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PROJETS AED

 

Syrie : jour de fête à Marmarita !

11.10.2019 in Construction, PROJETS AED, Syrie

Syrie

Aujourd’hui est un jour de fête

Cérémonie d’inauguration de l’église Haret Saraya, détruite par les djihadistes en 2012

Par Marta Garda, ACN-International
Révision française : Hélène Poisson, AED-Canada
 

 

Marmarita/Königstein. – Le soir tombe dans la vallée des chrétiens. En haut de la colline, la célèbre forteresse historique du Krak des Chevaliers, construite aux XI-XIIe siècles par l’Ordre des hospitaliers, semble contempler l’arrivée des invités. C’est jour de fête dans l’église Haret Saraya, à Al-Husn. Les trompettes et les tambours jouent sans s’arrêter.

L’église, consacrée à Notre-Dame, resplendit de ses murs récemment peints en blanc et de son iconostase aux couleurs vives. « Elle a été reconstruite comme elle était », déclare l’archevêque gréco-catholique local, Mgr Nikolas Sawad, également archevêque de Lattaquié.

En 2012, l’église a été saccagée et incendiée par les djihadistes qui dominaient la vallée du haut du Krak des Chevaliers. Ils ont démoli la croix, profané les icônes et mutilé les images pieuses. Les locaux paroissiaux et le presbytère, dont les murs ont perdu jusqu’à leurs fils électriques, n’ont pas non plus été épargnés.

Mais sept ans plus tard – symboliquement, le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix – l’église et les cœurs sont à nouveau radieux et le petit temple est bondé à l’occasion de la bénédiction des lieux. Des prêtres catholiques et orthodoxes de la région y assistent. Dehors, dans la cour, devant les laïcs, la chorale orthodoxe Notre-Dame Al-Wadi entonne des chants d’espoir, de paix et de pardon, faisant mémoire des disparus, assassinés ou exilés de la guerre, et invitant les chrétiens à rester dans leur pays.

« Après la rénovation de l’église, il reste à rénover les pierres vivantes, nos cœurs », dit à l’assemblée le Père Andrzej Halemba, responsable des projets au Moyen-Orient de la Fondation Aide à l’Église en Détresse. « Nos cœurs sont brisés par la violence, divisés et furieux à cause de ce qui s’est passé dans nos vies. Il faut maintenant les reconstruire dans l’amour du Christ. Prions pour la paix en Syrie. »

L’œuvre pontificale de charité l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu non seulement la rénovation de l’église Haret Saraya, mais aussi les installations paroissiales et le presbytère. Des chambres d’hôtes et des locaux commerciaux ont également été construits à proximité du Krak des Chevaliers, qui recommencera bientôt à accueillir des visiteurs. Il s’agit là d’un pari sur la pérennité de l’héritage dans ses lieux d’origine. « L’AED est le Simon de Cyrène qui nous soutient et nous aide à porter la croix », a dit Mgr Sawad à la fin de la fête.

 

Les projets de reconstruction dans les quartiers chrétiens du village d’Al-Husn soutenus par l’AED à hauteur de plus de 255 000 dollars, s’inscrivent dans le cadre de son programme de reconstruction des zones chrétiennes touchées par la guerre dans les différents diocèses de Syrie.

Histoire de succès de l’AED : Biélorussie

25.09.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Biélorussie, PROJETS AED, Transport, Voyager avec l'AED

Histoire de succès de l’AED… en Biélorussie
Se déplacer : essentiel pour un curé !

Cette semaine, notre histoire se déroule en Biélorussie. D’abord, on apprend que dans ce pays de près de 10 millions d’habitants, le pourcentage de catholiques est d’un peu moins de 8 %, alors que celui des orthodoxes et de près de 50 %.

