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Construction

 

Projet de la semaine AED: Soutien des soeurs à RDC

14.09.2017 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, AFRIQUE, Construction, Non classifié(e), PROJETS AED, Religieuses, République démocratique du Congo, Témoignage, Voyagez avec AED

République Démocratique du Congo

grâce à vous, elles vivent enfin de leur travail !  

 

Le monastère a été installé au milieu de cette région violente. Les religieuses ont été menacées dans leur monastère et quelques fois, elles ne peuvent dormir la nuit parce que les soldats et les autres groupes paramilitaires y entrent. L’une d’elles a même été tuée il y a quelques années : elle a été tirée à bout portant à la tête en ouvrant la porte du monastère. En dépit du danger, les religieuses restent et prient pour la paix dans la région. Elles sont une oasis de paix au milieu de la violence. Il y a aussi des gens qui viennent à elles pour vivre une retraite en silence.

 

Les membres de l’ordre des Trappistes mènent une vie de prière et de dépouillement stricte et isolée.  Nous savons plus particulièrement qu’ils passent une grande partie de leur vie dans le silence afin de n’écouter que Dieu. L’ordre se compose d’une branche masculine et d’une branche féminine, qui partagent un mode de vie presque identique.

 

La branche féminine de l’ordre compte environ 70 monastères dans le monde entier, dont un en République Démocratique du Congo. Elles sont 21 religieuses qui vivent dans l’est du pays, à Murhesa, dans la région frontalière du Rwanda. Depuis de nombreuses années, la région du Sud-Kivu dans laquelle se situe Murhesa, est le théâtre de nombreux conflits, parmi les plus sanglants de l’histoire récente d’Afrique. La présence de l’Église est l’un  des seuls espoirs de  la population. Les prêtres et les religieuses y témoignent du Christ, souvent au péril de leur vie.

Le monastère des religieuses trappistes a également été durement éprouvé par la guerre, l’insécurité, les cambriolages et les catastrophes naturelles ; l’une des religieuses a même été tuée en décembre 2009.

Le monastère des Trappistines de Murhesa, diocèse de Bukavu.
C’est au milieu de cette région violente que le monastère a été installé. En dépit du danger, les religieuses y demeurent et prient pour la paix dans la région. Elles sont comme une oasis de paix au milieu de la violence. Les gens viennent souvent à elles pour y vivre des retraites en silence. Les religieuses ont accueilli Régina Lynch et Christine du Coudray, respectivement directrice de projets pour l’ensemble de l’AED et directrice de projets pour l’Afrique.

 

Des religieuses persévérantes !

Malgré de nombreuses difficultés et souffrances, le monastère, qui existe depuis 60 ans, peut se réjouir d’attirer de nombreuses vocations. En effet, des jeunes filles ne cessent de frapper à sa porte parce qu’elles veulent suivre le Christ.

 

Les soeurs au monastère de Murhesa, font la production de chandelles sans aide.

La règle de l’ordre prévoit que les religieuses vivent du travail de leurs mains. Dans le passé, elles ont donc essayé différentes solutions pour gagner leur vie. Elles ont d’abord produit du yogourt et de la crème glacée, qui étaient principalement destinés à être vendus aux troupes des Nations Unies stationnées dans la région. Elles ont également essayé d’élever des poulets et des lapins, en plus de pratiquer l’apiculture. Mais leurs efforts ont été mitigés , car  le monastère ne disposait pas de salles de travail appropriées. En 1994, des travaux avaient commencé afin d’agrandir le monastère et de construire un bâtiment d’exploitation, mais la guerre a a réduit ce projet à néant.

Après plus de 20 ans, les religieuses ont demandé que l’Aide à l’Église en Détresse les soutienne pour la construction de bâtiments adéquats pour des travaux manuels et de transformation alimentaire. Nos bienfaiteurs ne les ont pas abandonnées et leur ont offert 62 000 dollars.

Ainsi, les religieuses ont pu mettre en place une boulangerie et un atelier de bougies. De plus, elles sont aussi en mesure de fabriquer du savon et du miel. Ainsi, elles peuvent enfin gagner leur vie comme le demande la règle de la grande famille trappistine. Elles remercient de tout leur cœur tous les bienfaiteurs, et prient pour tous ceux qui les ont aidées !

