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Construction

 

Projet de la semaine AED – L’église rénovée du couvent des carmélites à Haïfa

14.02.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Israël, Mario Bard, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Israël – Histoire de succès AED!

L’église du couvent des Carmélites d’Haïfa rénovée! 

 

Les religieuses carmélites d’Haïfa pendant la messe dans leur église rénovée.

Les Carmélites de Haïfa se réjouissent. Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 45 000 dollars, l’église de leur monastère est enfin rénovée. Leur église, consacrée à la Vierge du Mont Carmel, a été construite en 1937. Faute d’argent, aucune réparation n’avait été faites depuis. Or, les infiltrations d’eau de pluie et l’humidité ont endommagé le bâtiment. Pour les religieuses, la paroisse locale et les pèlerins leur rendant visite, cela représentait un danger de plus en plus grand pour la santé.

 

Les dix-sept religieuses qui vivent dans le monastère sont originaires de onze pays différents. Leur porte est ouverte à tout moment aux personnes qui veulent venir chez elles. Les fidèles des environs confient leurs intentions de prière tandis que les pèlerins qui viennent en Terre Sainte de partout dans le monde leur posent de nombreuses questions sur la foi. L’endroit où vivent les religieuses se trouve sur le versant nord du Mont Carmel, qui est, dans un sens, le berceau de l’ordre des Carmes. C’est autour de 1150 que les premiers Carmes se sont installés en ermites précisément ici, sur le Mont Carmel, où selon les Saintes Écritures le prophète Élie avait montré, à travers une intervention divine, que son Dieu était le vrai Dieu et que l’idolâtrie des prêtres de Baal était mauvaise (cf. 1 Rois 18, 16-46).

 

L’ordre des Carmes s’est rapidement répandu dans d’autres pays où il a également connu des mutations. C’est ainsi qu’il été réformé par Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix en Espagne au XVIe siècle, de manière à correspondre encore davantage à son esprit originel.

 

Pour gagner leur vie, les religieuses de Haïfa cuisent des hosties et fabriquent des souvenirs pour les pèlerins. Mais sans notre aide, elles n’auraient pu réparer l’église de leur monastère. Grâce à l’aide à vous, l’église est rénovée et elle a été de nouveau consacrée le 15 octobre, en la fête de Sainte Thérèse d’Avila.

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Au nom de ses religieuses, Sœur Maira de l’Enfant Jésus, la prieure, remercie tous ceux qui ont apporté leur aide : « Nous espérons qu’il s’agit là du début d’un renouveau de la vie de prière, tant pour notre église locale que pour les pèlerins qui traversent la Terre Sainte et restent prier le Seigneur dans notre chapelle de Notre-Dame du Mont Carmel. C’est avec joie que nous vous exprimons notre gratitude et renouvelons nos prières et nos sacrifices pour l’Église et le monde entier ».

 

La fête à la Table de Dieu : en action de grâce pour les pèlerins, les paroissiens d’Haïfa et les bienfaiteurs de l’AED!

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Succès de l’AED : une église et un centre paroissial

24.10.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Bangladesh, Construction, PROJETS AED

Bangladesh

Succès de l’AED : une église et un centre paroissial

 

Les fidèles de la paroisse de Nayanagar sont très heureux de leur nouvelle église et de son centre paroissial. Le tout a enfin pu être inauguré grâce à l’aide généreuse de nos bienfaiteurs. Cela faisait des années que les fidèles en rêvaient. Malgré leur pauvreté, ils avaient organisé des collectes. Toutefois, ils n’ont pas été en mesure de ramasser beaucoup d’argent. C’est « l’obole de la veuve », nous écrit le curé. Nos bienfaiteurs ont donné un total de 120,800 dollars pour que les fidèles réalisent leur rêve.

 

Tous les dimanches, de 3 000 à 3 500 personnes viennent à la messe. Ils sont encore bien plus nombreux les jours de fête, comme à Pâques et à Noël. Les messes de semaine sont également bien fréquentées. Par ailleurs, la catéchèse a lieu la fin de semaine et il y a divers groupes d’enfants et de jeunes.

 

Située en plein cœur de la capitale du Bangladesh, Dacca, la paroisse se développe de plus en plus, car beaucoup de gens des régions rurales viennent gonfler le nombre de personnes qui habitent dans la capitale (déjà 8, 9 millions d’habitants), pour y trouver un avenir meilleur. Les pères de l’ordre des Oblats de la Vierge Marie s’occupent de la pastorale des fidèles, mais ils aident aussi les personnes qui viennent de la campagne à s’acclimater à la ville. Ils s’assurent que les enfants puissent aller à l’école, s’occupent de leur trouver des soins médicaux et apportent leur aide et leurs conseils dans de nombreux besoins.

