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Construction

 

Projet de la semaine AED: Protéger les séminaristes au Pakistan

30.11.2017 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED, Construction, PROJETS AED, Séminaristes

Pakistan

Protéger les séminaristes

 

Au Pakistan, les attaques contre les chrétiens sont incessantes. D’abord, presque tous les prêtres et même les évêques ont déjà reçu des appels ou des lettres anonymes de menace dans lesquels ils sont poussés à se convertir à l’Islam.

 

Puis, les attaques contre les églises et les institutions ecclésiastiques ne sont pas rares. Parfois les agresseurs se contentent de jeter des pierres, mais il y a déjà aussi eu des attentats-suicide, des attentats à la bombe, des attaques armées, des incendies criminels ainsi que des agressions par des foules surexcitées. Le danger d’attentats existe donc en permanence. Certaines églises sont sous la protection de la police, et le gouvernement a augmenté les consignes de sécurité.

 

Dans le diocèse d’Islamabad-Rawalpindi, un « petit séminaire » a été créé en 1995 à Lalazar. Les jeunes hommes qui se sentent appelés à la prêtrise y effectuent les trois premières années de leur formation, avant d’entrer au séminaire. Il y a actuellement 22 jeunes séminaristes qui vivent au petit séminaire Notre-Dame-de-Lourdes, où ils sont introduits et éduqués à la vie spirituelle.

 

Le séminaire est entouré d’un mur dont une partie s’est effondrée, si bien que n’importe qui peut facilement entrer dans la propriété. Dans un pays où sévit le fléau du terrorisme et de la violence, cela représente un grand danger, surtout pour la minorité chrétienne. Par conséquent, le mur doit être réparé. Il faudrait le rehausser et le renforcer afin de protéger les futurs prêtres. Il y a déjà des réparations essentielles qui ont déjà été apportées au bâtiment. C’est pourquoi les responsables ont demandé à l’Aide à l’Église en Détresse de les aider à payer les travaux sur ce mur. Nous avons promis 25 550 $.

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Projet de la semaine AED : Redonner un toit aux sinistrés et à l’Église à Cuba

08.11.2017 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Construction, Cuba, PROJETS AED, Vues D'ailleurs

Cuba

Redonner un toit aux sinistrés et à l’Église

 

En septembre 2017, Cuba a été touchée par l’ouragan Irma. Des rafales de plus de 250 kilomètres-heure, de violentes précipitations, un raz-de-marée avec des vagues allant jusqu’à neuf mètres de hauteur et des inondations ont frappé l’île de plein fouet. Au moins dix personnes ont été tuées, et il y a eu des dommages terribles dans plusieurs régions du pays. Bien que les ouragans ne soient pas rares dans les Caraïbes, « Irma » a dépassé en intensité toutes les tempêtes de ces dernières années : la tempête a fait rage pendant neuf heures !

Plusieurs diocèses de l’Église catholique ont été touchés par la catastrophe naturelle. Les fidèles ont été stupéfaits de la dévastation causée à leurs lieux de culte. Par exemple dans l’archidiocèse de Camagüey, une chapelle a été complètement détruite, trois églises menacent de s’effondrer et cinq autres églises et chapelles ont été gravement endommagées. De plus, des milliers de personnes ont dû être évacuées.

CUBA - Archdiocese of Camagüey - 17.09.2017<br /> After the Hurricane Irma: The chapel of Palma City has been severely damaged.<br /> CUBA / CAMAGUEY 17/00223 PrID: 1705483<br /> Emergency aid for the purchase of 6,500 tales of zinc as emergency aid after the hurricane Irma<br /> Photo sent by S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez<br /> Foto de la pequeña Iglesia de Palma City (se ven los dos lados del techo) En este poblado más de la mitad de las viviendas cayeron al suelo. Está muy cerca del mar. +<br /> Only this very small file quality available

Après le passage de l’ouragan Irma, dans l’archidiocèse de Camagüey. La chapelle de Palma City a été très endommagée.

D’abord ceux devenus sans toit

Mgr Wilfredo Pino Estevez s’est rendu sur ces lieux de dévastation juste après le passage de l’ouragan. À Esmeralda, ville qui a été gravement touchée, il a trouvé une église complètement détruite. « Quelle douleur de voir notre église à terre, avec ses bancs renversés et ses icônes détruites ». Malgré la pluie qui n’avait pas cessé, il a rencontré un couple à l’endroit où l’église se dressait précédemment. La femme appelée Ismaela lui a dit : « Monseigneur, la chapelle s’est effondrée, mais pas l’Église » – car l’Église n’est pas un bâtiment en pierre, mais le corps vivant du Christ. Et ce corps ne peut pas être endommagé par une tempête, même si les bâtiments s’effondrent.

