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Construction

 

Projet de la semaine AED : une salle polyvalente en Inde

18.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Construction, Inde, Voyager avec l'AED

Inde

Une salle polyvalente pour la paroisse d’Ambadochar

 

 

Voyage pour visiter les projets en Inde, ici Madhya Pradesh en février, 2016: L’évêque A. Arokia Sebastian Durairaj 

La paroisse d’Ambadochar est située à 91 km de la ville de Khandwa, dans l’État fédéral du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde. C’est une paroisse rurale isolée d’environ 200 familles catholiques dont s’occupent les Missionnaires de la Société du Verbe divin. La paroisse y est en plein essor.

Les gens qui vivent ici font partie de minorités ethniques et se désignent comme des « Adivasi » (habitants d’origines). L’heureux problème est que l’on a maintenant un besoin urgent; celui d’un lieu où la messe — et les autres offices religieux, les rassemblements de prières, les retraites, la catéchèse, les activités pour les enfants, les adolescents et les femmes, puissent se dérouler dans un nouveau bâtiment; l’ancien lieu construit en torchis dont disposait la paroisse menace à tout moment de s’effondrer, en plus d’être devenu beaucoup trop petit.

Par contre, cette construction, devenue essentielle pour une paroisse en plein essor, ne pourra être réalisée seulement grâce aux fidèles. La plupart d’entre eux sont pauvres et ne peuvent offrir le financement qu’il faut pour cette réalisation. La moitié de la population vit au jour le jour, en dessous du seuil de pauvreté, et tire sa nourriture de sa propre production agricole.

D’autres paroissiens travaillent comme ouvriers agricoles. Certains doivent s’endetter quand quelque chose d’inattendu survient et qu’ils contractent un prêt; mais les taux d’intérêt astronomiques les empêchent de rembourser, et ils sont alors mis en servitude, laquelle se poursuit sur plusieurs générations.

Par ailleurs, des maladies telles que le paludisme et la tuberculose sont très répandues, et beaucoup de gens souffrent de malnutrition. Enfin, la plupart des adultes ne savent ni lire ni écrire, et peu d’enfants vont à l’école.

 

Voyage pour visiter les projets en Inde, février 2016

Le Père Pankratius Xalxo donc du soutien à Aide à l’Église en Détresse afin que la paroisse dispose enfin de son propre bâtiment pour y tenir ses activités. Nous avons promis 43 500 dollars.

 

S’il vous plaît, cliquez ici pour donner, si vous souhaitez soutenir ce projet ou un projet semblable!

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine : signe de Dieu en Éthiopie

21.12.2016 in ACN Canada, ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, Ethiopie, PROJETS AED

Éthiopie
un signe de Dieu au milieu d’eux

Ethiopie – archidiocèse de Addis Abeba Archdiocese, une femme avec une croix tattoué sur le front dans la région de Benishangul-Gumuz 

La région de Benishangul-Gumaz est située dans le nord-ouest de l’Éthiopie, à la frontière avec le Soudan. C’est l’une des régions les plus pauvres et sous-développées du pays. Près de 990 000 personnes y vivent. Un peu plus d’un cinquième d’entre elles fait partie de l’ethnie des Gumuz. Culturellement, les Gumuz sont plus proches des peuples du Soudan que des autres groupes ethniques d’Éthiopie. À la fin du 19e siècle ainsi que pendant le premier tiers du 20e siècle, de nombreux Gumuz ont été victimes des marchands d’esclaves.

 

 

La plupart des Gumuz ne sont pas encore entrés en contact avec le christianisme, ou alors, que très récemment. Il y a beaucoup de dieux différents dans leur religion traditionnelle; un dieu des fleuves, un dieu de la terre, un dieu du soleil, un dieu des arbres, un dieu des montagnes et encore d’autres divinités. Cependant, leurs croyances portent encore sur bien plus d’esprits ou de forces que de dieux. La croyance en la sorcellerie est très répandue, et de nombreuses pratiques traditionnelles basées sur la superstition causent de grandes souffrances.

