduite et guidée par l’Esprit Saint, cherche des solutions charitables, avec beaucoup d’humanité, pour répondre aux besoins des migrants. »

Le Père Reinaldo Contreras, recteur de la Basilique San Antonio de Padoue, située à quelques mètres de la frontière, nous a dit que l’Église répondait à cette situation au moyen de la pastorale sociale, mais « avec beaucoup de difficultés, en raison des pénuries et des prix élevés de la nourriture, ainsi que du manque d’infrastructures pour prendre les migrants en charge adéquatement. »

Cependant, les paroisses de la frontière mènent tous les jours des campagnes alimentaires pour offrir une ration de nourriture aux plus vulnérables. Le prêtre a souligné qu’il envisageait la possibilité d’aménager un espace, comme une maison des migrants, pour leur offrir une aide plus complète.

Beaucoup d’immigrés, au moment de franchir la frontière, reçoivent également le soutien de la « Maison de passage Divine Miséricorde » du diocèse de Cúcuta, qui offre aux immigrés des services médicaux, une prise en charge pastorale, et distribue plus d’un millier de repas par jour.

Dans des déclarations récentes adressées à la Fondation pontificale « Aide à l’Église en Détresse » (AED), l’évêque de Cúcuta, Mgr Victor Manuel Ochoa, a décrit la situation comme étant « un drame de la douleur » et nous a demandé de prier : « L’Église est présente à la frontière, nous avons voulu être la main qui accompagne nos frères vénézuéliens qui souffrent. Je me souviens du Père Werenfried, le fondateur de l’AED, qui distribuait de la nourriture aux réfugiés en 1947. Nous voulons suivre ses traces. Je vous invite à prier pour le Venezuela et pour la Colombie, afin que nous puissions trouver des chemins de paix et de réconciliation ».

 


 

Projet de la semaine AED – Honoraires de messe pour les prêtres de Quetta, Pakistan

06.06.2018 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Asie, Pakistan, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Pakistan

Honoraires de messe pour les prêtres de Quetta

Un conflit sanglant entre le gouvernement pakistanais et les rebelles qui réclament l’indépendance de la province – appuyés par les talibans afghans – envenime la vie de la population du Baloutchistan depuis 1948. De plus, les gens vivent constamment dans la peur. Preuve tangible de cela : chaque bâtiment a une porte arrière afin que de pouvoir s’enfuir.

Avec ses 347 188 kilomètres carrés, cette province est presque aussi grande que l’Allemagne et s’étend sur près de la moitié du territoire pakistanais. Cependant, le Baloutchistan est aussi la zone qui est la moins densément peuplée du pays. Un peu moins de 8 millions de personnes y vivent, dont environ 30 000 catholiques. La moitié de la population catholique vit à Quetta, la capitale provinciale, et le reste est dispersé dans toute la région.

Quetta est une ville très contrôlée. On y trouve de nombreux points de contrôle, et il y a même certains quartiers de la ville dans lesquels on ne peut se rendre qu’avec un permis spécial. De plus, celui-ci doit être demandé plusieurs jours à l’avance ! Même l’évêque, Mgr Victor Gnanapragasam, ne peut pas aller là où il veut et il ne cesse d’être contrôlé ; il a besoin d’un permis s’il veut se rendre à la cathédrale. À chaque fois, il doit appeler les autorités à l’avance et demander cette autorisation. Enfin, il est sans cesse arrêté et contrôlé par les forces de sécurité aux points de contrôle.

 

Travailler au milieu de la violence

 

Imaginez pour les prêtres, dont aucun n’est baloutche ; la situation devient de plus en plus difficile ! Autrefois, ils pouvaient aller n’importe où. Aujourd’hui, leur zone de mouvement se réduit sans cesse. Beaucoup d’endroits ne sont plus accessibles en raison des combats entre les rebelles et le gouvernement. « Dès que les combats s’interrompent, nous essayons de rendre visite à nos fidèles. Nous courrons le risque d’être tués par des mines et des lance-roquettes. Nous sommes très tristes de ne pas pouvoir rendre visite plus souvent à la population », raconte l’évêque.

