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Construction

 

Projet de la semaine de AED : nouvelle église de Cizatrice

03.07.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Slovaquie

Slovaquie

Histoire de succès de l’AED
Achèvement des travaux de la nouvelle église de Cizatrice

 

La paroisse de Kecerovce se trouve dans l’archidiocèse de Kosice, situé dans la partie orientale de la Slovaquie, non loin de la frontière hongroise. Sept chapelles dépendent de cette paroisse. Avec l’aide de nos bienfaiteurs, deux de ces chapelles ont pu être rénovées : 22,650 dollars ont été offerts pour l’église d’Herl’any et 15,100 dollars pour l’église de Bolianov. Ce soutien a enthousiasmé les fidèles et les a incités à s’engager encore plus pour que la paroisse soit plus vivante, raconte le curé.

 

La paroisse comprend également la localité de Cizatrice. Cent catholiques pratiquants y vivent. Ils utilisent actuellement l’église de la paroisse gréco-catholique, une situation qui, à long terme, n’est pas viable. La communauté catholique romaine a donc besoin de sa propre église, où elle puisse célébrer les offices religieux et faire la catéchèse. Les fidèles ont fait de nombreuses quêtes en paroisse et récolté de l’argent pour la nouvelle église.

 

Maintenant, elle est presque achevée, mais la paroisse n’a plus d’argent. Pourtant, il reste encore les fenêtres et les portes à installer pour que les travaux soient terminés. Nos bienfaiteurs ont donc soutenu jusqu’à la fin et donné 22,650 dollars. L’archevêque de Kosice, Mgr Bernard Bober, nous écrit : « Chaque jour, je vous inclus dans ma prière et je pense à tous les bienfaiteurs lors de la messe. Que Dieu vous le rende ! »

 

 

Vous êtes inspiré par cette histoire à succès d’AED ? Vous souhaitez DONNER pour un projet similaire ?

 

Projet de la semaine AED : Venezuela

16.05.2018 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, PROJETS AED, Venezuela, Voyagez avec AED

Venezuela

Un centre pour la pastorale des jeunes

 

Le Venezuela est enfoncé dans une crise très grave. Les gens sont désespérés et amers, la violence et le taux d’homicides augmentent. De plus, beaucoup cherchent refuge et consolation dans les drogues. L’Église est aux côtés de la population souffrante et tente de redonner espoir aux gens.

 

En ces temps particulièrement difficiles, Mgr Raùl Biord Castillo, évêque de la Guaira dans le nord du pays, voudrait renforcer la pastorale. « Quelle est la volonté de Dieu pour nous ? », se demande-t-il.

 

Venezuela, La Guaira, 2018
Mgr. Raúl Biord Castillo, évêque de La Guaira avec les croyants.

Mgr Castillo aime particulièrement les jeunes et croit en leur potentiel. Dans certaines paroisses, il y a déjà des groupes de jeunes, et certains mouvements spirituels accompagnent la pastorale des jeunes. L’objectif qu’ils ont est de s’occuper des problèmes qu’ils vivent et de les accompagner dans leur foi. L’évêque estime qu’ils doivent grandir dans une spiritualité qui tienne compte de la vie communautaire, et qu’ils doivent approfondir leur foi. Il faut aussi encourager les vocations religieuses.

 

À son avis, la pastorale doit mettre l’accent sur les différents besoins des différents milieux, car les problèmes sont différents selon que les jeunes grandissent à la campagne, en ville ou dans les banlieues. Certains jeunes sont étudiants à l’université, d’autres travaillent, et il y a aussi de nombreuses situations difficiles causées par la toxicomanie, l’alcoolisme, la prostitution, la violence, le crime. Il y a aussi des enfants qui traînent dans les rues et des jeunes qui sont en prison…

 

Pour commencer, un lieu.

Certaines paroisses n’ont pas de locaux pour les activités des jeunes, et ne disposent pas non plus du personnel qui puisse se consacrer à cet apostolat. L’évêque voudrait donc fonder une « école de chefs de groupe ». Si tout va comme prévu, elle sera créée dans un ancien couvent de religieuses qu’il va falloir rénover.

Venezuela, La Guaira, 2018
Mgr. Raúl Biord Castillo, évêque de La Guaira avec les jeunes.

Ainsi, il serait possible de faire d’une pierre deux coups : former les chefs de groupe, et en même temps, permettre aux groupes de jeunes des différentes paroisses qui ne disposent pas des locaux appropriés d’utiliser le bâtiment pour des retraites et diverses activités pastorales. L’endroit est idéal, car en raison de sa localisation en montagne, il n’y fait pas trop chaud et ceux qui l’utiliseront jouiront d’une belle vue, qui fait du bien à l’âme. La demande est grande, et le cahier de réservation de la maison est déjà presque complet. Mais pour l’instant, seuls des groupes d’un maximum de 20 personnes peuvent y être admis. Si ce lieu est transformé comme il convient, le centre aura de la place pour héberger 80 personnes.

 

Aide à l’Église en Détresse veut soutenir ce projet, pour faire sortir de terre un centre qui donnera aux jeunes un nouvel espoir, dans un pays qui en a bien besoin.

Si vous désirez contribuer à ce projet, cliquez sur le bouton ‘Faire un don’, et sélectionner « Le projet de la semaine ».