Par exemple avant un accouchement, les femmes Gumuz doivent quitter leur village et mettre leur enfant au monde toutes seules dans la forêt, le long d’une rivière, ou dans la brousse. Elles doivent rester au moins trois jours dans un endroit isolé. S’il y a des complications, personne ne peut les aider. Les gens sont convaincus que le sang qui coule lors de l’accouchement jette une malédiction sur la famille.

 

Des missionnaires bien accueillis

Arrivés récemment, les religieux catholiques ont été reçus avec une grande joie. Les gens sont heureux d’entrer en contact avec la Bonne Nouvelle de l’Évangile. De plus, leur vie quotidienne s’améliore, car les missionnaires apportent des soins médicaux, fondent des écoles pour les enfants et aident les gens à surmonter leurs plus grandes détresses physiques. Ils les aident également à surmonter les craintes liées aux mauvais esprits, à la magie et aux traditions qui provoquent des souffrances.

Depuis douze ans, les Missionnaires comboniens sont actifs dans la région. Ils y ont fondé deux postes de mission et il y a maintenant quatre paroisses catholiques très bien établies, mais elles n’ont toujours pas de chapelle. C’est pourquoi cette communauté de prêtres a demandé à Aide à l’Église en Détresse de les aider à construire une chapelle dans l’un des villages. La catéchèse, la messe et d’autres célébrations liturgiques pourront y avoir lieu. Jusqu’à maintenant, la vie ecclésiale a lieu en plein air et les fidèles sont exposés aux brûlures du soleil ou à de fortes pluies. En outre, une chapelle renforcerait le sentiment des fidèles d’appartenir à une paroisse, et leur identification à l’Église.

Pour le moment, la paroisse compte déjà 120 baptisés catholiques, 85 candidats au baptême ainsi que 80 enfants. Même si les habitants du village n’ont pas d’argent, ils souhaiteraient contribuer à la construction de la maison de Dieu en fournissant les matériaux de construction disponibles localement ainsi que la main-d’œuvre.

Par contre, il faut aussi des matériaux de construction solides qui viennent de l’extérieur, comme des poutres d’acier. Les Missionnaires comboniens ont demandé de l’aide à notre organisation. La chapelle doit également être protégée par une clôture. Aide à l’Église en Détresse aimerait soutenir la construction de la chapelle à hauteur de 29 200 dollars.


 

Projet de la semaine – un nouveau presbytère au Chili

23.11.2016 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, Chili, Construction, PROJETS AED

Chili
loger dans un nouveau presbytère

acn-20160906-45626-1-chileAu 19e siècle, une dame très pieuse vivait à Sotaqui. Elle s’appelait Antonia Pizarro. Comme elle connaissait bien les herbes médicinales, elle a aidé de nombreux malades. Un jour qu’elle se rendait chez un malade qui vivait près de la rivière Hurtado, elle vit au loin deux enfants qui gardaient des chèvres.

Alors qu’elle se rapprochait, elle s’aperçut que les deux enfants jouaient avec un autre enfant qui était presque nu. C’était une statue de l’Enfant Jésus. Cette pieuse femme apporta chez elle la statue du divin enfant pour la vénérer. Elle se révéla miraculeuse et fut installée en 1873 dans l’église paroissiale de Sotaquí. Petit à petit, la dévotion se répandit et de plus en plus de gens venaient demander de l’aide au petit enfant Jésus miraculeux. Une nouvelle église fut construite en 1898 pour le divin enfant.

Ce culte est encore fort important aujourd’hui, et chaque mois de janvier, une grande fête de quatre jours est célébrée autour de l’Épiphanie avec des processions et des danses traditionnelles pour honorer le divin enfant. Cette fête est préparée avec une neuvaine et la Mère de Dieu du Mont-Carmel est vénérée à la même occasion.

L’ancien presbytère qui avait été construit en 1800 fait aussi partie du sanctuaire. Il a été endommagé en 1997 par un tremblement de terre, mais c’est un autre tremblement de terre plus grave, celui de septembre 2015, qui l’a rendu inhabitable. La toiture, les plafonds des chambres et plusieurs murs se sont effondrés, et les portes et fenêtres ont explosé. Le curé vit actuellement dans des conditions précaires dans un local attenant à l’église.