CUBA - Archdiocese of Camagüey - 11.09.2017<br /> After the Hurrican Irma: The chapel of Jiquí is completey destroyed.<br /> CUBA / CAMAGUEY 17/00223<br /> Emergency aid for the purchase of 6,500 tales of zinc after the Irma hurricane<br /> Photo sent by S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez<br /> Only this small file quality available

À Jiqui, dans l’archidiocèse de Camagüey, la chapelle a été complètement détruite par l’ouragan Irma.

Pour l’instant, l’archevêque se préoccupe des personnes qui sont devenues sans-abri à cause de l’ouragan. Il a demandé à l’Aide à l’Église en Détresse de l’aider à acheter 6 500 panneaux de tôle. Il veut mettre 5 000 d’entre eux à la disposition des personnes dans le besoin, de sorte que les familles aient à nouveau un toit au-dessus de la tête. Le reste sera utilisé pour réparer les dommages subis par certains bâtiments ecclésiaux. Nous aimerions l’aider avec un montant de 50 000 $.

 
CUBA - Archdiocese of Camagüey - 17.09.2017<br /> After the Hurricane Irma: After the Holy Mass on the ruins of the chapel of Jiquí: Community members with Archbishop S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez and the Apostolic Nuntio S.E.R. Mons. Giorgio Lingua<br /> CUBA / CAMAGUEY 17/00223 PrID: 1705483<br /> Emergency aid for the purchase of 6,500 tales of zinc as emergency aid after the hurricane Irma<br /> Photo sent by S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez<br /> Foto con la comunidad de Jiquí después de la misa celebrada sobre las ruinas de la capilla que colapsó<br /> +Willy<br /> Only this very small file quality available

Le Nonce apostolique de Cuba, Son Éminence Mgr Giorgio Lingua, s’est rendu dans l’archidiocèse de Camagüey. Il a présidé la messe de ce qu’il restait d’une chapelle, arrachée par les forts vents d’Irma.

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Irak / Rome : Le Secrétaire d’État du Vatican exige le respect des droits des chrétiens

29.09.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Construction, Irak, Persécution, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Irak / Rome

Le Secrétaire d’État du Vatican exige le respect des droits des chrétiens

Faciliter le retour des chrétiens et garantir leur protection 

Lors d’une conférence tenue mercredi et jeudi à Rome et organisée par l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED), le Secrétaire d’État a apporté son soutien au retour des chrétiens irakiens dans leurs foyers de la Plaine de Ninive. Le cardinal Parolin a souligné que le Saint-Siège « n’a manqué aucune occasion d’élever la voix en faveur de ces chrétiens, répétant à maintes reprises la nécessité de faciliter leur retour et de leur garantir des moyens de protection appropriés ainsi que le respect de leurs droits ». Le Secrétaire d’État a remercié Aide à l’Église en Détresse pour « le soutien qu’elle a offert aux nombreuses familles chrétiennes, au cours des trois années qui ont suivi l’invasion du groupe État Islamique, afin de leur permettre de supporter cette situation avec dignité ». Il a également souligné que « beaucoup de choses ont été faites, mais il reste encore beaucoup à faire », et il a demandé que le projet de reconstruction de l’AED, Retour aux racines, soit soutenu. S’adressant à l’AED, il a déclaré : « Ce plan Marshall pour la plaine de Ninive est un autre signe de la préoccupation que vous avez manifestée, de votre conscience de l’urgence du projet, et du caractère remarquable de votre efficacité et de votre organisation ».

Patriarche Louis Raphaël 1er Sako

Sans aucun doute un génocide

Dans son discours, un autre invité, le Patriarche Louis Raphaël 1er Sako, a dénoncé le génocide des chrétiens d’Irak, dont le nombre s’est effondré ces dernières années (à partir de 2003 surtout), pour passer de 1,5 million de personnes à moins de 500 000. « La vraie raison qui sous-tend ce type de discrimination est la haine des musulmans radicaux qui accusent les chrétiens et qui les ont chassés pour effacer notre héritage, détruire nos foyers, et même nous éliminer de la mémoire de l’histoire irakienne. C’est sans aucun doute un génocide ».

À la question de savoir comment la communauté internationale peut empêcher que cette terrible tragédie continue, le Patriarche Sako a répondu : « Nous prions pour que ceux qui tirent les ficelles ouvrent leur esprit et soient réceptifs. [Nous pensons] particulièrement aux États-Unis, qui sont moralement responsables de ce qui se passe en Irak et dans toute la région et qui doivent ‘‘diagnostiquer’’ [et analyser] la réalité. » Le Patriarche a souligné cinq domaines dans lesquels il fallait agir : soutenir l’éducation, agir en politique, sécuriser et stabiliser les zones libérées, fournir une aide humanitaire, et enfin vaincre le fondamentalisme et le terrorisme.