 


 

Projet AED de la semaine – Inde : nouvelle église pour Jubaguda

21.03.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Asie, Construction, Inde, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Inde

une nouvelle église pour Jubaguda

 

Jubaguda est l’une des 36 paroisses de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar dans l’État d’Odisha, située dans le nord-est de l’Inde, qui a fait manchettes en 2008 lors de terribles violences à l’encontre des chrétiens.

 

Situé à environ 300 km de Bhubaneswar, Jubaguda est un grand village situé à environ 300 km, donc environ sept heures en voiture. Située dans les montagnes de Kandhamal, dans le sud-ouest de l’Odisha, une mission a d’abord été fondée en 1960 par les Vincentines. Ici, les possibilités d’évangélisation sont grandes. La mission dessert 2 693 familles (12 176 personnes) dans 51 villages de montagne éloignés. Dans 34 villages, 770 familles (4 850 personnes) font maintenant partie de l’Église catholique, et leur nombre est en augmentation. Environ 90% d’entre elles sont des autochtones Khond. Les autres font partie des Dalits, la caste inférieure de la société indienne. Selon les déclarations de nos partenaires de projet, les Khonds sont le peuple le moins développé de l’Odisha. Ils sont 1,5 million et leur dialecte se nomme « Kui ». Il n’y a pas si longtemps, ils vivaient dans la jungle ; l’éducation était limitée et ils adhéraient à des croyances liées aux forces de la nature. Ces deux groupes, très pauvres, vivent d’une agriculture de subsistance et cultivent le riz, le maïs et les légumes. Enfin, ils ont régulièrement été exploités socialement et politiquement. Tout cela est en plein changement.

Faute d’église assez grande, les habitants de plusieurs villages et missions de l’Odisha doivent célébrer la messe et les autres célébrations liturgiques dehors.

 

Par ailleurs, les Dalits comme les Khonds apprécient les « bénédictions » que la station missionnaire a mises en place : 270 places au sein d’un foyer pour garçons et d’un autre pour filles, un dispensaire, un humble presbytère et un couvent de religieuses. Deux prêtres et cinq religieuses travaillent ici. Ils sont soutenus par une équipe de 37 catéchistes bénévoles. Cependant, s’ils peuvent compenser le manque d’infrastructures (routes, approvisionnement en électricité, écoles, etc.), ils ne peuvent le faire disparaître.

 

En 2008, Jubaguda aussi a été menacée de destruction par une foule violente. Heureusement, elle a été épargnée. Malgré la menace, les gens ont conservé leur foi, et l’Église croît rapidement. Dans les villages qui font partie de la station missionnaire, les gens se satisfont des huttes de chaume qui servent de chapelle, où le prêtre peut également dormir si nécessaire.

 

À Jubaguda, une petite église avait été construite en 1978 (avec un toit d’amiante), mais cela fait longtemps qu’elle n’est plus suffisante pour accueillir les quelque 1 000 fidèles qui viennent à l’église tous les dimanches. C’est pourquoi depuis longtemps, on a célébré une deuxième messe dominicale.

 

Cependant, en mars 2013, un éclair a heurté un grand arbre qui s’est effondré en détruisant la moitié de l’église ainsi que la majeure partie de sa toiture. Encore plus terrible ; des enfants de l’internat étaient rassemblés pour y prier et donc, 62 d’entre eux ont été blessés par l’effondrement du toit. C’est un miracle qu’aucun enfant n’ait subi de lésions irréparables ou même qu’il n’y ait aucune victime.

 

À l’heure actuelle, les messes ont lieu dans une salle du dortoir des garçons, mais celle-ci est beaucoup trop petite pour rassembler l’ensemble de la communauté paroissiale. Au départ, les paroissiens ont pensé réparer l’église, mais les experts leur ont recommandé d’y renoncer, car cela aurait coûté plus cher qu’un nouveau bâtiment. La paroisse prévoit maintenant la construction d’une nouvelle église qui soit par ailleurs adaptée en taille au nombre de nouveaux fidèles. Aide à l’Église en Détresse a promis de soutenir ce projet avec grâce à un montant de 36 240 mille dollars.

Odisha, Inde : des paroissiens se recueillent durant la messe. 

Merci d’aider les paroissiens de Jubaguda !
Faites votre don directement par notre site web
en cliquant ci-dessous. 


 

Communiqué – Rencontre entre l’AED, les Chevaliers de Colomb et le PNUD (ONU)

27.02.2018 in #callitgenocide, ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, Mark von Reidemann, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

PNUD et AED

Encore plus d’aide pour les chrétiens des plaines de Ninive

NYC-Montréal, 27 février 2018 – Des représentants de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) et des Chevaliers de Colomb (CC) ont été reçus lundi par Monsieur Mourad Wahba, Secrétaire général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin d’informer les Nations Unies (ONU) de la situation des chrétiens et des populations minoritaires des plaines de Ninive.

L’AED et les Chevaliers de Colomb ont voulu attiré l’attention sur les défis que traversent actuellement les chrétiens irakiens qui cherchent à rentrer chez eux. Ils ont souligné l’urgence d’une réponse coordonnée afin de préserver ces communautés minoritaires, et ont offert leur expertise sur le terrain.