Dans ce contexte, il est intéressant de constater que de nouvelles paroisses catholiques continuent à voir le jour. Ainsi, l’une d’entre elle a été fondée en 2017 dans la banlieue de Grodno, ville de 370 000 habitants. Elle est consacrée à Saint Jean-Paul II et compte de nombreuses jeunes familles avec enfants, car un grand nombre de jeunes viennent s’installer en ville. Ils y trouvent du travail et ils veulent également garantir à leurs enfants une meilleure éducation qu’à la campagne. C’est pourquoi le nombre de fidèles augmente dans les villes. Dans cette nouvelle paroisse, les édifices servant au culte, le presbytère, ceux pour la catéchèse ou tout autres types d’activités paroissiales sont en chantier ou encore dessinés sur des plans. La catéchèse est donc organisée dans les appartements ou les maisons des fidèles. La messe est célébrée en plein air, sur le terrain où l’église doit être construite.

Un curé floué !

Le curé de la paroisse, le Père Henryk Jablonski, vit encore dans un studio, dans un immeuble situé à dix kilomètres du chantier de construction. Il est toujours en déplacement – pour se rendre sur le chantier, sur les lieux de la catéchèse, et à l’hôpital où il visite régulièrement les malades. Pour son travail, il est essentiel qu’il ait une voiture. À vrai dire, il en avait acheté une d’occasion, mais elle lui a été confisquée par les autorités; le propriétaire précédent avait falsifié les documents. Et puis, l’argent avait déjà disparu : il n’avait donc plus de voiture.

Nos bienfaiteurs ont fait un don de 15 000 dollars pour que le Père Jablonski puisse acheter une voiture pour son travail. Il est heureux et reconnaissant, ravi de sa nouvelle voiture, et remercie tous ceux qui l’ont aidé !

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Projet de la semaine de l’AED au Pakistan — Aide à la formation des catéchistes

11.09.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Formation, Formation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Pakistan — Histoire de succès de l’AED

Aide à la formation pour 42 futurs catéchistes

Les catéchistes sont extrêmement importants pour la vie de l’Église au Pakistan. Dans les paroisses, où l’on retrouve de nombreux villages sur une très grande distance, ils fournissent une aide précieuse aux prêtres et ont une grande responsabilité dans l’annonce de la foi. Sans eux, la vie paroissiale prendrait fin en maints endroits, faute de prêtres. 

Situé dans le diocèse de Faisalabad, le centre de formation catéchiste de Khushpur existe depuis 1965. C’est véritablement  le « cœur battant » de la pastorale au Pakistan. Dans ce pays où les hommes dominent la vie sociale, ces laïcs de tout le pays y reçoivent une formation de trois ans afin de pouvoir ensuite accomplir ce précieux service dans leur diocèse d’origine.

Les candidats qui sont déjà mariés et qui ont une famille reçoivent un logement pour la durée de leurs études. Leurs épouses assistent également à différents cours — soins de santé, couture —, et reçoivent également des connaissances bibliques de base.  Ainsi, dans le cadre de vie strictement séparée entre hommes et femmes, qui est la norme au Pakistan, les épouses peuvent s’occuper des femmes de leurs paroisses.  Enfin, pendant que leurs parents sont en apprentissage, les enfants des participants vont à l’école maternelle ou élémentaire.

 

Une grande importance est accordée aux exercices pratiques. Les catéchistes en herbe rendent donc visite aux paroissiens, parlent et prient avec eux. De plus, ils accompagnent pendant une semaine les catéchistes qui sont déjà en activité, afin de mieux comprendre leurs futures responsabilités.

 

Leur formation est régulièrement soutenue par l’Aide à l’Église en Détresse (AED). Les 42 futurs catéchistes vous remercient d’avoir à nouveau financé leur formation l’année dernière, grâce à un montant de 12 600 dollars.

À tous ceux qui ont aidé, un sincère « Que Dieu vous le rende ! ».

