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Construction

 

Communiqué – Irak : les Églises chrétiennes s’unissent pour reconstruire

31.03.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Communiqué, Construction, Irak, PROJETS AED

Irak, Plaines de Ninive


les Églises chrétiennes s’unissent pour reconstruire

Au Kurdistan Irakien, l’évêque syriaque catholique, l’évêque chaldéen catholique et deux évêques syriaques orthodoxes ont signé un accord pour aider les chrétiens de la Plaine de Ninive à reconstruire leurs maisons, détruites par l’État islamique (ÉI) depuis août 2014.

 

L’espoir est de retour dans le cœur des chrétiens qui avaient dû fuir l’avancée dévastatrice des troupes de l’organisation terroriste État islamique. Après deux ans et demi passés à Erbil – qui auront paru une éternité aux déplacés -, le retour des chrétiens de la Plaine de Ninive dans leurs villages et leurs maisons est enfin envisageable.

 

De gauche à droite : Mgr Timotheos Mousa Al-Shamani, archevêque syrien orthodoxe Bartellah, archevêque catholique syrien de Mossoul, Mgr Yohanna Petros Mouche, père Andrzej Halemba responsable pour le Moyen-Orient pour AED, Le Métropolitain syriaque orthodoxe Nicodemus Daoud Matti Sharaf de Mossoul, de Kirkuk et du Kurdistan, l’évêque chaldéen catholique Mikha Pola Maadassi d’Alqosh.

Le 27 mars dernier, une cérémonie de  signature avait lieu   dans les bureaux de l’archidiocèse de l’Église catholique chaldéenne à Erbil. L’accord conclu entre trois Églises chrétiennes en Irak – l’Église catholique syriaque, l’Église syriaque orthodoxe et l’Église catholique chaldéenne – crée officiellement le Comité de Reconstruction de Ninive (CRN) chargé de planifier et de superviser un programme de reconstruction des maisons de chrétiens. Le Comité est composé de six membres, choisis dans les trois Églises (deux représentants de chacune), et de trois experts extérieurs suggérés par Aide à l’Église en Détresse (AED). L’œuvre pontificale  se chargera  de plaider leur cause et de collecter des fonds.

Pour que les chrétiens puissent « rentrer chez eux »

Selon les premières estimationsil va falloir reconstruire plus de 12 000 maisons – celles qui ont été brûlées, détruites ou partiellement endommagées par l’État islamique – et l’organisme croit que le coût de cette opération sera supérieur à 290 millions de dollars. Les fonds récoltés seront alloués à chacune des Églises, au prorata du nombre de maisons endommagées au sein de chacune decommunautés confessionnelles.

«Nous aimerions remercier l’AED qui nous a tant aidés dans le passé en fournissant de l’aide et de la nourriture. Maintenant, cette œuvre de bienfaisance joue un rôle crucial dans la reconstruction de nos maisons ».

Après la cérémonie de signature, Mgr Timothaeus Mosa Alshamany, archevêque de l’Église orthodoxe syriaque d’Antioche et prieur du monastère Saint Matthieu, a souligné la double importance historique de l’initiative ; d’une part l’esprit œcuménique qui a rendu cela possible, et d’autre part, la possibilité pour des milliers de chrétiens de retourner à leurs racines ancestrales et de retrouver une vie digne. « Aujourd’hui, nous sommes vraiment une Église unie – syriaque orthodoxe, chaldéen et syriaque catholique – unie dans le travail de reconstruction de ces maisons dans les plaines de Ninive, dans la restauration d’un espoir dans le cœur des habitants de ces villages, et dans l’invitation lancée à ceux qui sont partis pour qu’ils reviennent ».

Une aide financière pour venir en aide à 13 000 familles chrétiennes de Mosoul et la Plaine de Ninive – juin 2015

L’archevêque a continué en remerciant l’AED pour son rôle important dans le développement de cette initiative : « Nous aimerions remercier l’AED qui nous a tant aidés dans le passé en fournissant de l’aide et de la nourriture. Maintenant, cette œuvre de bienfaisance joue un rôle crucial dans la reconstruction de nos maisons ».

Cette unité est une source de grande satisfaction pour le Père Andrzej Halemba, responsable de la section Moyen-Orient pour l’œuvre pontificale, qui suivra de près les travaux du comité uniquement au cours de la phase de démarrage. Pour les phases ultérieures, l’AED se limitera à chercher les sources de financement possibles, surtout parmi les principaux donateurs internationaux. « Ce que nous avons fait pour soutenir cette initiative, nous ne l’avons pas fait pour de l’argent », a déclaré le Père Halemba, visiblement heureux de la signature de l’accord. « Nous l’avons fait pour veiller à ce que les chrétiens puissent rester en Irak. Nous travaillons pour Dieu ».

