fbpx

Pape François

 

Communiqué de l’AED : Bénédiction papale d’une icône pour la Syrie

16.09.2019 in AED Canada, AED-Canada, Mario Bard, PAIX, Pape François, Syrie

Bénédiction papale d’une icône pour la Syrie
Marie-Claude Lalonde parmi les délégués de l’AED

Par Mario Bard, AED Canada

Lundi 16 septembre 2019 — Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED), a participé ce dimanche 15 septembre à la bénédiction d’une icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens, par le pape François, à la Maison Sainte-Marthe au Vatican. Par la suite, l’icône sera transportée dans 34 diocèses de Syrie — on parle ici du pèlerinage de l’icône — offerte à la vénération des fidèles, et devrait terminer son périple à Damas en mai 2020.

 

« C’est une très grande joie pour moi d’avoir pris part à cet événement qui a eu lieu juste un peu avant l’Angélus de ce dimanche », indique fébrile Marie-Claude Lalonde au bout du fil. « Cette bénédiction est un pur bonheur, puisque nous étions au cœur même de la mission de l’AED : soutenir pastoralement les chrétiens qui en ont le plus besoin. » Elle ajoute : « Cette initiative rejoint tous les autres appels à la paix que le pape François a lancés pour que cesse ce conflit abominable et dont les civils syriens ont terriblement souffert. Par ce geste, il redit avec force tout son soutien à la population syrienne brisée par la guerre ».

Pèlerinage de l’icône : pour la guérison des cœurs

 L’Icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens, a été écrite en août dernier par le père Spiridon Kabbash de Homs et sera présentée à la vénération des fidèles dans 34 diocèses de Syrie, fort probablement jusqu’à la fin du mois de mai 2020.

« Enfin, j’ai salué le pape au nom de tous les bienfaiteurs canadiens de l’Aide à l’Église en Détresse », termine Mme Lalonde

« Un projet comme celui de la bénédiction d’une icône peut paraître anodin et sans importance pour des sociétés sécularisées comme les nôtres », explique Mme Lalonde.
« Mais, en Syrie, les traditions religieuses sont encore très présentes dans l’espace social et ces gestes — écrire une icône, la bénir et la proposer à la vénération des fidèles — sont considérés comme un véritable baume, immense et pratiquement essentiel pour tous les chrétiens, blessés par cette guerre, eux qui ont survécu à plus de huit ans de conflit fratricide. »

« Enfin, j’ai salué le pape au nom de tous les bienfaiteurs canadiens de l’Aide à l’Église en Détresse », termine Mme Lalonde.

Le message du pape aux familles qui accompagne l’icône est : « Vous n’êtes pas seul, nous sommes avec vous. » Par ailleurs, au même moment en Syrie, les 6 000 chapelets bénis par le pape il y a un mois ont été distribués dans les paroisses syriennes.

Vatican, 15 septembre 2019 : le pape bénie l’icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens. Le père Spiridon Kabbash de Homs, qui a écrit l’icône, se tient à côté. (© ACN/AED)

 

Le tout fait partie d’une grande campagne de prière pour et avec le peuple syrien, Consolez mon peuple, promue par l’Aide à l’Église en Détresse et des Églises syriennes.

 

Une goutte de lait à Homs en Syrie

Par ailleurs, Aide à l’Église en Détresse Canada est toujours en campagne de financement et espère collecter plus de 378 000 dollars afin de donner quotidiennement du lait à plus de 6 000 enfants âgés de 0 à 10 ans dans la ville de Homs, et ce, pendant une période de six mois.

Il y a trois manières faciles et sécuritaires de donner pour ces enfants :

  •         Le site sécurisé : acn-canada.org/fr/gouttedelait
  •          Par téléphone : 1-800-585-6333, poste 222
  •          Par la poste :

Une goutte de lait pour Homs
Aide à l’Église en Détresse Canada

C.P. 670, Succursale H
Montréal (Québec) H3G 2M6

Irak – La Lamborghini du pape pour reconstruire ! – AED-Infos

26.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Communications, Communiqué, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Irak, Moyen-Orient, Pape, Pape François, Par Marta Petrosillo, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Aide à l’Église en Détresse en Irak

La Lamborghini du pape pour reconstruire

Montréal, 26 février 2019 – Grâce au don de 300 000 dollars reçu à la suite de la vente aux enchères de la Lamborghini offerte au Pape François, Aide à l’Église en Détresse (AED) pourra financer deux nouveaux projets au profit des familles chrétiennes et d’autres minorités revenues s’installer dans la plaine de Ninive.

