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Entrevue – Syrie, l’insécurité règne

30.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Construction, Entrevue, Moyen-Orient, PROJETS AED, Syrie, Voyager avec l'AED

Syrie

« Nous ne sommes jamais en sécurité »

Père Andrzej Halemba, responsable des projets pour le Moyen-Orient de l’œuvre internationale de charité catholique Aide à l’Église en Détresse (AED), vient de rentrer d’un voyage en Syrie. Dans une entrevue accordée au service de l’information de l’œuvre pontificale, il parle de la situation actuelle catastrophique dans ce pays ravagé par la guerre.

 

Quelle est la situation actuelle en Syrie?

En ce moment, tout le monde retient son souffle en Syrie parce que la situation semble prometteuse, mais d’autre part, nous sommes confrontés à une catastrophe humanitaire d’une ampleur gigantesque. Les gens ont bien retrouvé espoir et sont reconnaissants du peu de paix dont ils bénéficient à nouveau, mais bien entendu, cette paix est loin d’être parfaite. À Damas au cours des deux jours qu’a duré mon séjour, tout était calme. Mais dimanche, il y a eu à nouveau huit explosions dans la périphérie de la ville. Daech, Al-Nosra et d’autres partisans d’Al-Qaida veulent déstabiliser la situation et prouver que sans eux, il n’y aura pas de paix en Syrie.

Au cours des cinq dernières années, la Syrie a complètement changé. Ce pays riche, où régnait la paix et qui bénéficiait d’une très bonne situation économique, a été complètement détruit en un laps de temps très court.

Des enfants entourent l'image du Christ qui porte sa couronne, le jour de la Fête de la Croix glorieuse (14 septembre). Une lumière dans la nuit de la guerre.

Des enfants entourent l’image du Christ qui porte sa couronne, le jour de la Fête de la Croix glorieuse (14 septembre). Une lumière dans la nuit de la guerre.

 

Comment la guerre a-t-elle changé la vie des gens en Syrie?

Avant la guerre, la population syrienne s’élevait à 24,5 millions de personnes. Elle a reculé aujourd’hui à quelque 17 millions à peine. Près de six millions de personnes vivent hors du pays. Il y a plus de 4,8 millions de réfugiés syriens dans les pays voisins et 13,5 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire en Syrie même.

De nombreuses régions sont d’accès très difficile. De plus, les denrées alimentaires sont extrêmement chères. Dans les zones contrôlées par le gouvernement, le prix du riz par exemple a augmenté de près de 250 % depuis 2010, mais dans les zones sous contrôle des rebelles, son prix s’est multiplié par 28! Donc, avec les prix astronomiques des produits alimentaires de base, vous pouvez vous imaginer la misère des gens. Plus de 57 % des personnes ne trouvent pas d’emploi. Ils vivent de la mendicité et de l’aide humanitaire. Quelque 4,6 millions de Syriens se trouvent dans des zones difficilement accessibles.

Tout le monde a peur d’une éventuelle division du pays et de la prolongation du conflit en raison de nouveaux facteurs, tels que les interventions de l’armée turque sur le territoire de la Syrie contre les soi-disant rebelles et contre les Kurdes. La situation est extrêmement complexe, mais certainement pour la première fois depuis plusieurs mois, il y a une infime lueur d’espoir.

 

Quelles sont les expériences qui vous ont le plus bouleversé durant votre voyage en Syrie?

Tout d’abord, les ruines que vous pouvez voir à Damas et aux alentours. C’est une ville tellement belle, et les habitants refusent de désespérer. Malgré la situation difficile, ils essaient de vivre un tant soit peu « normalement ». Mais le paysage des environs de la ville est horrible. Quand nous sommes allés à Homs, nous avons dû utiliser les routes secondaires, car la route principale était bloquée par des tireurs embusqués.

Les rues sont sales, les gens sont pauvrement habillés, les prix se sont envolés et la méfiance règne à tous les niveaux. Le nombre croissant de postes de contrôle a certainement un impact sur le moral et la mentalité des gens : « Nous sommes toujours en danger parce qu’il y a des soldats partout, qui contrôlent chaque voiture et chaque personne ». En raison de la pression constante et des craintes causées par des attaques à la bombe, tout le monde est éreinté, en particulier les policiers.

À Homs, nous avons traversé une place qui a été le théâtre d’une attaque d’Al-Nosra quelques jours auparavant. Les attaquants ont conduit la voiture dans le centre-ville et ont déclenché la bombe au poste de contrôle. Ils y ont trouvé la mort, ainsi que six soldats. Ces attentats terroristes traumatisent durablement et profondément les gens, qui disent : « Nous ne sommes jamais en sécurité ». Ils sont littéralement minés par ce danger permanent.