 

Plus de 12 000 maisons seront reconstruites pour assurer le retour des chrétiens dans la Plaine de Ninive.

Mgr Yohanna Petros Mouche, archevêque syriaque catholique de Mossoul, a souligné : « Je voudrais inviter les chrétiens de la plaine de Ninive à rentrer chez eux et à reprendre leur vie dans leurs villages, afin de rendre témoignage au christianisme. Aujourd’hui, nous unissons nos forces pour démontrer que nous sommes unis dans notre volonté d’accélérer cette opération aussi rapidement que possible, et qu’elle doit commencer dès que possible ».

« Ce que nous avons fait pour soutenir cette initiative, nous ne l’avons pas fait pour de l’argent », a déclaré le Père Halemba, visiblement heureux de la signature de l’accord. « Nous l’avons fait pour veiller à ce que les chrétiens puissent rester en Irak. Nous travaillons pour Dieu ».

 

 

 

Le père Salim, jésuite chaldéen, à côté de ce qui reste d’une maison ayant appartenu à sa famille.

 

Le courage manifesté par les trois Églises chrétiennes répond au courage des chrétiens qui ont décidé de rester en Irak. Mgr Mikha Pola Maqdassi, évêque catholique chaldéen d’Alqoche, a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons donné notre accord à la reconstruction des maisons de nos villages en ruines. C’est une démarche courageuse qui nous donne beaucoup de joie et encourage les chrétiens à demeurer dans leurs villages et dans leur propre pays ».

Mgr Nicodemus Daoud Matti Sharaf, Métropolite syriaque orthodoxe de Mossoul, Kirkouk et du Kurdistan, a lancé un appel à tous les bienfaiteurs internationaux : « Nous sommes les racines du Christianisme. Nous devons rester dans notre pays. Nous devons rester en tant que témoins de Jésus Christ dans ce pays, en Irak, et en particulier dans les plaines de Ninive. Cette tâche de reconstruction de toutes les maisons dans les villages entièrement détruits par l’État islamique est vraiment un énorme défi. Merci à l’avance à tous ceux qui nous aideront ».

 

 

 


 

 

Projet AED de la semaine – Un puits à Kinshasa

08.03.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Construction, PROJETS AED, Religieuses, République démocratique du Congo

République Démocratique du Congo

Un nouveau puits pour les religieuses de Kinshasa

 

Presque partout en Afrique, l’accès à l’eau potable est un problème majeur. Beaucoup de gens doivent encore puiser leur eau dans les rivières, et de nombreuses personnes meurent encore de maladies qui pourraient être évitées. Avoir un puits est donc une bénédiction.

Pourtant il y a un an, les Carmélites du monastère du Glorieux-Saint-Joseph à Kinshasa, capitale de la RDC, étaient désespérées. Le puits de 18 mètres de profondeur dont elles disposaient depuis 34 ans s’est effondré. Comme l’approvisionnement en eau potable n’est pas assuré par la municipalité, elles ont dû se tourner vers la seule solution possible : forer un nouveau puits. Un travail qui demande des sous qu’elles n’avaient pas. Elles se sont adressées à Aide à l’Église en Détresse.

 

Nous sommes reconnaissants que ce projet puisse assurer à ces religieuses contemplatives de continuer à vivre en paix.

 

 

 

 

Des conséquences malheureuses pour elles et les gens des alentours

 

Pendant un an, les conséquences de ce manque d’eau ont été nombreuses. D’abord, elles ont dû arrêter de fabriquer des hosties. Puis, elles ne pouvaient plus jardiner afin de combler leurs besoins en nourriture ; elles ont dû acheter leurs fruits et légumes au marché. Puis, plus de vente d’une partie de la production agricole aux femmes de la région afin qu’elle les revende au marché. Une source de revenu sur laquelle ces femmes, souvent chômeuses, ne pouvaient plus compter. À également pâtit, l’élevage de poulets, de lapins et de porcs. Enfin, elles ne pouvaient plus accomplir l’une des missions qu’elles s’étaient données : l’accueil des hôtes.

 

« Il y avait des gens qui venaient à nous pour des temps de guérison ou de retraite, mais à cause du manque d’eau potable, nous avons été obligées de leur dire qu’il était devenu impossible qu’ils viennent et passent du temps en prière avec nous », nous a écrit Soeur Mahele Mwamini, Prieure du Carmel.