Le nonce apostolique en Jordanie et en Irak, Mgr Alberto Ortega Martin

 

Le nonce apostolique en Jordanie et en Irak, Mgr Alberto Ortega Martin, a pour sa part exposé la « situation complexe de la région », en mentionnant comme exemple « le référendum organisé par le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Masoud Barzani, qui s’est tenu le lundi 25 septembre ». L’archevêque a rappelé l’importance des chrétiens dans la région, et a appelé à « faire tout son possible pour protéger les minorités religieuses et encourager l’aide au développement tout en faisant la promotion de la paix. C’est ainsi qu’on ira à la racine du problème pour éviter le drame de l’émigration ».

Photo: Christian Gennari
H.E. Pietro Cardinal Parolin (Le Secrétaire d’État du Vatican ) et Philipp Ozores ( Le Secrétaire Général de ACN International

La Conférence qui a eu lieu à Rome les 27 et 28 septembre est « un appel à la communauté internationale – politiciens, entrepreneurs, ambassadeurs, et autres organisations – à un moment crucial pour parvenir à ce que les chrétiens reviennent sur leur terre », a souligné le secrétaire général de l’AED, Philipp Ozores. « En ce moment, il est crucial d’aider les chrétiens de Ninive à retourner chez eux. D’une part, nous travaillons avec des bienfaiteurs de partout dans le monde afin d’aider nos frères irakiens à maintenir en vie leur espérance. Mais le soutien financier et politique des gouvernements est également indispensable pour reconstruire les villages et assurer les droits des chrétiens. Nous sommes conscients que l’Irak traverse en ce moment une période difficile, mais nous savons que si nous n’aidons pas les chrétiens maintenant, nous ne parlerons plus de cette question dans le futur ».

 

Le bureau canadien de l’organisme international tiendra une campagne de levée de fond et de sensibilisation auprès de ses bienfaiteurs et du grand public dès le mois de novembre pour soutenir cette reconstruction dans la Plaine de Ninive, essentielle à la survie des chrétiens irakiens.  

 


 

Irak : des célébrations marquent le retour des chrétiens à Ninive

15.09.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, Irak, John Pontifex, liberté religieuse, Mario Bard, Moyen-Orient, PROJETS AED, Vues D'ailleurs

Irak

Des célébrations marquent le retour des chrétiens à Ninive

 

Trip to Iraq of Fr. Andrzej Halemba and John Pontifex September 2017 Families with olive trees outside St George’s Church, BartelaEnviron 500 familles chrétiennes – jusqu’à 2 500 personnes – ont célébré leur retour tant attendu dans la Plaine de Ninive, en Irak, par des cérémonies qui marquent un nouveau départ dans leurs anciennes villes et anciens villages.

 

À Qaraqosh (Baghdeda), la plus grande des villes chrétiennes de la Plaine de Ninive, des prêtres et des gens qui tenaient à la main des branches d’olivier ont défilé dans les rues en chantant des hymnes en araméen, la langue de Jésus. Protégée par du personnel de sécurité en véhicules blindés, la procession était dirigée par des prêtres qui tenaient des crucifix haut dans les airs.

 

Une messe a eu lieu dans l’église catholique syriaque de l’Immaculée Conception, dans le centre-ville, un bâtiment profané et incendié par les militants du groupe État islamique (ÉI). Au cours de la cérémonie, le coordonnateur des projets de l’Aide à l’Église en Détresse au Moyen-Orient, le Père Andrzej Halemba, a appelé les gens à pardonner à ceux qui les ont chassés de leurs foyers et qui ont attaqué leurs villes et leurs villages.

 

« Bien sûr, nous pleurons quand nous voyons la violence qui a été perpétrée, mais nous devons enlever la colère de nos cœurs », a-t-il déclaré aux rapatriés. « Il ne devrait y avoir aucune haine dans nos cœurs. Nous devrions nous réconcilier avec notre voisin ».

Après cela le Père Halemba, qui a organisé les cérémonies en collaboration avec le clergé local, a distribué à chaque famille des oliviers afin de symboliser le retour des rapatriés à leurs racines, les communautés dans lesquelles ils ont vécu pendant des siècles. Une autre cérémonie de distribution d’oliviers a eu lieu plus tôt ce jour-là (dimanche 10 septembre) à l’église syriaque orthodoxe de la Vierge Marie, à Bartella, une ville en grande partie syriaque orthodoxe, près de Qaraqosh.