La situation des familles est dramatique parce qu’elles ne trouvent plus de travail pour se nourrir. Les gens sont soit au chômage, soit extrêmement mal payés. Et les 6,5 millions de déplacés, qui ont dû quitter leurs maisons, ont besoin de louer des logements, mais les prix de location sont extrêmement élevés. Sans revenus, la situation est très précaire.

En outre, les jeunes gens ont très peur d’être recrutés de force par l’armée ou les rebelles pour se battre. Eux sont le plus en danger, c’est pourquoi ils prennent la fuite et quittent le pays. C’est aussi la raison pour laquelle il y a tant d’adolescents et de jeunes gens parmi les réfugiés en Europe.

Le père Halemba parle aux gens venus participer à la messe devant les ruines de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix, Homs (Syrie).

Le père Halemba parle aux gens venus participer à la messe devant les ruines de la cathédrale grec-melkite catholique Notre-Dame-de-la-Paix, Homs (Syrie).

Malgré tout cela, avez-vous vécu des situations qui vous semblaient positives?

Lorsque les gens viennent nous voir et disent : « Nous ne savons pas comment vous remercier » ou bien lorsque, à court de mots, ils éclatent en sanglots parce que personne d’autre ne les aide comme ils en ont besoin, c’est très émouvant pour nous. Ils sont tellement reconnaissants. Mais cette aide ne présente pas seulement un aspect matériel. Cela leur donne beaucoup plus : la force à travers le geste de solidarité qu’ils vivent. À Marmarita, on m’a dit : « Père, il est si important pour nous de sentir qu’on ne nous a pas oubliés. »

AED est l’un des plus grands donateurs qui ont apporté une aide d’urgence en Syrie, en particulier aux chrétiens. Selon les analyses, au moins 195 000 chrétiens et autres personnes ont bénéficié du soutien d’AED, qui soutien s’est manifesté à travers la fourniture de paniers alimentaires, d’électricité, de gaz, des médicaments, de bourses scolaires… nous avons pu identifier près de 17 différentes façons d’aider les Syriens en 2015.

J’ai aussi toujours demandé aux Syriens de prier pour les bienfaiteurs et pour leurs familles. Les gens nous répondent alors : « Nous prions tous les jours pour eux. » Et ils le font vraiment. Beaucoup d’entre eux ont un rosaire sur eux et ne prient pas seulement ensemble dans les églises, mais aussi chacun pour soi. Cette prière forme ici un pont qui permet un échange d’amour du prochain.

Mgr Jean Abdou Arbach dans les ruines de la cathédrale. Aide à l'Église en Détresse veut soutenir la construction de Notre-Dame-de-la-Paix.

Mgr Jean Abdou Arbach, archevêque grec-melkite catholique, dans les ruines de la cathédrale. Aide à l’Église en Détresse veut soutenir la reconstruction de Notre-Dame-de-la-Paix.

Y a-t-il une anecdote particulièrement remarquable issue de vos projets que vous aimeriez partager?

À Damas, il y a une institutrice qui s’est rendue deux fois à l’étranger, une fois aux États-Unis et une fois en Europe. Elle dit : « Je ne peux pas vivre là-bas. Je dois retourner en Syrie et aider les enfants dans les écoles. Je veux vieillir ici et je veux mourir ici. » Cette femme aime son pays malgré toutes les difficultés et malgré la tentation de mener une vie plus facile autre part.

Je me souviens aussi de deux jeunes gens de la Vallée des chrétiens. Ils ont bénéficié d’une excellente formation et parlent tous deux très bien l’anglais. Avec leurs qualifications, ils pourraient facilement trouver du travail dans les pays occidentaux. De plus, leurs parents vivent aux États-Unis et les appellent tous les jours en leur demandant de venir les y rejoindre. Mais ces jeunes gens refusent d’y aller. Ils disent : « Nous devons aider les autres. Il y a tant de gens qui ont besoin de notre aide. » En effet, en leur qualité de bénévoles, ils aident plusieurs centaines de familles — c’est vraiment une attitude très impressionnante.

Célébration de la messe « à la chandelle », devant les ruines de la cathédrale.

Célébration de la messe, « à la chandelle », devant les ruines de la cathédrale.

 

Depuis le début de la guerre en Syrie, qui a éclaté en 2011, l’AED a accordé près de
19 millions CAD pour soutenir des projets humanitaires d’urgence ainsi que de l’aide pastorale.

 

Photo du haut: Vue d’un minaret, à travers une grande fenêtre de la cathédrale détruite de Notre-Dame-de-la-Paix, à Homs en Syrie. Aide à l’Église en Détresse désire soutenir la reconstruction. Merci de soutenir sa reconstruction! 