 

Au Bangladesh, les catholiques ne représentent qu’une infime minorité sur une population musulmane d’environ 90 pour cent. Les fidèles de la paroisse de Nayanagar sont d’origine autochtone à 80 pour cent, un chiffre qui reflète bien la situation de l’ensemble des chrétiens du Bangladesh, lesquels proviennent majoritairement de l’une des minorités ethniques. Un phénomène qui s’observe également pour les vocations.

 

Le provincial des oblats, le père Ajit Victor Costa, nous écrit au nom de ses frères et des fidèles : « Nous apprécions vraiment la valeur de votre amour, de votre amitié et de votre aimable geste. Vos prières, vos sacrifices et votre soutien financier nous ont énormément aidés à faire de notre rêve une réalité. À travers vous et avec vous, nous avons profondément ressenti la présence des mains aimantes de Dieu et votre sincère générosité. Nous prions pour tous les bienfaiteurs qui y ont contribué ».

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Projet spéciale au Cameroun : l’AED rénove la chapelle de la prison de Bafoussam

04.10.2018 in AED, AFRIQUE, Cameroun, Construction, PROJETS AED

CAMEROUN : CONVERSION EN PRISON

L’AED rénove la chapelle de la prison de Bafoussam

Soeur Orencya de la communauté des religieuses Pallottine, travaille pour l’Église du Cameroun. Depuis 2009, elle est missionnaire dans le milieu carcéral. Deux fois par semaine, elle visite les détenus de la prison centrale de Bafoussam. Cette prison est composée d’un quartier de femmes, un quartier d’hommes adultes et un quartier d’adolescents. Ils sont environ 1000 détenus.

Depuis 20 ans, il y a une communauté chrétienne au sein de la prison. Celle-ci est animée par un aumônier, des bénévoles de l’Association « Justice et Paix », des novices des Pères Xavériens, Soeur Orencya et des détenus catéchistes. En plus d’une écoute attentive des détenus et d’une aide matérielle (médicaments, vêtements, nourriture), ils organisent des temps de prière, de catéchèse, la messe.. Cette communauté  est sous le patronage de Marcel Callo.

Soeur Orencja aide les prisonniers à Bafoussam en leur procurant des médicaments et elle les encourage au travail manuel.

En 2017, ide à l’Église en Détresse a financé la réfection de la chapelle . Plusieurs détenus ont écrit des lettres de remerciements. En voici quelques extraits :

« Vous avez transformé notre chapelle en paradis »

« Beaucoup de fidèles se sont convertis et plusieurs d’entre eux qui ne venaient pas à l’église sont maintenant les premiers à arriver dans la chapelle le jour du Seigneur. Vous avez, par vos gestes, attiré les âmes qui ont pris la ferme résolution de changer et de se faire baptiser »

« Comme Dieu n’abandonne jamais ses enfants quand ils crient au secours, il a envoyé un ange au milieu de nous : la sœur Orencya, pour écouter nos pleurs et vous les transmettre. Merci pour tout ce que vous faites pour nous, détenus. Beaucoup de prisonniers se sont convertis en raison de l’amélioration de notre vie dans le milieu carcéral. Beaucoup assistent aux cours de catéchèse et font partie des groupes de prière au sein de notre communauté Marcel Callo. En recevant tant de soutien de votre part, nous avons compris que nous ne sommes pas abandonnés malgré nos fautes et que le Seigneur est toujours avec nous. Grâce à Dieu et grâce à vous, je m’estime heureux de vivre ma détention dans la paix, la joie et l’amour du Christ ».

« Dieu a permis que j’entre dans cette prison pour le connaitre. À l’extérieur, je vivais dans la débauche. Dans cette prison, je suis sur un chemin de conversion et de changement radical de ma façon de penser. Tout cela grâce à Dieu et à travers vous par la manifestation de Sa bonté dans ma vie »

Dans sa lettre de remerciement, l’aumônier explique le choix du saint patron : Marcel Callo.

« Marcel Callo fut déporté par la gestapo allemande dans les camps de concentration en Allemagne. Son motif : ses détracteurs disaient qu’il était chrétien. Il y trouvera la mort à l’âge de 23 ans.  Pendant sa détention, il a consacré son temps à servir ses frères. Aujourd’hui, à la suite du Christ, à travers les prières quotidiennes, les célébrations eucharistiques par les prêtres du Sacré Cœur et la catéchèse,  la communauté Marcel Callo poursuit l’œuvre d’évangélisation au sein de la prison. Cet environnement fait la joie de tous. »

L’AED a promis de continuer à soutenir la pastorale dans le milieu pénitentiaire au Cameroun et vient d’approuver un projet de $13,590 pour la pastorale des détenus dans les principales prisons de Kumbo et Nkambe dans la zone anglophone du pays.

 

Projet de la semaine AED : Consécration d’une chapelle, cœur du village – Inde

08.08.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, Inde

Histoire de succès de l’AED… en Inde!