 

Grâce au soutien des bienfaiteurs, elles peuvent continuer à soutenir une partie de la population des alentours, en plus de la prière, coeur de leur mission. « Nous sommes reconnaissants que ce projet puisse assurer à ces religieuses contemplatives de continuer à vivre en paix… et qu’elles puissent continuer de soutenir l’Église de leurs prières », nous écrit le père Saverio Cannistrà, supérieur général des carmes déchaux.

 

« Que Dieu vous bénisse et vous remplisse de sa grâce abondante … Cette assistance que vous nous donnez nous permet d’achever de creuser un [nouveau] puits », écrit Mère Mwamini. Une reconnaissance faite au nom des 12 religieuses dont l’âge varie entre 32 et 81 ans. Elle conclut: « Nous sommes vraiment touchées par le soin que vous avez démontré envers notre souffrance et par votre volonté à faire ce qu’il faut pour nous aider. Que Dieu vous bénisse! »

 

Grâce au montant de 25 375 dollars envoyé par les bienfaiteurs, Aide à l’Église en Détresse peut soutenir les religieuses dans ce projet, et dans bien d’autres du même type. Pour faire un don, cliquez ici. Merci! 

 

 


 

Succès de l’AED – Une nouvelle église pour Rourkela

15.02.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Construction, Marie-Claude Lalonde, Non classifié(e), PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED


En ce mois de février, nos projets de la semaine sont dédiés à l’Inde!

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le diocèse de Rourkela en Inde, les bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse contribuent à la vitalité d’une communauté paroissiale en participant au cofinancement de la construction d’une nouvelle église pour la nouvelle paroisse de Bihabandh.

Chaque dimanche, c’est 700 à 1000 personnes qui assistent à la messe.  La communauté est si enthousiaste qu’elle participe à la construction en transportant les briques et le ciment et en posant même les briques.  Ils sont si fiers de leur église.  Cette église, même incomplète, est une source de joie pour cette communauté.

Grâce aux bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse,

nous avons pu accorder une aide de 72 000$. 

 

Merci de tout cœur.

Faire un don

 


 

Projet de la semaine AED : hébergement pour des religieuses âgées

25.01.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Construction, PROJETS AED, Slovaquie, Voyager avec l'AED

Slovaquie

Aide à l’hébergement des religieuses âgées, malades et dépendantes

La Slovaquie – alors Tchécoslovaquie – a fait partie des pays d’Europe orientale dans lesquels l’Église a été persécutée avec une très grande brutalité pendant l’ère communiste. Les fidèles y ont subi des représailles, beaucoup de prêtres y ont été condamnés à des peines de prison ou au travail forcé et les monastères y ont été dissous en 1950. Les membres d’ordres religieux ont alors été déportés dans des « monastères collectifs » au cours d’une opération coup de poing.

L’historien de l’Église Vaclav Vasko écrit à propos de ces « monastères collectifs » qu’ils n’étaient « rien d’autre que des camps de concentration sous surveillance pour moines ». Les religieuses ont été sommées de renoncer à leurs vêtements religieux.

Le 20 février 1969, le journaliste athée Milos Vetvicka a osé exiger dans la revue « Reporter » la réhabilitation des 7 646 religieuses de Tchécoslovaquie. « Elles portent une longue robe et une grande croix sur la poitrine. Elles vivent opprimées et discriminées, mais elles endurent leur sort en souriant parce que le Calvaire faisait partie de leur mission. Elles ont l’espoir d’un autre monde, parce que le nôtre leur a montré que la justice n’existait pas sur terre ».

Des religieuses ont besoin de nous

Après les changements politiques en Europe de l’Est, l’ex-Tchécoslovaquie a été divisée en deux pays : la République tchèque et la Slovaquie. Aujourd’hui, la foi peut de nouveau être vécue librement en public. Les religieux qui ont vécu l’époque de l’oppression sont désormais âgés.

Les religieuses prémontrés de la ville slovaque de Vrbove s’occupent avec amour de leurs sœurs âgées. Cependant, ces religieuses, dont certaines sont complètement dépendantes pour tous leurs besoins, ont récemment dû subir un déménagement parce que la maison dans laquelle elles étaient hébergées était délabrée et ne pouvait plus être utilisée. Les vieilles religieuses ont alors été logées dans un centre d’évangélisation de la congrégation.

Par contre, ce n’est pas une solution durable. En effet, ces salles sont habituellement utilisées pour la pastorale auprès des laïcs et ce travail d’évangélisation est essentiel pour approfondir la foi des fidèles. L’Ordre voudrait donc construire des salles dans lesquelles les religieuses âgées et malades pourront habiter et être pris en charge avec dignité.