Des représentants des Chevaliers de Colomb et de l’Aide à l’Église en Détresse rencontrent M. Mourad Wahba, Secrétaire général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Nous avons voulu l’informer à propos de la situation précaire des chrétiens des plaines de Ninive et de l’importance pour de plus en plus d’organisations de soutenir le retour des chrétiens dans leur terre ancestrale du nord de l’Irak.  

Ces organismes de bienfaisance catholiques sont les plus grands donateurs individuels avec une contribution à ce jour de plus de 50 millions de dollars américains, et ce, depuis l’invasion par le groupe État islamique (Daech) en 2014. Ils travaillent ainsi à soutenir une minorité chrétienne, 95 000 chrétiens déplacés du nord de l’Irak, pour qu’ils puissent rester dans leur pays.

 

« Nous reconnaissons la nécessité d’une coopération accrue pour la stabilisation des plaines de Ninive, et la nécessité de soutenir la diversité religieuse comme rempart contre le retour de l’État islamique », a déclaré Monsieur Mourad Wahba, qui relève directement du Secrétaire général des Nations Unies. Il a également souligné l’importance des chrétiens et des autres minorités et s’est réjoui d’une plus grande coopération entre les secteurs public et privé en Irak.

 

 

 

 

 

 

Le Secrétaire général de l’AED, Monsieur Philipp Ozores, a déclaré : « Nous accueillons positivement l’implication des institutions comme l’ONU. Il est urgent que des institutions comme celle-ci s’implique afin de mettre fin à l’épreuve subie par les chrétiens de Ninive. Depuis trop longtemps, cette aide repose sur les seules épaules des donateurs privés ».

Entre 2014 et 2018, l’AED a versé 38 millions de dollars américains en aide d’urgence pour répondre aux besoins des chrétiens déplacés dans les plaines de Ninive. Aujourd’hui, compte tenu du désir de ces populations de retourner chez elles, l’AED fournira encore 5 millions de dollars américains pour rénover 2 000 maisons de plus sur les quelque 13 000 maisons endommagées ou détruites dans cette région, s’efforçant ainsi de réinstaller ces anciennes populations chrétiennes.

De gauche à droite : Philipp Ozores, Secrétaire général de l’AED, M. Mourad Wahba, Secrétaire général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Mark von Riedmann, Responsable des relations publiques pour l’AED et Directeur général de CRTN, Père Andrzej Halemba, coordinateur de projet pour le Moyen Orient à l’AED.  

 

Pour plus d’information, rendez-vous dans nos archives  :
https://acn-canada.org/fr/category/irak/


L’AED continue de recueillir des dons
par le biais de son bureau canadien :
https://secure.acn-canada.org/fr/donner/dons/
OU par téléphone : 1-800-585-6333

Merci! 


 

Entrevue AED – Mgr D’Cruze au Bangladesh

23.02.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Espagne, Asie, Bangladesh, Bangladesh, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Josué Villalon, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Bangladesh

Remplir sa mission en milieu musulman : une vision

 

Notre collègue espagnol s’est entretenu avec Mgr Bejoy N. D’Cruze, évêque de Sylhet, au nord du Bangladesh. Il remplit sa mission dans un pays musulman, entre de pauvres cueilleurs de thé et des groupes tribaux. Un évêque sans pays, sans maison et sans voiture : « Je louais un logement dans une maison appartenant à des musulmans, où je ne pouvais pas célébrer l’Eucharistie », a-t-il raconté.

 

Mgr D’Cruze est plutôt petit de taille, mais c’est un homme au grand cœur. Il sourit même en évoquant des situations difficiles de sa vie et de sa mission. Avec beaucoup d’humour, il a récemment raconté au bureau national espagnol de l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) comment se sont déroulées les premières années de son épiscopat à Sylhet, un diocèse tout jeune fondé il y a sept ans, au nord du Bangladesh. Ce pays est majoritairement musulman, et compte des minorités hindouistes et bouddhistes. Les chrétiens représentent moins d’un pour cent de la population. Mgr D’Cruze travaille dans une région très pauvre, avec de très nombreuses plantations de thé, et où la majorité de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Voici l’entrevue réalisée par Josué Villalon.

 

AED – Aujourd’hui, quelles sont vos conditions de vie dans le diocèse de Sylhet ?

Mgr D’Cruze – Le diocèse est relativement jeune. Il a été fondé en 2011, et je suis son premier évêque. Lorsque Véronique Vogel nous a rendu visite la première fois – responsable des projets pour le Bangladesh à l’Aide à l’Église en Détresse –, je n’avais même pas ma propre maison ! Je louais un logement dans une maison appartenant à des musulmans et où je ne pouvais pas célébrer l’Eucharistie. Il m’était également interdit de tenir des réunions religieuses. Il m’était seulement permis de respecter mes heures de prière. Cependant, j’ai célébré l’Eucharistie en secret, parfois avec mes prêtres.

 

Cela signifie qu’au début, vous ne disposiez même pas d’un endroit convenable pour célébrer l’Eucharistie ?