Consécration d’une chapelle, cœur du village

Le 5 mai 2018 était un grand jour de fête pour les fidèles de Vipparu Ouest : leur belle chapelle toute neuve a été consacrée ! Ils attendaient ce moment depuis 16 ans. Jusqu’à présent, ils n’avaient qu’une très petite chapelle, construite avec de l’amiante, et qui menaçait de s’effondrer à tout moment. De plus, elle n’offrait plus suffisamment de place pour les fidèles de plus en plus nombreux. Cela faisait longtemps que les fidèles rêvaient de construire une nouvelle église. Et malgré les grands sacrifices qu’ils faisaient, les fonds étaient toujours insuffisants. 

Vipparu Ouest est un village qui fait partie de la paroisse de Tadepalligudem (centre-est du pays). Dans onze villages, presque tout le monde est déjà baptisé, et il y a beaucoup de candidats au baptême dans d’autres villages. Le prêtre doit donc rendre visite aux gens dans de nombreux villages.

La chapelle est très importante parce qu’elle est au cœur de la vie ecclésiale, y compris en dehors des messes et des heures de catéchisme. « Les fidèles sont pleinement convaincus que c’est là que Dieu demeure », nous raconte le curé. « Alors, ils vont dans la chapelle même quand le prêtre ne peut pas venir, et ils déposent leurs soucis devant Jésus ».

La chapelle est consacrée à l’Enfant Jésus de Prague, qui est particulièrement vénéré par les fidèles en Inde. On y trouve d’ailleurs plusieurs grands sanctuaires consacrés à l’Enfant Jésus de Prague : il s’agit même des plus grands sanctuaires au monde consacrés à cette dévotion ! De plus en plus de chapelles et d’églises lui sont consacrées jusque dans les régions les plus reculées.

 

 

Nos bienfaiteurs répondent présents !

Nos bienfaiteurs ont offert 15 100 dollars pour la construction de la chapelle. Les travaux ont été réalisés par les fidèles eux-mêmes, sous la supervision d’un spécialiste de la construction, mais c’est grâce à l’aide de nos bienfaiteurs que les matériaux de construction nécessaires ont pu être achetés.

« La consécration a été une journée inoubliable », nous écrit le père Dharma Raju Matta. L’évêque du diocèse, Mgr Jaya Rao Polimera était venu spécialement d’Eluru pour consacrer la chapelle. Après la célébration, il a pris beaucoup de temps pour écouter les problèmes des fidèles et être proche d’eux.

« Nous aimerions exprimer notre profonde et sincère gratitude pour votre contribution importante à notre mission », dit le curé. Les fidèles prient régulièrement le rosaire pour tous ceux qui les ont aidés !

 

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Projet de la semaine de AED : nouvelle église de Cizatrice

03.07.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Slovaquie

Slovaquie

Histoire de succès de l’AED
Achèvement des travaux de la nouvelle église de Cizatrice

 

La paroisse de Kecerovce se trouve dans l’archidiocèse de Kosice, situé dans la partie orientale de la Slovaquie, non loin de la frontière hongroise. Sept chapelles dépendent de cette paroisse. Avec l’aide de nos bienfaiteurs, deux de ces chapelles ont pu être rénovées : 22,650 dollars ont été offerts pour l’église d’Herl’any et 15,100 dollars pour l’église de Bolianov. Ce soutien a enthousiasmé les fidèles et les a incités à s’engager encore plus pour que la paroisse soit plus vivante, raconte le curé.

 

La paroisse comprend également la localité de Cizatrice. Cent catholiques pratiquants y vivent. Ils utilisent actuellement l’église de la paroisse gréco-catholique, une situation qui, à long terme, n’est pas viable. La communauté catholique romaine a donc besoin de sa propre église, où elle puisse célébrer les offices religieux et faire la catéchèse. Les fidèles ont fait de nombreuses quêtes en paroisse et récolté de l’argent pour la nouvelle église.

 

Maintenant, elle est presque achevée, mais la paroisse n’a plus d’argent. Pourtant, il reste encore les fenêtres et les portes à installer pour que les travaux soient terminés. Nos bienfaiteurs ont donc soutenu jusqu’à la fin et donné 22,650 dollars. L’archevêque de Kosice, Mgr Bernard Bober, nous écrit : « Chaque jour, je vous inclus dans ma prière et je pense à tous les bienfaiteurs lors de la messe. Que Dieu vous le rende ! »

 

 

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Projet de la semaine AED : Venezuela

16.05.2018 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, PROJETS AED, Venezuela, Voyagez avec AED

Venezuela

Un centre pour la pastorale des jeunes

 

Le Venezuela est enfoncé dans une crise très grave. Les gens sont désespérés et amers, la violence et le taux d’homicides augmentent. De plus, beaucoup cherchent refuge et consolation dans les drogues. L’Église est aux côtés de la population souffrante et tente de redonner espoir aux gens.

