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Construction

 

Projet de la semaine: projet d’autonomie à Tanzanie

27.04.2016 in ACN Canada, ACN International, Construction, PROJETS AED, Religieuses

 

Tanzanie

Des religieuses autonomes : merci aux bienfaiteurs d’AED!

 

Self sustainable poultry project for the Sisters of Our Lady Queen of the Apostles of Mbeya - Kisa Convent: Sister with eggs from the poultry project

Religieuse de la Congrégation Notre-Dame, Reine des apôtres à Mbeya – Kisa 

La paroisse de Kisa, dans le diocèse de Mbeya, a été fondée en 1927. Elle compte 3 500 fidèles qui sont soutenus par deux prêtres, cinq religieuses de la Congrégation locale de Notre-Dame, Reine des apôtres, et 25 catéchètes.

 

En 2009, la paroisse a aussi ouvert une école élémentaire, qui est dirigée par des religieuses. En plus de l’éducation, elles font aussi la catéchèse, aident les personnes âgées et les malades, enseignent aux catéchumènes et dépannent également dans d’autres écoles. Elles sont aussi sacristines dans l’église paroissiale.

 

La paroisse compte 12 chapelles, chacune situées à une distance d’environ 15 à 50 kilomètres du siège de la paroisse. Ce qui veut dire que les religieuses doivent parcourir de longues distances. Or, le budget de la paroisse est minime, et les fidèles vivent au jour le jour. La paroisse ne peut donc pas couvrir les frais de subsistance et de déplacement des religieuses.

 

Elles ont donc commencé la culture de fruits et de légumes qu’elles destinent à la vente. Mais, comme leurs recettes étaient insuffisantes, elles ont eu une idée : développer un élevage de poulets afin de pouvoir en vendre la viande et les œufs.

 

Les bienfaiteurs d’AED ont permis, grâce à un montant de 4 785 $ canadiens, la construction d’un poulailler et l’achat de 200 poulets. Elles peuvent désormais subvenir à leurs besoins, et ne plus dépendre de l’aide extérieure!

 

Sœur Felista nous écrit : « Je remercie vraiment Aide à l’Église en Détresse et ses généreux bienfaiteurs. Que le Dieu tout-puissant vous accorde à tous sa grâce céleste. Notre communauté s’engage à toujours prier pour vous et pour tous les bienfaiteurs, et à faire célébrer des messes pour votre mission et votre bien-être. »


 

 

faire un donPour faire un don destiné à ce projet ou bien à un projet similaire, merci de le faire en ligne sur notre nouvelle page de don sécuriser.

 

Si vous préférez nous appeler ou nous écrire, veuillez trouver nos coordonnées ici.

 


 

Projet de la semaine: vite, un endroit pour les familles et les jeunes!

30.03.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Catéchèse, Construction, PROJETS AED, Slovaquie, Voyager avec l'AED

Slovaquie

Pour les jeunes et les familles :
un centre, ça presse! 

 

La paroisse Saint-Stéphane, à Kamenica nad Cirochou, compte 2 600 fidèles. La paroisse se situe dans l’est du pays, à seulement 35 km de la frontière ukrainienne. La région est économiquement plus faible que les autres parties du pays, et le chômage y est élevé. Beaucoup d’enfants se retrouvent avec un seul de leurs parents parce que leur père ou leur mère doivent aller chercher du travail dans une autre partie du pays, ou même à l’étranger, afin de nourrir la famille. Cette situation est un gros problème, et les familles en souffrent.

 

À cela s’ajoutent trois communautés de Roms qui vivent sur le territoire de la paroisse. Dans l’ensemble, la prise en charge pastorale et sociale des membres de l’ethnie des Roms est aussi un défi majeur pour l’Église catholique en Slovaquie.

 

Ce sont deux des raisons pour lesquelles le Père Peter Sepesi se concentre surtout sur la pastorale de la jeunesse et des familles. Il organise des rencontres d’enfants et de jeunes, ainsi que de nombreuses activités pastorales et sociales. Mais il y a un gros problème, parce que la paroisse ne dispose pas d’installations appropriées pour ces événements. C’est pourquoi le sous-sol du presbytère a été aménagé il y a quelques années.

De jeunes communiants en Slovaquie.

De jeunes communiants en Slovaquie.

 

Par contre, les deux pièces sont loin d’être idéales, parce les plafonds y sont bas et qu’elles sont mal éclairées, mal aérées et froides. Malgré tout, ces pièces sont utilisées tous les jours, car c’est là qu’ont lieu les rencontres de jeunes et d’enfants, les réunions de servants de messe, les cours pour les confirmands, les répétitions de la chorale, les cours d’évangélisation et encore bien d’autres choses.

 

S’il y a trop de participants, la réunion doit être transférée à la cantine de l’école; mais alors, la paroisse doit chaque fois se coordonner avec l’école! De plus, le camp d’été pour enfants, que la paroisse organise chaque année en plantant des tentes dans le jardin, rencontre aussi des difficultés dans la mesure où il est difficile, surtout par mauvais temps, de trouver des solutions de rechange au programme.