En acceptant ma nouvelle mission en tant qu’évêque de Sylhet, je suis devenu un homme sans pays, sans maison et sans voiture. Au cours de mes deux premières années comme évêque, j’ai été obligé de prendre les transports en commun. Le problème, c’est qu’au Bangladesh, il faut attendre longtemps les autobus et

Mgr D’Cruze se tient devant le terrain où sera construit le centre pastoral

les trains, parce qu’ils sont toujours en retard. J’ai donc perdu beaucoup de temps. Par ailleurs, bien que les terrains à construire soient très chers parce que c’est un pays relativement petit avec une forte densité de population — plus de 160 millions de personnes sur un territoire de 143 998 km2, densité de 1 173 hab./km2 –, j’essaie de réaliser plusieurs projets de construction. Pour l’instant, je n’ai ni cathédrale ni centre pastoral.

 

De quoi l’Église de Sylhet a-t-elle le plus besoin ?

Dans la ville où j’habite, mis à part les moyens pour assurer notre service aux pauvres, nous avons particulièrement besoin d’une église afin que les gens voient qu’ici, il y a une présence chrétienne. Dans cette ville vivent 300 000 musulmans et environ 1 500 chrétiens. Grâce au soutien de l’AED et à celui d’autres personnes, nous allons bientôt pouvoir consacrer la première église. Elle servira à tenir des réunions et sera aussi le lieu de rencontre pour les adultes et les enfants qui sont en catéchèse. Ce sera une église autant qu’un espace polyvalent. De plus, il y a six communautés protestantes à Sylhet. Depuis que je suis ici, nous entretenons d’excellentes relations avec elles et elles m’acceptent comme si j’étais aussi leur évêque. Nous avons beaucoup de rencontres œcuméniques. Cette église disposera aussi d’une autre salle polyvalente parce que les communautés protestantes n’ont aucun endroit où elles peuvent se réunir.

 

Comment la majorité musulmane de la population voit-elle la construction d’une église ?

Au Bangladesh, nous assistons à une lutte incessante contre les minorités hindoues, bouddhistes et chrétiennes. L’Église constitue un espoir pour les minorités, parce qu’elle s’engage toujours en faveur de leurs droits. Nous sommes aussi témoins de discriminations, au niveau de l’emploi et dans les infrastructures. Dans certaines villes, les chrétiens obtiennent difficilement un permis de construction. Malgré tout, le Bangladesh est un pays musulman où, la plupart du temps, on est respecté. Il y a moins de radicalisme ici, et bien que nous soyons une petite communauté, nous avons beaucoup d’influence dans le domaine de l’éducation et de la santé. Jusqu’à présent, cette nouvelle église n’a pas été une grande source d’irritation pour la population, bien que des personnes particulièrement radicales aient exprimé leur désaccord.

 

Au cours des dernières années, des islamistes radicaux ont attaqué des minorités au Bangladesh. Certains de ces attentats ont été revendiqués par Daesh. Ce radicalisme augmente-t-il?

Le fondamentalisme islamiste a un peu augmenté, et bien qu’il soit limité, il est puissant. Le 20 novembre 2015, un missionnaire de l’Institut pontifical pour les missions étrangères PIME, qui était également médecin, a été poignardé par quelques fondamentalistes. Il a été grièvement blessé et est toujours en convalescence dans un hôpital en Italie. Il y a également eu le meurtre de deux ou trois chrétiens et l’attaque d’une église. Personnellement, je ne pense pas être très menacé. Le 23 décembre 2015, donc peu avant Noël, j’ai reçu un message « cordial » de ces fondamentalistes : « Évêque, prépare-toi, car nous allons te tuer ». Mais rien ne m’est arrivé. Ça a dû être une erreur, dit-il en riant !

 

Quelle a été l’influence de la visite du pape François début décembre 2017 sur la société et l’Église du Bangladesh ?

Depuis que le pape a visité ce pays, de plus en plus de gens viennent à nos réunions dans mon diocèse et en général dans l’Église. Nous entretenons de bonnes relations interreligieuses et nous espérons qu’il y aura encore plus d’amélioration. Je m’en réjouis beaucoup, ainsi que de l’aide dont nous continuons à bénéficier. Je remercie Aide à l’Église en Détresse qui réalise cet excellent travail pour nous. Nous en sommes très reconnaissants.

 

L’œuvre pontificale internationale Aide à l’Église en Détresse travaille avec l’Église locale à Sylhet depuis la fondation de ce diocèse. Actuellement, l’AED soutient différents projets de formation spirituelle et de développement humain, en lien avec les commissions pour la pastorale, l’éducation ainsi que la justice et la paix. En 2016, l’AED a soutenu des projets au Bangladesh à hauteur de plus de 845 000 dollars.

 


 

Irak – visite de Mossoul (1ère partie)

15.02.2018 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Construction, Irak, Jaco Klamer, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Irak – Visite de Mossoul, 1re partie

Au cœur de la destruction


Voici la première de deux parties d’un article qui s’intéresse au retour des chrétiens à Mossoul en Irak. Notre collaborateur Jaco Klamer a pu accompagner une jeune chrétienne assyrienne, Nadia Younis Butti, alors qu’elle redécouvre les rues de la ville qu’elle habitait avant l’invasion de Daech (groupe état islamique), en juillet 2014. Elle fait partie des familles – une soixantaine selon le patriarche Louis Raphaël Sako 1er – qui ont choisies de revenir à Mossoul, la capitale de la province de Ninive et plus grande ville chrétienne de cette région. Voyage douloureux au cœur de la destruction.