 


 

Projet de la semaine – Sri Lanka

23.08.2017 in Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Sri Lanka

Projet à Sri Lanka

 

Aide à la reconstruction après la guerre civile

 

 

Les religieuses du Carmel apostolique exercent leurs activités au Sri Lanka depuis 1959. Fondée en Inde en 1868, la Congrégation a pour objectif principal de scolariser les jeunes filles, tout en les invitant à mettre le Christ au centre de leur vie. On retrouve plusieurs monastères de la Congrégation en Inde (130) et au Sri Lanka (37).

 

Le monastère de Karaveddy situé dans le nord du Sri Lanka existe depuis 1959. À l’époque, les religieuses ont repris une maison qui avait été construite plusieurs décennies auparavant par des missionnaires européens. En plus d’une école, elles y ont fondé un orphelinat.

 

Cependant, avec les trois décennies de guerre civile entre rebelles tamoules et forces gouvernementales (1983-2009), les religieuses ont dû faire comme beaucoup d’autres habitants : fuir ! En 2009, les religieuses reviennent, mais constatent qu’une grande partie de la maison s’est effondrée à cause d’infiltrations d’eau, et même ce qui est encore debout est lourdement endommagé.

 

Qu’à cela ne tienne : elles louent ce qui est leur maison encore aujourd’hui et reprennent immédiatement leur travail : catéchèses, groupes de prière, préparation à la première communion, et surtout, le travail auprès des pauvres et des enfants touchés par la guerre. Tout cela dans des conditions précaires et dans une résidence provisoire où l’espace est très restreint.

 

Aujourd’hui, les personnes déplacées par la guerre sont progressivement retournées chez elles, mais force est de constater que la détresse est toujours présente, et semble même en augmentation. Fidèles à leur mission, les religieuses aimeraient aider encore plus d’enfants, en particulier les filles qui ont souffert de la guerre. Par contre, l’exiguïté des lieux limite cette volonté et c’est pourquoi il est devenu urgent qu’elles puissent avoir de nouveau leur propre maison.

 

Du point de vue financier, la population locale est très pauvre ; les religieuses ne peuvent donc guère espérer de soutien de ce côté. Alors, c’est avec confiance qu’elles se sont tournées vers Aide à l’Église en Détresse (AED). Elles nous écrivent : « Nous espérons et prions pour que le Seigneur inspire de plus en plus de gens à nous aider dans l’achèvement des travaux de reconstruction ». L’AED veut participer à ce projet, et espère amasser un montant de 27 000 dollars pour l’achèvement des travaux.


 

Histoires AED : des Dominicaines retourneront chez elles

09.06.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Construction, Déplacés, Irak, Mario Bard, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Irak

Des Dominicaines retourneront chez elles

Dans la plaine de Ninive, 363 bâtiments qui appartiennent à l’Église, endommagés ou détruits par l’État islamique (ÉI), ont besoin d’être rénovés.

Les sœurs dominicaines Luma Khuder et Nazek Matty déclarent : « Nous espérons revenir à Teleskuf dès que possible, les familles ont besoin de nous ». Le père Andrzej Halemba, président exécutif par intérim de la Commission de reconstruction de Ninive (CRN) ajoute : « 450 familles sont déjà retournées à Teleskuf. Nous espérons que beaucoup d’autres suivront leur exemple ».

 « L’accord entre les Églises chrétiennes est un bon signe. Les gens perçoivent que l’Église est unie et que les décisions ne seront pas prises unilatéralement ». Sœur Luma Khuder et Sœur Nazek Matty, des religieuses dominicaines de Sainte-Catherine de Sienne du couvent Notre-Dame-du-Rosaire de Teleskuf, au nord de Mossoul, voient comme un signal encourageant l’engagement des Églises chrétiennes en Irak en faveur de la reconstruction des villages chrétiens de la plaine de Ninive, détruits par l’État islamique. Le 27 mars dernier, l’Église syro-catholique, l’Église syro-orthodoxe et l’Église chaldéenne ont institué la CRN dont la tâche est de suivre et de planifier la reconstruction de près de 13 000 logements.

IRAQ / NATIONAL 17/00321 Restoration of Immaculate Mary (Al-Um Al-Tahira) convent in favour of Dominican Sisters fof St Catherine of Siena - Qaraqosh

Mars 2017 : pour la première fois, les religieuses visitent le couvent qu’elles ont dû quitter en catastrophe il y a deux ans.