 

Propos recueillis par Aleksandra Szymzack, ACN international
Adaptation: Mario Bard, AED Canada


 

 

Projet de la semaine AED : loger celles qui donnent la dignité

28.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Construction, Hébergement, PROJETS AED, Religieuses, République démocratique du Congo, Voyager avec l'AED

République Démocratique du Congo

loger celles qui donnent la dignité

 

La République Démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres et sous-développés au monde, que la violence et les conflits armés plongent encore davantage dans la misère : l’insécurité et l’instabilité conduisent à un appauvrissement croissant de la population. Dans cette situation, beaucoup de parents ne se considèrent pas en mesure de s’occuper de leurs enfants.

 

Il n’est pas rare que des enfants soient abandonnés ou rejetés par leur famille. Celles-ci prétextent souvent que l’enfant aurait exercé de la sorcellerie et du mal à la famille. Puis il y a les garçons, qui se joignent souvent à des gangs de bandits, alors que les filles se prostituent, tombent enceintes très jeunes et n’ont personne pour les aider. Elles ne peuvent pas nourrir leurs enfants parce qu’elles n’ont aucune formation scolaire, et ne savent pas comment gagner leur pain en dehors de la prostitution.Construction of a convent for the Congregation Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur in Mbandaka

 

C’est à cause de cela qu’à maints endroits en République Démocratique du Congo, les sœurs de l’ordre des Filles de Notre-Dame du Sacré Cœur s’occupent des personnes qui ont besoin d’aide. Elles prennent soin des enfants des rues et des orphelins, enseignent la couture aux mères mineures afin qu’elles puissent gagner leur vie, organisent des cours d’alphabétisation, s’occupent des personnes âgées, interviennent dans les léproseries et fournissent des soins de santé aux femmes enceintes et aux malades qui, sinon, n’auraient aucun accès aux traitements et aux examens médicaux. Par ailleurs, elles donnent des cours dans les écoles et travaillent en paroisse où elles font, entre autres la catéchèse.

 

Une maison neuve pour les religieuses va maintenant être construite à Mbandaka dans le nord-ouest du pays. Elles s’y occuperont surtout des orphelins et des malades. Aide à l’Église en Détresse a promis de soutenir les travaux à hauteur de 116 800 CAD

Construction of a convent for the Congregation Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur in Mbandaka

 

Projet de la semaine AED : rénovations réussies en Ukraine

21.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Ukraine

Une rénovation réussie pour les frères de Saint-Albert

 

Les frères de Saint-Albert de Zaporyzhya se réjouissent d’avoir pu rénover leur maison. Nos bienfaiteurs leur ont offert 43 800 CAD pour refaire le chauffage, isoler la maison, déshumidifier les murs, en plus d’autres travaux urgents.

 

Frère Wieslaw écrit : « Que Dieu vous bénisse! Grâce à votre aide, nous avons pu faire beaucoup, et la fin des travaux de rénovation est en vue ».

 

Les deux frères polonais « albertains » (c’est le nom donné aux frères de Saint-Albert) ne sont pas les seuls à vivre dans cette maison. En plus de deux nouveaux postulants qui se sont joints à eux, elle offre aussi un toit aux sans-abri. Ils sont accompagnés par des conseils et des gestes concrets. Jusqu’à 26 sans-abri peuvent vivre ici avec les religieux. En hiver, il y a même une quarantaine de personnes qui y trouve refuge. Certains de ces hommes ont activement contribué à la rénovation.

 

L'entrée de la maison des frères, qui abrite la communauté et des personnes sans abris.

L’entrée de la maison des frères, qui abrite la communauté et des personnes sans abris.

 

Les frères organisent aussi une soupe populaire à côté de la cathédrale de Zaporyzhya, où ils nourrissent tous les jours un bon nombre de nécessiteux. Beaucoup d’entre eux sont des retraités qui, sans cette aide, ne pourraient pas s’offrir un repas chaud, compte tenu de la hausse des prix.

 

Devant leur maison, les frères ont installé une petite chapelle mariale avec une statue de Notre-Dame de Fatima qui est éclairée toute la nuit. Un petit havre de paix et de recueillement unique puisque, dans la ville de banlieue où ils habitent, il n’y a pas d’église. C’est pourquoi des passants s’arrêtent souvent devant, et s’agenouillent même parfois pour prier. Les frères s’en réjouissent tout particulièrement.

 

Un grand merci à tous les bienfaiteurs qui les ont aidés!