 

Citrons, pamplemousses, oranges et figues croissent en grand nombre dans les trois jardins appartenant à la maison de Nadia à Mossoul. Ses parents l’ont construit eux-mêmes et Nadia s’est toujours réjouie du jardin qu’on y trouve, plein d’une végétation luxuriante, d’arbres et de fruits succulents. Elle se souvient avec délice des moments où elle y était assise, dans sa chaise berçante, au milieu de buissons parfumés et en fleurs. Mais le 17 juillet 2014, tout a basculé. Nadia a été obligée d’abandonner sa maison précipitamment : Daech (Groupe état islamique) envahissait la ville : « Le cœur meurtri, je suis partie. »

 

Après la libération de Mossoul l’été dernier, Nadia est rentrée dans sa ville natale. « C’est toujours extrêmement dangereux à Mossoul », soupire Nadia. « Je viens juste de parler à un policier qui a perdu un collègue cette semaine, à proximité du monastère de Saint Georges. Il a été abattu par balles dans la nuit. Pendant trois ans, de nombreux habitants de Mossoul ont collaboré avec les djihadistes. Dans quelques familles, des parents ou des proches appartenaient peut-être même à Daech. Il y a beaucoup de sunnites qui ont soutenu Daech. La ville a été libérée par l’armée irakienne qui, pour sa part, bénéficie du soutien de nombreux chiites iraniens. À Mossoul, on éprouve une grande méfiance envers eux : on ne les considère pas comme des alliés. À mes yeux, la ville n’est pas redevenue sûre après la reconquête. »

 

Une période sans souci

 

« L’État islamique restera toujours en Irak ». C’est le message qu’un djihadiste a gribouillé en lettres noires sur un mur du célèbre monastère de Saint Georges (Mar Gurguis) à Mossoul. Nadia parle sans retenue en parcourant du regard les ruines du célèbre monastère, entièrement détruit par les extrémistes. « À chaque printemps et à chaque automne, des fidèles et des moines chrétiens se rassemblaient ici trois jours durant », raconte-t-elle. « Il y avait différentes activités et nous pouvions passer la nuit ici. Quand je repense à cette époque sans soucis, je suis pleine de joie. »

Une croix endommagée sur le Monastère Saint-Georges (Mar Gurguis), semble surplomber la ville.

 

Yohanna Youssef Towaya a lui aussi beaucoup de beaux souvenirs des années où les chrétiens pouvaient se rassembler librement au monastère Saint Georges, qui date du XVIIe siècle. Yohanna habitait Mossoul et travaillait comme professeur à l’université. Lorsque l’institution s’est dotée d’un bâtiment supplémentaire à Qaraqosh, autre ville chrétienne de la plaine de Ninive, il y est déménagé.

 

Nadia et Yohanna regardent la coupole inclinée et traversent les couloirs impressionnants du monastère, dont les magnifiques plaques de marbre ont été arrachées du sol, des murs et des arcs. Les djihadistes ont volé ce marbre précieux, ne laissant que de petits débris, dispersés dans le bâtiment. Ils ont aussi décapité une statue vieille de huit siècles ; elle est toujours dans sa niche. Finalement, preuve ultime de leur irrespect total, ils ont détruit l’autel.

 

Prier dans le chaos

Dans une autre niche, Nadia et Yohanna trouvent des cartes-prières, un livret avec le Nouveau Testament, et des livres de prières de l’Église catholique chaldéenne, qui ont souffert des rudes conditions climatiques. On y trouve cette très belle prière du matin : « Notre Seigneur et Dieu, en cette heure matinale, nous T’implorons, accorde la rédemption aux opprimés, la libération aux prisonniers, la convalescence aux blessés, la guérison aux malades, le retour à ceux qui sont très loin de nous, la protection aux proches, le pardon aux les pécheurs, l’expiation aux descendants, l’élévation aux justes, l’aide aux nécessiteux (…) Agis dans Ta bonté et Ta miséricorde, maintenant et pour les siècles des siècles. »

« Amen », murmure Nadia dans le monastère vide où plus aucune prière n’a été prononcée depuis trois ans.

Nadia découvre les dommages qui ont été infligés au monastère Saint-Georges  (Mar Gurguis)

 

« Les moines sont partis dans un monastère à Alqosh. C’est là que le prophète Nahum a écrit ses prophéties sur la ville de Ninive, située tout près de là », explique le professeur Yohanna. « Nous ne sommes pas certains que les moines vont revenir à Mossoul, qui est à côté des ruines de Ninive. »

 

Enfin, sur les murs du monastère, une flèche indique la direction de la Mecque, permettant aux combattants de Daech de faire leur prière cinq fois par jour. Durant l’occupation par les djihadistes, même les sépultures du monastère n’ont pas été épargnées : les pierres tombales ont été systématiquement détruites.

 

C’était la première partie de cette visite unique dans certaines parties de la ville chrétienne de Mossoul en Irak. Le mois prochain, nous découvrirons d’autres parties, dont une église détruite dans laquelle habitent des familles.