 

La paroisse aimerait donc construire sur son terrain un bâtiment supplémentaire
qui disposerait d’une salle pour 60 personnes en plus d’autres locaux.
À l’avenir, c’est là que les activités de la paroisse devraient avoir lieu.
Le Père Sepesi, curé, nous a demandé de l’aide pour la construction de ce Centre pastoral.
Nous avons promis l’équivalent de 72 500 dollars canadiens.

 


 

Projet de la semaine: une maison pour la miséricorde

16.03.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Année de la Miséricorde, Centrafrique, Construction, Mario Bard, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

République centrafricaine

 

Rénovation et agrandissement de l’église paroissiale de Bozoum

 

La paroisse Saint-Michel de Bozoum est l’une des plus anciennes paroisses du pays. En 1927, c’est le premier poste missionnaire à avoir été fondé à l’extérieur de l’actuelle capitale, Bangui. Elle est devenue célèbre grâce à l’engagement courageux du Père carme italien Aurelio Gazzera.

 

Ce prêtre aujourd’hui âgé de 53 ans était déjà une légende il y a une dizaine d’années. En 2007, il a en effet réussi à mettre un terme au fléau des « Zaraguinas », des bandits qui pillaient, enlevaient les enfants, extorquaient des rançons et maintenaient la population dans la peur et la terreur. Sans arme, il est allé chez ces bandits qui étaient lourdement armés et les a convaincus de revenir à une vie normale avec leurs familles, à s’améliorer et à laisser les gens vivre en paix. « Ma seule arme était la prière », dit-il. Après quelques mois, les gens ont à nouveau pu vivre en paix et les enfants retourner à l’école. Les enfants des villages de la région chantent encore aujourd’hui une chanson à son sujet : « Merci na Aurelio na Nzapa ti lo » – « Nous remercions Aurelio et son Dieu d’avoir mis à bas aux armes des bandits ».

Une célébration dans l'église de Bozoum, en RCA. Besoins de réparation et agrandissement sont au programme, et l'AED compte bien soutenir le père Aurelio dans son projet.

Une célébration dans l’église de Bozoum, en RCA. Besoins de réparation et agrandissement sont au programme, et l’AED compte bien soutenir le père Aurelio dans son projet.

 

Mais mondialement, Bozoum s’est surtout fait connaître pendant la guerre sanglante des années 2013 et 2014, quand le Père Aurelio a réussi à empêcher un massacre dans sa ville. Grâce à ses infatigables négociations de paix menées avec tous les groupes armés et entre les différents groupes ethniques, il a sauvé des centaines de vies. De nombreux médias du monde entier ont écrit à propos de l’engagement courageux de ce prêtre qui, avec ce geste et à plusieurs reprises, a failli payer de sa propre vie. « Même s’ils me tuent, je ne meurs pas », est sa devise.

 

Lors de ces négociations, il a été frappé par les rebelles, sa voiture a été mitraillée, et une foule de musulmans en colère l’a presque lynché. Quand des pierres sont tombées sur sa voiture et que des gens en colère ont pointé des armes sur lui, le Père Aurelio a prié le Rosaire. Le prêtre a pris l’Évangile au pied de la lettre : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent! »

Non à la vengeance, oui à la générosité

Immédiatement après cet incident, il s’est mis en route avec quelques bénévoles de la paroisse pour fournir, à ses propres frais, de l’eau potable, du riz et des médicaments aux musulmans qui s’étaient tous retranchés dans un espace confiné pour se protéger des actes de vengeance. Par contre, il voulait surtout les consoler, indique le missionnaire.
« Il s’agissait des mêmes personnes qui m’avaient menacé et avaient brisé les vitres de ma voiture avec des pierres. Ils n’étaient plus que des enfants, des femmes et des hommes apeurés et dans le besoin », nous a-t-il raconté.

 

Il a même réussi à pousser les fidèles de sa paroisse à pratiquer une charité active envers les musulmans. Prudemment, le prêtre a d’abord tenté de demander aux gens d’apporter de l’argent et de la nourriture à l’église pour aider les musulmans. « Je n’ai pas fait trop de pression, parce que je sais que les plaies sont encore ouvertes. Beaucoup ont perdu un membre de leur famille, d’autres ont des parents qui ont été torturés, certains ont été dévalisés et ils ont tous dû passer plusieurs semaines loin de chez eux, et tout cela à cause des rebelles de la Séléka – à prédominance musulmane – et des musulmans ».

Mais à la fin, le Père Aurelio a été submergé par leur générosité : « Habituellement, lors de la collecte qui a lieu une fois par mois pour les pauvres, les fidèles apportent de la nourriture pour les orphelins et un peu d’argent (entre 20 et 30 dollars). Ce dimanche-là, les chrétiens m’ont touché : ils ont apporté énormément de nourriture et ont recueilli plus de 100 dollars! » C’est beaucoup d’argent dans un pays où sévit une misère extrême*. Il ajoute avec émotion : « Les fidèles ont été capables de faire plus pour leurs anciens ennemis que ce qu’ils font habituellement pour leurs frères et sœurs pauvres de la paroisse ».