 

Si vous désirez soutenir des projets similaires ou tout simplement contribuer aux projets les plus urgents que nous avons, merci de donner par le biais de notre site sécurisé en cliquant ici.

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine AED : achat d’un système de panneaux solaires

14.09.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Asie, Construction, Miséricorde, Panneaux solaires, PROJETS AED, Sri Lanka

Sri Lanka

Capter le soleil pour donner plus d’amour

 

Le diocèse de Badulla se situe dans l’une des régions les plus pauvres et les plus abandonnées de l’île du Sri Lanka. L’Église n’a ici aucune source de revenus, et près de 45 ans après son érection, ce diocèse dépend encore presque exclusivement de l’aide de l’étranger.

Les catholiques ne représentent ici qu’une infime minorité. La plupart des gens vivent en travaillant dans des plantations de thé. Les fidèles ne sont pas en mesure de financer l’entretien des paroisses ni de soutenir les prêtres par leurs offrandes, sans parler des autres institutions de l’Église.

 

Dans le diocèse, l’Église catholique gère également une maison de retraite pour les personnes âgées nécessiteuses qui n’ont personne pour s’occuper d’elles. Ses pensionnaires sont pris en charge avec amour par des religieuses. Cependant, ils ne peuvent rien payer pour les soins.Solar System for Devsarana Home for Elderly at Hali Ela

 

C’est le diocèse qui s’occupe des frais. Parmi les coûts les plus importants, figure les factures d’électricité qui sont devenues un lourd fardeau. Pour réussir à économiser sur l’électricité – si cher! – la cuisine se fait au feu de bois. De plus, pour le ménage et l’entretien, il faut renoncer la plupart du temps aux appareils électriques, trop énergivores. Pourtant, ils rendraient tant de choses plus faciles en plus d’améliorer l’hygiène!

 

C’est pourquoi l’évêque a demandé notre soutien pour l’acquisition d’une installation de panneaux solaires qui permettra d’alimenter le foyer en électricité à moindres frais. Aide à l’Église en Détresse a promis de l’aider grâce à un montant de 10 220 CAD.

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine : une église grâce aux bienfaiteurs!

17.08.2016 in Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Construction, PROJETS AED

Kenya

une nouvelle église dans une paroisse de mission

 

 

La paroisse de mission Saint-Charles-Lwanga se situe dans le vicariat apostolique d’Isiolo, dans une région à majorité musulmane. Les catholiques n’y représentent qu’une petite minorité de cinq pour cents. La paroisse a été fondée en 2005 – l’année au cours de laquelle l’ancien vicaire apostolique, Mgr Luigi Locati, a été assassiné au cours d’émeutes. Dans la région, il y a sans cesse des tensions entre agriculteurs et éleveurs de bétail, et malheureusement, il y règne aussi une certaine haine et un rejet des chrétiens au sein de la population musulmane.

 

Cependant, la paroisse Saint-Charles-Lwanga est très vivante. Chaque dimanche, plus de 700 fidèles, essentiellement des enfants et des adolescents, vont à la messe. Le nombre de catéchumènes augmente chaque année. Les prêtres de la paroisse ont beaucoup d’idées pour enraciner profondément la foi dans les cœurs. Par exemple tous les dimanches soir, il y a un concours de narration d’histoires bibliques. De vendredi à dimanche, il y a chaque jour la catéchèse. Par ailleurs, des ateliers sont également organisés pour aborder les questions culturelles, les coutumes et les traditions qui peuvent être préjudiciables à la personne humaine et en contradiction avec l’Évangile du Christ.

Mgr Anthony Ireri Mukobi bénit la nouvelle église,

Mgr Anthony Ireri Mukobi bénit la nouvelle église,

 

Pendant la semaine, les prêtres rendent aussi visite aux familles, là où elles résident avec leurs troupeaux. Il est important que les catholiques connaissent bien leur foi et qu’elle soit forte, parce qu’en tant que minorité, ils subissent de grandes oppositions. Certains musulmans tentent même de détourner les chrétiens de leur foi par des incitations matérielles. Ils promettent par exemple d’offrir un chameau à celui qui renoncera à sa foi chrétienne.

 

La paroisse possède quatre lieux extérieurs où la messe peut être célébrée. Dans l’un d’eux, Saint-Peter-Chechelesi, le nombre de fidèles augmente avec un tel dynamisme qu’une nouvelle paroisse doit y être établie. De nombreux anciens nomades s’installent dans le village, car il dispose d’un puits. Le grand rêve des fidèles était de pouvoir également construire leur propre église. Ils ont organisé des « Harambee » – c’est-à-dire des événements de charité – pour récolter des fonds pour les travaux, mais ils n’ont pas récolté beaucoup d’argent. En effet, 90 pour cent des habitants de cette région frappée par la sécheresse sont très pauvres et doivent se contenter de moins d’un dollar par jour pour vivre.