Comme œuvre de charité catholique internationale et œuvre pontificale, Aide à l’Église en Détresse (AED) s’est engagé depuis près d’un an en faveur du retour des chrétiens dans leur ancienne patrie en Irak. À travers la campagne Retour sur les terres ancestrales, l’AED est impliquée très activement dans un vaste programme de reconstruction des maisons et des églises de chrétiens originaires de la plaine de Ninive et qui ont été déracinés de leur terre par Daech, non loin de Mossoul. Jusqu’à présent, un peu plus du tiers des chrétiens vivant en exil – principalement à Erbil, capitale du Kurdistan irakien – sont retournés dans leurs villes et villages (près de 35 000).

 

Donné pour la reconstruction en Irak : 


 

Projet de la semaine AED: Protéger les séminaristes au Pakistan

30.11.2017 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED, Construction, PROJETS AED, Séminaristes

Pakistan

Protéger les séminaristes

 

Au Pakistan, les attaques contre les chrétiens sont incessantes. D’abord, presque tous les prêtres et même les évêques ont déjà reçu des appels ou des lettres anonymes de menace dans lesquels ils sont poussés à se convertir à l’Islam.

 

Puis, les attaques contre les églises et les institutions ecclésiastiques ne sont pas rares. Parfois les agresseurs se contentent de jeter des pierres, mais il y a déjà aussi eu des attentats-suicide, des attentats à la bombe, des attaques armées, des incendies criminels ainsi que des agressions par des foules surexcitées. Le danger d’attentats existe donc en permanence. Certaines églises sont sous la protection de la police, et le gouvernement a augmenté les consignes de sécurité.

 

Dans le diocèse d’Islamabad-Rawalpindi, un « petit séminaire » a été créé en 1995 à Lalazar. Les jeunes hommes qui se sentent appelés à la prêtrise y effectuent les trois premières années de leur formation, avant d’entrer au séminaire. Il y a actuellement 22 jeunes séminaristes qui vivent au petit séminaire Notre-Dame-de-Lourdes, où ils sont introduits et éduqués à la vie spirituelle.

 

Le séminaire est entouré d’un mur dont une partie s’est effondrée, si bien que n’importe qui peut facilement entrer dans la propriété. Dans un pays où sévit le fléau du terrorisme et de la violence, cela représente un grand danger, surtout pour la minorité chrétienne. Par conséquent, le mur doit être réparé. Il faudrait le rehausser et le renforcer afin de protéger les futurs prêtres. Il y a déjà des réparations essentielles qui ont déjà été apportées au bâtiment. C’est pourquoi les responsables ont demandé à l’Aide à l’Église en Détresse de les aider à payer les travaux sur ce mur. Nous avons promis 25 550 $.

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Projet de la semaine AED : Redonner un toit aux sinistrés et à l’Église à Cuba

08.11.2017 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Construction, Cuba, PROJETS AED, Vues D'ailleurs

Cuba

Redonner un toit aux sinistrés et à l’Église

 

En septembre 2017, Cuba a été touchée par l’ouragan Irma. Des rafales de plus de 250 kilomètres-heure, de violentes précipitations, un raz-de-marée avec des vagues allant jusqu’à neuf mètres de hauteur et des inondations ont frappé l’île de plein fouet. Au moins dix personnes ont été tuées, et il y a eu des dommages terribles dans plusieurs régions du pays. Bien que les ouragans ne soient pas rares dans les Caraïbes, « Irma » a dépassé en intensité toutes les tempêtes de ces dernières années : la tempête a fait rage pendant neuf heures !

Plusieurs diocèses de l’Église catholique ont été touchés par la catastrophe naturelle. Les fidèles ont été stupéfaits de la dévastation causée à leurs lieux de culte. Par exemple dans l’archidiocèse de Camagüey, une chapelle a été complètement détruite, trois églises menacent de s’effondrer et cinq autres églises et chapelles ont été gravement endommagées. De plus, des milliers de personnes ont dû être évacuées.

CUBA - Archdiocese of Camagüey - 17.09.2017<br /> After the Hurricane Irma: The chapel of Palma City has been severely damaged.<br /> CUBA / CAMAGUEY 17/00223 PrID: 1705483<br /> Emergency aid for the purchase of 6,500 tales of zinc as emergency aid after the hurricane Irma<br /> Photo sent by S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez<br /> Foto de la pequeña Iglesia de Palma City (se ven los dos lados del techo) En este poblado más de la mitad de las viviendas cayeron al suelo. Está muy cerca del mar. +<br /> Only this very small file quality available

Après le passage de l’ouragan Irma, dans l’archidiocèse de Camagüey. La chapelle de Palma City a été très endommagée.

D’abord ceux devenus sans toit

Mgr Wilfredo Pino Estevez s’est rendu sur ces lieux de dévastation juste après le passage de l’ouragan. À Esmeralda, ville qui a été gravement touchée, il a trouvé une église complètement détruite. « Quelle douleur de voir notre église à terre, avec ses bancs renversés et ses icônes détruites ». Malgré la pluie qui n’avait pas cessé, il a rencontré un couple à l’endroit où l’église se dressait précédemment. La femme appelée Ismaela lui a dit : « Monseigneur, la chapelle s’est effondrée, mais pas l’Église » – car l’Église n’est pas un bâtiment en pierre, mais le corps vivant du Christ. Et ce corps ne peut pas être endommagé par une tempête, même si les bâtiments s’effondrent.