 

acn-20160906-45660-chile-1

 

Le diocèse de La Serena, dont fait partie Sotaqui, est confronté au défi de remettre en état 60 églises, chapelles, presbytères qui ont été endommagés à divers degrés par le tremblement de terre et certains édifices ont même été complètement détruits.

Nous avons donc promis 43 800 dollars pour que le presbytère de Sotaqui puisse être reconstruit.

Est-ce que vous aimeriez soutenir des projets comme celle-ci? 

Téléphonez! Ou bien cliquez sur le bouton « Faire un don » ci-dessou


 

Projet de la semaine AED : rénovations chez les Clarisses

26.10.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Construction, Équateur, PROJETS AED, Religieuses, Voyager avec l'AED

Équateur

Rénovations chez les Clarisses à San Miguel

La ville de San Miguel se situe au centre de l’Équateur, dans la province de Bolivar. Son nom se traduit par Saint Michel, car elle est consacrée à l’Archange Saint-Michel. Depuis 1902, San Miguel a un sanctuaire marial consacré à Notre-Dame de Lourdes, avec une grotte, similaire au sanctuaire original français. Comme à Lourdes, il y a ici aussi une source à laquelle des guérisons sont attribuées. Le sanctuaire est devenu un lieu de pèlerinage important, visité par des pèlerins venus de partout dans le pays.

Le travail de la terre inclut celui de l'apiculture, chez les Clarisses de San Miguel, Équateur.

Le travail de la terre inclut celui de l’apiculture, chez les Clarisses de San Miguel, Équateur.

 

C’est surtout en mai, mois de Marie, que les pèlerins sont nombreux. Par ailleurs, une grande fête est célébrée pendant deux semaines en septembre, et se termine par la fête de l’Archange Saint-Michel.

 

Un couvent de Clarisses a été fondé à proximité de la grotte. Il compte aujourd’hui 16 religieuses cloîtrées qui mènent une vie stricte de prière. Le couvent est également consacré à Notre-Dame de Lourdes.

 

Les religieuses, qui ont choisi une vie de pauvreté, doivent faire rénover six cellules de leur couvent. Aide à l’Église en Détresse les soutiens grâce à un montant de 9 928 dollars. Elles remettent aussi en état le plafond du cloître qui en a bien besoin.

Merci d’être là pour les Clarisses de San Miguel


 

 

Entrevue – Syrie, l’insécurité règne

30.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Construction, Entrevue, Moyen-Orient, PROJETS AED, Syrie, Voyager avec l'AED

Syrie

« Nous ne sommes jamais en sécurité »

Père Andrzej Halemba, responsable des projets pour le Moyen-Orient de l’œuvre internationale de charité catholique Aide à l’Église en Détresse (AED), vient de rentrer d’un voyage en Syrie. Dans une entrevue accordée au service de l’information de l’œuvre pontificale, il parle de la situation actuelle catastrophique dans ce pays ravagé par la guerre.

 

Quelle est la situation actuelle en Syrie?

En ce moment, tout le monde retient son souffle en Syrie parce que la situation semble prometteuse, mais d’autre part, nous sommes confrontés à une catastrophe humanitaire d’une ampleur gigantesque. Les gens ont bien retrouvé espoir et sont reconnaissants du peu de paix dont ils bénéficient à nouveau, mais bien entendu, cette paix est loin d’être parfaite. À Damas au cours des deux jours qu’a duré mon séjour, tout était calme. Mais dimanche, il y a eu à nouveau huit explosions dans la périphérie de la ville. Daech, Al-Nosra et d’autres partisans d’Al-Qaida veulent déstabiliser la situation et prouver que sans eux, il n’y aura pas de paix en Syrie.

Au cours des cinq dernières années, la Syrie a complètement changé. Ce pays riche, où régnait la paix et qui bénéficiait d’une très bonne situation économique, a été complètement détruit en un laps de temps très court.

Des enfants entourent l'image du Christ qui porte sa couronne, le jour de la Fête de la Croix glorieuse (14 septembre). Une lumière dans la nuit de la guerre.