 

En ces temps particulièrement difficiles, Mgr Raùl Biord Castillo, évêque de la Guaira dans le nord du pays, voudrait renforcer la pastorale. « Quelle est la volonté de Dieu pour nous ? », se demande-t-il.

 

Venezuela, La Guaira, 2018
Mgr. Raúl Biord Castillo, évêque de La Guaira avec les croyants.

Mgr Castillo aime particulièrement les jeunes et croit en leur potentiel. Dans certaines paroisses, il y a déjà des groupes de jeunes, et certains mouvements spirituels accompagnent la pastorale des jeunes. L’objectif qu’ils ont est de s’occuper des problèmes qu’ils vivent et de les accompagner dans leur foi. L’évêque estime qu’ils doivent grandir dans une spiritualité qui tienne compte de la vie communautaire, et qu’ils doivent approfondir leur foi. Il faut aussi encourager les vocations religieuses.

 

À son avis, la pastorale doit mettre l’accent sur les différents besoins des différents milieux, car les problèmes sont différents selon que les jeunes grandissent à la campagne, en ville ou dans les banlieues. Certains jeunes sont étudiants à l’université, d’autres travaillent, et il y a aussi de nombreuses situations difficiles causées par la toxicomanie, l’alcoolisme, la prostitution, la violence, le crime. Il y a aussi des enfants qui traînent dans les rues et des jeunes qui sont en prison…

 

Pour commencer, un lieu.

Certaines paroisses n’ont pas de locaux pour les activités des jeunes, et ne disposent pas non plus du personnel qui puisse se consacrer à cet apostolat. L’évêque voudrait donc fonder une « école de chefs de groupe ». Si tout va comme prévu, elle sera créée dans un ancien couvent de religieuses qu’il va falloir rénover.

Venezuela, La Guaira, 2018
Mgr. Raúl Biord Castillo, évêque de La Guaira avec les jeunes.

Ainsi, il serait possible de faire d’une pierre deux coups : former les chefs de groupe, et en même temps, permettre aux groupes de jeunes des différentes paroisses qui ne disposent pas des locaux appropriés d’utiliser le bâtiment pour des retraites et diverses activités pastorales. L’endroit est idéal, car en raison de sa localisation en montagne, il n’y fait pas trop chaud et ceux qui l’utiliseront jouiront d’une belle vue, qui fait du bien à l’âme. La demande est grande, et le cahier de réservation de la maison est déjà presque complet. Mais pour l’instant, seuls des groupes d’un maximum de 20 personnes peuvent y être admis. Si ce lieu est transformé comme il convient, le centre aura de la place pour héberger 80 personnes.

 

Aide à l’Église en Détresse veut soutenir ce projet, pour faire sortir de terre un centre qui donnera aux jeunes un nouvel espoir, dans un pays qui en a bien besoin.

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Projet AED de la semaine – Inde : nouvelle église pour Jubaguda

21.03.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Asie, Construction, Inde, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Inde

une nouvelle église pour Jubaguda

 

Jubaguda est l’une des 36 paroisses de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar dans l’État d’Odisha, située dans le nord-est de l’Inde, qui a fait manchettes en 2008 lors de terribles violences à l’encontre des chrétiens.

 

Situé à environ 300 km de Bhubaneswar, Jubaguda est un grand village situé à environ 300 km, donc environ sept heures en voiture. Située dans les montagnes de Kandhamal, dans le sud-ouest de l’Odisha, une mission a d’abord été fondée en 1960 par les Vincentines. Ici, les possibilités d’évangélisation sont grandes. La mission dessert 2 693 familles (12 176 personnes) dans 51 villages de montagne éloignés. Dans 34 villages, 770 familles (4 850 personnes) font maintenant partie de l’Église catholique, et leur nombre est en augmentation. Environ 90% d’entre elles sont des autochtones Khond. Les autres font partie des Dalits, la caste inférieure de la société indienne. Selon les déclarations de nos partenaires de projet, les Khonds sont le peuple le moins développé de l’Odisha. Ils sont 1,5 million et leur dialecte se nomme « Kui ». Il n’y a pas si longtemps, ils vivaient dans la jungle ; l’éducation était limitée et ils adhéraient à des croyances liées aux forces de la nature. Ces deux groupes, très pauvres, vivent d’une agriculture de subsistance et cultivent le riz, le maïs et les légumes. Enfin, ils ont régulièrement été exploités socialement et politiquement. Tout cela est en plein changement.

Faute d’église assez grande, les habitants de plusieurs villages et missions de l’Odisha doivent célébrer la messe et les autres célébrations liturgiques dehors.

 

Par ailleurs, les Dalits comme les Khonds apprécient les « bénédictions » que la station missionnaire a mises en place : 270 places au sein d’un foyer pour garçons et d’un autre pour filles, un dispensaire, un humble presbytère et un couvent de religieuses. Deux prêtres et cinq religieuses travaillent ici. Ils sont soutenus par une équipe de 37 catéchistes bénévoles. Cependant, s’ils peuvent compenser le manque d’infrastructures (routes, approvisionnement en électricité, écoles, etc.), ils ne peuvent le faire disparaître.