Un lieu plus grand pour la miséricorde

 

Le Père Aurelio sait que le plus important est de briser la terrible spirale de haine et de vengeance, et après la guerre, de reconstruire non seulement les maisons détruites, mais aussi et surtout les cœurs et les consciences des gens. C’est l’occasion, spécialement en cette année de la miséricorde. D’ailleurs, le Pape François a commencé l’Année Sainte par anticipation. Le 29 novembre 2015, il a ouvert la Porte Sainte de la cathédrale de Bangui au cours de son voyage en République centrafricaine; il a voulu faire tout spécialement ressentir cette charité, dans ce pays déchiré par la haine et la violence. Dans son discours, il a proclamé Bangui « capitale spirituelle du monde ».

Le Père Aurelio veut annoncer à tous ce message de la Miséricorde de Dieu. Il porte la prêtrise jusqu’au fond de son âme. « Si je donne à manger à quelqu’un qui a faim, c’est déjà quelque chose. Mais, si je peux lui donner la vraie nourriture, à savoir le Christ, alors je lui donne tout. » Sa paroisse est florissante, plus de 100 personnes s’y font baptiser chaque année et des vocations religieuses sont aussi issues de cette paroisse. De plus, l’église est pleine à chaque messe. Par contre, alors que tout cela est l’occasion de se réjouir, cette situation pose également un joyeux problème : l’église est devenue trop petite!

De plus, achevée dans les années 60, la bâtisse est maintenant endommagée et fissurée jusque dans ses fondations. Ces dommages doivent être réparés. Le Père Aurelio voudrait en profiter pour agrandir l’église afin que davantage de fidèles puissent y trouver place.

Aide à l’Église en Détresse à décider de soutenir le projet
de ce bâtisseur de paix et de miséricorde,
avec un montant de 58 000 dollars canadiens.
Puisse l’église paroissiale de Bozoum
devenir un lieu de rencontre du père
de la parabole de l’Enfant prodigue,
pour encore plus de fidèles.

*2e pays le plus pauvre au monde selon le FMI.

 

Les vocations fleurissent à Bozoum.

Les vocations fleurissent à Bozoum.


 

Projet de la semaine : une chapelle offerte à tous

02.03.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Construction, PROJETS AED, Religieuses, Voyager avec l'AED

Argentine

Une chapelle chez les Petites Sœurs de l’Agneau

 

Construction of a chapel at the monastery light of the Gospel, little sisters of the lamb - dominicans (additional aid)La communauté des Petites sœurs de l’Agneau est une communauté nouvelle, fondée en France en 1983. Bien qu’elle n’existe que depuis 33 ans, la communauté compte déjà 120 sœurs, qui sont actives dans dix pays. Elles suivent le modèle franciscain et dominicain et vivent une vie semi-contemplative, c’est-à-dire que l’adoration et la contemplation forment une grande partie de leur charisme, mais en même temps elles suivent aussi Jésus qui a traversé la Galilée à la recherche de la « brebis perdue ».
Elles se consacrent donc aussi au service des gens.

 

Construction of a chapel at the monastery light of the Gospel, little sisters of the lamb - dominicans (additional aid)En 1996, elles ont ouvert une maison à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine. Les sœurs s’y occupent des enfants et des familles qui vivent dans la rue. Elles accueillent les pauvres et offrent aux étudiants des universités voisines un foyer spirituel. Leur couvent se compose d’un bâtiment d’habitation à un étage dans lequel deux chambres ont été transformées en petite chapelle. Les autres pièces servent de chambres d’ami et d’atelier. Dans l’arrière-cour, il y a encore plusieurs bâtiments tout simples et très petits, où se trouvent les cellules et les salles communes des huit religieuses.

 

Une chapelle doit maintenant être construite. Elle sera reconnaissable et accessible de la rue. Le Pape François ainsi que l’archevêque de Buenos Aires ont expressément souhaité que ce projet voie le jour, et l’avaient instamment confié à Aide à l’Église en Détresse (AED) dès 2011, en espérant que la chapelle et la présence des religieuses « encouragent les nombreux jeunes étudiants qui y passent à mener une vie chrétienne et sacramentelle ».

 

Pour atteindre cet objectif, le bâtiment avant doit être reconstruit et doté d’une façade digne de ce nom. La construction a déjà commencé, et AED a déjà fourni une aide de 87 000 dollars canadiens. Cependant, la forte inflation en Argentine a conduit à une augmentation considérable du prix des matériaux de construction. Nous fournirons donc une nouvelle aide de 145 000 dollars canadiens.

 

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine: construire pour faire grandir

17.02.2016 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Brésil, Construction, Mario Bard, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Photo ci-haut: une vieille dame et le père Jailton Raimondo.

Brésil

construction d’un centre catéchétique à Tefé

 

La paroisse Saint Antoine, à Tefé (État fédéral d’Amazonas) a été fondée en 2007. Elle contient trois chapelles dans la ville, ainsi que trois autres en zone rurale.  Ce sont les Franciscains conventuels qui s’occupent de la paroisse.

 

L’Église est confrontée à des défis majeurs dans la région : la pénurie de prêtres est si grande que plusieurs sectes cherchent à recruter des fidèles. Par contre, elle est aussi une référence sociale. Les membres de la chapelle Notre-Dame de Fatima sont très actifs et soutiennent beaucoup les prêtres dans leur travail pastoral et social.

Des jeunes célèbrent la messe à l'extérieur.

Construire un centre où les jeunes puissent célébrer la messe à l’abri des éléments.