Aide à l’Église en Détresse souhaiterait apporter son aide. Sœur Akvitna tient à vous remercier d’avance : « Que le Seigneur vous rende ce que vous faites pour l’Amour de la Sainte Église ».

Nous avons promis 21 750 dollars.

Pour soutenir ce projet, ou tout autre projet semblable, merci de cliquez sur le bouton Donnez.

 

 


 

Projet de la semaine AED : une salle polyvalente en Inde

18.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Construction, Inde, Voyager avec l'AED

Inde

Une salle polyvalente pour la paroisse d’Ambadochar

 

 

Voyage pour visiter les projets en Inde, ici Madhya Pradesh en février, 2016: L’évêque A. Arokia Sebastian Durairaj 

La paroisse d’Ambadochar est située à 91 km de la ville de Khandwa, dans l’État fédéral du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde. C’est une paroisse rurale isolée d’environ 200 familles catholiques dont s’occupent les Missionnaires de la Société du Verbe divin. La paroisse y est en plein essor.

Les gens qui vivent ici font partie de minorités ethniques et se désignent comme des « Adivasi » (habitants d’origines). L’heureux problème est que l’on a maintenant un besoin urgent; celui d’un lieu où la messe — et les autres offices religieux, les rassemblements de prières, les retraites, la catéchèse, les activités pour les enfants, les adolescents et les femmes, puissent se dérouler dans un nouveau bâtiment; l’ancien lieu construit en torchis dont disposait la paroisse menace à tout moment de s’effondrer, en plus d’être devenu beaucoup trop petit.

Par contre, cette construction, devenue essentielle pour une paroisse en plein essor, ne pourra être réalisée seulement grâce aux fidèles. La plupart d’entre eux sont pauvres et ne peuvent offrir le financement qu’il faut pour cette réalisation. La moitié de la population vit au jour le jour, en dessous du seuil de pauvreté, et tire sa nourriture de sa propre production agricole.

D’autres paroissiens travaillent comme ouvriers agricoles. Certains doivent s’endetter quand quelque chose d’inattendu survient et qu’ils contractent un prêt; mais les taux d’intérêt astronomiques les empêchent de rembourser, et ils sont alors mis en servitude, laquelle se poursuit sur plusieurs générations.

Par ailleurs, des maladies telles que le paludisme et la tuberculose sont très répandues, et beaucoup de gens souffrent de malnutrition. Enfin, la plupart des adultes ne savent ni lire ni écrire, et peu d’enfants vont à l’école.

 

Voyage pour visiter les projets en Inde, février 2016

Le Père Pankratius Xalxo donc du soutien à Aide à l’Église en Détresse afin que la paroisse dispose enfin de son propre bâtiment pour y tenir ses activités. Nous avons promis 43 500 dollars.

 

S’il vous plaît, cliquez ici pour donner, si vous souhaitez soutenir ce projet ou un projet semblable!

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Projet de la semaine : signe de Dieu en Éthiopie

21.12.2016 in ACN Canada, ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, Ethiopie, PROJETS AED

Éthiopie
un signe de Dieu au milieu d’eux

Ethiopie – archidiocèse de Addis Abeba Archdiocese, une femme avec une croix tattoué sur le front dans la région de Benishangul-Gumuz 

La région de Benishangul-Gumaz est située dans le nord-ouest de l’Éthiopie, à la frontière avec le Soudan. C’est l’une des régions les plus pauvres et sous-développées du pays. Près de 990 000 personnes y vivent. Un peu plus d’un cinquième d’entre elles fait partie de l’ethnie des Gumuz. Culturellement, les Gumuz sont plus proches des peuples du Soudan que des autres groupes ethniques d’Éthiopie. À la fin du 19e siècle ainsi que pendant le premier tiers du 20e siècle, de nombreux Gumuz ont été victimes des marchands d’esclaves.

 

 

La plupart des Gumuz ne sont pas encore entrés en contact avec le christianisme, ou alors, que très récemment. Il y a beaucoup de dieux différents dans leur religion traditionnelle; un dieu des fleuves, un dieu de la terre, un dieu du soleil, un dieu des arbres, un dieu des montagnes et encore d’autres divinités. Cependant, leurs croyances portent encore sur bien plus d’esprits ou de forces que de dieux. La croyance en la sorcellerie est très répandue, et de nombreuses pratiques traditionnelles basées sur la superstition causent de grandes souffrances.