Par Marta Petrosillo pour ACN-International et Mario Bard, AED-Canada

« Il est heureux que le pape François ait choisi de redistribuer les profits de ce qui est d’abord un cadeau. Bien sûr, notre organisme est honoré de participer à la redistribution des fruits de la vente », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED-Canada. « Ce projet pour le retour des chrétiens dans la plaine de Ninive était audacieux il y a deux ans, car l’insécurité était encore très grande. Finalement, l’AED a eu raison d’aller de l’avant avec d’autres partenaires, afin d’assurer ce retour des chrétiens en Irak : ils reviennent de plus en plus nombreux. »

Le 15 novembre 2017, le Saint-Père a décidé de faire don à l’AED d’une partie du montant de la vente de la Lamborghini Huracan qui lui avait été offerte par le constructeur automobile. Aujourd’hui, l’AED permet au geste du pape François de se concrétiser à travers le financement de la reconstruction de deux bâtiments de l’Église syro-catholique qui avaient été détruits par la guerre : le jardin d’enfants « Vierge Marie » et le centre polyvalent de la paroisse du même nom.

La destruction du centre paroissial a été totale.

Le 15 novembre 2017, le Saint-Père a décidé de faire don à l’AED d’une partie du montant de la vente de la Lamborghini Huracan qui lui avait été offerte par le constructeur automobile. Aujourd’hui, l’AED permet au geste du pape François de se concrétiser à travers le financement de la reconstruction de deux bâtiments de l’Église syro-catholique qui avaient été détruits par la guerre : le jardin d’enfants « Vierge Marie » et le centre polyvalent de la paroisse du même nom.

Les deux bâtiments sont situés à Bashiqa, à seulement 30 kilomètres de Mossoul. Le village a été gravement touché par la guerre, mais la communauté chrétienne est revenue en grand nombre. De fait, 405 des 580 habitations détruites ont déjà été réparées, et 50 % des chrétiens sont revenus, soit 1 585 personnes.

Les deux opérations financées grâce au produit de la vente de la Lamborghini bénéficieront également aux autres minorités de la ville, car le centre polyvalent, capable d’accueillir plus de 1 000 personnes, sera utilisé pour les mariages et les fêtes religieuses des différentes communautés. Ce sera le plus grand centre de la région, et il sera à la disposition de plus de 30 000 personnes, appartenant à différentes ethnies et confessions.

Le retour : un succès inespéré !

signature

Un peu plus de deux ans après la libération des villages de la plaine de Ninive, le nombre de chrétiens ayant pu rentrer chez eux a dépassé les prévisions les plus optimistes. Le 11 janvier dernier, le nombre de familles ayant regagné leurs villages s’élevait à 9 108, soit près de 46 % des 19 832 familles qui y vivaient en 2014 avant l’arrivée de l’État islamique. Cela est dû à l’immense travail de reconstruction – largement financé par l’AED – qui a jusqu’ici permis de reconstruire ou de réparer 41 % des 14 035 habitations détruites ou endommagées par l’État islamique.

L’œuvre pontificale de charité ainsi que les Églises locales ont été à l’avant-garde de cette opération qui a trouvé dans le Saint-Père un bienfaiteur assidu. En 2016, le Pape François avait déjà financé à hauteur de 150 000 dollars la clinique Saint-Joseph d’Erbil, qui donne une assistance médicale gratuite.

Ce don supplémentaire du Saint-Père permettra aux chrétiens de vivre leur foi et d’assurer un avenir en Irak à leurs enfants. Il constituera en même temps un message fort et une invitation à une coexistence pacifique entre les religions, dans une région où le fondamentalisme a malheureusement détérioré les relations interreligieuses.