En plus des difficultés administratives, les distances jouent également un rôle et pose un problème. Les fidèles sont éparpillés en de très petites communautés et sur cet immense territoire ! Ainsi, il peut y avoir trois familles dans un village, une seule famille dans un autre, et peut-être quatre ailleurs. Dans ces conditions, il est difficile de construire une vie ecclésiale structurée. Certaines communautés chrétiennes sont à 800, voire 1 000 kilomètres de Quetta. Chaque voyage coûte donc beaucoup d’argent.

Des intentions de messes sont donc d’un grand secours pour les cinq prêtres et l’évêque qui travaillent à Quetta. Nous leur avons promis un total de 15 150 dollars d’intentions de messes. Ils célèbrent la messe aux intentions de nos bienfaiteurs, et dans un signe de gratitude, ils reçoivent un petit don pour chaque messe célébrée, ce qui les aide à remplir leur fonction sacerdotale dans ce lieu dangereux.

Merci !!!

 

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Mgr Kaigama : Un mot d’espérance au milieu de la violence et de la persécution

25.05.2018 in AED, AED Canada, Prière, Voyager avec l'AED

Visite au Canada

Mgr Ignatius Kaigama est archevêque de Jos au Nigeria, et président de la conférence épiscopale de son pays.

Du 7 au 14 juin, il visitera le Canada et parlera, lors de différentes rencontres, de la situation dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Les difficultés sont nombreuses : pauvreté, corruption, manque d’un système adéquat d’éducation et de santé, en plus de la présence – dans le nord – de groupes terroristes islamistes extrémistes tels que Boko Haram. Sans compter que les chrétiens de neuf États doivent vivre sous un régime de Sharia.

 

L’archevêque parlera de tous ces enjeux. Par contre, Mgr Kaigama croit fortement que le dialogue est la clé pour qu’un jour enfin, la paix vienne dans son pays.

 

Un mot d’espérance au milieu de la violence et de la persécution

 

Rencontres :

Vancouver

Vendredi le 8 juin à 19 h 30 – Karol Wojtyla Hall, 4885 Saint John Paul II Way

Toronto

Samedi 9 juin, messe à 17h et puis ensuite, rencontre à 18h, Cathédrale St Michael, 65 rue Bond.

Dimanche 10 juin, à la messe de midi et puis ensuite, rencontre, paroisse St. Clare, 1118 St. Clair Ave West.

Ottawa-Gatineau

Mardi 12 juin, à 19 h 30
Centre diocésain, 180 Boul. Mont-Bleu

Montréal

Jeudi 14 juin, à 19 h 30
Librairie Atwater, 1200 Avenue Atwater (Métro Atwater).

 

N’hésitez pas à nous contacter pour avoir d’autres informations: 1.800.585.6333.


 

 

Projet de la semaine AED – Bangladesh : construire une chapelle

23.05.2018 in AED, Bangladesh, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Bangladesh

Une chapelle pour un village

 

La population du Bangladesh est à près de 90 % musulmane. Les catholiques ne constituent qu’une infime minorité de 0,2%. Les fidèles appartiennent majoritairement à des minorités ethniques. Ils sont donc doublement minoritaires. Par contre, même si l’Église catholique est faible en nombre, elle est très vivante, et la foi des catholiques est forte. L’an dernier, la visite du Pape François leur a apporté un encouragement supplémentaire.

 

Près de 80 000 catholiques vivent dans le diocèse de Mymesingh, dans le nord du pays. La foi catholique n’est arrivée dans la région qu’il y a 125 ans. La plupart des gens qui se sont fait baptiser étaient auparavant adeptes de religions traditionnelles. Ces personnes ont profondément imprégné la Bonne Nouvelle du Christ dans leur vie, et ils pratiquent leur foi très intensément et profondément. L’Église est devenue pour eux une patrie.