 

D’après certaines sources, au moins 2 000 familles – 10 000 personnes – seraient retournées à Qaraqosh, et au moins 500 autres familles – 2 500 personnes – sont attendues d’ici à la fin du mois de septembre. L’AED répare actuellement des centaines de foyers dans un certain nombre de villes et de villages à majorité chrétienne de la plaine de Ninive où des destructions généralisées ont été commises pendant et après l’occupation de la région par le groupe État islamique (ÉI), entre août 2014 et octobre 2016.

L’Œuvre de charité s’est également engagée à réparer les églises dans les deux villes ainsi qu’à Teleskuf, où la restauration de l’église Saint George est déjà bien engagée.

Remerciant Aide à l’Église en Détresse d’avoir organisé les cérémonies et aidé à la réparation des foyers, Mgr Timotheos Moussa Al Shamany, archevêque orthodoxe syriaque de Bartella, a déclaré : « C’était une façon merveilleuse de marquer le début de notre retour dans nos foyers – la terre à laquelle nous appartenons ».

D’autres célébrations et processions devaient se tenir jeudi, jour de la fête de la Croix glorieuse, qui est particulièrement importante pour les gens de la région.

 

 

 


 

Projet de la semaine AED: Soutien des soeurs à RDC

14.09.2017 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, AFRIQUE, Construction, Non classifié(e), PROJETS AED, Religieuses, République démocratique du Congo, Témoignage, Voyagez avec AED

République Démocratique du Congo

grâce à vous, elles vivent enfin de leur travail !  

 

Le monastère a été installé au milieu de cette région violente. Les religieuses ont été menacées dans leur monastère et quelques fois, elles ne peuvent dormir la nuit parce que les soldats et les autres groupes paramilitaires y entrent. L’une d’elles a même été tuée il y a quelques années : elle a été tirée à bout portant à la tête en ouvrant la porte du monastère. En dépit du danger, les religieuses restent et prient pour la paix dans la région. Elles sont une oasis de paix au milieu de la violence. Il y a aussi des gens qui viennent à elles pour vivre une retraite en silence.

 

Les membres de l’ordre des Trappistes mènent une vie de prière et de dépouillement stricte et isolée.  Nous savons plus particulièrement qu’ils passent une grande partie de leur vie dans le silence afin de n’écouter que Dieu. L’ordre se compose d’une branche masculine et d’une branche féminine, qui partagent un mode de vie presque identique.

 

La branche féminine de l’ordre compte environ 70 monastères dans le monde entier, dont un en République Démocratique du Congo. Elles sont 21 religieuses qui vivent dans l’est du pays, à Murhesa, dans la région frontalière du Rwanda. Depuis de nombreuses années, la région du Sud-Kivu dans laquelle se situe Murhesa, est le théâtre de nombreux conflits, parmi les plus sanglants de l’histoire récente d’Afrique. La présence de l’Église est l’un  des seuls espoirs de  la population. Les prêtres et les religieuses y témoignent du Christ, souvent au péril de leur vie.

Le monastère des religieuses trappistes a également été durement éprouvé par la guerre, l’insécurité, les cambriolages et les catastrophes naturelles ; l’une des religieuses a même été tuée en décembre 2009.

Le monastère des Trappistines de Murhesa, diocèse de Bukavu.
C’est au milieu de cette région violente que le monastère a été installé. En dépit du danger, les religieuses y demeurent et prient pour la paix dans la région. Elles sont comme une oasis de paix au milieu de la violence. Les gens viennent souvent à elles pour y vivre des retraites en silence. Les religieuses ont accueilli Régina Lynch et Christine du Coudray, respectivement directrice de projets pour l’ensemble de l’AED et directrice de projets pour l’Afrique.

 

Des religieuses persévérantes !

Malgré de nombreuses difficultés et souffrances, le monastère, qui existe depuis 60 ans, peut se réjouir d’attirer de nombreuses vocations. En effet, des jeunes filles ne cessent de frapper à sa porte parce qu’elles veulent suivre le Christ.

 

Les soeurs au monastère de Murhesa, font la production de chandelles sans aide.

La règle de l’ordre prévoit que les religieuses vivent du travail de leurs mains. Dans le passé, elles ont donc essayé différentes solutions pour gagner leur vie. Elles ont d’abord produit du yogourt et de la crème glacée, qui étaient principalement destinés à être vendus aux troupes des Nations Unies stationnées dans la région. Elles ont également essayé d’élever des poulets et des lapins, en plus de pratiquer l’apiculture. Mais leurs efforts ont été mitigés , car  le monastère ne disposait pas de salles de travail appropriées. En 1994, des travaux avaient commencé afin d’agrandir le monastère et de construire un bâtiment d’exploitation, mais la guerre a a réduit ce projet à néant.