Nouvelles de l’AED : Appel aux catholiques à prier pour les familles en Syrie

16.08.2019 in AED Canada, Aide à l'Église en détresse., PROJETS AED

Le pape François et l’AED


Appel aux catholiques à prier pour les familles en Syrie

Par Amanda Bridget Griffin et Maria Lozano, ACN International
Adapté par Mario Bard pour le bureau Canadien de l’AED
Publié sur le web 16 août, 2019

Rome/Montréal, jeudi le 15 août 2019 – Ce jeudi 15 août, le pape François a accueilli une délégation de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) et bénit 6 000 chapelets qui seront offerts à des familles victimes de la guerre en Syrie.

Depuis 2011, l’AED s’est engagée auprès des chrétiens syriens qui souffrent des effets de ce conflit interminable. En tout, ce sont environ 850 projets qui ont été soutenus, totalisant 52,2 millions de dollars. Toutefois, il est évident que l’argent ne suffit pas : le soutien spirituel est essentiel pour guérir les blessures et les cicatrices laissées par la guerre.

« Les chapelets, fabriqués à l’initiative de l’AED, seront un signe de ma proximité avec nos frères et sœurs en Syrie, en particulier avec ceux qui ont perdu un être cher. Nous continuons à prier le Rosaire pour la paix au Moyen-Orient et dans le monde entier », a déclaré le pape François lors de la prière de l’Angélus de ce jeudi, fête de l’Assomption. Le président international de l’œuvre de charité pontificale, M. Thomas Heine-Geldern, était présent aux côtés du pape lors de cet engagement très personnel du Saint-Père à continuer de prier pour la paix, en solidarité avec le peuple syrien.

 

Consoler mon peuple – 15 septembre

Sachant qu’il existe une aspiration profonde pour les chrétiens – et par le fait même pour toute la société syrienne – à plus de solidarité, de consolation, de même qu’à la réconciliation et à la purification de la mémoire, tant au niveau des personnes qu’au niveau collectif, la bénédiction des chapelets ne sera pas la seule étape.

Le dimanche 15 septembre prochain, une célébration pour la paix en Syrie sera présidée à Rome par le Saint-Père. De même en Syrie, les leaders d’Églises syriennes auront le soutien de l’Aide à l’Église en Détresse pour l’organisation de célébrations, lesquelles seront inspirées par la dévotion à Notre-Dame des douleurs. Des prières pour les familles des victimes de la guerre (tuées, blessées ou enlevées) seront prononcées et méditées. À Rome, le pape François bénira une icône de « Notre-Dame des douleurs, consolatrice des Syriens », écrite par un prêtre grec-orthodoxe de la ville de Homs.

Ce même jour, plusieurs célébrations auront donc lieu dans toutes les paroisses syriennes où seront offert des « cadeaux pastoraux » aux familles en deuil, avec la célébration de vêpres et de processions spécialement préparées pour l’occasion et ayant pour thème : Consolez mon peuple (cf. : 40, 1).

Avec la célébration Consolez mon peuple, Aide à l’Église en Détresse espère fournir le soutien moral et la consolation, essentiels aux familles et aux communautés syriennes alors qu’elles sont toujours en deuil et qu’elles ne font que commencer à se remettre des pertes immenses causées par la guerre.

 

AED-Canada soutient les enfants de Homs  

Aide à l’Église en Détresse Canada a lancé   à la fin du mois de juillet une campagne dont les fruits sont destinés aux enfants de Homs. Le but est de pouvoir donner, aux enfants qui sont âgés de 0 à 10 ans, du lait quotidiennement, et ce, sur une période de six mois. L’objectif est de 378 000 dollars.

Information et don : Gouttedelait2019
Ou bien par téléphone : 1-800-585-6333

Entretiens de l’AED – avec le Cardinal Porras, Venezuela

05.08.2019 in Adapted by Amanda Bridget Griffin, Amérique du Sud, Messe pour les chrétiens persécutés, PROJETS AED, Venezuela

Venezuela

Entretien avec le Cardinal Porras : « Le Venezuela souffre d’une économie de guerre »

by Maria Lozano & Josué Villalón , pour ACN International,
adapté par Amanda Griffin pour l’AED Canada,
Publié sur le web le 5 août, 2019

La situation sociale, politique et économique du Venezuela continue de se détériorer, avec des pénuries de nourriture, de médicaments et de produits de première nécessité pour la vie quotidienne. L’Église, avec le peuple, souffre des conséquences de cette crise et dans de nombreux diocèses du pays, le clergé ainsi que les autres agents pastoraux qui accomplissent un travail irremplaçable pour alléger les carences matérielles et spirituelles de la population, ont besoin d’aide pour survivre.