 

C’est important, surtout pour le travail auprès de la jeunesse, car les jeunes sont des proies faciles pour les trafiquants de drogue et les proxénètes. La paroisse voudrait donc construire un centre pastoral, entre autres pour sortir de la rue les enfants et les adolescents.

 

La communauté est déjà très active, et en plus de la catéchèse et des autres offres à caractère religieux, elle propose aussi des cours de musique, si bien que les jeunes peuvent apprendre la guitare ou l’orgue électronique, et ainsi s’occuper intelligemment. En même temps, la musique leur permet de contribuer à l’embellissement des offices religieux. La paroisse est également engagée en faveur des personnes handicapées afin qu’elles puissent trouver un emploi, en plus de soutenir les familles dans le besoin. Enfin, un psychologue est disponible une fois par semaine.

 

 

Le centre pastoral est important pour mieux organiser les activités. Si le centre n’est pas construit, les Franciscains craignent que les jeunes tournent à nouveau le dos à l’Église et retournent dans la rue, là où ils peuvent facilement retomber dans des sectes ou dans les griffes des criminels. C’est pourquoi Aide à l’Église en Détresse soutient la construction du centre catéchétique à hauteur de 24 650 $ dollars canadiens.

 

 

La présence de compassion du père Jailton Raimundo sont essentielles. Lui assurer un lieu d'apostolat l'est tout autant.

La présence de compassion du père Jailton Raimundo est essentiel. Lui assurer un lieu d’apostolat l’est tout autant.


 

Le projet de la semaine: Haïti

17.12.2015 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Construction, Mario Bard, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Haïti

Le soleil à la rescousse

Chaque semaine, Aide à l’Église en Détresse Canada présente un projet que l’organisme international aimerait soutenir.
Aujourd’hui, c’est dans la Perle des Antilles que nous vous convions, là où le soleil peut créer beaucoup d’énergie. 

 

Une installation solaire pour une paroisse de Basse-Voldrogue.

Père Stanley Fleuriot.

Père Stanley Fleuriot

Voilà un an et demi que le Père Stanley Fleuriot est dans l’obscurité. En effet, il n’y a pas d’électricité dans la nouvelle paroisse Sainte-Anne, à Basse-Voldrogue. Le prêtre vit dans une petite maison qui est sans fenêtre. Il s’aide d’une pauvre lampe à gaz ou solaire, qui est également la seule lumière pour célébrer l’eucharistie.

La paroisse est très pauvre. Elle se situe à 25 km de la ville de Jérémie (Sud du pays).
25 000 personnes y vivent. Mgr Joseph Gontrand Decoste est convaincu que la communauté est très forte au niveau spirituel. C’est pourquoi il a fondé une nouvelle paroisse. Mais elle n’en est qu’à ses débuts, et il va falloir créer un minimum d’infrastructures.

 

En ce moment, ce qui manque le plus, c’est une petite installation photovoltaïque afin de fournir au moins un peu de courant électrique. Avec 4060 dollars canadiens, nous voudrions aider le Père Fleuriot à ne plus rester dans l’obscurité.

 

 

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Une chapelle, « petit morceau de la patrie perdue »

01.12.2015 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., AMOUR, Construction, Irak, Moyen-Orient, Oliver Maksan, Persécution, PROJETS AED, Refugiés

Irak

« Un petit morceau de la patrie perdue »

Inauguration de la chapelle dédiée à la Vierge Marie, dans le camps du même nom. de nombreuses familles chrétiennes de la Plaine de Ninive s'y retrouvent. Maintenant, elles auront un endroit propice à la prière.

Inauguration de la chapelle dédiée à la Vierge Marie, dans le camps du même nom. de nombreuses familles chrétiennes de la Plaine de Ninive s’y retrouvent. Maintenant, elles auront un endroit propice à la prière.

Avec le soutien d’Aide à l’Église en Détresse (AED), une chapelle pour les réfugiés ayant fui État islamique (EI) a pu être inaugurée à Bagdad

Le Père Luis Montes est heureux. « Récemment, nous avons pu inaugurer une nouvelle chapelle. Il était grand temps que nos réfugiés reçoivent leur propre petite église. Cela leur rend un petit morceau de leur patrie perdue. Et maintenant, les gens peuvent se rendre à la messe sans craindre pour leur vie. »

 

Ce prêtre argentin membre de l’Institut du Verbe incarné vit depuis cinq ans à Bagdad, l’une des villes les plus dangereuses du monde. « Rien qu’en octobre, il y a eu 128 attentats à la bombe à Bagdad. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que les gens aient peur de sortir dans la rue pour se rendre à l’église. » Il rapporte qu’en fait, la prochaine église n’est pas très éloignée. « Mais à cause du danger, il est important que l’Église vienne chez eux, dans le camp de réfugiés. »

 

135 familles originaires de la plaine de Ninive, près de Mossoul, vivent depuis l’an dernier dans le camp de réfugiés qui porte le nom de la Vierge Marie. Une caravane d’habitation a été attribuée à chaque famille. Tous sont chrétiens. La plupart d’entre eux appartiennent à l’Église syriaque catholique. Ces gens ont tout perdu l’année dernière. Lorsque Daesh a attaqué leur ville de Karakosh, ils ont pris leurs jambes à leur cou pour sauver leurs vies, et ils ont tout abandonné. » Leur destin est similaire à celui de 120 000 chrétiens qui, depuis, sont devenus des réfugiés qui attendent dans les camps, surtout dans le nord de l’Irak.