 

 

Par contre, leur rêve est tout de même devenu réalité grâce au soutien des bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse. L’église a été consacrée dans le cadre d’une grande fête à laquelle l’évêque s’est également rendu, et tout le monde s’est réjoui. Les bienfaiteurs avaient d’abord donné 43 800 CAD, mais comme cela ne suffisait pas encore pour achever les travaux, ils ont offert une aide supplémentaire de 29 200 CAD. Les fidèles de Saint-Peter-Chechelesi sont heureux d’avoir désormais un lieu digne où ils peuvent adorer Dieu.

Merci d’être là pour l’Église!

Les paroissiens fêtent l'inauguration de cette nouvelle église.

Les paroissiens fêtent l’inauguration de cette nouvelle église.

 

 

Project de la semaine de l’AED: Un centre pastoral à Maalaka, au Liban

15.06.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Construction, Liban, PROJETS AED

Liban

Un centre pastoral à Maalaka

 

De plus en plus de chrétiens quittent le Moyen-Orient. Cet exode touche non seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi le Liban. Dans ce pays, qui était le seul pays de la région à majorité chrétienne jusqu’à tout récemment, les chrétiens ne forment plus maintenant qu’une minorité en déclin.

 

Construction of parish center in favour of St Andre parish, MaalakaLa vague d’émigration des chrétiens du Moyen-Orient est sans cesse comparée à un « tsunami ». Le patriarche Gregorios III, chef de l’Église gréco-catholique melkite, a écrit en août 2015 dans une lettre ouverte à la jeunesse : « La vague générale d’émigration parmi les jeunes gens, surtout en Syrie, mais aussi au Liban et en Irak, me brise le cœur, me blesse profondément et m’inflige un coup mortel. Quel est l’avenir de l’Église face à un tel tsunami d’émigration? Qu’adviendra-t-il de notre patrie? Qu’adviendra-t-il de nos paroisses et institutions religieuses? »

 

Au Liban, l’Église tente de répondre à ce « tsunami » grâce à la construction de nouvelles églises et de centres paroissiaux. Parce que, là où les gens se sentent enracinés dans leur paroisse, ils sont plus susceptibles de rester. C’est pourquoi le travail auprès des enfants et des adolescents est particulièrement important.

 

À Maalaka, situé à sept kilomètres de Zahlé non loin de la frontière syro-libanaise, les fidèles melkites catholiques ont construit une nouvelle église consacrée à Saint André. Depuis dix ans, ils ont récolté de l’argent au prix de grands sacrifices. Vivent ici, 650 familles libanaises; en moyenne, ils ont deux ou trois enfants. Ces dernières années, 60 familles fuyant la Syrie sont également arrivées. La paroisse compte au total 3 200 personnes, dont plus de la moitié sont des enfants et des adolescents.

 

 

LEBANON / ZAHLEH-MLC 15/00020 Construction of parish center in favour of St Andre parish, Maalaka

Un centre pastoral doit être maintenant construit dans le sous-sol de l’église, afin que la vie paroissiale soit encore plus intense et que les gens aient un endroit où ils puissent célébrer et pleurer ensemble. Toutes sortes de célébrations et d’événements y auront lieu : mariages, baptêmes, cérémonies de deuil, catéchèse, rencontres de jeunes, cours et programmes sociaux. Ces locaux ont également de l’importance pour la prise en charge des enfants de réfugiés syriens qui doivent être soutenus dans leur intégration à la société libanaise. Aide à l’Église en Détresse fournie une aide de 72 500 $ pour l’agrandissement du centre pastoral.

 

Merci de nous aider à soutenir les chrétiens qui désirent rester au Moyen-Orient!

 

 

 


 

Projet de la semaine: projet d’autonomie à Tanzanie

27.04.2016 in ACN Canada, ACN International, Construction, PROJETS AED, Religieuses

 

Tanzanie

Des religieuses autonomes : merci aux bienfaiteurs d’AED!

 

Self sustainable poultry project for the Sisters of Our Lady Queen of the Apostles of Mbeya - Kisa Convent: Sister with eggs from the poultry project

Religieuse de la Congrégation Notre-Dame, Reine des apôtres à Mbeya – Kisa 

La paroisse de Kisa, dans le diocèse de Mbeya, a été fondée en 1927. Elle compte 3 500 fidèles qui sont soutenus par deux prêtres, cinq religieuses de la Congrégation locale de Notre-Dame, Reine des apôtres, et 25 catéchètes.