Le Cardinal Baltasar Porras, administrateur apostolique de Caracas et archevêque de Mérida, s’est entretenu avec représentants de l’Aide à l’Église en Détresse qui s’est rendue dans le pays pour voir de près quels étaient les besoins, et savoir comment les projets de la l’œuvre pontificale soutenaient le travail pastoral et social de l’Église vénézuélienne.

 


Le Venezuela n’est pas en guerre, mais en réalité, il vit en état de guerre. Que pensez-vous de cette appréciation ?

Nous sommes dans une situation atypique et sans précédent, qui n’est pas le produit d’une guerre, ni d’un conflit armé ou d’une catastrophe naturelle, mais qui a des conséquences similaires. Le régime politique qui dirige le Venezuela a brisé le pays, il a généré un conflit social qui va en s’accentuant. Il y a aussi la réalité de l’exil de tant de Vénézuéliens, quelque chose que l’on n’avait jamais connu ici auparavant. Les gens partent à cause de leur situation économique, de leurs idées politiques, d’autres à cause des brimades qu’ils subissent dans le pays dont l’appareil économique est pratiquement détruit. Il n’y a aucune sécurité juridique. De même, il n’y a pas assez de travail, et les soins de santé sont déficients. Les gens n’ont pas la possibilité d’apporter chez eux le minimum pour subvenir aux besoins de la famille. Les spécialistes qualifient tout cela d’économie de guerre.

 

Des voitures en attente pour de l’essence.

Nous avons entendu parler des négociations d’Oslo entre le gouvernement et l’opposition, mais il y a beaucoup de scepticisme à ce sujet. Pensez-vous que cela puisse vraiment être un pas en avant dans l’amélioration de la situation du pays ?

Il faut comprendre qu’au cours des vingt dernières années, lorsque le gouvernement a été en difficulté, il a appelé plusieurs fois au dialogue. Mais ces appels ne visaient qu’à faire trainer les choses, car le gouvernement n’avait pas la volonté sincère de négocier ni de concéder quoi que ce soit. Face à une telle situation, une grande partie de la population se méfie totalement et ne croit plus du tout au dialogue. Cependant, malgré cela, c’est l’occasion de découvrir s’il existe la volonté de restaurer la démocratie qui a totalement disparu dans le pays. Nous sommes très préoccupés par le fait qu’au cours de cette dernière année, depuis le phénomène Guaidó, le nombre de personnes arrêtées, torturées, tuées et disparues a augmenté et que ces actions impliquent non seulement des militaires de haut rang, mais également une partie de la population. Certains organismes d’État sont considérés comme une police nazie qui génère de la peur dans la population. Le gouvernement a perdu la rue, et la seule manière de contrôler les gens est de leur faire peur et de provoquer des pénuries d’essence, de nourriture et d’énergie.

 

Le transport est devenue un problème

Au cours de notre visite, nous avons vu que là où il y a une paroisse ou une œuvre de l’Église, les gens viennent chercher de l’aide, et se sentent réconfortés. Peut-on dire que l’Église au Venezuela est l’Église de l’Espérance ?

Les institutions publiques et privées ont été détruites, et la seule institution qui reste indemne est l’Église. C’est grâce à notre proximité avec les gens et à notre présence dans tous les domaines. En outre, l’Église a eu le courage de souligner les manquements de ce régime. Par peur, d’autres acteurs sociaux n’osent pas s’exprimer sur cette crise, car le gouvernement est menaçant, ferme les médias et attaque les entreprises.