Après plus de 20 ans, les religieuses ont demandé que l’Aide à l’Église en Détresse les soutienne pour la construction de bâtiments adéquats pour des travaux manuels et de transformation alimentaire. Nos bienfaiteurs ne les ont pas abandonnées et leur ont offert 62 000 dollars.

Ainsi, les religieuses ont pu mettre en place une boulangerie et un atelier de bougies. De plus, elles sont aussi en mesure de fabriquer du savon et du miel. Ainsi, elles peuvent enfin gagner leur vie comme le demande la règle de la grande famille trappistine. Elles remercient de tout leur cœur tous les bienfaiteurs, et prient pour tous ceux qui les ont aidées !

 


 

Projet de la semaine – Sri Lanka

23.08.2017 in Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Sri Lanka

Projet à Sri Lanka

 

Aide à la reconstruction après la guerre civile

 

 

Les religieuses du Carmel apostolique exercent leurs activités au Sri Lanka depuis 1959. Fondée en Inde en 1868, la Congrégation a pour objectif principal de scolariser les jeunes filles, tout en les invitant à mettre le Christ au centre de leur vie. On retrouve plusieurs monastères de la Congrégation en Inde (130) et au Sri Lanka (37).

 

Le monastère de Karaveddy situé dans le nord du Sri Lanka existe depuis 1959. À l’époque, les religieuses ont repris une maison qui avait été construite plusieurs décennies auparavant par des missionnaires européens. En plus d’une école, elles y ont fondé un orphelinat.

 

Cependant, avec les trois décennies de guerre civile entre rebelles tamoules et forces gouvernementales (1983-2009), les religieuses ont dû faire comme beaucoup d’autres habitants : fuir ! En 2009, les religieuses reviennent, mais constatent qu’une grande partie de la maison s’est effondrée à cause d’infiltrations d’eau, et même ce qui est encore debout est lourdement endommagé.

 

Qu’à cela ne tienne : elles louent ce qui est leur maison encore aujourd’hui et reprennent immédiatement leur travail : catéchèses, groupes de prière, préparation à la première communion, et surtout, le travail auprès des pauvres et des enfants touchés par la guerre. Tout cela dans des conditions précaires et dans une résidence provisoire où l’espace est très restreint.

 

Aujourd’hui, les personnes déplacées par la guerre sont progressivement retournées chez elles, mais force est de constater que la détresse est toujours présente, et semble même en augmentation. Fidèles à leur mission, les religieuses aimeraient aider encore plus d’enfants, en particulier les filles qui ont souffert de la guerre. Par contre, l’exiguïté des lieux limite cette volonté et c’est pourquoi il est devenu urgent qu’elles puissent avoir de nouveau leur propre maison.

 

Du point de vue financier, la population locale est très pauvre ; les religieuses ne peuvent donc guère espérer de soutien de ce côté. Alors, c’est avec confiance qu’elles se sont tournées vers Aide à l’Église en Détresse (AED). Elles nous écrivent : « Nous espérons et prions pour que le Seigneur inspire de plus en plus de gens à nous aider dans l’achèvement des travaux de reconstruction ». L’AED veut participer à ce projet, et espère amasser un montant de 27 000 dollars pour l’achèvement des travaux.


 

Histoires AED : des Dominicaines retourneront chez elles

09.06.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Construction, Déplacés, Irak, Mario Bard, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Irak

Des Dominicaines retourneront chez elles

Dans la plaine de Ninive, 363 bâtiments qui appartiennent à l’Église, endommagés ou détruits par l’État islamique (ÉI), ont besoin d’être rénovés.

Les sœurs dominicaines Luma Khuder et Nazek Matty déclarent : « Nous espérons revenir à Teleskuf dès que possible, les familles ont besoin de nous ». Le père Andrzej Halemba, président exécutif par intérim de la Commission de reconstruction de Ninive (CRN) ajoute : « 450 familles sont déjà retournées à Teleskuf. Nous espérons que beaucoup d’autres suivront leur exemple ».

 « L’accord entre les Églises chrétiennes est un bon signe. Les gens perçoivent que l’Église est unie et que les décisions ne seront pas prises unilatéralement ». Sœur Luma Khuder et Sœur Nazek Matty, des religieuses dominicaines de Sainte-Catherine de Sienne du couvent Notre-Dame-du-Rosaire de Teleskuf, au nord de Mossoul, voient comme un signal encourageant l’engagement des Églises chrétiennes en Irak en faveur de la reconstruction des villages chrétiens de la plaine de Ninive, détruits par l’État islamique. Le 27 mars dernier, l’Église syro-catholique, l’Église syro-orthodoxe et l’Église chaldéenne ont institué la CRN dont la tâche est de suivre et de planifier la reconstruction de près de 13 000 logements.