Par exemple avant un accouchement, les femmes Gumuz doivent quitter leur village et mettre leur enfant au monde toutes seules dans la forêt, le long d’une rivière, ou dans la brousse. Elles doivent rester au moins trois jours dans un endroit isolé. S’il y a des complications, personne ne peut les aider. Les gens sont convaincus que le sang qui coule lors de l’accouchement jette une malédiction sur la famille.

 

Des missionnaires bien accueillis

Arrivés récemment, les religieux catholiques ont été reçus avec une grande joie. Les gens sont heureux d’entrer en contact avec la Bonne Nouvelle de l’Évangile. De plus, leur vie quotidienne s’améliore, car les missionnaires apportent des soins médicaux, fondent des écoles pour les enfants et aident les gens à surmonter leurs plus grandes détresses physiques. Ils les aident également à surmonter les craintes liées aux mauvais esprits, à la magie et aux traditions qui provoquent des souffrances.

Depuis douze ans, les Missionnaires comboniens sont actifs dans la région. Ils y ont fondé deux postes de mission et il y a maintenant quatre paroisses catholiques très bien établies, mais elles n’ont toujours pas de chapelle. C’est pourquoi cette communauté de prêtres a demandé à Aide à l’Église en Détresse de les aider à construire une chapelle dans l’un des villages. La catéchèse, la messe et d’autres célébrations liturgiques pourront y avoir lieu. Jusqu’à maintenant, la vie ecclésiale a lieu en plein air et les fidèles sont exposés aux brûlures du soleil ou à de fortes pluies. En outre, une chapelle renforcerait le sentiment des fidèles d’appartenir à une paroisse, et leur identification à l’Église.

Pour le moment, la paroisse compte déjà 120 baptisés catholiques, 85 candidats au baptême ainsi que 80 enfants. Même si les habitants du village n’ont pas d’argent, ils souhaiteraient contribuer à la construction de la maison de Dieu en fournissant les matériaux de construction disponibles localement ainsi que la main-d’œuvre.

Par contre, il faut aussi des matériaux de construction solides qui viennent de l’extérieur, comme des poutres d’acier. Les Missionnaires comboniens ont demandé de l’aide à notre organisation. La chapelle doit également être protégée par une clôture. Aide à l’Église en Détresse aimerait soutenir la construction de la chapelle à hauteur de 29 200 dollars.


 

Projet de la semaine – un nouveau presbytère au Chili

23.11.2016 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, Chili, Construction, PROJETS AED

Chili
loger dans un nouveau presbytère

acn-20160906-45626-1-chileAu 19e siècle, une dame très pieuse vivait à Sotaqui. Elle s’appelait Antonia Pizarro. Comme elle connaissait bien les herbes médicinales, elle a aidé de nombreux malades. Un jour qu’elle se rendait chez un malade qui vivait près de la rivière Hurtado, elle vit au loin deux enfants qui gardaient des chèvres.

Alors qu’elle se rapprochait, elle s’aperçut que les deux enfants jouaient avec un autre enfant qui était presque nu. C’était une statue de l’Enfant Jésus. Cette pieuse femme apporta chez elle la statue du divin enfant pour la vénérer. Elle se révéla miraculeuse et fut installée en 1873 dans l’église paroissiale de Sotaquí. Petit à petit, la dévotion se répandit et de plus en plus de gens venaient demander de l’aide au petit enfant Jésus miraculeux. Une nouvelle église fut construite en 1898 pour le divin enfant.

Ce culte est encore fort important aujourd’hui, et chaque mois de janvier, une grande fête de quatre jours est célébrée autour de l’Épiphanie avec des processions et des danses traditionnelles pour honorer le divin enfant. Cette fête est préparée avec une neuvaine et la Mère de Dieu du Mont-Carmel est vénérée à la même occasion.

L’ancien presbytère qui avait été construit en 1800 fait aussi partie du sanctuaire. Il a été endommagé en 1997 par un tremblement de terre, mais c’est un autre tremblement de terre plus grave, celui de septembre 2015, qui l’a rendu inhabitable. La toiture, les plafonds des chambres et plusieurs murs se sont effondrés, et les portes et fenêtres ont explosé. Le curé vit actuellement dans des conditions précaires dans un local attenant à l’église.

 

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Le diocèse de La Serena, dont fait partie Sotaqui, est confronté au défi de remettre en état 60 églises, chapelles, presbytères qui ont été endommagés à divers degrés par le tremblement de terre et certains édifices ont même été complètement détruits.

Nous avons donc promis 43 800 dollars pour que le presbytère de Sotaqui puisse être reconstruit.