Des enfants entourent l’image du Christ qui porte sa couronne, le jour de la Fête de la Croix glorieuse (14 septembre). Une lumière dans la nuit de la guerre.

 

Comment la guerre a-t-elle changé la vie des gens en Syrie?

Avant la guerre, la population syrienne s’élevait à 24,5 millions de personnes. Elle a reculé aujourd’hui à quelque 17 millions à peine. Près de six millions de personnes vivent hors du pays. Il y a plus de 4,8 millions de réfugiés syriens dans les pays voisins et 13,5 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire en Syrie même.

De nombreuses régions sont d’accès très difficile. De plus, les denrées alimentaires sont extrêmement chères. Dans les zones contrôlées par le gouvernement, le prix du riz par exemple a augmenté de près de 250 % depuis 2010, mais dans les zones sous contrôle des rebelles, son prix s’est multiplié par 28! Donc, avec les prix astronomiques des produits alimentaires de base, vous pouvez vous imaginer la misère des gens. Plus de 57 % des personnes ne trouvent pas d’emploi. Ils vivent de la mendicité et de l’aide humanitaire. Quelque 4,6 millions de Syriens se trouvent dans des zones difficilement accessibles.

Tout le monde a peur d’une éventuelle division du pays et de la prolongation du conflit en raison de nouveaux facteurs, tels que les interventions de l’armée turque sur le territoire de la Syrie contre les soi-disant rebelles et contre les Kurdes. La situation est extrêmement complexe, mais certainement pour la première fois depuis plusieurs mois, il y a une infime lueur d’espoir.

 

Quelles sont les expériences qui vous ont le plus bouleversé durant votre voyage en Syrie?

Tout d’abord, les ruines que vous pouvez voir à Damas et aux alentours. C’est une ville tellement belle, et les habitants refusent de désespérer. Malgré la situation difficile, ils essaient de vivre un tant soit peu « normalement ». Mais le paysage des environs de la ville est horrible. Quand nous sommes allés à Homs, nous avons dû utiliser les routes secondaires, car la route principale était bloquée par des tireurs embusqués.

Les rues sont sales, les gens sont pauvrement habillés, les prix se sont envolés et la méfiance règne à tous les niveaux. Le nombre croissant de postes de contrôle a certainement un impact sur le moral et la mentalité des gens : « Nous sommes toujours en danger parce qu’il y a des soldats partout, qui contrôlent chaque voiture et chaque personne ». En raison de la pression constante et des craintes causées par des attaques à la bombe, tout le monde est éreinté, en particulier les policiers.

À Homs, nous avons traversé une place qui a été le théâtre d’une attaque d’Al-Nosra quelques jours auparavant. Les attaquants ont conduit la voiture dans le centre-ville et ont déclenché la bombe au poste de contrôle. Ils y ont trouvé la mort, ainsi que six soldats. Ces attentats terroristes traumatisent durablement et profondément les gens, qui disent : « Nous ne sommes jamais en sécurité ». Ils sont littéralement minés par ce danger permanent.

La situation des familles est dramatique parce qu’elles ne trouvent plus de travail pour se nourrir. Les gens sont soit au chômage, soit extrêmement mal payés. Et les 6,5 millions de déplacés, qui ont dû quitter leurs maisons, ont besoin de louer des logements, mais les prix de location sont extrêmement élevés. Sans revenus, la situation est très précaire.

En outre, les jeunes gens ont très peur d’être recrutés de force par l’armée ou les rebelles pour se battre. Eux sont le plus en danger, c’est pourquoi ils prennent la fuite et quittent le pays. C’est aussi la raison pour laquelle il y a tant d’adolescents et de jeunes gens parmi les réfugiés en Europe.

Le père Halemba parle aux gens venus participer à la messe devant les ruines de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix, Homs (Syrie).

Le père Halemba parle aux gens venus participer à la messe devant les ruines de la cathédrale grec-melkite catholique Notre-Dame-de-la-Paix, Homs (Syrie).

Malgré tout cela, avez-vous vécu des situations qui vous semblaient positives?