 

Le village de Digolbagh, compte 200 familles catholiques et est situé à environ 3,2 kilomètres de la station missionnaire de Bhalukapara. Malgré cette distance qui est assez courte pour des gens qui vivent en ville, le village est isolé. Il est catholique depuis 1924, mais n’a pas encore de chapelle. Le curé, le père Peter Rema, fait beaucoup d’efforts pour le bien-être spirituel de sa paroisse. Il nous a donc demandé de l’aide pour qu’une chapelle soit enfin construite, et que les catholiques puissent s’y rassembler pour prier. Déjà, les fidèles font de grands sacrifices pour réaliser ce projet, mais ils sont trop pauvres pour réunir tous les fonds nécessaires à la construction. C’est pourquoi nous aimerions les aider avec un montant de 15 000 dollars.

 

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Nigeria – Malgré une certaine amélioration, la vie est encore difficile

18.05.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Nigéria, Persécution, Voyager avec l'AED

Nigeria – Maiduguri

Malgré une certaine amélioration, la vie est encore difficile

 

Père Tobias Bature, prêtre du diocèse de Maiduguri dans l’état de Borno, Nigeria.  En visite au siège social de l’AED. Koenigstein im Taunus, 23 April 2018

Le père Tobias Bature, du diocèse de Maiduguri situé dans l’État fédéral de Borno au Nigeria, était de passage au siège international de l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED). Présentement, l’AED soutient la reconstruction matérielle et spirituelle du diocèse qui, de longues années durant, a souffert de la violence et de la terreur du groupe islamiste Boko Haram.

 

AED : Quelle est la situation actuelle dans l’État fédéral de Borno ?

Père Tobias Bature : Nous pouvons constater une petite amélioration de la situation dans l’État fédéral de Borno. Les gens qui s’étaient enfuis pour échapper à la terreur retournent dans leurs maisons et à leur travail. Cependant, la situation ne s’est pas améliorée sur le marché de l’emploi. Le taux de chômage reste très élevé, mais les gens retournent à leurs anciens postes de travail. Durant le conflit, même ceux qui avaient un emploi n’allaient pas travailler.

Certains d’entre eux ont trouvé leurs maisons détruites. Dans d’autres cas, les habitations ont été vandalisées. Voilà pourquoi les victimes de ces actes doivent reconstruire leurs vies. C’est difficile, mais à Maiduguri, il y a des organisations qui aident ces personnes afin qu’elles puissent démarrer une nouvelle vie. Certains sont déjà rentrés chez eux. Ils tentent de réparer leurs maisons et de mener une vie normale. En général, on peut dire que la situation s’améliore.

Y a-t-il encore beaucoup de personnes déplacées ?

Oui, il y a encore beaucoup de réfugiés, mais plus autant. Leur nombre a diminué parce que beaucoup d’entre eux ont été renvoyés dans leurs localités d’origine. D’autres, originaires de régions rurales, sont repartis chez eux. À Maiduguri même, il y a toujours des camps de réfugiés, mais le nombre de personnes réfugiées a diminué.

Refuge pour les familles catholique à l’Église   St. Hilaire, tout ont fuit à cause de Boko Haram. 

On pensait que le groupe terroriste Boko Haram était affaibli. Cependant, des enlèvements et des attentats continuent. Comment les habitants de Maiduguri perçoivent-ils la situation ?

Les habitants de Maiduguri perçoivent un manque de transparence et de véracité de la part du gouvernement. Les citoyens pensent qu’ils ne sont pas correctement informés. Le gouvernement dit qu’il a vaincu le groupe des rebelles, que tout va mieux… Certes ! nous allons mieux. Mais nous sommes encore très loin de vivre normalement et de plus, la situation ne correspond pas à ce que les gens avaient espéré. Il se produit toujours des enlèvements. Il y en a eu récemment à Dapchi, dans l’État fédéral de Yobe, qui est à proximité de Maiduguri.