 

Des milliers d’entre eux ont déjà quitté leur patrie pour l’Australie ou un autre pays du monde occidental. « Tous les réfugiés que nous avons ici veulent partir. Ils sont venus à Bagdad parce que les camps de réfugiés du Nord étaient surpeuplés, mais en particulier parce qu’ils ont besoin de nouveaux papiers pour pouvoir quitter l’Irak. La majeure partie d’entre eux ont perdu ou oublié leurs documents dans la confusion qui régnait lors de leur fuite », explique le Père Montes. « Aucun d’entre eux n’a l’espoir de pouvoir retourner dans sa ville ou son village d’origine occupés par Daech. En effet, aucune libération ne se profile. Et de plus, les gens ont perdu toute confiance en l’Irak et dans le monde arabe en général », poursuit le prêtre.

 

Un jour qu’il demandait à une femme si elle pouvait s’imaginer un avenir dans la région autonome kurde du nord de l’Irak, considérée généralement comme sûre, elle a répondu : « Oui, maintenant, c’est encore sûr là-bas. Mais est-ce que ce sera encore pareil demain ? Il y a des années, beaucoup de gens se sont enfuis d’Irak pour chercher refuge en Syrie. Maintenant, ils doivent à nouveau se mettre en route. Non, le mieux pour nous, c’est que nous quittions pour de bon le Moyen-Orient. »

 

Enfin, un endroit où l'on pourra vivre le sacrement de réconciliation en toute quiétude. Une chapelle multifonction pour les réfugiés chrétiens de Bagdad.

Enfin, un endroit où l’on pourra vivre le sacrement de réconciliation en toute quiétude. Une chapelle multifonction pour les réfugiés chrétiens de Bagdad.

Une conteneur comme chapelle

 

Les demandes de visas des familles ne sont toutefois traitées que très lentement. Les réfugiés vivent donc dans une espèce de flou, poursuit le Père Montes. « Bien entendu, les gens souffrent de leur situation. Ils n’ont pas tous trouvé du travail ici. Les pères de famille, surtout, se sentent inutiles. Et pourtant, lorsque je parle à nos gens, je vois des visages qui sont plus joyeux qu’en Occident. Ils sont parvenus à conserver leur foi en Dieu. Elle les soutient et les rend confiants. »

 

Le Père Montes s’est occupé de ces gens depuis leur arrivée à Bagdad. « J’ai rapidement constaté qu’il n’y avait pas de chapelle dans le camp de réfugiés. Puis, Aide à l’Église en Détresse a accepté de nous épauler. C’est ainsi que nous avons récemment pu inaugurer notre petite église [construite] dans un conteneur. »

 

À l’avenir, tous les samedis soir, une messe de rite syriaque catholique sera célébrée ici. « Évidemment, nous sommes tous catholiques. Mais le rite romain tel que je le célèbre est quand même très différent de celui auquel les gens d’ici sont habitués. Voilà pourquoi des prêtres de l’Église syriaque catholique interviendront. Mais comme ils ne sont qu’à deux à Bagdad et qu’ils doivent déjà célébrer beaucoup de messes le dimanche, ils célébreront la liturgie dominicale le samedi soir. Entre-temps, je confesserai les fidèles. »

 

Le Père Montes affirme que les gens sont très heureux de la petite chapelle.

« Lors de son inauguration, je n’ai vu que des visages reconnaissants. Cela leur montre qu’on ne les a pas oubliés, que les bienfaiteurs de l‘AED pensent à eux. Dans leur situation, n’importe quel signe de solidarité leur est précieux. Et dans le Corps mystique du Christ, nous sommes tous un.

Ce que nous faisons les uns pour les autres devient une bénédiction pour tous. Cette petite église ici aide énormément les gens. Quant aux généreux bienfaiteurs et à tous les fidèles, ils sont bénis à travers la souffrance de ces confesseurs de la foi chrétienne. Ils représentent le véritable trésor de l’Église. Nous devons en prendre soin. »

 

Par Oliver Maksan, AED international. Adaptation, Mario Bard, AED Canada

En Ouganda aussi, le pape est très attendu

20.11.2015 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Clare Creegan, Construction, Mario Bard, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Ouganda

Une visite qui donne la foi à une Église jeune

Un mémorial des martyrs ougandais sur les terrains du Séminaire de Gulu.

Un mémorial des martyrs ougandais sur les terrains du Séminaire de Gulu.

Les célébrations entourant le 50e anniversaire de la canonisation des martyrs de l’Ouganda, et présidée en partie par le pape François, vont revitaliser la foi de cette jeune Église, estime l’un des dirigeants de l’Église catholique.

En entrevue avec Aide à l’Église en Détresse (AED), le Secrétaire de la Conférence des évêques catholiques Ougandais, Monseigneur John Baptist Kauta, a estimé que le passé violent du pays a pavé voie pour qu’une Église jeune et pleine d’espérance émerge.