Depuis 2014, l’AED a déjà fait don de plus de 60 millions de dollars pour soutenir les chrétiens irakiens. Dans la plaine de Ninive, l'espoir est plus que jamais présent!  Merci de continuer à nous aider à soutenir l'Église en Irak dans ses efforts de reconstruction!

Irak : enfin, une porte ouverte vers l’espérance!


Union de prière avec Pape François pour les petits enfants de la Syrie

03.12.2018 in Adaptation Mario Bard, PAIX, Pape, Pape François, Par Marta Petrosillo, Prière

 Initiative de l’AED
50 000 bougies pour la paix en Syrie !

Aide à l’Église en Détresse (AED) lance pour Noël une campagne de prière, de solidarité intitulée des « Bougies pour la paix en Syrie ». La campagne a commencé ce dimanche 2 décembre, premier dimanche de l’Avent, par l’allumage symbolique d’une bougie par le Saint-Père à la fin de l’Angélus.

Ces derniers jours, cette initiative a permis l’implication de plus de 50 000 enfants de différentes religions, originaires de nombreuses villes syriennes fortement touchées par la guerre, dont Alep, Damas, Homs, Marmarita, Hassaké, Tartus et Lattaquié. Les enfants ont prié et peint des dessins sur le thème de la paix pour décorer leurs bougies : des croix, des colombes et des messages d’espérance à travers lesquels les petits Syriens, qui sont les premières victimes du conflit encore en cours, ont adressé au monde leur appel à la paix.

 

L’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse invite toute personne dans le monde à répondre au cri de paix des enfants de Syrie en allumant une bougie, comme l’a fait le Saint-Père, et ce, afin de répandre le message des petits Syriens et d’insuffler de l’espérance pendant le temps de l’avent.

 

La bougie que le Saint-Père a allumée a été fabriquée par un artisan du quartier de Bab Touma, dans la vieille ville de Damas, et comporte des photos d’une quarantaine d’enfants, originaires d’Alep pour la plupart, le logo de la campagne (une colombe dont les ailes ont la forme d’une main d’enfant, avec l’inscription « la paix pour les enfants – Syrie 2018 [Peace for the Children Syria 2018] ») et le logo de l’AED.

L’AED avait déjà donné la parole aux petits Syriens en 2016, en apportant leurs dessins pour la paix au Parlement européen.

 

Canada : une réponse de prière et de petits gestes solidaires

« Au Canada, les bienfaiteurs qui reçoivent le Bulletin pourront faire directement un cadeau de Noël pour la Syrie », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED. « Nous les invitons plus spécialement à prier afin que les familles de Syrie puissent pleinement goûter à la joie d’un Noël pacifique. Nous espérons que les Noëls à venir se vivent aussi dans la paix. » Aide à l’Église en Détresse a déjà fait parvenir 22,5 millions de dollars pour la reconstruction en Syrie, qui s’ajoutent aux 44 millions de dollars déjà donnés depuis le début du conflit en 2011.

De plus, depuis deux ans à Montréal, une activité permet d’amasser des fonds pour le programme La goutte de lait.

La Lamborghini du pape François soulage les chrétiens d’Irak

14.05.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide d'urgence, Irak, Pape François

Pape François – AED

La Lamborghini du pape François soulage les chrétiens d’Irak
L’AED reçoit une part du montant

Donnée au pape François en novembre dernier par le prestigieux constructeur italien de voitures de course et de luxe Lamborghini, l’automobile de marque Hùracan a été vendue en fin de semaine à l’encan, à Monaco, pour une rondelette somme de plus d’un million de dollars canadiens (715 000 euros).

Aide à l’Église en Détresse (AED) recevra une partie du montant de la vente puisque l’œuvre pontificale de charité fait partie des organismes de charité désignés par le Saint-Père pour recevoir les fruits de la vente. Avec ce qu’elle recevra, l’AED continuera la reconstruction de maisons, de lieux de culte et de couvents chrétiens en Irak.