IRAQ / NATIONAL 17/00321 Restoration of Immaculate Mary (Al-Um Al-Tahira) convent in favour of Dominican Sisters fof St Catherine of Siena - Qaraqosh

Mars 2017 : pour la première fois, les religieuses visitent le couvent qu’elles ont dû quitter en catastrophe il y a deux ans.

Avant 2014, les dominicaines de Sainte-Catherine de Sienne disposaient de couvents dans de nombreuses villes de la plaine de Ninive. Puis l’ÉI est arrivé, et les 72 religieuses sont devenues des déplacées internes. « En 2014, à peine arrivées à Erbil, nous avons commencé à distribuer de la nourriture, du lait et des couches. Nous avons ouvert des “couvents d’urgence”, pour être aussi proches que possible des chrétiens déplacés, pour les servir et pour être avec eux », explique Sœur Luma. « En 2015, une fois que les personnes déplacées ont été installées dans des logements plus définitifs, nous avons ouvert deux écoles, l’une à Ankawa, au nord d’Erbil, et l’autre à Dohouk. L’école d’Erbil est fréquentée par environ 600 enfants âgés de 6 à 13 ans. Nous avons également ouvert une école maternelle qui accueille 392 enfants. Ces structures sont financées, entre autres, par AED. Nous dépendons totalement de ces aides ».

 

Retour des déplacés : espérer l’effet domino

Maintenant, la situation est en train de changer. « Le nombre de déplacés internes au Kurdistan diminue lentement. « À Teleskuf, il n’y a plus de danger, et plusieurs familles sont retournées chez elles », note Sœur Nazek. « Aide à l’Église en Détresse commence à reconstruire les maisons, y compris à Teleskuf », ajoute-t-elle. « L’État islamique est resté dans ce village pendant une courte période, et les maisons ne sont pas trop endommagées. Nous aussi, avec le soutien d’AED, nous réparons notre couvent Notre-Dame du Rosaire à Teleskuf. Nous aimerions y retourner aussitôt que possible, ainsi que les gens qui sont maintenant fatigués de vivre loin de chez eux ».

IRAQ / NATIONAL 17/00321 Restoration of Immaculate Mary (Al-Um Al-Tahira) convent in favour of Dominican Sisters fof St Catherine of Siena - Qaraqosh

AED veut soutenir la rénovation du couvent des religieuses dominicaines dans la région de Qaraqosh.

« Nous savons que depuis janvier 2017, environ 450 familles sont retournées à Teleskuf, et beaucoup d’autres se préparent à rentrer chez elles », explique le père Andrzej Halemba, qui en plus de ses responsabilités à la Comission, est également directeur de projets pour le Moyen-Orient à Aide à l’Église en Détresse. « Parmi tous les villages de La Plaine de Ninive – ajoute le père Halemba – Teleskuf est à ce jour le plus sûr. La zone est en fait contrôlée par l’armée kurde. Nous espérons que le retour des familles chrétiennes à Teleskuf aura un effet domino sur les familles des autres villages qui hésitent encore à revenir, de peur que la situation ne soit pas encore complètement sécurisée. L’AED contribuera à hauteur de plus de 58 000 dollars à la restauration du couvent dominicain de Teleskuf : les religieuses doivent revenir au plus tôt, les familles ont besoin d’elles ».

Dans toute La Plaine de Ninive, il y a au total 363 biens ecclésiastiques qui ont besoin d’être restaurés à la suite des attaques de l’État islamique : 34 ont été totalement détruits, 132 ont été incendiés, 197 sont partiellement endommagés. Rien qu’à Teleskuf, on compte 1 104 maisons privées et 21 biens ecclésiastiques endommagés par le groupe terroriste.

 

Aide à l’Église en Détresse contribuera à hauteur de plus de 58 000 dollars à la restauration du couvent dominicain de Teleskuf. 

Texte original : Daniele Piccini, ACN international
Adaptation française au Canada : Mario Bard, AED Canada

 

Projet de la semaine – Construire une église solide au Philippines

17.05.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Construction, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Philippines


Une église pour une présence forte !

 

Au sud des Philippines, l’île de Basilan fait partie de l’archipel de Mindanao. Ici, contrairement au reste du pays, les catholiques sont en minorité ; les musulmans y forment la majeure partie de la population.

Malheureusement, les combattants islamistes d’Abu-Sayyaf veulent y établir « l’État islamique de Mindanao », et ils se qualifient eux-mêmes de guerriers islamistes. Par contre, la communauté internationale et la population philippine les considèrent comme des terroristes et des criminels. Ils répandent la terreur par leurs attentats à la bombe et les enlèvements qu’ils commettent.