Le pape François arrivera en Ouganda le 27 novembre et doit y célébrer la messe du 50e anniversaire de la canonisation des martyrs de l’Ouganda. Prévue lors de la 2e journée de sa visite, la messe sera célébrée dans l’église nouvellement rénovée de Namugongo. François sera également reçu par des catéchistes et des professeurs à Munyonyo à Kampala.

La simplicité du pape « revitalise la foi »

Monseigneur Kauta a indiqué qu’il espérait qu’au moins deux millions de croyants se joignent au Saint-Père afin d’honorer les 22 catholiques qui sont morts pour leur foi au 19e siècle. Le prélat a également souligné que le thème de la visite — Vous serez mes témoins, tiré du livre des Actes des apôtres – reflète le sujet du martyr.

« Nous aussi sommes appelés à témoigner d’une manière ou d’une autre. Notre foi doit être vivante et mise en valeur à travers nos bonnes œuvres. »

Mgr Kauta estime également : « La simplicité du pape est un bel exemple. Il revitalise la foi des gens et nous rappelle qu’on peut toujours faire mieux. » Avant même l’arrivée du pape, Mgr Kauta a indiqué que la visite du pape est un excellent rappel de l’universalité de l’Église, particulièrement en Ouganda où, dans certains États, l’Église catholique est relativement nouvelle.

Le pape François (ici en Turquie). Très attendu partout en Afrique, dont l'Ouganda (photo: ACN/Nathalie Ritzmann)

Le pape François (ici en Turquie). Très attendu partout en Afrique, dont l’Ouganda (photo: ACN/Nathalie Ritzmann)

Des pèlerins de partout

Des pèlerins du Kenya, de la Tanzanie, de l’Australie et des États-Unis pourraient faire le voyage pour aller voir le pape. Mgr Kauta espère qu’en plus des potentielles retombées touristiques, la visite papale encourage le dialogue interreligieux, et indique que la communauté musulmane a déjà fait part de ses vœux chaleureux pour que la visite soit un succès.

Le pape rencontrera également de nombreux couples mariés et plus de 100 000 jeunes, lesquels seront fortifiés dans leur foi, espère l’évêque. « C’est comme s’il disait : nous apprécions ce que vous faites, continuer le bon travail. Pour moi, cela nous donne tous la foi. Nous sommes prospères bien que nous ayons les douleurs de l’enfantement, comme une nouvelle Église, dans une nouvelle ère. »

 

 

Uganda, 2010Celebration of Ugandan Martyrs in Namugongo, 3 rd oMgr Kauta a profité de cet entretien pour remercier l’AED de son soutien à l’Église de l’Ouganda, dans quelques-uns des défis qu’elle rencontre. En particulier dans celui du transport, qui permet à 14 000 catéchistes de pratiquer leurs ministères dans les grandes paroisses de la campagne.

Il remercie également les bienfaiteurs de « les aider [l’Église universelle] à satisfaire les besoins des personnes, et de faire en sorte que l’Église soit la plus locale possible. Nous sommes les enfants partageant une même Église. »

D’un point de vue diocésain, l’AED soutien les catéchistes, les prêtres par des offrandes messe, et contribue à plusieurs projets de construction.

En 2014, l’organisme a soutenu l’Église catholique en Ouganda pour plus de 1,6 million de dollars canadiens, contribuant ainsi à la réalisation de 90 projets.

Texte Clare Creegan, AED international, Adaptation Mario Bard, AED Canada

Cuba : l’Église cubaine est vivante et inventive, mais extrêmement pauvre

05.11.2015 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Construction, Oliver Maksan, PROJETS AED, Projets pastorale, Voyager avec l'AED

 

Cuba

l’Église cubaine est vivante et inventive,
mais extrêmement pauvre 

Manuel Hernandez, diacre de la paroisse Saint-Jean-Paul II. - Manuel Hernandez, Deacon of Saint-John- Paul II parish.

Manuel Hernandez, diacre de la paroisse Saint-Jean-Paul II. – Manuel Hernandez, Deacon of Saint-John- Paul II parish.

L’image de Guiteras est marquée par les façades grises des immeubles en préfabriqué, qui s’effritent inexorablement à cause de l’humidité et des températures tropicales. Environ 32 000 personnes vivent dans cette banlieue de la capitale cubaine de La Havane. C’est un endroit comme il en existe beaucoup sur cette île des Caraïbes. Et pourtant, Guiteras se distingue par quelque chose de vraiment particulier. En effet, grâce au soutien de l’Aide à l’Église en détresse (AED), une nouvelle église est érigée ici. À Cuba, c’est un événement absolument hors du commun.

 

Là où il n’existe pas de vieilles églises datant de l’époque prérévolutionnaire, les catholiques doivent se réunir dans les maisons de particuliers. Jusqu’à présent, et seulement dans de rares cas, l’Église a reçu des permis de construire de nouveaux édifices religieux. Guiteras est l’un de ces endroits privilégiés. Après la visite du pape émérite Benoît XVI à Cuba en 2012, Raúl Castro, le chef du gouvernement cubain, avait mis cette parcelle à la disposition de l’Église.

 

« Pour l’instant, nous nous rencontrons et nous prions dans la cour d’une maison particulière. Nous nous réjouissons de bientôt pouvoir le faire dans notre nouvelle église », assure Manuel Hernandez, diacre de la communauté catholique de Guiteras. Mais cela va durer encore un certain temps avant que l’église soit achevée.