 

En raison de cette position claire et ferme, l’Église subit également des menaces et des pressions. Peut-on dire que l’Église vénézuélienne est persécutée ?

Vous ne pouvez pas dire qu’elle ne l’est pas. Par exemple, dans le domaine de l’éducation, il y a des restrictions contre les établissements catholiques. Des obstacles apparaissent pour inciter l’Église elle-même à fermer ses écoles. Cela fait des années que nous subissons des pressions subtiles, mais aussi des menaces verbales et du harcèlement à l’encontre des œuvres à caractère social comme Caritas. Les paroisses sont attaquées par le gouvernement lui-même, par les conseils municipaux et les groupes pro-gouvernementaux dits « collectifs ». Par exemple, à Caracas, dans les quartiers populaires, les collectifs se mettent aux portes des églises paroissiales et écoutent ce que dit le prêtre dans son homélie. Si ça ne leur plait pas, les menaces commencent.

 

le cardinal Baltazar Enrique Porras dîne avec les pauvres

 

Que se passerait-il au Venezuela si l’Église catholique n’était pas présente ?

La situation serait pire et s’aggraverait pour beaucoup de gens. Cela nous fait mal de voir notre peuple comme ça. Avec le phénomène de l’émigration, nous qui sommes restés, sommes privés d’affection parce que la famille et l’environnement dans lequel nous avons vécu ont disparu. Ceux d’entre nous qui sont restés ressentent un manque de compagnie et souffrent aussi parce que les choses ne se passent pas bien pour beaucoup de ceux qui sont partis. Le Venezuela devient un problème géopolitique qui affecte d’autres pays. Il y a déjà 4 millions de vénézuéliens à l’extérieur du pays : 1,5 million en Colombie, 700.000 au Pérou, 400.000 au Chili, 500.000 en Floride – la moitié d’entre eux sans papiers – et beaucoup d’autres dans d’autres pays d’Amérique et d’Europe. C’est très triste.

 

La pauvreté augmente

Qu’est-ce que le pape François vous dit au cours de vos rencontres ?

Le Pape connaît très bien la situation vénézuélienne, il la connaissait avant même de devenir pape. En outre, ses plus proches collaborateurs, comme le secrétaire d’État du Vatican, ont eu des relations directes avec le Venezuela et sont fortement impliqués. Le Pape fait confiance aux instances locales de l’Église. Lors de la dernière rencontre de tout l’épiscopat vénézuélien avec le Saint-Père, il nous a dit : « J’approuve tout ce que vous faites ». Certains se demandent pourquoi il ne parle plus du Venezuela. Des choses sont faites, mais discrètement, entre autres pour ne pas nuire aux organisations qui aident l’Église vénézuélienne.

 

Un dernier message pour les personnes qui, à travers l’AED, collaborent avec l’Église vénézuélienne ?

La proximité de nombreuses institutions, pas exclusivement catholiques, est un baume sur nos plaies. Nous remercions notamment de tout cœur l’AED, non seulement pour son aide matérielle, mais aussi pour l’harmonie spirituelle exprimée avant tout par la prière. Il y a quelque chose qu’il faut reconnaître : grâce à l’aide que nous recevons de l’AED à travers les intentions de messe, les difficultés des paroisses sont grandement atténuées, ce qui permet de consacrer d’autres ressources au renforcement du travail social. Vous nous aidez à rester présents et à aider les personnes qui en ont le plus besoin.

 

Projet de la semaine AED : Ukraine – des novices en formation

24.07.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Formation, PROJETS AED, Religieuses, Ukraine

Projet de la semaine – Ukraine

Soutien à la formation de 13 religieuses novices 

La Congrégation des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà se réjouit d’avoir de nombreuses vocations en Ukraine. Treize jeunes novices sont actuellement en formation à Ivano-Frankivsk, en vue de la consécration définitive de leur vie au service de Dieu et des êtres humains.  La plupart d’entre elles ont environ 20 ans.