 

En 2009, la paroisse a aussi ouvert une école élémentaire, qui est dirigée par des religieuses. En plus de l’éducation, elles font aussi la catéchèse, aident les personnes âgées et les malades, enseignent aux catéchumènes et dépannent également dans d’autres écoles. Elles sont aussi sacristines dans l’église paroissiale.

 

La paroisse compte 12 chapelles, chacune situées à une distance d’environ 15 à 50 kilomètres du siège de la paroisse. Ce qui veut dire que les religieuses doivent parcourir de longues distances. Or, le budget de la paroisse est minime, et les fidèles vivent au jour le jour. La paroisse ne peut donc pas couvrir les frais de subsistance et de déplacement des religieuses.

 

Elles ont donc commencé la culture de fruits et de légumes qu’elles destinent à la vente. Mais, comme leurs recettes étaient insuffisantes, elles ont eu une idée : développer un élevage de poulets afin de pouvoir en vendre la viande et les œufs.

 

Les bienfaiteurs d’AED ont permis, grâce à un montant de 4 785 $ canadiens, la construction d’un poulailler et l’achat de 200 poulets. Elles peuvent désormais subvenir à leurs besoins, et ne plus dépendre de l’aide extérieure!

 

Sœur Felista nous écrit : « Je remercie vraiment Aide à l’Église en Détresse et ses généreux bienfaiteurs. Que le Dieu tout-puissant vous accorde à tous sa grâce céleste. Notre communauté s’engage à toujours prier pour vous et pour tous les bienfaiteurs, et à faire célébrer des messes pour votre mission et votre bien-être. »


 

 

faire un donPour faire un don destiné à ce projet ou bien à un projet similaire, merci de le faire en ligne sur notre nouvelle page de don sécuriser.

 

Si vous préférez nous appeler ou nous écrire, veuillez trouver nos coordonnées ici.

 


 

Projet de la semaine: vite, un endroit pour les familles et les jeunes!

30.03.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Catéchèse, Construction, PROJETS AED, Slovaquie, Voyager avec l'AED

Slovaquie

Pour les jeunes et les familles :
un centre, ça presse! 

 

La paroisse Saint-Stéphane, à Kamenica nad Cirochou, compte 2 600 fidèles. La paroisse se situe dans l’est du pays, à seulement 35 km de la frontière ukrainienne. La région est économiquement plus faible que les autres parties du pays, et le chômage y est élevé. Beaucoup d’enfants se retrouvent avec un seul de leurs parents parce que leur père ou leur mère doivent aller chercher du travail dans une autre partie du pays, ou même à l’étranger, afin de nourrir la famille. Cette situation est un gros problème, et les familles en souffrent.

 

À cela s’ajoutent trois communautés de Roms qui vivent sur le territoire de la paroisse. Dans l’ensemble, la prise en charge pastorale et sociale des membres de l’ethnie des Roms est aussi un défi majeur pour l’Église catholique en Slovaquie.

 

Ce sont deux des raisons pour lesquelles le Père Peter Sepesi se concentre surtout sur la pastorale de la jeunesse et des familles. Il organise des rencontres d’enfants et de jeunes, ainsi que de nombreuses activités pastorales et sociales. Mais il y a un gros problème, parce que la paroisse ne dispose pas d’installations appropriées pour ces événements. C’est pourquoi le sous-sol du presbytère a été aménagé il y a quelques années.

De jeunes communiants en Slovaquie.

De jeunes communiants en Slovaquie.

 

Par contre, les deux pièces sont loin d’être idéales, parce les plafonds y sont bas et qu’elles sont mal éclairées, mal aérées et froides. Malgré tout, ces pièces sont utilisées tous les jours, car c’est là qu’ont lieu les rencontres de jeunes et d’enfants, les réunions de servants de messe, les cours pour les confirmands, les répétitions de la chorale, les cours d’évangélisation et encore bien d’autres choses.

 

S’il y a trop de participants, la réunion doit être transférée à la cantine de l’école; mais alors, la paroisse doit chaque fois se coordonner avec l’école! De plus, le camp d’été pour enfants, que la paroisse organise chaque année en plantant des tentes dans le jardin, rencontre aussi des difficultés dans la mesure où il est difficile, surtout par mauvais temps, de trouver des solutions de rechange au programme.

 

La paroisse aimerait donc construire sur son terrain un bâtiment supplémentaire
qui disposerait d’une salle pour 60 personnes en plus d’autres locaux.
À l’avenir, c’est là que les activités de la paroisse devraient avoir lieu.
Le Père Sepesi, curé, nous a demandé de l’aide pour la construction de ce Centre pastoral.
Nous avons promis l’équivalent de 72 500 dollars canadiens.