CUBA - Archdiocese of Camagüey - 11.09.2017<br /> After the Hurrican Irma: The chapel of Jiquí is completey destroyed.<br /> CUBA / CAMAGUEY 17/00223<br /> Emergency aid for the purchase of 6,500 tales of zinc after the Irma hurricane<br /> Photo sent by S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez<br /> Only this small file quality available

À Jiqui, dans l’archidiocèse de Camagüey, la chapelle a été complètement détruite par l’ouragan Irma.

Pour l’instant, l’archevêque se préoccupe des personnes qui sont devenues sans-abri à cause de l’ouragan. Il a demandé à l’Aide à l’Église en Détresse de l’aider à acheter 6 500 panneaux de tôle. Il veut mettre 5 000 d’entre eux à la disposition des personnes dans le besoin, de sorte que les familles aient à nouveau un toit au-dessus de la tête. Le reste sera utilisé pour réparer les dommages subis par certains bâtiments ecclésiaux. Nous aimerions l’aider avec un montant de 50 000 $.

 
CUBA - Archdiocese of Camagüey - 17.09.2017<br /> After the Hurricane Irma: After the Holy Mass on the ruins of the chapel of Jiquí: Community members with Archbishop S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez and the Apostolic Nuntio S.E.R. Mons. Giorgio Lingua<br /> CUBA / CAMAGUEY 17/00223 PrID: 1705483<br /> Emergency aid for the purchase of 6,500 tales of zinc as emergency aid after the hurricane Irma<br /> Photo sent by S.E.R. Mons. Wilfredo Pino Estevez<br /> Foto con la comunidad de Jiquí después de la misa celebrada sobre las ruinas de la capilla que colapsó<br /> +Willy<br /> Only this very small file quality available

Le Nonce apostolique de Cuba, Son Éminence Mgr Giorgio Lingua, s’est rendu dans l’archidiocèse de Camagüey. Il a présidé la messe de ce qu’il restait d’une chapelle, arrachée par les forts vents d’Irma.

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Irak / Rome : Le Secrétaire d’État du Vatican exige le respect des droits des chrétiens

29.09.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Construction, Irak, Persécution, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Irak / Rome

Le Secrétaire d’État du Vatican exige le respect des droits des chrétiens

Faciliter le retour des chrétiens et garantir leur protection 

Lors d’une conférence tenue mercredi et jeudi à Rome et organisée par l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED), le Secrétaire d’État a apporté son soutien au retour des chrétiens irakiens dans leurs foyers de la Plaine de Ninive. Le cardinal Parolin a souligné que le Saint-Siège « n’a manqué aucune occasion d’élever la voix en faveur de ces chrétiens, répétant à maintes reprises la nécessité de faciliter leur retour et de leur garantir des moyens de protection appropriés ainsi que le respect de leurs droits ». Le Secrétaire d’État a remercié Aide à l’Église en Détresse pour « le soutien qu’elle a offert aux nombreuses familles chrétiennes, au cours des trois années qui ont suivi l’invasion du groupe État Islamique, afin de leur permettre de supporter cette situation avec dignité ». Il a également souligné que « beaucoup de choses ont été faites, mais il reste encore beaucoup à faire », et il a demandé que le projet de reconstruction de l’AED, Retour aux racines, soit soutenu. S’adressant à l’AED, il a déclaré : « Ce plan Marshall pour la plaine de Ninive est un autre signe de la préoccupation que vous avez manifestée, de votre conscience de l’urgence du projet, et du caractère remarquable de votre efficacité et de votre organisation ».

Patriarche Louis Raphaël 1er Sako

Sans aucun doute un génocide

Dans son discours, un autre invité, le Patriarche Louis Raphaël 1er Sako, a dénoncé le génocide des chrétiens d’Irak, dont le nombre s’est effondré ces dernières années (à partir de 2003 surtout), pour passer de 1,5 million de personnes à moins de 500 000. « La vraie raison qui sous-tend ce type de discrimination est la haine des musulmans radicaux qui accusent les chrétiens et qui les ont chassés pour effacer notre héritage, détruire nos foyers, et même nous éliminer de la mémoire de l’histoire irakienne. C’est sans aucun doute un génocide ».

À la question de savoir comment la communauté internationale peut empêcher que cette terrible tragédie continue, le Patriarche Sako a répondu : « Nous prions pour que ceux qui tirent les ficelles ouvrent leur esprit et soient réceptifs. [Nous pensons] particulièrement aux États-Unis, qui sont moralement responsables de ce qui se passe en Irak et dans toute la région et qui doivent ‘‘diagnostiquer’’ [et analyser] la réalité. » Le Patriarche a souligné cinq domaines dans lesquels il fallait agir : soutenir l’éducation, agir en politique, sécuriser et stabiliser les zones libérées, fournir une aide humanitaire, et enfin vaincre le fondamentalisme et le terrorisme.

Le nonce apostolique en Jordanie et en Irak, Mgr Alberto Ortega Martin

 

Le nonce apostolique en Jordanie et en Irak, Mgr Alberto Ortega Martin, a pour sa part exposé la « situation complexe de la région », en mentionnant comme exemple « le référendum organisé par le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Masoud Barzani, qui s’est tenu le lundi 25 septembre ». L’archevêque a rappelé l’importance des chrétiens dans la région, et a appelé à « faire tout son possible pour protéger les minorités religieuses et encourager l’aide au développement tout en faisant la promotion de la paix. C’est ainsi qu’on ira à la racine du problème pour éviter le drame de l’émigration ».