 

« Entre-temps, le permis de construire a été délivré », explique le diacre. « Mais le chantier n’avance pas vraiment. Nous manquons de matériaux et de machines pour la construction. Les fondations devaient être réalisées par un bulldozer. Au bout d’une heure, il est tombé en panne. Maintenant, nous devons prendre notre mal en patience. »

 

Project trip of Oliver MaksanUne visite qui a tout changé

Le défunt pape Saint Jean-Paul II sera le patron de cette nouvelle église. Il a été le premier pape à se rendre en visite officielle à Cuba en 1998. L’Église cubaine se souvient de cette visite comme d’une véritable percée. Au terme de longues années de survie cachée, elle a enfin pu réapparaître publiquement. À l’avenir, la communauté catholique de Guiteras ne veut plus se retirer derrière les murs de la nouvelle église. « Nos missionnaires laïques se rendent chez les habitants. Par ailleurs, nous distribuons des repas aux personnes âgées qui sont dans le besoin. Une fois que la nouvelle église sera construite, nous voulons encore renforcer toutes ces activités. De plus, nous prévoyons également installer ici un centre pastoral et aménager un terrain de sport. À travers ses projets, nous voulons surtout toucher les jeunes gens. »

Les vieux membres de la communauté s’en réjouissent. Amalia par exemple, une dame plus âgée compte parmi les fondatrices de la communauté catholique de Guiteras. Avec d’autres femmes pieuses, elle prie le Rosaire dans la chapelle provisoire édifiée sur la parcelle prévue pour la construction de la future église.

Sur la droite Amalia Miguel et Dina, fondatrice de la paroisse. - On the right: Amalia Miguel and Dina praying in the tentative chapel. They are among the founders of the parish.

Sur la droite Amalia Miguel et Dina, fondatrice de la paroisse. – On the right: Amalia Miguel and Dina praying in the tentative chapel. They are among the founders of the parish.de la communauté catholique de Guiteras. Avec d’autres femmes pieuses, elle prie le Rosaire dans la chapelle provisoire édifiée sur la parcelle prévue pour la construction de la future église.

 

« Une fois que la nouvelle église aura été construite, il y aura certainement plus de gens qui viendront. Ce sera merveilleux. Nous avons commencé il y a 21 ans à nous réunir dans des maisons particulières pour lire l’Évangile et pour prier. Ça n’a pas toujours été facile. Avant, dans les appartements fournis par l’État, il n’était pas permis d’accrocher au mur une croix ou une image de la Vierge. » Amalia croit toutefois que le message de l’Évangile tombera sur un sol fertile à Cuba. « Avant, ils n’étaient pas nombreux. Aujourd’hui, des centaines de personnes viennent à nos services religieux. Tous les Cubains sont croyants. Celui qui prétend le contraire est un menteur. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouvert comme Saint-Paul à l’Aréopage d’Athènes

 

Le professeur Rene Zamora Marin est un autre pionnier de la foi. Ce médecin dirigeait jadis un service de soins intensifs dans le plus grand hôpital de La Havane. En 1997, il a fondé dans la capitale cubaine le « Centre de bioéthique Jean-Paul II ». Lui et ses collaborateurs et ne dorment pas beaucoup, car ils consacrent beaucoup de temps à leur institut. « Mais le travail en vaut la peine », estime le médecin.

 

Son institut dispose de 14 collaborateurs. « Bien entendu, notre champ de travail englobe des questions plus spécifiques du domaine de la bioéthique, comme la recherche sur les cellules souches ou la mort cérébrale. Mais entre-temps, nous avons encore élargi les centres d’intérêt. D’ailleurs, un problème éthique comme l’avortement ne peut pas être considéré de manière isolée. L’avortement est toujours un symptôme d’une crise de la famille », estime-t-il.

 

La transmission de valeurs issues de l’esprit chrétien est la maxime régissant cette institution, qui bénéficie du soutien de l’AED. Diverses offres s’adressent aux adolescents et aux adultes pour éveiller chez eux une conscience de la dignité de l’être humain. « Et ensuite, cette prise de conscience engendre l’apparition de véritables relations personnelles », souligne le professeur Zamora.

 

Son objectif est d’intervenir dans la société cubaine. L’histoire du pays a laissé des traces dans la conscience des gens. « Nous sommes témoins d’une crise des valeurs à Cuba. C’est valable pour la famille, mais aussi pour la société en général. C’est pourquoi nous nous adressons à toutes les personnes de bonne volonté. Ce faisant, nous n’argumentons pas avec le catéchisme de l’Église catholique, mais uniquement à travers des propos raisonnés », explique-t-il.

 

« La notion de la personne et de sa dignité est finalement compréhensible à tout homme capable de réflexion. La raison humaine nous unit tous. Elle a permis à l’apôtre Saint Paul de parler d’un dieu inconnu à l’Aréopage d’Athènes. »

 

Grâce au magazine publié par l’institut, mais aussi à travers des congrès, des cours, des débats et entre-temps grâce à la coopération avec la faculté de philosophie de l’université de La Havane, l’organisation a réussi à entrer en contact avec des franges de la société qui ne vont pas à la messe le dimanche.