 


 

Projet de la semaine: une maison pour la miséricorde

16.03.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Année de la Miséricorde, Centrafrique, Construction, Mario Bard, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

République centrafricaine

 

Rénovation et agrandissement de l’église paroissiale de Bozoum

 

La paroisse Saint-Michel de Bozoum est l’une des plus anciennes paroisses du pays. En 1927, c’est le premier poste missionnaire à avoir été fondé à l’extérieur de l’actuelle capitale, Bangui. Elle est devenue célèbre grâce à l’engagement courageux du Père carme italien Aurelio Gazzera.

 

Ce prêtre aujourd’hui âgé de 53 ans était déjà une légende il y a une dizaine d’années. En 2007, il a en effet réussi à mettre un terme au fléau des « Zaraguinas », des bandits qui pillaient, enlevaient les enfants, extorquaient des rançons et maintenaient la population dans la peur et la terreur. Sans arme, il est allé chez ces bandits qui étaient lourdement armés et les a convaincus de revenir à une vie normale avec leurs familles, à s’améliorer et à laisser les gens vivre en paix. « Ma seule arme était la prière », dit-il. Après quelques mois, les gens ont à nouveau pu vivre en paix et les enfants retourner à l’école. Les enfants des villages de la région chantent encore aujourd’hui une chanson à son sujet : « Merci na Aurelio na Nzapa ti lo » – « Nous remercions Aurelio et son Dieu d’avoir mis à bas aux armes des bandits ».

Une célébration dans l'église de Bozoum, en RCA. Besoins de réparation et agrandissement sont au programme, et l'AED compte bien soutenir le père Aurelio dans son projet.

Une célébration dans l’église de Bozoum, en RCA. Besoins de réparation et agrandissement sont au programme, et l’AED compte bien soutenir le père Aurelio dans son projet.

 

Mais mondialement, Bozoum s’est surtout fait connaître pendant la guerre sanglante des années 2013 et 2014, quand le Père Aurelio a réussi à empêcher un massacre dans sa ville. Grâce à ses infatigables négociations de paix menées avec tous les groupes armés et entre les différents groupes ethniques, il a sauvé des centaines de vies. De nombreux médias du monde entier ont écrit à propos de l’engagement courageux de ce prêtre qui, avec ce geste et à plusieurs reprises, a failli payer de sa propre vie. « Même s’ils me tuent, je ne meurs pas », est sa devise.

 

Lors de ces négociations, il a été frappé par les rebelles, sa voiture a été mitraillée, et une foule de musulmans en colère l’a presque lynché. Quand des pierres sont tombées sur sa voiture et que des gens en colère ont pointé des armes sur lui, le Père Aurelio a prié le Rosaire. Le prêtre a pris l’Évangile au pied de la lettre : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent! »

Non à la vengeance, oui à la générosité

Immédiatement après cet incident, il s’est mis en route avec quelques bénévoles de la paroisse pour fournir, à ses propres frais, de l’eau potable, du riz et des médicaments aux musulmans qui s’étaient tous retranchés dans un espace confiné pour se protéger des actes de vengeance. Par contre, il voulait surtout les consoler, indique le missionnaire.
« Il s’agissait des mêmes personnes qui m’avaient menacé et avaient brisé les vitres de ma voiture avec des pierres. Ils n’étaient plus que des enfants, des femmes et des hommes apeurés et dans le besoin », nous a-t-il raconté.

 

Il a même réussi à pousser les fidèles de sa paroisse à pratiquer une charité active envers les musulmans. Prudemment, le prêtre a d’abord tenté de demander aux gens d’apporter de l’argent et de la nourriture à l’église pour aider les musulmans. « Je n’ai pas fait trop de pression, parce que je sais que les plaies sont encore ouvertes. Beaucoup ont perdu un membre de leur famille, d’autres ont des parents qui ont été torturés, certains ont été dévalisés et ils ont tous dû passer plusieurs semaines loin de chez eux, et tout cela à cause des rebelles de la Séléka – à prédominance musulmane – et des musulmans ».

Mais à la fin, le Père Aurelio a été submergé par leur générosité : « Habituellement, lors de la collecte qui a lieu une fois par mois pour les pauvres, les fidèles apportent de la nourriture pour les orphelins et un peu d’argent (entre 20 et 30 dollars). Ce dimanche-là, les chrétiens m’ont touché : ils ont apporté énormément de nourriture et ont recueilli plus de 100 dollars! » C’est beaucoup d’argent dans un pays où sévit une misère extrême*. Il ajoute avec émotion : « Les fidèles ont été capables de faire plus pour leurs anciens ennemis que ce qu’ils font habituellement pour leurs frères et sœurs pauvres de la paroisse ».