 

Un moyen pour les catholiques de mieux se faire respecter par la majorité musulmane est d’avoir des signes d’une présence forte, dont une église qui soit en bon état. Depuis 40 ans, la paroisse Saint-Antoine, située dans la ville de Lamitan, possède une église. Mais aujourd’hui, elle est presque entièrement délabrée et elle est devenue beaucoup trop petite, car le nombre de paroissiens qui la fréquentent ne cesse d’augmenter. Construire une nouvelle église est la solution, mais les fonds manquent ; les gens sont pauvres et ne pourraient contribuer financièrement à ce projet.

 

L’évêque du diocèse où se trouve Saint-Antoine, Mgr Martin S. Jumoad, nous écrit : « Nous voudrions construire une église solide qui diffuse le message de la stabilité et de la cohésion, ainsi que de la foi forte du peuple de Dieu. Les musulmans respectent les gens qui sont forts et unis, et qui vivent une vie de prière. Avec une église solide, nous serions respectés, et j’espère que cela apportera la paix à notre pays ».

 

Pour les 700 fidèles en moyenne qui fréquentent régulièrement la messe, notre aide s’élève à 43 500 $.

Photo: Renovation and expansion de la paroisse St. Antonio de Padua à Barangay Sta. Clara, ville de Lamitan 

 

 


 

Communiqué – la reconstruction commencée sur la Plaine de Ninive

09.05.2017 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Communiqué, Construction, Déplacés, Irak, PROJETS AED

Irak


reconstruction commencée sur la Plaine de Ninive

 

«Retour aux racines », chrétiens de Ninives

Königstein-Montréal – 08-05-2017 Ça y est, le coup d’envoi est donné ! aujourd’hui, dans les villages de Bartella, Karamless et Karakosh (Irak), une « Cérémonie de l’olivier » a souligné le début des travaux de reconstruction des cent premières maisons des familles de réfugiés chrétiens construites dans le cadre d’un programme parrainé par l’Œuvre internationale catholique de charité Aide à l’Église en Détresse

(AED). Un peu plus tôt la semaine dernière, le père Andrzej Halemba, directeur de projets pour AED et président par intérim de la Commission de reconstruction de Ninive*, a décrit ce moment comme « une occasion unique et historique pour l’avenir du christianisme en Irak ».

 

Ces cent premières maisons sont un premier pas pour arriver à remplacer ou rénover près de 13 000 maisons détruites ou lourdement endommagées par le groupe terroriste État islamique (ÉI). Des oliviers ont été offerts aux propriétaires pour qu’ils les plantent près de chez eux, et un message leur a été communiqué : reprenez racine là où vous êtes né, vivez et portez des fruits de paix et de réconciliation.

 

Retourner ou partir : dilemme des chrétiens

Dans un sondage mené en mars dernier, 41 pour cent des familles chrétiennes affirmaient vouloir absolument retourner dans leurs domiciles de la Plaine de Ninive qu’ils avaient été forcés d’abandonner lors de l’invasion de l’ÉI en 2014. Un autre 46 pour cents envisageait sérieusement la possibilité de revenir. Un changement d’attitude majeur, alors que les premiers sondages réalisés en novembre dernier montraient qu’à peine 3,3 pour cent pensaient sérieusement retourner dans leurs villages.

Destruction par l’État islamique à Qaraqosh

Des enfants chrétiens irakiens rêvent la reconstruction de leurs villes et villages

« Ces chiffres donnent un aperçu du dilemme historique auquel le christianisme est confronté en Irak à l’heure actuelle », indique le père Halemba. « En commençant le travail sur ces trois premiers sites de reconstruction, nous espérons envoyer un signal clair aux milliers de familles chrétiennes qui ont été chassées de chez elles et qui vivent maintenant dans des conditions précaires à Erbil et dans d’autres villes du Kurdistan irakien », ajoute-t-il. « Il s’agit d’un moment historique et décisif. Si nous manquons l’occasion d’aider les chrétiens à retourner dans leurs foyers, ces familles pourraient bien décider de quitter l’Irak pour toujours. Ce serait une énorme tragédie. La présence des chrétiens dans cette région est d’une importance vitale, non seulement du point de vue historique, mais aussi politiquement et culturellement. Les chrétiens représentent un pont de paix entre les différents groupes musulmans qui se combattent les uns les autres ; ils contribuent également de manière essentielle au système éducatif et sont respectés par tous les musulmans modérés ».