Immédiatement après, Boko Haram a envoyé un message déclarant que Boko Haram avait libéré toutes les jeunes filles, à l’exception d’une seule, toujours entre les mains de ses ravisseurs parce qu’elle est chrétienne. En savez-vous quelque chose ?

Mains de femmes veuves, leurs maris ont été tué par Boko Haram.

Ce sont 166 jeunes filles qui ont été enlevées. C’étaient des élèves de 14 à 15 ans. L’école secondaire qu’elles fréquentaient est située à côté de la zone pastorale de Saint Mary Damatro. J’y ai souvent célébré la messe. L’une des élèves libérées a dit que cette jeune fille n’a pas été relâchée parce qu’elle ne voulait pas renier sa foi chrétienne. Elle refusait de renier le christianisme et de se convertir à l’islam. C’est la raison pour laquelle elle n’a pas été libérée, et elle est toujours entre les mains des terroristes. Certaines des autres jeunes filles étaient musulmanes. D’autres ont renié leur foi. Nous n’avons aucune nouvelle au sujet de la jeune fille qui a refusé de se convertir à l’Islam. La dernière chose que j’ai entendu dire est que l’on priait pour elle afin qu’elle ne soit pas tuée. Elle se trouve dans l’un des camps de Boko Haram. Les filles relâchées ont pu retourner chez elles.

Que fait l’Église locale pour aider tous ceux qui, des années durant, ont souffert de la violence et de la persécution ?

Nigeria, mars 2017
Oliver Dashe Doeme au camp des déplacés 

L’Église locale du diocèse de Maiduguri a travaillé très dur pour leur apporter son soutien. Elle leur a fourni des petites choses, comme des denrées alimentaires. Je sais que Mgr Doeme, l’évêque de Maiduguri, leur a fait parvenir plus de cinq fois des aides alimentaires. Il a procuré de la nourriture et nous a demandé, c’est-à-dire à tous les prêtres de la métropole, de l’accompagner lors de la distribution des denrées alimentaires. Grâce au soutien de l’AED, il a aussi été possible de soutenir des veuves. Un fonds a été créé afin qu’elles puissent entamer une nouvelle vie grâce à de petites initiatives commerciales. Les orphelins également ont bénéficié d’aide sous forme de bourses scolaires.

En plus du soutien matériel, existe-t-il aussi un besoin de soutien psychologique pour surmonter les traumatismes ?

Oui, le besoin est bien réel, Mgr Doeme a désigné quelques prêtres qui organisent des stages ou des ateliers pour la guérison de traumatismes. Là, on écoute les personnes. On tente également de les sortir de cette situation. Les membres du clergé ont bénéficié d’une formation psychologique spéciale, donnée par des experts venus d’Abuja. Un stage d’au moins six mois a été organisé, pour des prêtres, à Maiduguri. Maintenant, des cours spéciaux sont donnés dans des institutions de l’Église. Pour cela, on invite des personnes concernées. On leur parle. On leur explique leur situation. Tous les prêtres qui vivent dans la capitale y ont participé. Ils s’engagent. En revanche, la participation est plus difficile pour le clergé qui vit dans les zones de mission.

Nigeria, mars 2017
Des visages souriants d’enfants qui acceuille la délégation de l’AED à la maison de l’évêque. 

L’AED soutient la reconstruction d’un Petit séminaire qui avait été attaqué et détruit par Boko Haram. Pouvez-vous nous dire quelque chose au sujet de ce projet ?

Le projet a déjà été commencé. Le directeur de l’établissement, le Père Alex Misquita, ainsi que trois autres prêtres, sont actuellement de retour au Petit séminaire. Les bâtiments ne sont pas encore tout à fait remis en état, mais les élèves et les enseignants y habitent de nouveau. Cinq élèves sont originaires de ma paroisse. L’école biblique a également repris. Deux prêtres lui ont été affectés.