Est-ce que vous aimeriez soutenir des projets comme celle-ci? 

Téléphonez! Ou bien cliquez sur le bouton « Faire un don » ci-dessou


 

Projet de la semaine AED : rénovations chez les Clarisses

26.10.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Construction, Équateur, PROJETS AED, Religieuses, Voyager avec l'AED

Équateur

Rénovations chez les Clarisses à San Miguel

La ville de San Miguel se situe au centre de l’Équateur, dans la province de Bolivar. Son nom se traduit par Saint Michel, car elle est consacrée à l’Archange Saint-Michel. Depuis 1902, San Miguel a un sanctuaire marial consacré à Notre-Dame de Lourdes, avec une grotte, similaire au sanctuaire original français. Comme à Lourdes, il y a ici aussi une source à laquelle des guérisons sont attribuées. Le sanctuaire est devenu un lieu de pèlerinage important, visité par des pèlerins venus de partout dans le pays.

Le travail de la terre inclut celui de l'apiculture, chez les Clarisses de San Miguel, Équateur.

Le travail de la terre inclut celui de l’apiculture, chez les Clarisses de San Miguel, Équateur.

 

C’est surtout en mai, mois de Marie, que les pèlerins sont nombreux. Par ailleurs, une grande fête est célébrée pendant deux semaines en septembre, et se termine par la fête de l’Archange Saint-Michel.

 

Un couvent de Clarisses a été fondé à proximité de la grotte. Il compte aujourd’hui 16 religieuses cloîtrées qui mènent une vie stricte de prière. Le couvent est également consacré à Notre-Dame de Lourdes.

 

Les religieuses, qui ont choisi une vie de pauvreté, doivent faire rénover six cellules de leur couvent. Aide à l’Église en Détresse les soutiens grâce à un montant de 9 928 dollars. Elles remettent aussi en état le plafond du cloître qui en a bien besoin.

Merci d’être là pour les Clarisses de San Miguel


 

 

Entrevue – Syrie, l’insécurité règne

30.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Construction, Entrevue, Moyen-Orient, PROJETS AED, Syrie, Voyager avec l'AED

Syrie

« Nous ne sommes jamais en sécurité »

Père Andrzej Halemba, responsable des projets pour le Moyen-Orient de l’œuvre internationale de charité catholique Aide à l’Église en Détresse (AED), vient de rentrer d’un voyage en Syrie. Dans une entrevue accordée au service de l’information de l’œuvre pontificale, il parle de la situation actuelle catastrophique dans ce pays ravagé par la guerre.

 

Quelle est la situation actuelle en Syrie?

En ce moment, tout le monde retient son souffle en Syrie parce que la situation semble prometteuse, mais d’autre part, nous sommes confrontés à une catastrophe humanitaire d’une ampleur gigantesque. Les gens ont bien retrouvé espoir et sont reconnaissants du peu de paix dont ils bénéficient à nouveau, mais bien entendu, cette paix est loin d’être parfaite. À Damas au cours des deux jours qu’a duré mon séjour, tout était calme. Mais dimanche, il y a eu à nouveau huit explosions dans la périphérie de la ville. Daech, Al-Nosra et d’autres partisans d’Al-Qaida veulent déstabiliser la situation et prouver que sans eux, il n’y aura pas de paix en Syrie.

Au cours des cinq dernières années, la Syrie a complètement changé. Ce pays riche, où régnait la paix et qui bénéficiait d’une très bonne situation économique, a été complètement détruit en un laps de temps très court.

Des enfants entourent l'image du Christ qui porte sa couronne, le jour de la Fête de la Croix glorieuse (14 septembre). Une lumière dans la nuit de la guerre.

Des enfants entourent l’image du Christ qui porte sa couronne, le jour de la Fête de la Croix glorieuse (14 septembre). Une lumière dans la nuit de la guerre.

 

Comment la guerre a-t-elle changé la vie des gens en Syrie?

Avant la guerre, la population syrienne s’élevait à 24,5 millions de personnes. Elle a reculé aujourd’hui à quelque 17 millions à peine. Près de six millions de personnes vivent hors du pays. Il y a plus de 4,8 millions de réfugiés syriens dans les pays voisins et 13,5 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire en Syrie même.

De nombreuses régions sont d’accès très difficile. De plus, les denrées alimentaires sont extrêmement chères. Dans les zones contrôlées par le gouvernement, le prix du riz par exemple a augmenté de près de 250 % depuis 2010, mais dans les zones sous contrôle des rebelles, son prix s’est multiplié par 28! Donc, avec les prix astronomiques des produits alimentaires de base, vous pouvez vous imaginer la misère des gens. Plus de 57 % des personnes ne trouvent pas d’emploi. Ils vivent de la mendicité et de l’aide humanitaire. Quelque 4,6 millions de Syriens se trouvent dans des zones difficilement accessibles.