Le Père Halemba conclut par un appel à la prière. « À tous nos frères et sœurs chrétiens d’occident, nous demandons non seulement leur soutien financier, mais aussi qu’ils soutiennent par leurs prières le courage des milliers de chrétiens irakiens qui ont pris la décision de retourner dans leurs villages et de rester en Irak ».

Près de 3 millions en aide alimentaire

Pendant ce temps, le programme de distribution d’aide alimentaire d’AED continue. Il permet de soutenir 12 000 familles qui ont dû fuir Mossoul et les autres villes et villages de la plaine de Ninive, vers Erbil et d’autres villes telles que Dehouk, Kirkouk, Zakho et Alqosh. À la fin de juin 2017, Aide à l’Église en Détresse aura déjà distribué près de trois millions de dollars en aide alimentaire. De plus, depuis mars 2016, AED est la seule organisation internationale qui ait soutenu régulièrement les déplacés internes de la région. Au total depuis 2014, ce soutien s’élève à près de 44 millions de dollars.

*La Commission a été instituée le 27 mars dernier afin de planifier et de superviser la reconstruction de près de 13 000 maisons et domiciles endommagés appartenant à des chrétiens (dont 669 totalement détruits), par les terroristes de l’État islamique.
Le coût global du programme de reconstruction est estimé à plus de 250 millions de dollars. Aide à l’Église en Détresse a déjà mis 652 500 $ à la disposition de la commission et des trois Églises chrétiennes qu’elle représente.  

Texte par Daniele Piccini, Aide à l’Église en Détresse International

Adapté par Mario Bard, AED Canada


 

Projet de la semaine: Utena, Lithuanie

03.05.2017 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED, Construction, Lithuanie, PROJETS AED

Lituanie

Un centre pour l’annonce de l’Évangile aux jeunes

Il y a cinq ans, les Sœurs de la Providence Divine se sont installées à Utena, importante ville industrielle du nord-est de la Lituanie. Utena dispose de plusieurs écoles et collèges, et c’est pourquoi beaucoup de jeunes y vivent.

Dans la ville, deux paroisses catholiques proposent diverses activités aux jeunes. En fréquentant ces paroisses, les religieuses se sont rendu compte qu’une formation spirituelle est urgente. En effet, beaucoup de jeunes voient Dieu comme quelqu’un qui, avant tout, punit et surveille tout ; ils n’ont pas appris à connaître Dieu comme un Père aimant qui pardonne, qui donne de l’espérance et accueil.

Elles ont également remarqué que les fidèles entendent parler de l’Évangile à l’occasion d’un baptême, d’une première communion, d’un mariage ou d’un enterrement, mais que beaucoup d’entre eux sont également à la recherche de réponses à des questions telles que : « Toutes les religions sont-elles égales ? », « Une personne moderne et instruite peut-elle être profondément et sincèrement catholique ? », « La foi catholique est-elle compatible avec ce que dit la science et avec une vie moderne ? » Les religieuses sont aussi souvent confrontées à des phrases telles que : « Je pense que Jésus était un homme sage et bon, mais je ne crois pas qu’il soit Dieu ! »

 

« Instrument de l’amour salvifique de Dieu »

Donc pendant six mois, les religieuses se sont rendues dans les écoles pour aider les jeunes à trouver des réponses à leurs questions. Ce programme a été si bien accueilli qu’elles ont considéré l’importance de la demande comme un signe de Dieu. Elles ont donc décidé d’ouvrir un centre d’évangélisation dans leur couvent. Cela est tout à fait en accord avec leur fondatrice, Marija Rusteikaitė, qui disait : « L’esprit de Dieu nous encourage à devenir des instruments de l’amour salvifique de Dieu, particulièrement en aidant les gens à rencontrer Dieu dans leur propre vécu ».

 

Les religieuses désirent que, plus particulièrement, les adolescents et les jeunes adultes aient la possibilité de passer plusieurs jours dans ce centre afin de participer à des journées de retraite et à d’autres événements. Le centre est censé pouvoir héberger vingt personnes en même temps. Il proposera des retraites spirituelles, des événements portant sur la théologie du corps du Saint Pape Jean-Paul II, des week-ends de récollections pour trouver sa vocation, des conseils individuels et un accompagnement des adolescents et des jeunes adultes, ainsi que des programmes pour les femmes traumatisées après un avortement. Par ailleurs, le Saint-Sacrement doit être exposé dans la chapelle tout au long de la journée, adoré tour à tour par les sœurs et leurs hôtes. Des fidèles de l’extérieur pourront aussi s’y joindre.

 

Cependant, des travaux de rénovation de la maison des religieuses sont encore nécessaires afin de réaliser ce projet.

Aide à l’Église en Détresse apportera une aide de 21 750 dollars.