 

En 2008, Jubaguda aussi a été menacée de destruction par une foule violente. Heureusement, elle a été épargnée. Malgré la menace, les gens ont conservé leur foi, et l’Église croît rapidement. Dans les villages qui font partie de la station missionnaire, les gens se satisfont des huttes de chaume qui servent de chapelle, où le prêtre peut également dormir si nécessaire.

 

À Jubaguda, une petite église avait été construite en 1978 (avec un toit d’amiante), mais cela fait longtemps qu’elle n’est plus suffisante pour accueillir les quelque 1 000 fidèles qui viennent à l’église tous les dimanches. C’est pourquoi depuis longtemps, on a célébré une deuxième messe dominicale.

 

Cependant, en mars 2013, un éclair a heurté un grand arbre qui s’est effondré en détruisant la moitié de l’église ainsi que la majeure partie de sa toiture. Encore plus terrible ; des enfants de l’internat étaient rassemblés pour y prier et donc, 62 d’entre eux ont été blessés par l’effondrement du toit. C’est un miracle qu’aucun enfant n’ait subi de lésions irréparables ou même qu’il n’y ait aucune victime.

 

À l’heure actuelle, les messes ont lieu dans une salle du dortoir des garçons, mais celle-ci est beaucoup trop petite pour rassembler l’ensemble de la communauté paroissiale. Au départ, les paroissiens ont pensé réparer l’église, mais les experts leur ont recommandé d’y renoncer, car cela aurait coûté plus cher qu’un nouveau bâtiment. La paroisse prévoit maintenant la construction d’une nouvelle église qui soit par ailleurs adaptée en taille au nombre de nouveaux fidèles. Aide à l’Église en Détresse a promis de soutenir ce projet avec grâce à un montant de 36 240 mille dollars.

Odisha, Inde : des paroissiens se recueillent durant la messe. 

Merci d’aider les paroissiens de Jubaguda !
Faites votre don directement par notre site web
en cliquant ci-dessous. 


 

Communiqué – Rencontre entre l’AED, les Chevaliers de Colomb et le PNUD (ONU)

27.02.2018 in #callitgenocide, ACN International, Adaptation Mario Bard, Construction, Mark von Reidemann, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

PNUD et AED

Encore plus d’aide pour les chrétiens des plaines de Ninive

NYC-Montréal, 27 février 2018 – Des représentants de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) et des Chevaliers de Colomb (CC) ont été reçus lundi par Monsieur Mourad Wahba, Secrétaire général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin d’informer les Nations Unies (ONU) de la situation des chrétiens et des populations minoritaires des plaines de Ninive.

L’AED et les Chevaliers de Colomb ont voulu attiré l’attention sur les défis que traversent actuellement les chrétiens irakiens qui cherchent à rentrer chez eux. Ils ont souligné l’urgence d’une réponse coordonnée afin de préserver ces communautés minoritaires, et ont offert leur expertise sur le terrain.

Des représentants des Chevaliers de Colomb et de l’Aide à l’Église en Détresse rencontrent M. Mourad Wahba, Secrétaire général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Nous avons voulu l’informer à propos de la situation précaire des chrétiens des plaines de Ninive et de l’importance pour de plus en plus d’organisations de soutenir le retour des chrétiens dans leur terre ancestrale du nord de l’Irak.  

Ces organismes de bienfaisance catholiques sont les plus grands donateurs individuels avec une contribution à ce jour de plus de 50 millions de dollars américains, et ce, depuis l’invasion par le groupe État islamique (Daech) en 2014. Ils travaillent ainsi à soutenir une minorité chrétienne, 95 000 chrétiens déplacés du nord de l’Irak, pour qu’ils puissent rester dans leur pays.

 

« Nous reconnaissons la nécessité d’une coopération accrue pour la stabilisation des plaines de Ninive, et la nécessité de soutenir la diversité religieuse comme rempart contre le retour de l’État islamique », a déclaré Monsieur Mourad Wahba, qui relève directement du Secrétaire général des Nations Unies. Il a également souligné l’importance des chrétiens et des autres minorités et s’est réjoui d’une plus grande coopération entre les secteurs public et privé en Irak.

 

 

 

 

 

 

Le Secrétaire général de l’AED, Monsieur Philipp Ozores, a déclaré : « Nous accueillons positivement l’implication des institutions comme l’ONU. Il est urgent que des institutions comme celle-ci s’implique afin de mettre fin à l’épreuve subie par les chrétiens de Ninive. Depuis trop longtemps, cette aide repose sur les seules épaules des donateurs privés ».