Lorsque les gens viennent nous voir et disent : « Nous ne savons pas comment vous remercier » ou bien lorsque, à court de mots, ils éclatent en sanglots parce que personne d’autre ne les aide comme ils en ont besoin, c’est très émouvant pour nous. Ils sont tellement reconnaissants. Mais cette aide ne présente pas seulement un aspect matériel. Cela leur donne beaucoup plus : la force à travers le geste de solidarité qu’ils vivent. À Marmarita, on m’a dit : « Père, il est si important pour nous de sentir qu’on ne nous a pas oubliés. »

AED est l’un des plus grands donateurs qui ont apporté une aide d’urgence en Syrie, en particulier aux chrétiens. Selon les analyses, au moins 195 000 chrétiens et autres personnes ont bénéficié du soutien d’AED, qui soutien s’est manifesté à travers la fourniture de paniers alimentaires, d’électricité, de gaz, des médicaments, de bourses scolaires… nous avons pu identifier près de 17 différentes façons d’aider les Syriens en 2015.

J’ai aussi toujours demandé aux Syriens de prier pour les bienfaiteurs et pour leurs familles. Les gens nous répondent alors : « Nous prions tous les jours pour eux. » Et ils le font vraiment. Beaucoup d’entre eux ont un rosaire sur eux et ne prient pas seulement ensemble dans les églises, mais aussi chacun pour soi. Cette prière forme ici un pont qui permet un échange d’amour du prochain.

Mgr Jean Abdou Arbach dans les ruines de la cathédrale. Aide à l'Église en Détresse veut soutenir la construction de Notre-Dame-de-la-Paix.

Mgr Jean Abdou Arbach, archevêque grec-melkite catholique, dans les ruines de la cathédrale. Aide à l’Église en Détresse veut soutenir la reconstruction de Notre-Dame-de-la-Paix.

Y a-t-il une anecdote particulièrement remarquable issue de vos projets que vous aimeriez partager?

À Damas, il y a une institutrice qui s’est rendue deux fois à l’étranger, une fois aux États-Unis et une fois en Europe. Elle dit : « Je ne peux pas vivre là-bas. Je dois retourner en Syrie et aider les enfants dans les écoles. Je veux vieillir ici et je veux mourir ici. » Cette femme aime son pays malgré toutes les difficultés et malgré la tentation de mener une vie plus facile autre part.

Je me souviens aussi de deux jeunes gens de la Vallée des chrétiens. Ils ont bénéficié d’une excellente formation et parlent tous deux très bien l’anglais. Avec leurs qualifications, ils pourraient facilement trouver du travail dans les pays occidentaux. De plus, leurs parents vivent aux États-Unis et les appellent tous les jours en leur demandant de venir les y rejoindre. Mais ces jeunes gens refusent d’y aller. Ils disent : « Nous devons aider les autres. Il y a tant de gens qui ont besoin de notre aide. » En effet, en leur qualité de bénévoles, ils aident plusieurs centaines de familles — c’est vraiment une attitude très impressionnante.

Célébration de la messe « à la chandelle », devant les ruines de la cathédrale.

Célébration de la messe, « à la chandelle », devant les ruines de la cathédrale.

 

Depuis le début de la guerre en Syrie, qui a éclaté en 2011, l’AED a accordé près de
19 millions CAD pour soutenir des projets humanitaires d’urgence ainsi que de l’aide pastorale.

 

Photo du haut: Vue d’un minaret, à travers une grande fenêtre de la cathédrale détruite de Notre-Dame-de-la-Paix, à Homs en Syrie. Aide à l’Église en Détresse désire soutenir la reconstruction. Merci de soutenir sa reconstruction! 

 

Propos recueillis par Aleksandra Szymzack, ACN international
Adaptation: Mario Bard, AED Canada


 

 

Projet de la semaine AED : loger celles qui donnent la dignité

28.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Construction, Hébergement, PROJETS AED, Religieuses, République démocratique du Congo, Voyager avec l'AED

République Démocratique du Congo

loger celles qui donnent la dignité

 

La République Démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres et sous-développés au monde, que la violence et les conflits armés plongent encore davantage dans la misère : l’insécurité et l’instabilité conduisent à un appauvrissement croissant de la population. Dans cette situation, beaucoup de parents ne se considèrent pas en mesure de s’occuper de leurs enfants.