 

Projet de la semaine AED : Centrafrique

03.05.2018 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Persécution, PROJETS AED, Publication, République centrafricaine, Voyager avec l'AED

République centrafricaine

Imprimer 30 000 Nouveaux Testaments en Sango

 

 

Dès son indépendance en 1960, la République centrafricaine a été en proie aux crises violentes. Les coups d’État se sont succédé et de nombreux groupes armés, portant des noms et des causes très différentes, ont tous eu un point commun : celui de commettre les mêmes crimes qui ne cessent de terroriser la population. Ils pillent les maisons, brûlent les villages, kidnappent des innocents, violent les femmes et les jeunes filles et commettent des meurtres. En 2013, une guerre civile sanglante a éclaté et de grandes parties du pays sont encore aujourd’hui sous le contrôle de groupes rebelles. Le gouvernement est toujours resté inactif, abandonnant la population à son sort.

 

C’est presque exclusivement l’Église qui soutient la population. Elle s’occupe des orphelins, des pauvres et des malades, administre des écoles et des hôpitaux, en plus d’accueillir dans ses monastères et ses postes de mission les réfugiés dont les maisons ont été incendiées par des rebelles. Les prêtres et les religieux risquent constamment leur vie, face à des hommes en armes, pour protéger les femmes et les enfants sans défense. Certains prêtres ont été victimes d’enlèvements, certains ont été tués, beaucoup se sont retrouvés sous la menace d’une arme. (voir la nouvelle du 2 mai sur FIDES).

Centrafrique, diocèse de Bangassou, 14.04.2017
Père Yovane Cox et les croyants en procession Chemin de la croix

Afin de relever le pays, il faut non seulement reconstruire les maisons et les installations détruites, mais surtout affermir et régénérer les cœurs et la conscience des gens. Il n’y a aucun avenir pour le pays si la haine n’est pas surmontée et qu’un nouveau chapitre ne s’ouvre sur une base de réconciliation et de pardon. Il est également important que les fidèles connaissent bien la Bonne Nouvelle du Christ. Bien que la population soit chrétienne aux deux tiers, la sorcellerie est encore profondément enracinée et les superstitions sont courantes à maints endroits.

 

Centrafrique, un baptême dans le diocèse de Bouar

Pour l’archevêque de Bangui, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, le fait que les gens puissent lire les Saintes Écritures et approfondir son message joue un rôle majeur. Présentement, la Bible traduite dans la langue nationale, le Sango, est épuisée et doit être réimprimée. Pour le cardinal, c’est l’un des p

rojets les plus importants.

 

L’AED voudrait fournir une aide de 56 000 dollars, afin de pouvoir imprimer 30 000 exemplaires du Nouveau Testament.

 

 

 

 

 

 

 

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« Aide à l’Église en Détresse a permis la réalisation de ce rêve » – Oscars 2018

15.02.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Kenya, Maria Lozano, Voyager avec l'AED, Voyagez avec AED

Oscars 2018

« Aide à l’Église en Détresse a permis la réalisation de ce rêve »

 

Un film en nomination dans la course à l’Oscar 2018 du meilleur court-métrage de fiction a reçu le soutien financier de l’organisation internationale Aide à l’Église en Détresse (AED). Watu Wote – All of us est inspiré de l’histoire vraie de chrétiens du Kenya qui, en 2015, ont été sauvés parce que des passagers musulmans du même autobus ont refusé de dévoiler qui étaient les chrétiens parmi eux quand ils ont été attaqués par des terroristes du groupe Al-Shabaab (affilié à Al-Qaïda), le modus operandi de ce groupe étant de séparer les personnes pour abattre les non-musulmans.  