Photo: Christian Gennari
H.E. Pietro Cardinal Parolin (Le Secrétaire d’État du Vatican ) et Philipp Ozores ( Le Secrétaire Général de ACN International

La Conférence qui a eu lieu à Rome les 27 et 28 septembre est « un appel à la communauté internationale – politiciens, entrepreneurs, ambassadeurs, et autres organisations – à un moment crucial pour parvenir à ce que les chrétiens reviennent sur leur terre », a souligné le secrétaire général de l’AED, Philipp Ozores. « En ce moment, il est crucial d’aider les chrétiens de Ninive à retourner chez eux. D’une part, nous travaillons avec des bienfaiteurs de partout dans le monde afin d’aider nos frères irakiens à maintenir en vie leur espérance. Mais le soutien financier et politique des gouvernements est également indispensable pour reconstruire les villages et assurer les droits des chrétiens. Nous sommes conscients que l’Irak traverse en ce moment une période difficile, mais nous savons que si nous n’aidons pas les chrétiens maintenant, nous ne parlerons plus de cette question dans le futur ».

 

Le bureau canadien de l’organisme international tiendra une campagne de levée de fond et de sensibilisation auprès de ses bienfaiteurs et du grand public dès le mois de novembre pour soutenir cette reconstruction dans la Plaine de Ninive, essentielle à la survie des chrétiens irakiens.  

 


 

Irak : des célébrations marquent le retour des chrétiens à Ninive

15.09.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, Irak, John Pontifex, liberté religieuse, Mario Bard, Moyen-Orient, PROJETS AED, Vues D'ailleurs

Irak

Des célébrations marquent le retour des chrétiens à Ninive

 

Trip to Iraq of Fr. Andrzej Halemba and John Pontifex September 2017 Families with olive trees outside St George’s Church, BartelaEnviron 500 familles chrétiennes – jusqu’à 2 500 personnes – ont célébré leur retour tant attendu dans la Plaine de Ninive, en Irak, par des cérémonies qui marquent un nouveau départ dans leurs anciennes villes et anciens villages.

 

À Qaraqosh (Baghdeda), la plus grande des villes chrétiennes de la Plaine de Ninive, des prêtres et des gens qui tenaient à la main des branches d’olivier ont défilé dans les rues en chantant des hymnes en araméen, la langue de Jésus. Protégée par du personnel de sécurité en véhicules blindés, la procession était dirigée par des prêtres qui tenaient des crucifix haut dans les airs.

 

Une messe a eu lieu dans l’église catholique syriaque de l’Immaculée Conception, dans le centre-ville, un bâtiment profané et incendié par les militants du groupe État islamique (ÉI). Au cours de la cérémonie, le coordonnateur des projets de l’Aide à l’Église en Détresse au Moyen-Orient, le Père Andrzej Halemba, a appelé les gens à pardonner à ceux qui les ont chassés de leurs foyers et qui ont attaqué leurs villes et leurs villages.

 

« Bien sûr, nous pleurons quand nous voyons la violence qui a été perpétrée, mais nous devons enlever la colère de nos cœurs », a-t-il déclaré aux rapatriés. « Il ne devrait y avoir aucune haine dans nos cœurs. Nous devrions nous réconcilier avec notre voisin ».

Après cela le Père Halemba, qui a organisé les cérémonies en collaboration avec le clergé local, a distribué à chaque famille des oliviers afin de symboliser le retour des rapatriés à leurs racines, les communautés dans lesquelles ils ont vécu pendant des siècles. Une autre cérémonie de distribution d’oliviers a eu lieu plus tôt ce jour-là (dimanche 10 septembre) à l’église syriaque orthodoxe de la Vierge Marie, à Bartella, une ville en grande partie syriaque orthodoxe, près de Qaraqosh.

 

D’après certaines sources, au moins 2 000 familles – 10 000 personnes – seraient retournées à Qaraqosh, et au moins 500 autres familles – 2 500 personnes – sont attendues d’ici à la fin du mois de septembre. L’AED répare actuellement des centaines de foyers dans un certain nombre de villes et de villages à majorité chrétienne de la plaine de Ninive où des destructions généralisées ont été commises pendant et après l’occupation de la région par le groupe État islamique (ÉI), entre août 2014 et octobre 2016.

L’Œuvre de charité s’est également engagée à réparer les églises dans les deux villes ainsi qu’à Teleskuf, où la restauration de l’église Saint George est déjà bien engagée.

Remerciant Aide à l’Église en Détresse d’avoir organisé les cérémonies et aidé à la réparation des foyers, Mgr Timotheos Moussa Al Shamany, archevêque orthodoxe syriaque de Bartella, a déclaré : « C’était une façon merveilleuse de marquer le début de notre retour dans nos foyers – la terre à laquelle nous appartenons ».

D’autres célébrations et processions devaient se tenir jeudi, jour de la fête de la Croix glorieuse, qui est particulièrement importante pour les gens de la région.