Avant 2014, les dominicaines de Sainte-Catherine de Sienne disposaient de couvents dans de nombreuses villes de la plaine de Ninive. Puis l’ÉI est arrivé, et les 72 religieuses sont devenues des déplacées internes. « En 2014, à peine arrivées à Erbil, nous avons commencé à distribuer de la nourriture, du lait et des couches. Nous avons ouvert des “couvents d’urgence”, pour être aussi proches que possible des chrétiens déplacés, pour les servir et pour être avec eux », explique Sœur Luma. « En 2015, une fois que les personnes déplacées ont été installées dans des logements plus définitifs, nous avons ouvert deux écoles, l’une à Ankawa, au nord d’Erbil, et l’autre à Dohouk. L’école d’Erbil est fréquentée par environ 600 enfants âgés de 6 à 13 ans. Nous avons également ouvert une école maternelle qui accueille 392 enfants. Ces structures sont financées, entre autres, par AED. Nous dépendons totalement de ces aides ».

 

Retour des déplacés : espérer l’effet domino

Maintenant, la situation est en train de changer. « Le nombre de déplacés internes au Kurdistan diminue lentement. « À Teleskuf, il n’y a plus de danger, et plusieurs familles sont retournées chez elles », note Sœur Nazek. « Aide à l’Église en Détresse commence à reconstruire les maisons, y compris à Teleskuf », ajoute-t-elle. « L’État islamique est resté dans ce village pendant une courte période, et les maisons ne sont pas trop endommagées. Nous aussi, avec le soutien d’AED, nous réparons notre couvent Notre-Dame du Rosaire à Teleskuf. Nous aimerions y retourner aussitôt que possible, ainsi que les gens qui sont maintenant fatigués de vivre loin de chez eux ».

IRAQ / NATIONAL 17/00321 Restoration of Immaculate Mary (Al-Um Al-Tahira) convent in favour of Dominican Sisters fof St Catherine of Siena - Qaraqosh

AED veut soutenir la rénovation du couvent des religieuses dominicaines dans la région de Qaraqosh.

« Nous savons que depuis janvier 2017, environ 450 familles sont retournées à Teleskuf, et beaucoup d’autres se préparent à rentrer chez elles », explique le père Andrzej Halemba, qui en plus de ses responsabilités à la Comission, est également directeur de projets pour le Moyen-Orient à Aide à l’Église en Détresse. « Parmi tous les villages de La Plaine de Ninive – ajoute le père Halemba – Teleskuf est à ce jour le plus sûr. La zone est en fait contrôlée par l’armée kurde. Nous espérons que le retour des familles chrétiennes à Teleskuf aura un effet domino sur les familles des autres villages qui hésitent encore à revenir, de peur que la situation ne soit pas encore complètement sécurisée. L’AED contribuera à hauteur de plus de 58 000 dollars à la restauration du couvent dominicain de Teleskuf : les religieuses doivent revenir au plus tôt, les familles ont besoin d’elles ».

Dans toute La Plaine de Ninive, il y a au total 363 biens ecclésiastiques qui ont besoin d’être restaurés à la suite des attaques de l’État islamique : 34 ont été totalement détruits, 132 ont été incendiés, 197 sont partiellement endommagés. Rien qu’à Teleskuf, on compte 1 104 maisons privées et 21 biens ecclésiastiques endommagés par le groupe terroriste.

 

Aide à l’Église en Détresse contribuera à hauteur de plus de 58 000 dollars à la restauration du couvent dominicain de Teleskuf. 

Texte original : Daniele Piccini, ACN international
Adaptation française au Canada : Mario Bard, AED Canada

 

Projet de la semaine – Construire une église solide au Philippines

17.05.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Construction, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Philippines


Une église pour une présence forte !

 

Au sud des Philippines, l’île de Basilan fait partie de l’archipel de Mindanao. Ici, contrairement au reste du pays, les catholiques sont en minorité ; les musulmans y forment la majeure partie de la population.

Malheureusement, les combattants islamistes d’Abu-Sayyaf veulent y établir « l’État islamique de Mindanao », et ils se qualifient eux-mêmes de guerriers islamistes. Par contre, la communauté internationale et la population philippine les considèrent comme des terroristes et des criminels. Ils répandent la terreur par leurs attentats à la bombe et les enlèvements qu’ils commettent.

 

Un moyen pour les catholiques de mieux se faire respecter par la majorité musulmane est d’avoir des signes d’une présence forte, dont une église qui soit en bon état. Depuis 40 ans, la paroisse Saint-Antoine, située dans la ville de Lamitan, possède une église. Mais aujourd’hui, elle est presque entièrement délabrée et elle est devenue beaucoup trop petite, car le nombre de paroissiens qui la fréquentent ne cesse d’augmenter. Construire une nouvelle église est la solution, mais les fonds manquent ; les gens sont pauvres et ne pourraient contribuer financièrement à ce projet.