Le producteur Tobias Rosen et la réalisatrice Katja Benrath

« Tobias Rosen est venu nous voir parce qu’il avait besoin de financer son film certes, mais aussi parce que nous possédons une expertise construite sur de nombreuses années quant à la situation des chrétiens persécutés à cause de leur foi », explique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau de l’Aide à l’Église en Détresse Canada.
M. Rosen est producteur du film. Il connaissait et appréciait déjà le travail de l’AED. « Je cherchais un partenaire adéquat pour ce thème, parce que je voulais produire un film impressionnant, mais surtout authentique. L’AED m’a énormément soutenu et s’est vraiment avéré une bénédiction pour ce film », considère le producteur. « Ce projet, qui a connu de nombreux incidents et où il nous a fallu lutter avec beaucoup de difficultés, n’aurait pas avancé sans ce soutien. »

 

 

 

 

Le film repose sur un bref article, à l’origine de « cette incroyable histoire écrite par Julia Drache, qui montre comment la solidarité entre les êtres humains et les actes de chaque individu peuvent changer le cours de l’histoire », explique M. Rosen.

« Nous nous réjouissons pour les artisans de ce film, finissants à l’école de cinéma de Hambourg (Hambourg Media School), d’autant plus que c’est un projet de fin d’études. Nous sommes vraiment heureux et même fiers d’avoir pu permettre cette réalisation ! », souligne Marie-Claude Lalonde. « Cela prouve également qu’un organisme comme le nôtre est particulièrement pertinent dans le monde actuel », explique-t-elle. « De tout temps, les chrétiens ont été la cible de violence, mais peut-être aujourd’hui plus que jamais. »

 

Une histoire de notre époque

Par souci d’authenticité, le film – produit en 2016 – a bénéficié d’une distri-bution et d’une équipe de production presque entièrement kényane. Watu Wote – All of us a déjà reçu plus d’une soixantaine de prix à travers le monde, dont le Gold Student Academy Award, l’Oscar des étudiants en cinéma. L’œuvre a également reçu le prix du meilleur film africain au Festival du film de Zanzibar et Durban, en Afrique du Sud. « C’était particulièrement réjouissant pour moi personnellement, car ce prix représente une reconnaissance du continent africain grâce à l’authenticité que nous nous sommes efforcés d’atteindre », a expliqué à l’AED M. Rosen. « Pour nous, cette histoire se caractérise par une authenticité qui exprime, dans son universalité et son actualité, un message en lien direct avec notre époque », affirme le producteur. La cérémonie des Oscars aura lieu le 4 mars prochain.

 

 

Tobias Rosen, producteur de Watu Wote et la réalisatrice Katja Benrath durant le tournage au Kenya.  Voir la Bande-Annonce : https://www.youtube.com/watch?v=KYGUQQJqKjI

 

Aide à l’Église en Détresse est un organisme international de charité catholique qui soutient en moyenne chaque année plus de 5 000 projets pastoraux – et exceptionnellement d’urgence – dans le monde entier, grâce à l’action de 24 bureaux nationaux, dont celui du Canada, situé à Montréal depuis 30 ans. L’œuvre pontificale soutient des projets de formation, de transport, de construction et tient également à conserver le volet information et sensibilisation, qui permet de mieux faire comprendre la situation des Églises locales et de la persécution religieuse, que ce soit celle vécue par les chrétiens (Persécutés et oubliés 2015-17), ou plus largement, la liberté religieuse, toutes religions confondues (Rapport sur la liberté religieuse 2016). Un nouveau rapport doit sortir à l’automne 2018.  

 

Aide à l’Église en Détresse jouit aussi d’une grande présence médiatique, grâce à des documentaires sur les Églises catholiques locales dans le monde et à la série télé Where God Weeps, le tout produit par CRTN, Catholic, Radio and Television Network.  (http://www.crtn.org)

 

Droits des photos : Hamburg Media School/Eric Mwangi


 

 

 

Projet de la semaine AED: bateaux pour la pastorale dans la région amazonienne

21.12.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Amérique du Sud, Brésil, Motorisation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Les succès de l’AED… au Brésil !

Deux bateaux pour la pastorale dans la région amazonienne

 

La prélature de Tefé est située dans la région amazonienne du nord du Brésil. Elle est d’une superficie de 265 000 km2, et donc, presque aussi grande que l’Italie. Certaines parties de ce territoire aux distances immenses ne peuvent être atteintes que par voie navigable. Cela représente un grand défi pour l’Église catholique, parce que les 14 paroisses avec leurs 520 petites chapelles sont dispersées dans la région le long des rives des fleuves. Les prêtres et les missionnaires laïcs devaient faire de deux à trois jours pour se rendre d’une paroisse à une autre.