 

Il n’est pas rare que des enfants soient abandonnés ou rejetés par leur famille. Celles-ci prétextent souvent que l’enfant aurait exercé de la sorcellerie et du mal à la famille. Puis il y a les garçons, qui se joignent souvent à des gangs de bandits, alors que les filles se prostituent, tombent enceintes très jeunes et n’ont personne pour les aider. Elles ne peuvent pas nourrir leurs enfants parce qu’elles n’ont aucune formation scolaire, et ne savent pas comment gagner leur pain en dehors de la prostitution.Construction of a convent for the Congregation Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur in Mbandaka

 

C’est à cause de cela qu’à maints endroits en République Démocratique du Congo, les sœurs de l’ordre des Filles de Notre-Dame du Sacré Cœur s’occupent des personnes qui ont besoin d’aide. Elles prennent soin des enfants des rues et des orphelins, enseignent la couture aux mères mineures afin qu’elles puissent gagner leur vie, organisent des cours d’alphabétisation, s’occupent des personnes âgées, interviennent dans les léproseries et fournissent des soins de santé aux femmes enceintes et aux malades qui, sinon, n’auraient aucun accès aux traitements et aux examens médicaux. Par ailleurs, elles donnent des cours dans les écoles et travaillent en paroisse où elles font, entre autres la catéchèse.

 

Une maison neuve pour les religieuses va maintenant être construite à Mbandaka dans le nord-ouest du pays. Elles s’y occuperont surtout des orphelins et des malades. Aide à l’Église en Détresse a promis de soutenir les travaux à hauteur de 116 800 CAD

Construction of a convent for the Congregation Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur in Mbandaka

 

Projet de la semaine AED : rénovations réussies en Ukraine

21.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Ukraine

Une rénovation réussie pour les frères de Saint-Albert

 

Les frères de Saint-Albert de Zaporyzhya se réjouissent d’avoir pu rénover leur maison. Nos bienfaiteurs leur ont offert 43 800 CAD pour refaire le chauffage, isoler la maison, déshumidifier les murs, en plus d’autres travaux urgents.

 

Frère Wieslaw écrit : « Que Dieu vous bénisse! Grâce à votre aide, nous avons pu faire beaucoup, et la fin des travaux de rénovation est en vue ».

 

Les deux frères polonais « albertains » (c’est le nom donné aux frères de Saint-Albert) ne sont pas les seuls à vivre dans cette maison. En plus de deux nouveaux postulants qui se sont joints à eux, elle offre aussi un toit aux sans-abri. Ils sont accompagnés par des conseils et des gestes concrets. Jusqu’à 26 sans-abri peuvent vivre ici avec les religieux. En hiver, il y a même une quarantaine de personnes qui y trouve refuge. Certains de ces hommes ont activement contribué à la rénovation.

 

L'entrée de la maison des frères, qui abrite la communauté et des personnes sans abris.

L’entrée de la maison des frères, qui abrite la communauté et des personnes sans abris.

 

Les frères organisent aussi une soupe populaire à côté de la cathédrale de Zaporyzhya, où ils nourrissent tous les jours un bon nombre de nécessiteux. Beaucoup d’entre eux sont des retraités qui, sans cette aide, ne pourraient pas s’offrir un repas chaud, compte tenu de la hausse des prix.

 

Devant leur maison, les frères ont installé une petite chapelle mariale avec une statue de Notre-Dame de Fatima qui est éclairée toute la nuit. Un petit havre de paix et de recueillement unique puisque, dans la ville de banlieue où ils habitent, il n’y a pas d’église. C’est pourquoi des passants s’arrêtent souvent devant, et s’agenouillent même parfois pour prier. Les frères s’en réjouissent tout particulièrement.

 

Un grand merci à tous les bienfaiteurs qui les ont aidés!

 

Si vous désirez soutenir des projets similaires ou tout simplement contribuer aux projets les plus urgents que nous avons, merci de donner par le biais de notre site sécurisé en cliquant ici.