Entre 2014 et 2018, l’AED a versé 38 millions de dollars américains en aide d’urgence pour répondre aux besoins des chrétiens déplacés dans les plaines de Ninive. Aujourd’hui, compte tenu du désir de ces populations de retourner chez elles, l’AED fournira encore 5 millions de dollars américains pour rénover 2 000 maisons de plus sur les quelque 13 000 maisons endommagées ou détruites dans cette région, s’efforçant ainsi de réinstaller ces anciennes populations chrétiennes.

De gauche à droite : Philipp Ozores, Secrétaire général de l’AED, M. Mourad Wahba, Secrétaire général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Mark von Riedmann, Responsable des relations publiques pour l’AED et Directeur général de CRTN, Père Andrzej Halemba, coordinateur de projet pour le Moyen Orient à l’AED.  

 

Pour plus d’information, rendez-vous dans nos archives  :
https://acn-canada.org/fr/category/irak/


L’AED continue de recueillir des dons
par le biais de son bureau canadien :
https://secure.acn-canada.org/fr/donner/dons/
OU par téléphone : 1-800-585-6333

Merci! 


 

Entrevue AED – Mgr D’Cruze au Bangladesh

23.02.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Espagne, Asie, Bangladesh, Bangladesh, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Josué Villalon, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Bangladesh

Remplir sa mission en milieu musulman : une vision

 

Notre collègue espagnol s’est entretenu avec Mgr Bejoy N. D’Cruze, évêque de Sylhet, au nord du Bangladesh. Il remplit sa mission dans un pays musulman, entre de pauvres cueilleurs de thé et des groupes tribaux. Un évêque sans pays, sans maison et sans voiture : « Je louais un logement dans une maison appartenant à des musulmans, où je ne pouvais pas célébrer l’Eucharistie », a-t-il raconté.

 

Mgr D’Cruze est plutôt petit de taille, mais c’est un homme au grand cœur. Il sourit même en évoquant des situations difficiles de sa vie et de sa mission. Avec beaucoup d’humour, il a récemment raconté au bureau national espagnol de l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) comment se sont déroulées les premières années de son épiscopat à Sylhet, un diocèse tout jeune fondé il y a sept ans, au nord du Bangladesh. Ce pays est majoritairement musulman, et compte des minorités hindouistes et bouddhistes. Les chrétiens représentent moins d’un pour cent de la population. Mgr D’Cruze travaille dans une région très pauvre, avec de très nombreuses plantations de thé, et où la majorité de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Voici l’entrevue réalisée par Josué Villalon.

 

AED – Aujourd’hui, quelles sont vos conditions de vie dans le diocèse de Sylhet ?

Mgr D’Cruze – Le diocèse est relativement jeune. Il a été fondé en 2011, et je suis son premier évêque. Lorsque Véronique Vogel nous a rendu visite la première fois – responsable des projets pour le Bangladesh à l’Aide à l’Église en Détresse –, je n’avais même pas ma propre maison ! Je louais un logement dans une maison appartenant à des musulmans et où je ne pouvais pas célébrer l’Eucharistie. Il m’était également interdit de tenir des réunions religieuses. Il m’était seulement permis de respecter mes heures de prière. Cependant, j’ai célébré l’Eucharistie en secret, parfois avec mes prêtres.

 

Cela signifie qu’au début, vous ne disposiez même pas d’un endroit convenable pour célébrer l’Eucharistie ?

En acceptant ma nouvelle mission en tant qu’évêque de Sylhet, je suis devenu un homme sans pays, sans maison et sans voiture. Au cours de mes deux premières années comme évêque, j’ai été obligé de prendre les transports en commun. Le problème, c’est qu’au Bangladesh, il faut attendre longtemps les autobus et

Mgr D’Cruze se tient devant le terrain où sera construit le centre pastoral

les trains, parce qu’ils sont toujours en retard. J’ai donc perdu beaucoup de temps. Par ailleurs, bien que les terrains à construire soient très chers parce que c’est un pays relativement petit avec une forte densité de population — plus de 160 millions de personnes sur un territoire de 143 998 km2, densité de 1 173 hab./km2 –, j’essaie de réaliser plusieurs projets de construction. Pour l’instant, je n’ai ni cathédrale ni centre pastoral.

 

De quoi l’Église de Sylhet a-t-elle le plus besoin ?

Dans la ville où j’habite, mis à part les moyens pour assurer notre service aux pauvres, nous avons particulièrement besoin d’une église afin que les gens voient qu’ici, il y a une présence chrétienne. Dans cette ville vivent 300 000 musulmans et environ 1 500 chrétiens. Grâce au soutien de l’AED et à celui d’autres personnes, nous allons bientôt pouvoir consacrer la première église. Elle servira à tenir des réunions et sera aussi le lieu de rencontre pour les adultes et les enfants qui sont en catéchèse. Ce sera une église autant qu’un espace polyvalent. De plus, il y a six communautés protestantes à Sylhet. Depuis que je suis ici, nous entretenons d’excellentes relations avec elles et elles m’acceptent comme si j’étais aussi leur évêque. Nous avons beaucoup de rencontres œcuméniques. Cette église disposera aussi d’une autre salle polyvalente parce que les communautés protestantes n’ont aucun endroit où elles peuvent se réunir.