En effet, le pape François voulait qu’une partie du montant soit utilisé afin de soulager les besoins de la communauté chrétienne en Irak, spécialement ceux de la plaine de Ninive (nord-est), qui ont été tragiquement touchés par l’invasion du groupe État islamique en août 2014. La défaite militaire de ce groupe à l’automne 2016 permet aujourd’hui la reconstruction des villes et villages chrétiens, une opération dans laquelle Aide à l’Église en Détresse est largement impliquée depuis le printemps 2017. Sans le Comité de reconstruction de la plaine de Ninive – constitué de l’AED et de différentes Églises –, l’organisme international craint que les chrétiens d’Irak ne disparaissent complètement de ce pays, eux qui y sont présents depuis les débuts du christianisme. Jusqu’à maintenant, le comité estime qu’environ 44 % des familles chrétiennes de la plaine de Ninive sont revenues.

Lire l’article de novembre dernier, sur le site de Présence Info : 
Le pape vendra sa nouvelle Lamborghini au profit d’œuvres de charité

 

 

 


 

Syrie – Des jeunes coordonnent de l’aide pour 2000 familles

01.05.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide alimentaire, Aide d'urgence, by Josue Villalon, Déplacés, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Moyen-Orient, Pape François, Syrie, Voyagez avec AED

Syrie – Marmarita

Des jeunes coordonnent de l’aide pour 2000 familles

Certains d’entre eux sont également des déplacés, mais ils n’hésitent pas à aider tout le monde : « Jésus est notre motivation ».

AED (Josué Villalón, Marmarita) – Onze jeunes forment l’équipe de volontaires du centre Saint- Pierre, de l’église gréco-catholique de Marmarita, au cœur de la vallée des chrétiens, une région de Syrie proche de la frontière libanaise. Dans cette région, il y a de nombreuses personnes déplacées par la guerre, venant de tout le pays : Damas, Homs, Alep, etc. Chaque mois, cette équipe de bénévoles coordonne l’aide offerte à 2000 familles par l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED). Ils sont les messagers, mais ils sont aussi le message.

« Notre motivation, c’est Jésus. Pouvoir aider ces gens qui en ont besoin est quelque chose qui touche nos cœurs. Personnellement, c’est la raison pour laquelle je continue de vivre en Syrie », raconte Elías Jahloum, coordinateur du centre, que tout le monde ici appelle « Ili ». Tandis qu’il discute avec une délégation de l’AED, son téléphone cellulaire n’arrête pas de sonner. « Les familles ont vraiment confiance en moi, beaucoup me considèrent comme un fils. J’accompagne les malades à l’hôpital, puis je vais leur rendre visite à la maison ».

 

Syrie, mars 2018: de gauche à droite, Raja Mallouhi et Issam Ahwesh, volontaires à Marmarita, dans la Vallée des chrétiens. 

 

Le soutien que l’œuvre pontificale AED fournit à travers l’Église locale se concentre principalement sur deux types d’aide. D’une part, il s’agit de payer les loyers : « Cela fait longtemps que les familles déplacées n’ont plus l’épargne nécessaire pour payer un logement, et les rares personnes qui ont obtenu un emploi gagnent à peine ce qu’il faut pour vivre », explique Majd Jallhoum, sœur d’Ili et secrétaire de centre. « L’autre grand projet concerne les soins de santé et le paiement des médicaments. Il n’y a aucun hôpital public dans toute la vallée des chrétiens, les traitements coûtent très cher, ainsi que les médicaments ».

Tous les six mois, l’AED finance ces deux projets grâce à un montant de 422,800 dollars. « Pour les loyers, nous soutenons 340 familles qui reçoivent mensuellement par ménage environ 25,000 livres syriennes (75,50 dollars). Nous tenons compte du fait qu’actuellement, un salaire moyen en Syrie n’est que de 90,60 dollars ». Dans la région de la vallée des chrétiens, le loyer moyen est de 226,50 dollars par mois, et en été ce prix augmente parce qu’il s’agit d’une zone « touristique » en raison de son climat plus frais.

Aucun des jeunes volontaires ne reçoit de l’argent en échange de son travail. Cependant, certains d’entre eux sont des déplacés et reçoivent tout de même de l’aide en fonction de leurs besoins : « Moi, par exemple, je reçois de l’aide pour mon transport aller-retour de chez moi à l’Université, située à Homs, à une heure de route. Je n’ai jamais arrêté mes études malgré la guerre, grâce au soutien de l’AED », explique Issam Ahwesh, qui est âgé de 22 ans et étudie l’ingénierie informatique. Cette année, il obtiendra son diplôme : « Ma mère serait très heureuse de me voir apporter mon aide ici et elle se réjouirait aussi que je sois enfin diplômé. Elle est morte quelques années avant la guerre ».