 

Beaucoup de gens se rendent à l’institut avec des questions philosophiques, pour s’informer, échanger leurs idées et élargir leur horizon, affirme le professeur Zamora. « Notre travail est très respecté. Entre-temps, nous sommes même devenus membres de l’Académie des sciences de Cuba. Notre institut a également contribué à un projet de loi sur la mort cérébrale. Nous en sommes très reconnaissants. »

 

L’AED soutient l’église catholique de Cuba depuis des années. Rien qu’en 2014 et 2015, un montant de plus de 2,3 millions de dollars canadiens a été alloué à des projets pastoraux sur cette île des Caraïbes, notamment la construction de nouvelles églises ou la rénovation d’anciens bâtiments religieux, ainsi que la formation et l’aide de prêtres et de religieux. Environ 60 pour cent des habitants de Cuba sont considérés comme catholiques.

Une partie d'un ancien couvent franciscain, remis récemment à l'Église.Sa rénovation sera un grand défi! - A part of the former Franciscan Convent which was only recently returned to the Church. Its renovation will by a big challenge.

Une partie d’un ancien couvent franciscain, remis récemment à l’Église.Sa rénovation sera un grand défi! – A part of a former Franciscan Convent which was only recently returned to the Church. Its renovation will by a big challenge!

 

Texte par Oliver Maksan, AED international. Adaptation : Mario Bard, AED Canada

Syrie : l’Église reconstruit des vies !

28.10.2015 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Construction, Éliane També, ESPOIR, Syrie

Alep, Syrie

L’Église reconstruit des vies… littéralement !

 

 

ALEPPO, Syria (Oct. 21, 2015)—Abboud Banna is one of this city’s unlucky ones. The home of this 74-year-old Melkite Catholic was severely damaged in a recent bombing attack on the Christian quarter of Syria’s largest city. Along with his wife (75)—who suffers from Alzheimer’s Disease—and his single daughter Dalal, plus a grandchild (Lina), Mr. Banna now lives in a single room, hoping for better times. A hand injury is keeping him from doing any kind of work: Abboud Banna and his wife SYRIA / ALEP-MLC 15/00036 Project "Build to Stay"Alep/Königstein/Montréal — Abboud Banna est l’un des malchanceux de cette ville. La maison de ce catholique melkite de 74 ans a été gravement endommagée lors d’une récente attaque à la bombe commise contre le quartier chrétien de la plus grande ville de Syrie. Avec sa femme Zakieh-Asmar (75 ans), qui souffre de la maladie d’Alzheimer, sa fille unique Dalal et sa petite-fille Lina, M. Banna vit désormais dans une seule pièce, dans l’attente de jours meilleurs. Une blessure à la main l’empêche de faire quelque travail que ce soit.

 

Pourtant, l’Église locale lui redonne de l’espérance. Sous l’égide du programme « Construire pour rester », une initiative ambitieuse lancée par Mgr Jean-Clément Jeanbart, Archevêque métropolitain d’Alep, le travail de réparation de la maison de la famille Banna avance régulièrement. « Construire pour rester » assure une formation et un financement aux chrétiens dont les moyens de survie ont été détruits après déjà presque cinq ans de guerre dans ce pays. La maçonnerie ainsi que des techniques de construction plus avancées sont largement au programme.

 

Pour aider la famille Banna à s’en sortir d’un mois à l’autre, l’Église locale lui accorde également une modeste allocation.

 

Tel est l’engagement pris par l’indomptable prélat, qui est déterminé à veiller à ce que les chrétiens aient un avenir dans leur propre pays, même s’ils doivent faire face à une très longue attente.

 

Project "Build to Stay"Reconnaissant envers l’Église locale

Banna est encore secoué par le « grand choc » causé par les missiles lâchés sur sa maison et celle de sa file, l’obligeant à une course folle afin de trouver un abri approprié pour Mme Banna. Il attribue à sa foi le fait d’avoir survécu à « cette étape cruelle » de sa vie, proclamant qu’il « a toujours été convaincu que Dieu ne l’abandonnerait pas, et adoucirait sa souffrance, sa fatigue et son anxiété. »

 

Il est profondément reconnaissant à l’Église locale, qui a répondu si généreusement. La communauté chrétienne le laisse vivre ainsi que sa famille habiter dans la pièce en question sans qu’il n’ait à payer de loyer. Elle s’assure également qu’ils aient assez à manger et qu’ils reçoivent des soins médicaux. Malgré cela, la famille doit faire face aux pénuries récurrentes « d’eau et d’électricité », a déclaré M. Banna, qui « continue de souffrir de la phobie des missiles ».

 

Il prie aujourd’hui pour « que la sécurité s’améliore » à Alep, et se languit du jour où il pourra « revenir chez lui et trouver un emploi pour garantir à sa famille un avenir meilleur – avec l’aide de Dieu et de l’Église. » Pendant ce temps, l’initiative audacieuse « Construire pour rester » de Mgr. Jeanbart maintient la famille de Monsieur Banna à flot.

 

L’Aide à l’Église en Détresse (AED), grâce à la générosité de ses donateurs, a aidé Mgr Jeanbart, archevêque d’Alep, à lancer le programme « Construire pour rester »
grâce à une subvention de 368,300 $ CAD.ACN-20140721-11551_ca0f0