 

Comment la majorité musulmane de la population voit-elle la construction d’une église ?

Au Bangladesh, nous assistons à une lutte incessante contre les minorités hindoues, bouddhistes et chrétiennes. L’Église constitue un espoir pour les minorités, parce qu’elle s’engage toujours en faveur de leurs droits. Nous sommes aussi témoins de discriminations, au niveau de l’emploi et dans les infrastructures. Dans certaines villes, les chrétiens obtiennent difficilement un permis de construction. Malgré tout, le Bangladesh est un pays musulman où, la plupart du temps, on est respecté. Il y a moins de radicalisme ici, et bien que nous soyons une petite communauté, nous avons beaucoup d’influence dans le domaine de l’éducation et de la santé. Jusqu’à présent, cette nouvelle église n’a pas été une grande source d’irritation pour la population, bien que des personnes particulièrement radicales aient exprimé leur désaccord.

 

Au cours des dernières années, des islamistes radicaux ont attaqué des minorités au Bangladesh. Certains de ces attentats ont été revendiqués par Daesh. Ce radicalisme augmente-t-il?

Le fondamentalisme islamiste a un peu augmenté, et bien qu’il soit limité, il est puissant. Le 20 novembre 2015, un missionnaire de l’Institut pontifical pour les missions étrangères PIME, qui était également médecin, a été poignardé par quelques fondamentalistes. Il a été grièvement blessé et est toujours en convalescence dans un hôpital en Italie. Il y a également eu le meurtre de deux ou trois chrétiens et l’attaque d’une église. Personnellement, je ne pense pas être très menacé. Le 23 décembre 2015, donc peu avant Noël, j’ai reçu un message « cordial » de ces fondamentalistes : « Évêque, prépare-toi, car nous allons te tuer ». Mais rien ne m’est arrivé. Ça a dû être une erreur, dit-il en riant !

 

Quelle a été l’influence de la visite du pape François début décembre 2017 sur la société et l’Église du Bangladesh ?

Depuis que le pape a visité ce pays, de plus en plus de gens viennent à nos réunions dans mon diocèse et en général dans l’Église. Nous entretenons de bonnes relations interreligieuses et nous espérons qu’il y aura encore plus d’amélioration. Je m’en réjouis beaucoup, ainsi que de l’aide dont nous continuons à bénéficier. Je remercie Aide à l’Église en Détresse qui réalise cet excellent travail pour nous. Nous en sommes très reconnaissants.

 

L’œuvre pontificale internationale Aide à l’Église en Détresse travaille avec l’Église locale à Sylhet depuis la fondation de ce diocèse. Actuellement, l’AED soutient différents projets de formation spirituelle et de développement humain, en lien avec les commissions pour la pastorale, l’éducation ainsi que la justice et la paix. En 2016, l’AED a soutenu des projets au Bangladesh à hauteur de plus de 845 000 dollars.

 


 

Irak – visite de Mossoul (1ère partie)

15.02.2018 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Construction, Irak, Jaco Klamer, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Irak – Visite de Mossoul, 1re partie

Au cœur de la destruction


Voici la première de deux parties d’un article qui s’intéresse au retour des chrétiens à Mossoul en Irak. Notre collaborateur Jaco Klamer a pu accompagner une jeune chrétienne assyrienne, Nadia Younis Butti, alors qu’elle redécouvre les rues de la ville qu’elle habitait avant l’invasion de Daech (groupe état islamique), en juillet 2014. Elle fait partie des familles – une soixantaine selon le patriarche Louis Raphaël Sako 1er – qui ont choisies de revenir à Mossoul, la capitale de la province de Ninive et plus grande ville chrétienne de cette région. Voyage douloureux au cœur de la destruction.

 

Citrons, pamplemousses, oranges et figues croissent en grand nombre dans les trois jardins appartenant à la maison de Nadia à Mossoul. Ses parents l’ont construit eux-mêmes et Nadia s’est toujours réjouie du jardin qu’on y trouve, plein d’une végétation luxuriante, d’arbres et de fruits succulents. Elle se souvient avec délice des moments où elle y était assise, dans sa chaise berçante, au milieu de buissons parfumés et en fleurs. Mais le 17 juillet 2014, tout a basculé. Nadia a été obligée d’abandonner sa maison précipitamment : Daech (Groupe état islamique) envahissait la ville : « Le cœur meurtri, je suis partie. »

 