 

L’évêque du diocèse où se trouve Saint-Antoine, Mgr Martin S. Jumoad, nous écrit : « Nous voudrions construire une église solide qui diffuse le message de la stabilité et de la cohésion, ainsi que de la foi forte du peuple de Dieu. Les musulmans respectent les gens qui sont forts et unis, et qui vivent une vie de prière. Avec une église solide, nous serions respectés, et j’espère que cela apportera la paix à notre pays ».

 

Pour les 700 fidèles en moyenne qui fréquentent régulièrement la messe, notre aide s’élève à 43 500 $.

Photo: Renovation and expansion de la paroisse St. Antonio de Padua à Barangay Sta. Clara, ville de Lamitan 

 

 


 

Communiqué – la reconstruction commencée sur la Plaine de Ninive

09.05.2017 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Communiqué, Construction, Déplacés, Irak, PROJETS AED

Irak


reconstruction commencée sur la Plaine de Ninive

 

«Retour aux racines », chrétiens de Ninives

Königstein-Montréal – 08-05-2017 Ça y est, le coup d’envoi est donné ! aujourd’hui, dans les villages de Bartella, Karamless et Karakosh (Irak), une « Cérémonie de l’olivier » a souligné le début des travaux de reconstruction des cent premières maisons des familles de réfugiés chrétiens construites dans le cadre d’un programme parrainé par l’Œuvre internationale catholique de charité Aide à l’Église en Détresse

(AED). Un peu plus tôt la semaine dernière, le père Andrzej Halemba, directeur de projets pour AED et président par intérim de la Commission de reconstruction de Ninive*, a décrit ce moment comme « une occasion unique et historique pour l’avenir du christianisme en Irak ».

 

Ces cent premières maisons sont un premier pas pour arriver à remplacer ou rénover près de 13 000 maisons détruites ou lourdement endommagées par le groupe terroriste État islamique (ÉI). Des oliviers ont été offerts aux propriétaires pour qu’ils les plantent près de chez eux, et un message leur a été communiqué : reprenez racine là où vous êtes né, vivez et portez des fruits de paix et de réconciliation.

 

Retourner ou partir : dilemme des chrétiens

Dans un sondage mené en mars dernier, 41 pour cent des familles chrétiennes affirmaient vouloir absolument retourner dans leurs domiciles de la Plaine de Ninive qu’ils avaient été forcés d’abandonner lors de l’invasion de l’ÉI en 2014. Un autre 46 pour cents envisageait sérieusement la possibilité de revenir. Un changement d’attitude majeur, alors que les premiers sondages réalisés en novembre dernier montraient qu’à peine 3,3 pour cent pensaient sérieusement retourner dans leurs villages.

Destruction par l’État islamique à Qaraqosh

Des enfants chrétiens irakiens rêvent la reconstruction de leurs villes et villages

« Ces chiffres donnent un aperçu du dilemme historique auquel le christianisme est confronté en Irak à l’heure actuelle », indique le père Halemba. « En commençant le travail sur ces trois premiers sites de reconstruction, nous espérons envoyer un signal clair aux milliers de familles chrétiennes qui ont été chassées de chez elles et qui vivent maintenant dans des conditions précaires à Erbil et dans d’autres villes du Kurdistan irakien », ajoute-t-il. « Il s’agit d’un moment historique et décisif. Si nous manquons l’occasion d’aider les chrétiens à retourner dans leurs foyers, ces familles pourraient bien décider de quitter l’Irak pour toujours. Ce serait une énorme tragédie. La présence des chrétiens dans cette région est d’une importance vitale, non seulement du point de vue historique, mais aussi politiquement et culturellement. Les chrétiens représentent un pont de paix entre les différents groupes musulmans qui se combattent les uns les autres ; ils contribuent également de manière essentielle au système éducatif et sont respectés par tous les musulmans modérés ».

Le Père Halemba conclut par un appel à la prière. « À tous nos frères et sœurs chrétiens d’occident, nous demandons non seulement leur soutien financier, mais aussi qu’ils soutiennent par leurs prières le courage des milliers de chrétiens irakiens qui ont pris la décision de retourner dans leurs villages et de rester en Irak ».

Près de 3 millions en aide alimentaire

Pendant ce temps, le programme de distribution d’aide alimentaire d’AED continue. Il permet de soutenir 12 000 familles qui ont dû fuir Mossoul et les autres villes et villages de la plaine de Ninive, vers Erbil et d’autres villes telles que Dehouk, Kirkouk, Zakho et Alqosh. À la fin de juin 2017, Aide à l’Église en Détresse aura déjà distribué près de trois millions de dollars en aide alimentaire. De plus, depuis mars 2016, AED est la seule organisation internationale qui ait soutenu régulièrement les déplacés internes de la région. Au total depuis 2014, ce soutien s’élève à près de 44 millions de dollars.