Les religieuses  accompagnent les jeunes, organisent des retraites, font la catéchèse et s’occupent des orphelins ainsi que des personnes âgées et malades, qui sont souvent en grande détresse en Ukraine.

Des religieuses reçoivent et nourrissent la foi

En été, les jeunes novices aident à organiser des camps de vacances pour les enfants et adolescents, au cours desquels ces derniers peuvent se détendre et s’amuser, tout en approfondissant leur foi en Dieu. Cela permet aux jeunes religieuses de bien s’exercer à la catéchèse.

De plus, l’année dernière, certaines d’entre elles se sont rendues en Italie avec un groupe de 50 jeunes pour une rencontre de la jeunesse. Bien que le trajet en bus ait été long et épuisant, tout le monde était ravi. Sœur Maria Cristiana, la maîtresse des novices, raconte : « Je n’ai encore jamais vu des jeunes aussi enthousiasmés par la vérité et l’expérience communautaire ».

Au pays, la congrégation organise également des pèlerinages au sanctuaire de Krylos. Les pèlerins prient et chantent pendant les 25 kilomètres de marche. Cependant, les sœurs sont également disponibles pour des conversations personnelles au cours desquelles les jeunes peuvent parler librement et poser toutes leurs questions sur la foi ou leurs problèmes personnels. L’année dernière, 400 jeunes y ont participé.

 

L’AED soutient régulièrement la formation des jeunes religieuses et souhaite encore les aider cette année, avec un montant de 11 700 dollars.

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Succès de l’AED – République centrafricaine (RCA)

17.07.2019 in ACN International, AED-Canada, Centrafrique, Formation, Pères Capucins, PROJETS AED, Violences

Succès de l’AED – République centrafricaine (RCA)

 

Formation continue dans le diocèse de Bouar

Publié sur le web Mercredi le 17 juillet, 2019

Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, qui ont fait don de 4 500 dollars, près de 40 prêtres diocésains et religieux du diocèse de Bouar en République centrafricaine ont pu participer à une formation en mars dernier. Dans ce pays qui souffre de violences et de problèmes extrêmes, il est important de fortifier les prêtres, car ils sont souvent les seuls capables d’aider les gens à ne pas perdre espoir.

 

Le programme portait sur des sujets importants de la pastorale, tels que la préparation au mariage, la préparation aux sacrements, le baptême des adultes et le rôle des catéchistes dans les petits villages isolés. Les prêtres ont également réfléchi à leur propre vocation et à l’importance du sacerdoce. Ils ont aussi pu se former sur des sujets pratiques tels que la comptabilité, l’administration et l’archivage, qui sont nécessaires – et même obligatoires –  dans une paroisse ou un établissement, mais auxquels de nombreux prêtres sont insuffisamment préparés quand ils acceptent un poste qui requiert de telles connaissances.

Les prêtres du diocèse ont grandement bénéficié de ces journées d’échanges et de formation continue : ils remercient tous les bienfaiteurs qui ont rendu cela possible.

 

Un formateur assassiné

Malheureusement, après ces belles et stimulantes journées, quelque chose de terrible s’est passé : le père Capucin Toussaint Zoumalde, 47 ans, qui avait donné une conférence sur le sacerdoce et la vocation à la prêtrise, a été assassiné alors qu’il rentrait chez lui.

Ce prêtre, lui-même originaire du diocèse de Bouar mais qui était devenu le supérieur provincial de son ordre au Tchad, avait voulu passer la nuit à Ngaoundere, au Cameroun, lorsqu’il a été poignardé par des inconnus.

« Frère Toussaint, ce prêtre riche des subtilités de l’Évangile et de la beauté du sacerdoce ».