Après la libération de Mossoul l’été dernier, Nadia est rentrée dans sa ville natale. « C’est toujours extrêmement dangereux à Mossoul », soupire Nadia. « Je viens juste de parler à un policier qui a perdu un collègue cette semaine, à proximité du monastère de Saint Georges. Il a été abattu par balles dans la nuit. Pendant trois ans, de nombreux habitants de Mossoul ont collaboré avec les djihadistes. Dans quelques familles, des parents ou des proches appartenaient peut-être même à Daech. Il y a beaucoup de sunnites qui ont soutenu Daech. La ville a été libérée par l’armée irakienne qui, pour sa part, bénéficie du soutien de nombreux chiites iraniens. À Mossoul, on éprouve une grande méfiance envers eux : on ne les considère pas comme des alliés. À mes yeux, la ville n’est pas redevenue sûre après la reconquête. »

 

Une période sans souci

 

« L’État islamique restera toujours en Irak ». C’est le message qu’un djihadiste a gribouillé en lettres noires sur un mur du célèbre monastère de Saint Georges (Mar Gurguis) à Mossoul. Nadia parle sans retenue en parcourant du regard les ruines du célèbre monastère, entièrement détruit par les extrémistes. « À chaque printemps et à chaque automne, des fidèles et des moines chrétiens se rassemblaient ici trois jours durant », raconte-t-elle. « Il y avait différentes activités et nous pouvions passer la nuit ici. Quand je repense à cette époque sans soucis, je suis pleine de joie. »

Une croix endommagée sur le Monastère Saint-Georges (Mar Gurguis), semble surplomber la ville.

 

Yohanna Youssef Towaya a lui aussi beaucoup de beaux souvenirs des années où les chrétiens pouvaient se rassembler librement au monastère Saint Georges, qui date du XVIIe siècle. Yohanna habitait Mossoul et travaillait comme professeur à l’université. Lorsque l’institution s’est dotée d’un bâtiment supplémentaire à Qaraqosh, autre ville chrétienne de la plaine de Ninive, il y est déménagé.

 

Nadia et Yohanna regardent la coupole inclinée et traversent les couloirs impressionnants du monastère, dont les magnifiques plaques de marbre ont été arrachées du sol, des murs et des arcs. Les djihadistes ont volé ce marbre précieux, ne laissant que de petits débris, dispersés dans le bâtiment. Ils ont aussi décapité une statue vieille de huit siècles ; elle est toujours dans sa niche. Finalement, preuve ultime de leur irrespect total, ils ont détruit l’autel.

 

Prier dans le chaos

Dans une autre niche, Nadia et Yohanna trouvent des cartes-prières, un livret avec le Nouveau Testament, et des livres de prières de l’Église catholique chaldéenne, qui ont souffert des rudes conditions climatiques. On y trouve cette très belle prière du matin : « Notre Seigneur et Dieu, en cette heure matinale, nous T’implorons, accorde la rédemption aux opprimés, la libération aux prisonniers, la convalescence aux blessés, la guérison aux malades, le retour à ceux qui sont très loin de nous, la protection aux proches, le pardon aux les pécheurs, l’expiation aux descendants, l’élévation aux justes, l’aide aux nécessiteux (…) Agis dans Ta bonté et Ta miséricorde, maintenant et pour les siècles des siècles. »

« Amen », murmure Nadia dans le monastère vide où plus aucune prière n’a été prononcée depuis trois ans.

Nadia découvre les dommages qui ont été infligés au monastère Saint-Georges  (Mar Gurguis)

 

« Les moines sont partis dans un monastère à Alqosh. C’est là que le prophète Nahum a écrit ses prophéties sur la ville de Ninive, située tout près de là », explique le professeur Yohanna. « Nous ne sommes pas certains que les moines vont revenir à Mossoul, qui est à côté des ruines de Ninive. »

 

Enfin, sur les murs du monastère, une flèche indique la direction de la Mecque, permettant aux combattants de Daech de faire leur prière cinq fois par jour. Durant l’occupation par les djihadistes, même les sépultures du monastère n’ont pas été épargnées : les pierres tombales ont été systématiquement détruites.

 

C’était la première partie de cette visite unique dans certaines parties de la ville chrétienne de Mossoul en Irak. Le mois prochain, nous découvrirons d’autres parties, dont une église détruite dans laquelle habitent des familles.

Comme œuvre de charité catholique internationale et œuvre pontificale, Aide à l’Église en Détresse (AED) s’est engagé depuis près d’un an en faveur du retour des chrétiens dans leur ancienne patrie en Irak. À travers la campagne Retour sur les terres ancestrales, l’AED est impliquée très activement dans un vaste programme de reconstruction des maisons et des églises de chrétiens originaires de la plaine de Ninive et qui ont été déracinés de leur terre par Daech, non loin de Mossoul. Jusqu’à présent, un peu plus du tiers des chrétiens vivant en exil – principalement à Erbil, capitale du Kurdistan irakien – sont retournés dans leurs villes et villages (près de 35 000).

 

Donné pour la reconstruction en Irak :