 

Une équipe œcuménique

Les 11 jeunes du centre de Marmarita appartiennent à différentes Églises, de différents rites. « Certains d’entre nous sont gréco-catholiques, d’autres syro-catholiques et d’autres enfin sont orthodoxes. Nous ne faisons pas de distinctions, nous aidons tout le monde dans la mesure de ce que nous pouvons faire, et nous sommes au service du Père Walid ». Walid Iskandafy est un prêtre gréco-catholique qui est actuellement curé de l’église Saint-Pierre.

Après leurs journées de travail, les garçons du groupe vont jouer au football ensemble. Raja Mallouhi, qui étudie l’économie à Homs, dit qu’autrefois il avait l’habitude de jouer dans une équipe de sa ville natale : « Ici, mon équipe préférée est Al-Karama, c’était la meilleure équipe de football du pays avant la guerre. En dehors de la Syrie, je suis fan de l’Atletico Madrid ».

« Ce sont les joueurs du Real Madrid et je suis l’entraîneur, Zinedine Zidane », lance le père Iskandafy, tandis que les onze éclatent de rire. Ils forment un groupe très uni. Le prêtre reconnaît qu’à chaque fois qu’il y a une nouvelle demande d’aide ou un problème avec l’une des familles, ils en discutent ensemble et essaient de résoudre le problème ensemble.

 

Inspirés par le Pape

Lama Jomia vient d’obtenir son diplôme en tourisme et s’occupe des visites aux familles déplacées : « Il y a quelques années, le Pape François a dit aux jeunes de ne pas avoir peur d’aller à contre-courant et d’être fidèles à Jésus. Ces paroles nous encouragent à poursuivre notre travail, alors que dans notre pays il n’y a que la guerre et la haine ».

Pour eux, la foi est la principale raison de rester à Marmarita et d’aider ceux qui en ont le plus besoin. Un autre jeune du groupe, Rafic Assi, conclut : « Aux jeunes d’Europe et du monde entier, je dirais que le plus important, ce ne sont pas les choses matérielles. Qu’ils profitent bien de leur vie et rendent grâce de vivre dans un lieu en paix. Nous ne pensions pas que nous allions vivre ainsi, mais nous ne perdons pas espoir ».

 

À gauche, Majd et une famille qu’elle accompagne.                                                                                               


 

Visite du Pape en Colombie

08.09.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Colombie, Maria Lozano, Pape François, Voyager avec l'AED

Pape François

en Colombie à un moment décisif

 

Selon Mgr Ettore Balestrero, nonce apostolique en Colombie, la paix, la réconciliation et la justice sociale sont des thèmes importants dans le cadre de la visite du Saint-Père en Colombie. « Un nouveau chapitre s’ouvre à présent dans l’histoire de la Colombie. Tout est possible. Les Colombiens seront les auteurs du nouveau chapitre. Ils l’écriront avec leurs décisions. »

 

Dans une entrevue accordée à l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED), le nonce apostolique invite à la prière : « Je voudrais vous encourager à prier Dieu pour qu’il éclaire le Saint-Père. Je vous en prie, priez afin que le pape ouvre le cœur de tous les êtres humains, afin qu’ils soient prêts à accueillir le message du Seigneur et à transformer leur vie après la visite du pape. »

Le Nonce apostolique en Colombie, Mgr Ettore Balestrero.

 

Dans cet entretien accordé à l’AED, le nonce apostolique en Colombie a désigné le voyage du pape François dans ce pays d’Amérique latine comme la « visite d’un ami ». Mgr Balestrero a souligné que le pape « fera comme font tous les amis. Il posera des questions cruciales : que faites-vous de votre vie ? Êtes-vous vraiment heureux ? Quel est le sens de tout ce que vous faites ? » Concernant de précédents voyages pontificaux en Colombie, il a dit : « Le voyage de Sa Sainteté Jean-Paul II, il y a 31 ans, était la visite d’un père. Le voyage du bienheureux Paul VI en 1968 était quelque chose comme la visite d’un professeur venu de loin. Il s’agissait là de l’un des tout premiers voyages pontificaux [en dehors du continent européen]. Quant au voyage du pape François du qu’il effectue du 6 au 10 septembre, il peut être considéré comme la visite d’un ami – un ami qui, bien entendu, est en même temps père et professeur, mais avant tout un ami. Étant lui-même originaire d’Amérique latine, il connaît la Colombie. Il comprend les spécificités colombiennes. »