Tout le monde a peur d’une éventuelle division du pays et de la prolongation du conflit en raison de nouveaux facteurs, tels que les interventions de l’armée turque sur le territoire de la Syrie contre les soi-disant rebelles et contre les Kurdes. La situation est extrêmement complexe, mais certainement pour la première fois depuis plusieurs mois, il y a une infime lueur d’espoir.

 

Quelles sont les expériences qui vous ont le plus bouleversé durant votre voyage en Syrie?

Tout d’abord, les ruines que vous pouvez voir à Damas et aux alentours. C’est une ville tellement belle, et les habitants refusent de désespérer. Malgré la situation difficile, ils essaient de vivre un tant soit peu « normalement ». Mais le paysage des environs de la ville est horrible. Quand nous sommes allés à Homs, nous avons dû utiliser les routes secondaires, car la route principale était bloquée par des tireurs embusqués.

Les rues sont sales, les gens sont pauvrement habillés, les prix se sont envolés et la méfiance règne à tous les niveaux. Le nombre croissant de postes de contrôle a certainement un impact sur le moral et la mentalité des gens : « Nous sommes toujours en danger parce qu’il y a des soldats partout, qui contrôlent chaque voiture et chaque personne ». En raison de la pression constante et des craintes causées par des attaques à la bombe, tout le monde est éreinté, en particulier les policiers.

À Homs, nous avons traversé une place qui a été le théâtre d’une attaque d’Al-Nosra quelques jours auparavant. Les attaquants ont conduit la voiture dans le centre-ville et ont déclenché la bombe au poste de contrôle. Ils y ont trouvé la mort, ainsi que six soldats. Ces attentats terroristes traumatisent durablement et profondément les gens, qui disent : « Nous ne sommes jamais en sécurité ». Ils sont littéralement minés par ce danger permanent.

La situation des familles est dramatique parce qu’elles ne trouvent plus de travail pour se nourrir. Les gens sont soit au chômage, soit extrêmement mal payés. Et les 6,5 millions de déplacés, qui ont dû quitter leurs maisons, ont besoin de louer des logements, mais les prix de location sont extrêmement élevés. Sans revenus, la situation est très précaire.

En outre, les jeunes gens ont très peur d’être recrutés de force par l’armée ou les rebelles pour se battre. Eux sont le plus en danger, c’est pourquoi ils prennent la fuite et quittent le pays. C’est aussi la raison pour laquelle il y a tant d’adolescents et de jeunes gens parmi les réfugiés en Europe.

Le père Halemba parle aux gens venus participer à la messe devant les ruines de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix, Homs (Syrie).

Le père Halemba parle aux gens venus participer à la messe devant les ruines de la cathédrale grec-melkite catholique Notre-Dame-de-la-Paix, Homs (Syrie).

Malgré tout cela, avez-vous vécu des situations qui vous semblaient positives?

Lorsque les gens viennent nous voir et disent : « Nous ne savons pas comment vous remercier » ou bien lorsque, à court de mots, ils éclatent en sanglots parce que personne d’autre ne les aide comme ils en ont besoin, c’est très émouvant pour nous. Ils sont tellement reconnaissants. Mais cette aide ne présente pas seulement un aspect matériel. Cela leur donne beaucoup plus : la force à travers le geste de solidarité qu’ils vivent. À Marmarita, on m’a dit : « Père, il est si important pour nous de sentir qu’on ne nous a pas oubliés. »

AED est l’un des plus grands donateurs qui ont apporté une aide d’urgence en Syrie, en particulier aux chrétiens. Selon les analyses, au moins 195 000 chrétiens et autres personnes ont bénéficié du soutien d’AED, qui soutien s’est manifesté à travers la fourniture de paniers alimentaires, d’électricité, de gaz, des médicaments, de bourses scolaires… nous avons pu identifier près de 17 différentes façons d’aider les Syriens en 2015.

J’ai aussi toujours demandé aux Syriens de prier pour les bienfaiteurs et pour leurs familles. Les gens nous répondent alors : « Nous prions tous les jours pour eux. » Et ils le font vraiment. Beaucoup d’entre eux ont un rosaire sur eux et ne prient pas seulement ensemble dans les églises, mais aussi chacun pour soi. Cette prière forme ici un pont qui permet un échange d’amour du prochain.