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine AED : achat d’un système de panneaux solaires

14.09.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Asie, Construction, Miséricorde, Panneaux solaires, PROJETS AED, Sri Lanka

Sri Lanka

Capter le soleil pour donner plus d’amour

 

Le diocèse de Badulla se situe dans l’une des régions les plus pauvres et les plus abandonnées de l’île du Sri Lanka. L’Église n’a ici aucune source de revenus, et près de 45 ans après son érection, ce diocèse dépend encore presque exclusivement de l’aide de l’étranger.

Les catholiques ne représentent ici qu’une infime minorité. La plupart des gens vivent en travaillant dans des plantations de thé. Les fidèles ne sont pas en mesure de financer l’entretien des paroisses ni de soutenir les prêtres par leurs offrandes, sans parler des autres institutions de l’Église.

 

Dans le diocèse, l’Église catholique gère également une maison de retraite pour les personnes âgées nécessiteuses qui n’ont personne pour s’occuper d’elles. Ses pensionnaires sont pris en charge avec amour par des religieuses. Cependant, ils ne peuvent rien payer pour les soins.Solar System for Devsarana Home for Elderly at Hali Ela

 

C’est le diocèse qui s’occupe des frais. Parmi les coûts les plus importants, figure les factures d’électricité qui sont devenues un lourd fardeau. Pour réussir à économiser sur l’électricité – si cher! – la cuisine se fait au feu de bois. De plus, pour le ménage et l’entretien, il faut renoncer la plupart du temps aux appareils électriques, trop énergivores. Pourtant, ils rendraient tant de choses plus faciles en plus d’améliorer l’hygiène!

 

C’est pourquoi l’évêque a demandé notre soutien pour l’acquisition d’une installation de panneaux solaires qui permettra d’alimenter le foyer en électricité à moindres frais. Aide à l’Église en Détresse a promis de l’aider grâce à un montant de 10 220 CAD.

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine : une église grâce aux bienfaiteurs!

17.08.2016 in Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Construction, PROJETS AED

Kenya

une nouvelle église dans une paroisse de mission

 

 

La paroisse de mission Saint-Charles-Lwanga se situe dans le vicariat apostolique d’Isiolo, dans une région à majorité musulmane. Les catholiques n’y représentent qu’une petite minorité de cinq pour cents. La paroisse a été fondée en 2005 – l’année au cours de laquelle l’ancien vicaire apostolique, Mgr Luigi Locati, a été assassiné au cours d’émeutes. Dans la région, il y a sans cesse des tensions entre agriculteurs et éleveurs de bétail, et malheureusement, il y règne aussi une certaine haine et un rejet des chrétiens au sein de la population musulmane.

 

Cependant, la paroisse Saint-Charles-Lwanga est très vivante. Chaque dimanche, plus de 700 fidèles, essentiellement des enfants et des adolescents, vont à la messe. Le nombre de catéchumènes augmente chaque année. Les prêtres de la paroisse ont beaucoup d’idées pour enraciner profondément la foi dans les cœurs. Par exemple tous les dimanches soir, il y a un concours de narration d’histoires bibliques. De vendredi à dimanche, il y a chaque jour la catéchèse. Par ailleurs, des ateliers sont également organisés pour aborder les questions culturelles, les coutumes et les traditions qui peuvent être préjudiciables à la personne humaine et en contradiction avec l’Évangile du Christ.

Mgr Anthony Ireri Mukobi bénit la nouvelle église,

Mgr Anthony Ireri Mukobi bénit la nouvelle église,

 

Pendant la semaine, les prêtres rendent aussi visite aux familles, là où elles résident avec leurs troupeaux. Il est important que les catholiques connaissent bien leur foi et qu’elle soit forte, parce qu’en tant que minorité, ils subissent de grandes oppositions. Certains musulmans tentent même de détourner les chrétiens de leur foi par des incitations matérielles. Ils promettent par exemple d’offrir un chameau à celui qui renoncera à sa foi chrétienne.