*La Commission a été instituée le 27 mars dernier afin de planifier et de superviser la reconstruction de près de 13 000 maisons et domiciles endommagés appartenant à des chrétiens (dont 669 totalement détruits), par les terroristes de l’État islamique.
Le coût global du programme de reconstruction est estimé à plus de 250 millions de dollars. Aide à l’Église en Détresse a déjà mis 652 500 $ à la disposition de la commission et des trois Églises chrétiennes qu’elle représente.  

Texte par Daniele Piccini, Aide à l’Église en Détresse International

Adapté par Mario Bard, AED Canada


 

Projet de la semaine: Utena, Lithuanie

03.05.2017 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED, Construction, Lithuanie, PROJETS AED

Lituanie

Un centre pour l’annonce de l’Évangile aux jeunes

Il y a cinq ans, les Sœurs de la Providence Divine se sont installées à Utena, importante ville industrielle du nord-est de la Lituanie. Utena dispose de plusieurs écoles et collèges, et c’est pourquoi beaucoup de jeunes y vivent.

Dans la ville, deux paroisses catholiques proposent diverses activités aux jeunes. En fréquentant ces paroisses, les religieuses se sont rendu compte qu’une formation spirituelle est urgente. En effet, beaucoup de jeunes voient Dieu comme quelqu’un qui, avant tout, punit et surveille tout ; ils n’ont pas appris à connaître Dieu comme un Père aimant qui pardonne, qui donne de l’espérance et accueil.

Elles ont également remarqué que les fidèles entendent parler de l’Évangile à l’occasion d’un baptême, d’une première communion, d’un mariage ou d’un enterrement, mais que beaucoup d’entre eux sont également à la recherche de réponses à des questions telles que : « Toutes les religions sont-elles égales ? », « Une personne moderne et instruite peut-elle être profondément et sincèrement catholique ? », « La foi catholique est-elle compatible avec ce que dit la science et avec une vie moderne ? » Les religieuses sont aussi souvent confrontées à des phrases telles que : « Je pense que Jésus était un homme sage et bon, mais je ne crois pas qu’il soit Dieu ! »

 

« Instrument de l’amour salvifique de Dieu »

Donc pendant six mois, les religieuses se sont rendues dans les écoles pour aider les jeunes à trouver des réponses à leurs questions. Ce programme a été si bien accueilli qu’elles ont considéré l’importance de la demande comme un signe de Dieu. Elles ont donc décidé d’ouvrir un centre d’évangélisation dans leur couvent. Cela est tout à fait en accord avec leur fondatrice, Marija Rusteikaitė, qui disait : « L’esprit de Dieu nous encourage à devenir des instruments de l’amour salvifique de Dieu, particulièrement en aidant les gens à rencontrer Dieu dans leur propre vécu ».

 

Les religieuses désirent que, plus particulièrement, les adolescents et les jeunes adultes aient la possibilité de passer plusieurs jours dans ce centre afin de participer à des journées de retraite et à d’autres événements. Le centre est censé pouvoir héberger vingt personnes en même temps. Il proposera des retraites spirituelles, des événements portant sur la théologie du corps du Saint Pape Jean-Paul II, des week-ends de récollections pour trouver sa vocation, des conseils individuels et un accompagnement des adolescents et des jeunes adultes, ainsi que des programmes pour les femmes traumatisées après un avortement. Par ailleurs, le Saint-Sacrement doit être exposé dans la chapelle tout au long de la journée, adoré tour à tour par les sœurs et leurs hôtes. Des fidèles de l’extérieur pourront aussi s’y joindre.

 

Cependant, des travaux de rénovation de la maison des religieuses sont encore nécessaires afin de réaliser ce projet.

Aide à l’Église en Détresse apportera une aide de 21 750 dollars.

 


 

Communiqué – Irak : les Églises chrétiennes s’unissent pour reconstruire

31.03.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Communiqué, Construction, Irak, PROJETS AED

Irak, Plaines de Ninive


les Églises chrétiennes s’unissent pour reconstruire

Au Kurdistan Irakien, l’évêque syriaque catholique, l’évêque chaldéen catholique et deux évêques syriaques orthodoxes ont signé un accord pour aider les chrétiens de la Plaine de Ninive à reconstruire leurs maisons, détruites par l’État islamique (ÉI) depuis août 2014.