 

Les bateaux utilisés jusqu’à présent pour la pastorale étaient en bois et avaient déjà près de vingt ans. Leur entretien devenait de plus en plus cher parce qu’ils consommaient beaucoup de carburant. En raison du renforcement des lois environnementales, il devenait également de plus en plus difficile et coûteux d’obtenir du bois de charpente pour réparer les bateaux. Par ailleurs les voyages, effectués sur des centaines de kilomètres, étaient longs et pénibles. Il fallait jusqu’à 120 heures pour atteindre la paroisse la plus éloignée. Les fidèles devaient donc souvent attendre très longtemps entre deux visites. Et, moins les fidèles participent à la vie de l’Église et sont soutenus pastoralement, plus les sectes – souvent puissantes financièrement – ont de la facilité à se répandre et à recruter de nouveaux adeptes.

 

Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, deux bateaux en aluminium ont pu être achetés. Cela a réduit de moitié les temps de déplacement d’une paroisse à l’autre, si bien que les missionnaires peuvent désormais visiter  les différentes paroisses plus régulièrement. La consommation de carburant a également beaucoup baissé .

 

 

Chacun des bateaux fait douze mètres de long, trois mètres de large. C’est une véritable « station missionnaire flottante » avec une petite cuisine et une salle de bains. Jusqu’à dix personnes peuvent y dormir et il y a 35 places assises pour les fêtes et les messes. Les deux bateaux portent le logo de la prélature et un nom religieux, si bien qu’ilssont facilement reconnaissables comme bateaux missionnaires. L’un d’eux a même reçu le nom du père Werenfried van Straaten, fondateur de l’AED. Les fidèles se réjouissent que l’Église vienne désormais à eux plus souvent, et ils remercient tous les bienfaiteurs du fond du cœur ! Grâce à votre aide, deux autres bateaux missionnaires sont en construction et seront disponibles prochainement.

 
Si vous souhaitez soutenir ce project ou un projet de formation similaire,
merci de donner en cliquant ici

 


 

Notre projet de la semaine – Une voiture rejoindre les paroissiens au Chili

12.10.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Chili, Chrétiens Catholique, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Chili

Une voiture rejoindre les paroissiens

 

Mgr René Rebolledo Salinas fait face à de grands défis. L’archidiocèse de La Serena, qui fait plus de 40 000 kilomètres carrés, est aussi grand que la Suisse. Les distances sont énormes, et les 500 000 catholiques de l’archidiocèse qui vivent dans la région y sont très dispersés. Les routes pour se rendre dans les vallées où se trouvent les villages sont souvent en très mauvais état.

La situation s’est aggravée en 2015 lors du terrible tremblement de terre qui a dévasté une partie du pays, et dont on voit encore les traces aujourd’hui. Une soixantaine d’églises, de chapelles et de presbytères ont été endommagés à divers degrés et certains édifices ont carrément été détruits. La plupart des gens gagnent leur pain quotidien dans leurs humbles champs. Les emplois sont rares et les gens vivent au jour le jour. Mais leur foi est forte et imprègne toute leur vie.

L’archevêque René Osvaldo Rebolledo Salinas pendant une procession

Mgr René Rebolledo Salinas voudrait être un bon berger pour ses fidèles. Mais, afin de pouvoir être à leurs côtés, il doit être en mesure de parvenir jusqu’à eux. Cependant, sa vieille voiture est dans un très mauvais état et n’est pas adaptée à la situation désastreuse des routes. Les coûts des réparations sont de plus en plus élevés et sont pour lui un gros fardeau. L’archevêque a besoin de toute urgence d’un véhicule robuste et fiable afin de pouvoir être là où sont les gens.

L’AED lui a promis 18 980 dollars!