Le père Toussaint était un homme instruit, ayant lui-même étudié à Rome et travaillé à la formation des prêtres. Ses amis et confrères le décrivent comme un homme fin, aux multiples talents, doté d’une âme profonde et d’un grand amour pour l’Église et surtout pour la prêtrise. Il avait écrit des chants et des poèmes, savait facilement parler aux jeunes auxquels il enseignait l’Évangile, et avait été responsable de la radio catholique à Bouar. Au Tchad, parmi ses nombreuses autres tâches, il dirigeait un musée de la culture de l’ethnie Mboum.

 

On peut lire dans la nécrologie de ce capucin : « La main lâche du meurtrier, lorsqu’il l’a assassiné dans la nuit du 19 mars, ne savait rien de la beauté et de l’élégance du Frère Toussaint, ce prêtre riche des subtilités de l’Évangile et de la beauté du sacerdoce ».

 

Quelques jours après la rencontre des prêtres à Bouar, au cours de laquelle Toussaint Zoumalde avait inspiré ses confrères et leur avait donné à réfléchir sur le sacerdoce, ces derniers l’ont enterré, suscitant la compassion de la population et de toute l’Église du diocèse. Les mots prononcés lors de la rencontre des prêtres sont maintenant devenus son héritage.

***

Projet de la semaine AED – Une église paroissiale au Brésil

11.07.2019 in Adaptation Mario Bard, Brésil, Construction, PROJETS AED

Brésil 

Une église paroissiale au milieu de la canne à sucre

 

La ville de Camela compte environ 30 000 habitants et est située au milieu des plantations de canne à sucre dans le nord-est du Brésil.

 

La vie de la population est marquée par une grande pauvreté et de graves problèmes sociaux. La violence et la toxicomanie sont très répandues. De plus, des groupes sectaires sont en pleine expansion et disposent désormais de 75 temples, tandis que l’Église catholique ne possède qu’une église paroissiale – trop petite ! – et la chapelle du cimetière.

 

Par ailleurs, l’église paroissiale est coincée entre un magasin et un supermarché. Il est donc impossible de l’agrandir. La messe dominicale est célébrée sur le terrain de sport parce que l’église n’offre pas assez d’espace pour les fidèles.

Le curé de la paroisse, le père Laion Fernando Gonçalves dos Santos Ferreira, et trois missionnaires laïcs, s’occupent sans relâche des fidèles et font un  travail pastoral qui porte du fruit.

 

Un terrain vient d’être offert à la paroisse et une nouvelle église paroissiale doit y être construite.

 

L’AED souhaiterait soutenir les travaux à hauteur de 53 550 dollars. Qui participera ?

 

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Histoire de succès de l’AED – Zambie

03.07.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Séminaristes

Zambie – Histoire de succès de l’AED

Travaux de rénovation au Séminaire Saint-Augustin

La Zambie, contrée enclavée d’Afrique australe, est l’un des pays les plus stables du continent africain. Avec près de 90 pour cent de la population, les chrétiens constituent la majorité des 17 millions d’habitants. Toutefois, il n’y a qu’environ 20 pour cent de catholiques ; la plupart des chrétiens sont membres de diverses communautés protestantes.

L’Église catholique y fait face à des défis majeurs. Ainsi, alors que la vie ecclésiale était autrefois soutenue principalement par des missionnaires étrangers qui recevaient un soutien matériel de leur pays d’origine, ce sont aujourd’hui de plus en plus souvent des évêques et des prêtres originaires du pays qui assurent maintenant les responsabilités.

Pour assurer une présence pastorale réelle et contrer les illusions

Les paroisses s’étendent sur de vastes territoires et les fidèles sont dispersés, sans compter les infrastructures routières qui sont mauvaises à maints endroits. Il serait donc bon d’avoir davantage de prêtres pour être présent auprès d’eux. Parallèlement à cela, des sectes font un prosélytisme actif et attirent beaucoup de monde par des messages de Saluts faciles : elles promettent le succès, la richesse et la santé, ce qui leur permet même de charmer des catholiques ! Elles y parviennent surtout lorsqu’en raison du manque de moyens et des longues distances, la présence pastorale n’est pas assez forte pour que les gens puissent vraiment s’enraciner et se sentir chez eux, dans l’Église catholique.