 

L’espoir est de retour dans le cœur des chrétiens qui avaient dû fuir l’avancée dévastatrice des troupes de l’organisation terroriste État islamique. Après deux ans et demi passés à Erbil – qui auront paru une éternité aux déplacés -, le retour des chrétiens de la Plaine de Ninive dans leurs villages et leurs maisons est enfin envisageable.

 

De gauche à droite : Mgr Timotheos Mousa Al-Shamani, archevêque syrien orthodoxe Bartellah, archevêque catholique syrien de Mossoul, Mgr Yohanna Petros Mouche, père Andrzej Halemba responsable pour le Moyen-Orient pour AED, Le Métropolitain syriaque orthodoxe Nicodemus Daoud Matti Sharaf de Mossoul, de Kirkuk et du Kurdistan, l’évêque chaldéen catholique Mikha Pola Maadassi d’Alqosh.

Le 27 mars dernier, une cérémonie de  signature avait lieu   dans les bureaux de l’archidiocèse de l’Église catholique chaldéenne à Erbil. L’accord conclu entre trois Églises chrétiennes en Irak – l’Église catholique syriaque, l’Église syriaque orthodoxe et l’Église catholique chaldéenne – crée officiellement le Comité de Reconstruction de Ninive (CRN) chargé de planifier et de superviser un programme de reconstruction des maisons de chrétiens. Le Comité est composé de six membres, choisis dans les trois Églises (deux représentants de chacune), et de trois experts extérieurs suggérés par Aide à l’Église en Détresse (AED). L’œuvre pontificale  se chargera  de plaider leur cause et de collecter des fonds.

Pour que les chrétiens puissent « rentrer chez eux »

Selon les premières estimationsil va falloir reconstruire plus de 12 000 maisons – celles qui ont été brûlées, détruites ou partiellement endommagées par l’État islamique – et l’organisme croit que le coût de cette opération sera supérieur à 290 millions de dollars. Les fonds récoltés seront alloués à chacune des Églises, au prorata du nombre de maisons endommagées au sein de chacune decommunautés confessionnelles.

«Nous aimerions remercier l’AED qui nous a tant aidés dans le passé en fournissant de l’aide et de la nourriture. Maintenant, cette œuvre de bienfaisance joue un rôle crucial dans la reconstruction de nos maisons ».

Après la cérémonie de signature, Mgr Timothaeus Mosa Alshamany, archevêque de l’Église orthodoxe syriaque d’Antioche et prieur du monastère Saint Matthieu, a souligné la double importance historique de l’initiative ; d’une part l’esprit œcuménique qui a rendu cela possible, et d’autre part, la possibilité pour des milliers de chrétiens de retourner à leurs racines ancestrales et de retrouver une vie digne. « Aujourd’hui, nous sommes vraiment une Église unie – syriaque orthodoxe, chaldéen et syriaque catholique – unie dans le travail de reconstruction de ces maisons dans les plaines de Ninive, dans la restauration d’un espoir dans le cœur des habitants de ces villages, et dans l’invitation lancée à ceux qui sont partis pour qu’ils reviennent ».

Une aide financière pour venir en aide à 13 000 familles chrétiennes de Mosoul et la Plaine de Ninive – juin 2015

L’archevêque a continué en remerciant l’AED pour son rôle important dans le développement de cette initiative : « Nous aimerions remercier l’AED qui nous a tant aidés dans le passé en fournissant de l’aide et de la nourriture. Maintenant, cette œuvre de bienfaisance joue un rôle crucial dans la reconstruction de nos maisons ».

Cette unité est une source de grande satisfaction pour le Père Andrzej Halemba, responsable de la section Moyen-Orient pour l’œuvre pontificale, qui suivra de près les travaux du comité uniquement au cours de la phase de démarrage. Pour les phases ultérieures, l’AED se limitera à chercher les sources de financement possibles, surtout parmi les principaux donateurs internationaux. « Ce que nous avons fait pour soutenir cette initiative, nous ne l’avons pas fait pour de l’argent », a déclaré le Père Halemba, visiblement heureux de la signature de l’accord. « Nous l’avons fait pour veiller à ce que les chrétiens puissent rester en Irak. Nous travaillons pour Dieu ».

 

Plus de 12 000 maisons seront reconstruites pour assurer le retour des chrétiens dans la Plaine de Ninive.