Un lieu plus grand pour la miséricorde

 

Le Père Aurelio sait que le plus important est de briser la terrible spirale de haine et de vengeance, et après la guerre, de reconstruire non seulement les maisons détruites, mais aussi et surtout les cœurs et les consciences des gens. C’est l’occasion, spécialement en cette année de la miséricorde. D’ailleurs, le Pape François a commencé l’Année Sainte par anticipation. Le 29 novembre 2015, il a ouvert la Porte Sainte de la cathédrale de Bangui au cours de son voyage en République centrafricaine; il a voulu faire tout spécialement ressentir cette charité, dans ce pays déchiré par la haine et la violence. Dans son discours, il a proclamé Bangui « capitale spirituelle du monde ».

Le Père Aurelio veut annoncer à tous ce message de la Miséricorde de Dieu. Il porte la prêtrise jusqu’au fond de son âme. « Si je donne à manger à quelqu’un qui a faim, c’est déjà quelque chose. Mais, si je peux lui donner la vraie nourriture, à savoir le Christ, alors je lui donne tout. » Sa paroisse est florissante, plus de 100 personnes s’y font baptiser chaque année et des vocations religieuses sont aussi issues de cette paroisse. De plus, l’église est pleine à chaque messe. Par contre, alors que tout cela est l’occasion de se réjouir, cette situation pose également un joyeux problème : l’église est devenue trop petite!

De plus, achevée dans les années 60, la bâtisse est maintenant endommagée et fissurée jusque dans ses fondations. Ces dommages doivent être réparés. Le Père Aurelio voudrait en profiter pour agrandir l’église afin que davantage de fidèles puissent y trouver place.

Aide à l’Église en Détresse à décider de soutenir le projet
de ce bâtisseur de paix et de miséricorde,
avec un montant de 58 000 dollars canadiens.
Puisse l’église paroissiale de Bozoum
devenir un lieu de rencontre du père
de la parabole de l’Enfant prodigue,
pour encore plus de fidèles.

*2e pays le plus pauvre au monde selon le FMI.

 

Les vocations fleurissent à Bozoum.

Les vocations fleurissent à Bozoum.


 

Projet de la semaine : une chapelle offerte à tous

02.03.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Construction, PROJETS AED, Religieuses, Voyager avec l'AED

Argentine

Une chapelle chez les Petites Sœurs de l’Agneau

 

Construction of a chapel at the monastery light of the Gospel, little sisters of the lamb - dominicans (additional aid)La communauté des Petites sœurs de l’Agneau est une communauté nouvelle, fondée en France en 1983. Bien qu’elle n’existe que depuis 33 ans, la communauté compte déjà 120 sœurs, qui sont actives dans dix pays. Elles suivent le modèle franciscain et dominicain et vivent une vie semi-contemplative, c’est-à-dire que l’adoration et la contemplation forment une grande partie de leur charisme, mais en même temps elles suivent aussi Jésus qui a traversé la Galilée à la recherche de la « brebis perdue ».
Elles se consacrent donc aussi au service des gens.

 

Construction of a chapel at the monastery light of the Gospel, little sisters of the lamb - dominicans (additional aid)En 1996, elles ont ouvert une maison à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine. Les sœurs s’y occupent des enfants et des familles qui vivent dans la rue. Elles accueillent les pauvres et offrent aux étudiants des universités voisines un foyer spirituel. Leur couvent se compose d’un bâtiment d’habitation à un étage dans lequel deux chambres ont été transformées en petite chapelle. Les autres pièces servent de chambres d’ami et d’atelier. Dans l’arrière-cour, il y a encore plusieurs bâtiments tout simples et très petits, où se trouvent les cellules et les salles communes des huit religieuses.

 

Une chapelle doit maintenant être construite. Elle sera reconnaissable et accessible de la rue. Le Pape François ainsi que l’archevêque de Buenos Aires ont expressément souhaité que ce projet voie le jour, et l’avaient instamment confié à Aide à l’Église en Détresse (AED) dès 2011, en espérant que la chapelle et la présence des religieuses « encouragent les nombreux jeunes étudiants qui y passent à mener une vie chrétienne et sacramentelle ».

 

Pour atteindre cet objectif, le bâtiment avant doit être reconstruit et doté d’une façade digne de ce nom. La construction a déjà commencé, et AED a déjà fourni une aide de 87 000 dollars canadiens. Cependant, la forte inflation en Argentine a conduit à une augmentation considérable du prix des matériaux de construction. Nous fournirons donc une nouvelle aide de 145 000 dollars canadiens.