 

Pèlerin « de la foi, de l’espérance et de la réconciliation »

 

Parmi les endroits où se rendra le pape François, il y a des villes de notoriété internationale comme Bogotá, Medellín et Carthagène des Indes, mais aussi Villavicencio dans les Llanos orientales. Aucun pape ne s’y était rendu jusqu’à présent. La ville est située dans une région qui a été le théâtre de nombreux conflits armés entre la guérilla des FARC et des unités paramilitaires, durant les plus de 50 ans du conflit qui s’est officiellement terminé en septembre 2016. En rapport avec le processus de paix qui se déroule actuellement dans le pays, Mgr Balestrero a souligné l’importance de la visite pontificale à un moment décisif pour l’histoire de la Colombie : « Bien que certains aspects juridiques et sociaux n’aient pas encore été finalisés, la Colombie ferme aujourd’hui un chapitre de son histoire. Simultanément, elle ouvre un nouveau chapitre, où tout est possible. Les Colombiens seront les auteurs du nouveau chapitre. Ils l’écriront avec leurs décisions. La Colombie peut reprendre les aspects positifs des cultures occidentales et des sociétés modernes. Toutefois, elle peut aussi succomber aux contradictions et aux points faibles de ces sociétés ».

Le pape François vient en visite comme un ami.

 

Selon Mgr Balestrero, le Saint-Père vient « en qualité de pèlerin de la foi, de l’espérance et de la réconciliation dans un pays qui, sous maints aspects, se situe dans une phase de transition, et ce, non seulement en raison du processus de paix ». Il est primordial « de reconstruire un pays réconcilié, dont les citoyens s’estiment et se respectent, et où ils font montre de respect à l’égard de Dieu et des êtres humains. »

 

Dans cet entretien, le nonce décrit le peuple colombien comme étant « très cordial, très entrepreneur et travailleur ». Il a également insisté sur l’important fossé social existant en Colombie. « Il y a des gens qui meurent de faim, tandis que d’autres jettent des denrées alimentaires à la poubelle ». Dans ce contexte, il a abordé les contradictions entre les villes très développées, comme Bogotá, Medellín, Cali et Barranquilla, et d’autres régions du pays, où vivent des gens qui ne possèdent presque rien. « Le Saint-Père », poursuit-il, « est le père des riches et des pauvres. Mais il vient ici pour nous rappeler que la Colombie a besoin de l’apport de tous. À travers les mots choisis et dans sa proclamation, le pape met particulièrement l’accent sur ceux qui souffrent. Nous ne pouvons pas vivre sous le même ciel et méconnaître l’autre réalité comme si elle n’existait pas. » En ce sens, le nonce apostolique a profité de cet entretien « pour remercier l’AED de son aide, ce qui a permis de contribuer à la sensibilisation des Colombiens, pour qu’ils perçoivent la souffrance et cette autre Colombie », ainsi que pour « ses efforts afin que le message du pape soit diffusé dans tout le pays et en particulier dans ses zones périphériques. »

Aide à l’Église en Détresse soutient depuis des années l’Église qui sert les plus pauvres en Colombie. Ici, une religieuse du Sacré-Coeur de Jésus et de Marie.