Mgr Jean Abdou Arbach dans les ruines de la cathédrale. Aide à l'Église en Détresse veut soutenir la construction de Notre-Dame-de-la-Paix.

Mgr Jean Abdou Arbach, archevêque grec-melkite catholique, dans les ruines de la cathédrale. Aide à l’Église en Détresse veut soutenir la reconstruction de Notre-Dame-de-la-Paix.

Y a-t-il une anecdote particulièrement remarquable issue de vos projets que vous aimeriez partager?

À Damas, il y a une institutrice qui s’est rendue deux fois à l’étranger, une fois aux États-Unis et une fois en Europe. Elle dit : « Je ne peux pas vivre là-bas. Je dois retourner en Syrie et aider les enfants dans les écoles. Je veux vieillir ici et je veux mourir ici. » Cette femme aime son pays malgré toutes les difficultés et malgré la tentation de mener une vie plus facile autre part.

Je me souviens aussi de deux jeunes gens de la Vallée des chrétiens. Ils ont bénéficié d’une excellente formation et parlent tous deux très bien l’anglais. Avec leurs qualifications, ils pourraient facilement trouver du travail dans les pays occidentaux. De plus, leurs parents vivent aux États-Unis et les appellent tous les jours en leur demandant de venir les y rejoindre. Mais ces jeunes gens refusent d’y aller. Ils disent : « Nous devons aider les autres. Il y a tant de gens qui ont besoin de notre aide. » En effet, en leur qualité de bénévoles, ils aident plusieurs centaines de familles — c’est vraiment une attitude très impressionnante.

Célébration de la messe « à la chandelle », devant les ruines de la cathédrale.

Célébration de la messe, « à la chandelle », devant les ruines de la cathédrale.

 

Depuis le début de la guerre en Syrie, qui a éclaté en 2011, l’AED a accordé près de
19 millions CAD pour soutenir des projets humanitaires d’urgence ainsi que de l’aide pastorale.

 

Photo du haut: Vue d’un minaret, à travers une grande fenêtre de la cathédrale détruite de Notre-Dame-de-la-Paix, à Homs en Syrie. Aide à l’Église en Détresse désire soutenir la reconstruction. Merci de soutenir sa reconstruction! 

 

Propos recueillis par Aleksandra Szymzack, ACN international
Adaptation: Mario Bard, AED Canada


 

 

Projet de la semaine AED : loger celles qui donnent la dignité

28.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Construction, Hébergement, PROJETS AED, Religieuses, République démocratique du Congo, Voyager avec l'AED

République Démocratique du Congo

loger celles qui donnent la dignité

 

La République Démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres et sous-développés au monde, que la violence et les conflits armés plongent encore davantage dans la misère : l’insécurité et l’instabilité conduisent à un appauvrissement croissant de la population. Dans cette situation, beaucoup de parents ne se considèrent pas en mesure de s’occuper de leurs enfants.

 

Il n’est pas rare que des enfants soient abandonnés ou rejetés par leur famille. Celles-ci prétextent souvent que l’enfant aurait exercé de la sorcellerie et du mal à la famille. Puis il y a les garçons, qui se joignent souvent à des gangs de bandits, alors que les filles se prostituent, tombent enceintes très jeunes et n’ont personne pour les aider. Elles ne peuvent pas nourrir leurs enfants parce qu’elles n’ont aucune formation scolaire, et ne savent pas comment gagner leur pain en dehors de la prostitution.Construction of a convent for the Congregation Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur in Mbandaka

 

C’est à cause de cela qu’à maints endroits en République Démocratique du Congo, les sœurs de l’ordre des Filles de Notre-Dame du Sacré Cœur s’occupent des personnes qui ont besoin d’aide. Elles prennent soin des enfants des rues et des orphelins, enseignent la couture aux mères mineures afin qu’elles puissent gagner leur vie, organisent des cours d’alphabétisation, s’occupent des personnes âgées, interviennent dans les léproseries et fournissent des soins de santé aux femmes enceintes et aux malades qui, sinon, n’auraient aucun accès aux traitements et aux examens médicaux. Par ailleurs, elles donnent des cours dans les écoles et travaillent en paroisse où elles font, entre autres la catéchèse.

 

Une maison neuve pour les religieuses va maintenant être construite à Mbandaka dans le nord-ouest du pays. Elles s’y occuperont surtout des orphelins et des malades. Aide à l’Église en Détresse a promis de soutenir les travaux à hauteur de 116 800 CAD

Construction of a convent for the Congregation Filles de Notre-Dame du Sacré-Coeur in Mbandaka