 

Présentement, il est très souhaitable que l’Église de Zambie ait plus de prêtres. Mais, afin de pouvoir former des prêtres, il faut aussi remplir certaines conditions, et offrir un lieu simple, mais digne. Au séminaire Saint-Augustin de Kabwe, près de 90 jeunes hommes se préparent à être ordonnés prêtres. Cependant, le bâtiment, qui remonte aux années 1950, avait un besoin urgent de rénovation depuis des années. Il y avait des fissures dans les murs, des tuiles tombaient de la toiture, le plafond s’effritait et les canalisations étaient délabrées : tout cela rendait la vie difficile et parfois même dangereuse ! Sans compter les toilettes qui avaient un besoin urgent de rénovation.

Alors, grâce à l’aide des bienfaiteurs de l’AED qui ont fait don de 22 350 dollars, les salles de bains ont été rénovées et la tuyauterie a été remplacée. Les séminaristes remercient du fond du cœur tous ceux qui ont offert leur aide.

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Récit AED : Irak Semer l’espoir pour plus de familles chrétiennes

03.07.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., par Xavier Bisits & Iban de la Sota, PROJETS AED

Irak

Semer l’espoir pour plus de familles chrétiennes

Par Xavier Bisits & Iban de la Sota, ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié le 3 juillet 2019

Dans le cadre de son programme de reconstruction dans les plaines de Ninive, en Irak, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) a commencé à restaurer les maisons de 41 familles chrétiennes dans la ville de Bartella. Environ 220 personnes supplémentaires bénéficieront de ce projet, le plus récent d’un programme de l’AED qui a déjà permis la rénovation de plus de 2000 maisons dans la région.

 

Avant l’invasion du groupe État islamique (ÉI) en 2014, Bartella était une ville comptant 3 500 familles chrétiennes (soit environ 17 500 personnes, dont 12 300 Syriens orthodoxes et 5 200 catholiques syriaques). En 2016, lorsque les habitants sont revenus après la libération de la ville, leurs églises avaient été profanées, le drapeau noir de l’ÉI était fixé aux murs de l’église et leurs maisons avaient été incendiées, pillées et endommagées afin d’empêcher à jamais les chrétiens de revenir. D’autres maisons ont plutôt été détruites pendant la libération, par des raids aériens.

 

Une cérémonie marquant le début des travaux a eu lieu le 5 juin dernier, débutant par des lectures de l’Évangile et des prières chantées en syriaque, un dialecte néo-araméen. Le père Benham Lallo, représentant le père Benham Benoka, curé de la paroisse n’ayant pu se rendre à l’événement, a dirigé la cérémonie et servi d’interprète pour le père Andrzej Halemba, responsable de la section Moyen-Orient de l’AED.

 

Ce dernier, dans un message adressé aux familles, a comparé les chrétiens irakiens aux « familles de l’Ancien Testament », chargées de reconstruire Jérusalem à l’époque du Second Temple. Il a également demandé aux personnes présentes de prier pour les bienfaiteurs de l’AED. Ensuite, les oliviers ont été bénis et distribués à chaque famille, symbolisant l’espoir que la paix reviendra dans la région, après de nombreuses années de guerre, et que ces arbres, plantés dans les jardins de ces familles, porteront leurs fruits.

 

 

À la suite de l’invasion de Mossoul et des plaines de Ninive au cours de l’été 2014, l’œuvre pontificale de l’AED a fourni de la nourriture, des abris, des médicaments et une éducation aux chrétiens déplacés et aux autres personnes arrivant à Erbil et ailleurs. Quand les communautés ont commencé à rentrer chez elles après l’expulsion de l’ÉI, l’organisme de bienfaisance a entrepris de reconstruire des maisons, des couvents, des églises et d’autres structures. Les bienfaiteurs de l’AED ont versé 63,933,318 millions de dollars en aide à l’Irak, de 2014 à mai 2019.