Mgr Yohanna Petros Mouche, archevêque syriaque catholique de Mossoul, a souligné : « Je voudrais inviter les chrétiens de la plaine de Ninive à rentrer chez eux et à reprendre leur vie dans leurs villages, afin de rendre témoignage au christianisme. Aujourd’hui, nous unissons nos forces pour démontrer que nous sommes unis dans notre volonté d’accélérer cette opération aussi rapidement que possible, et qu’elle doit commencer dès que possible ».

« Ce que nous avons fait pour soutenir cette initiative, nous ne l’avons pas fait pour de l’argent », a déclaré le Père Halemba, visiblement heureux de la signature de l’accord. « Nous l’avons fait pour veiller à ce que les chrétiens puissent rester en Irak. Nous travaillons pour Dieu ».

 

 

 

Le père Salim, jésuite chaldéen, à côté de ce qui reste d’une maison ayant appartenu à sa famille.

 

Le courage manifesté par les trois Églises chrétiennes répond au courage des chrétiens qui ont décidé de rester en Irak. Mgr Mikha Pola Maqdassi, évêque catholique chaldéen d’Alqoche, a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons donné notre accord à la reconstruction des maisons de nos villages en ruines. C’est une démarche courageuse qui nous donne beaucoup de joie et encourage les chrétiens à demeurer dans leurs villages et dans leur propre pays ».

Mgr Nicodemus Daoud Matti Sharaf, Métropolite syriaque orthodoxe de Mossoul, Kirkouk et du Kurdistan, a lancé un appel à tous les bienfaiteurs internationaux : « Nous sommes les racines du Christianisme. Nous devons rester dans notre pays. Nous devons rester en tant que témoins de Jésus Christ dans ce pays, en Irak, et en particulier dans les plaines de Ninive. Cette tâche de reconstruction de toutes les maisons dans les villages entièrement détruits par l’État islamique est vraiment un énorme défi. Merci à l’avance à tous ceux qui nous aideront ».

 

 

 


 

 

Projet AED de la semaine – Un puits à Kinshasa

08.03.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Construction, PROJETS AED, Religieuses, République démocratique du Congo

République Démocratique du Congo

Un nouveau puits pour les religieuses de Kinshasa

 

Presque partout en Afrique, l’accès à l’eau potable est un problème majeur. Beaucoup de gens doivent encore puiser leur eau dans les rivières, et de nombreuses personnes meurent encore de maladies qui pourraient être évitées. Avoir un puits est donc une bénédiction.

Pourtant il y a un an, les Carmélites du monastère du Glorieux-Saint-Joseph à Kinshasa, capitale de la RDC, étaient désespérées. Le puits de 18 mètres de profondeur dont elles disposaient depuis 34 ans s’est effondré. Comme l’approvisionnement en eau potable n’est pas assuré par la municipalité, elles ont dû se tourner vers la seule solution possible : forer un nouveau puits. Un travail qui demande des sous qu’elles n’avaient pas. Elles se sont adressées à Aide à l’Église en Détresse.

 

Nous sommes reconnaissants que ce projet puisse assurer à ces religieuses contemplatives de continuer à vivre en paix.

 

 

 

 

Des conséquences malheureuses pour elles et les gens des alentours

 

Pendant un an, les conséquences de ce manque d’eau ont été nombreuses. D’abord, elles ont dû arrêter de fabriquer des hosties. Puis, elles ne pouvaient plus jardiner afin de combler leurs besoins en nourriture ; elles ont dû acheter leurs fruits et légumes au marché. Puis, plus de vente d’une partie de la production agricole aux femmes de la région afin qu’elle les revende au marché. Une source de revenu sur laquelle ces femmes, souvent chômeuses, ne pouvaient plus compter. À également pâtit, l’élevage de poulets, de lapins et de porcs. Enfin, elles ne pouvaient plus accomplir l’une des missions qu’elles s’étaient données : l’accueil des hôtes.

 

« Il y avait des gens qui venaient à nous pour des temps de guérison ou de retraite, mais à cause du manque d’eau potable, nous avons été obligées de leur dire qu’il était devenu impossible qu’ils viennent et passent du temps en prière avec nous », nous a écrit Soeur Mahele Mwamini, Prieure du Carmel.

 

Grâce au soutien des bienfaiteurs, elles peuvent continuer à soutenir une partie de la population des alentours, en plus de la prière, coeur de leur mission. « Nous sommes reconnaissants que ce projet puisse assurer à ces religieuses contemplatives de continuer à vivre en paix… et qu’elles puissent continuer de soutenir l’Église de leurs prières », nous écrit le père Saverio Cannistrà, supérieur général des carmes déchaux.