 

La paroisse possède quatre lieux extérieurs où la messe peut être célébrée. Dans l’un d’eux, Saint-Peter-Chechelesi, le nombre de fidèles augmente avec un tel dynamisme qu’une nouvelle paroisse doit y être établie. De nombreux anciens nomades s’installent dans le village, car il dispose d’un puits. Le grand rêve des fidèles était de pouvoir également construire leur propre église. Ils ont organisé des « Harambee » – c’est-à-dire des événements de charité – pour récolter des fonds pour les travaux, mais ils n’ont pas récolté beaucoup d’argent. En effet, 90 pour cent des habitants de cette région frappée par la sécheresse sont très pauvres et doivent se contenter de moins d’un dollar par jour pour vivre.

 

 

Par contre, leur rêve est tout de même devenu réalité grâce au soutien des bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse. L’église a été consacrée dans le cadre d’une grande fête à laquelle l’évêque s’est également rendu, et tout le monde s’est réjoui. Les bienfaiteurs avaient d’abord donné 43 800 CAD, mais comme cela ne suffisait pas encore pour achever les travaux, ils ont offert une aide supplémentaire de 29 200 CAD. Les fidèles de Saint-Peter-Chechelesi sont heureux d’avoir désormais un lieu digne où ils peuvent adorer Dieu.

Merci d’être là pour l’Église!

Les paroissiens fêtent l'inauguration de cette nouvelle église.

Les paroissiens fêtent l’inauguration de cette nouvelle église.

 

 

Project de la semaine de l’AED: Un centre pastoral à Maalaka, au Liban

15.06.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Construction, Liban, PROJETS AED

Liban

Un centre pastoral à Maalaka

 

De plus en plus de chrétiens quittent le Moyen-Orient. Cet exode touche non seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi le Liban. Dans ce pays, qui était le seul pays de la région à majorité chrétienne jusqu’à tout récemment, les chrétiens ne forment plus maintenant qu’une minorité en déclin.

 

Construction of parish center in favour of St Andre parish, MaalakaLa vague d’émigration des chrétiens du Moyen-Orient est sans cesse comparée à un « tsunami ». Le patriarche Gregorios III, chef de l’Église gréco-catholique melkite, a écrit en août 2015 dans une lettre ouverte à la jeunesse : « La vague générale d’émigration parmi les jeunes gens, surtout en Syrie, mais aussi au Liban et en Irak, me brise le cœur, me blesse profondément et m’inflige un coup mortel. Quel est l’avenir de l’Église face à un tel tsunami d’émigration? Qu’adviendra-t-il de notre patrie? Qu’adviendra-t-il de nos paroisses et institutions religieuses? »

 

Au Liban, l’Église tente de répondre à ce « tsunami » grâce à la construction de nouvelles églises et de centres paroissiaux. Parce que, là où les gens se sentent enracinés dans leur paroisse, ils sont plus susceptibles de rester. C’est pourquoi le travail auprès des enfants et des adolescents est particulièrement important.

 

À Maalaka, situé à sept kilomètres de Zahlé non loin de la frontière syro-libanaise, les fidèles melkites catholiques ont construit une nouvelle église consacrée à Saint André. Depuis dix ans, ils ont récolté de l’argent au prix de grands sacrifices. Vivent ici, 650 familles libanaises; en moyenne, ils ont deux ou trois enfants. Ces dernières années, 60 familles fuyant la Syrie sont également arrivées. La paroisse compte au total 3 200 personnes, dont plus de la moitié sont des enfants et des adolescents.

 

 

LEBANON / ZAHLEH-MLC 15/00020 Construction of parish center in favour of St Andre parish, Maalaka

Un centre pastoral doit être maintenant construit dans le sous-sol de l’église, afin que la vie paroissiale soit encore plus intense et que les gens aient un endroit où ils puissent célébrer et pleurer ensemble. Toutes sortes de célébrations et d’événements y auront lieu : mariages, baptêmes, cérémonies de deuil, catéchèse, rencontres de jeunes, cours et programmes sociaux. Ces locaux ont également de l’importance pour la prise en charge des enfants de réfugiés syriens qui doivent être soutenus dans leur intégration à la société libanaise. Aide à l’Église en Détresse fournie une aide de 72 500 $ pour l’agrandissement du centre pastoral.

 

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