 

« Que Dieu vous bénisse et vous remplisse de sa grâce abondante … Cette assistance que vous nous donnez nous permet d’achever de creuser un [nouveau] puits », écrit Mère Mwamini. Une reconnaissance faite au nom des 12 religieuses dont l’âge varie entre 32 et 81 ans. Elle conclut: « Nous sommes vraiment touchées par le soin que vous avez démontré envers notre souffrance et par votre volonté à faire ce qu’il faut pour nous aider. Que Dieu vous bénisse! »

 

Grâce au montant de 25 375 dollars envoyé par les bienfaiteurs, Aide à l’Église en Détresse peut soutenir les religieuses dans ce projet, et dans bien d’autres du même type. Pour faire un don, cliquez ici. Merci! 

 

 


 

Succès de l’AED – Une nouvelle église pour Rourkela

15.02.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Construction, Marie-Claude Lalonde, Non classifié(e), PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED


En ce mois de février, nos projets de la semaine sont dédiés à l’Inde!

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le diocèse de Rourkela en Inde, les bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse contribuent à la vitalité d’une communauté paroissiale en participant au cofinancement de la construction d’une nouvelle église pour la nouvelle paroisse de Bihabandh.

Chaque dimanche, c’est 700 à 1000 personnes qui assistent à la messe.  La communauté est si enthousiaste qu’elle participe à la construction en transportant les briques et le ciment et en posant même les briques.  Ils sont si fiers de leur église.  Cette église, même incomplète, est une source de joie pour cette communauté.

Grâce aux bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse,

nous avons pu accorder une aide de 72 000$. 

 

Merci de tout cœur.

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Projet de la semaine AED : hébergement pour des religieuses âgées

25.01.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Construction, PROJETS AED, Slovaquie, Voyager avec l'AED

Slovaquie

Aide à l’hébergement des religieuses âgées, malades et dépendantes

La Slovaquie – alors Tchécoslovaquie – a fait partie des pays d’Europe orientale dans lesquels l’Église a été persécutée avec une très grande brutalité pendant l’ère communiste. Les fidèles y ont subi des représailles, beaucoup de prêtres y ont été condamnés à des peines de prison ou au travail forcé et les monastères y ont été dissous en 1950. Les membres d’ordres religieux ont alors été déportés dans des « monastères collectifs » au cours d’une opération coup de poing.

L’historien de l’Église Vaclav Vasko écrit à propos de ces « monastères collectifs » qu’ils n’étaient « rien d’autre que des camps de concentration sous surveillance pour moines ». Les religieuses ont été sommées de renoncer à leurs vêtements religieux.

Le 20 février 1969, le journaliste athée Milos Vetvicka a osé exiger dans la revue « Reporter » la réhabilitation des 7 646 religieuses de Tchécoslovaquie. « Elles portent une longue robe et une grande croix sur la poitrine. Elles vivent opprimées et discriminées, mais elles endurent leur sort en souriant parce que le Calvaire faisait partie de leur mission. Elles ont l’espoir d’un autre monde, parce que le nôtre leur a montré que la justice n’existait pas sur terre ».

Des religieuses ont besoin de nous

Après les changements politiques en Europe de l’Est, l’ex-Tchécoslovaquie a été divisée en deux pays : la République tchèque et la Slovaquie. Aujourd’hui, la foi peut de nouveau être vécue librement en public. Les religieux qui ont vécu l’époque de l’oppression sont désormais âgés.

Les religieuses prémontrés de la ville slovaque de Vrbove s’occupent avec amour de leurs sœurs âgées. Cependant, ces religieuses, dont certaines sont complètement dépendantes pour tous leurs besoins, ont récemment dû subir un déménagement parce que la maison dans laquelle elles étaient hébergées était délabrée et ne pouvait plus être utilisée. Les vieilles religieuses ont alors été logées dans un centre d’évangélisation de la congrégation.

Par contre, ce n’est pas une solution durable. En effet, ces salles sont habituellement utilisées pour la pastorale auprès des laïcs et ce travail d’évangélisation est essentiel pour approfondir la foi des fidèles. L’Ordre voudrait donc construire des salles dans lesquelles les religieuses âgées et malades pourront habiter et être pris en charge avec dignité.

Aide à l’Église en Détresse souhaiterait apporter son aide. Sœur Akvitna tient à vous remercier d’avance : « Que le Seigneur vous rende ce que vous faites pour l’Amour de la Sainte Église ».

Nous avons promis 21 750 dollars.

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