 

Enfin, Mgr Balestrero a invité « à s’associer à la prière et à sacrifier à Dieu quelque chose, ce qui est dur pour nous, afin que la visite pontificale soit couronnée de succès ». Finalement, ce succès dépend de Dieu, car dans l’Église, tout dépend de Dieu. « Je voudrais vous encourager à prier Dieu d’éclairer le Saint-Père. Je vous en prie, priez afin que le pape ouvre le cœur de tous les êtres humains, afin qu’ils soient prêts à accueillir le message du Seigneur et à transformer leur vie après la visite du pape. »

 

Grâce à la générosité de ses bienfaiteurs, l’AED a pu soutenir en 2016 plus de 64 projets en Colombie, avec une enveloppe de plus d’un million de dollars. Ces fonds ont surtout servi à financer la formation de 667 séminaristes originaires de onze diocèses, ainsi qu’à assurer la subsistance de religieuses et de prêtres. Les vicariats apostoliques de Guapi, Puerto Gaitán et Puerto Leguízamo-Solano ainsi que les diocèses en détresse, notamment Quibdó, Istmina-Tadó, Mocoa-Sibundoy et Málaga-Soatá, comptent parmi les régions ayant bénéficié de ces aides.

Une carmélite en prière au monastère de Jésus, Marie et Joseph. Prions pour la réconciliation et la paix en Colombie!

 

Entrevue réalisée par Maria Lozano, ACN International
Adaptation française :  Mario Bard, Aide à l’Église en Détresse Canada

 

Communiqué – Le pape François prie pour tous les chrétiens persécutés

02.03.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, liberté religieuse, Miséricorde, MONDE, PAIX, Pape, Pape François, Prière

Intention de prière de mars


Le pape François prie pour tous les chrétiens persécutés

Produite par le « Réseau mondial de la prière du Pape » et cofinancée par Aide à l’Église en Détresse (AED), l’édition de mars de la vidéo du Pape* est consacrée à la situation des chrétiens persécutés et discriminés en raison de leur foi dans le monde entier – sans distinction de rite ou de confession.

Le Pape François ne cesse de rappeler que « tant de gens sont persécutés à cause de leur foi et sont forcés de fuir leurs maisons, leurs lieux de culte, leur terre, leurs proches ! » Nous devons nous montrer solidaires avec nos frères et sœurs qui souffrent de la discrimination, de la violence ou de persécution à cause de leur foi, estime le pape.Selon le dernier Rapport sur la liberté religieuse dans le monde publié en novembre dernier, les chrétiens constituent le groupe religieux souffrant le plus de persécutions. Ce droit humain fondamental qu’est la liberté religieuse — Article 18 de la Déclaration des droits de l’homme — est gravement violé dans 38 pays du monde, et dans 23 d’entre eux, cette violation est même classée comme étant de la persécution.

 

Rapport abrégé et rapport complet disponible à l’adresse web suivante :http://bit.ly/LiberteReligieuse

Dans son intention de prière, le Saint-Père lance un appel à la prière en faveur de ces chrétiens persécutés : « Je vous demande ceci : combien d’entre vous prient pour les chrétiens persécutés ? Je vous demande de prier avec moi pour qu’ils éprouvent le soutien de toutes les Églises et communautés à travers la prière et l’aide matérielle. »

 

« Nous remercions le Saint-Père de la préoccupation constante qu’il manifeste pour les chrétiens persécutés », indique Johannes Heereman, président exécutif d’AED.« Depuis sa fondation, Aide à l’Église en Détresse soutient l’Église en souffrance. Malheureusement, la situation dans le monde ne s’est pas améliorée avec le temps. Les circonstances sont différentes, mais la souffrance persiste toujours. Jadis, il s’agissait du communisme, aujourd’hui du fondamentalisme islamique. Cet appel est plus actuel que jamais. »

Les intentions de prière du pape pour Mars : « L’aide pour les chrétiens persécutés : pour qu’ils éprouvent le soutien de toute l’Église à travers la prière et l’aide matérielle. »

À propos d’Aide à l’Église en Détresse

Aide à l’Église en Détresse est une œuvre pontificale qui relève directement du Saint-Siège. En tant qu’œuvre de charité catholique, AED soutient les fidèles là où ils sont opprimés ou persécutés, où ils souffrent de la misère — à travers l’information, la prière et des programmes d’aide. L’AED a été fondée en 1947 par le père Werenfried van Straaten, que saint Jean-Paul II a qualifié « d’apôtre exceptionnel de l’amour du prochain ». Actuellement, l’œuvre déploie ses activités dans plus de 140 pays du monde entier. À travers des milliers de projets par an, elle fournit une aide d’urgence aux persécutés, des aides au transport pour le service de l’Église, des Bibles pour les enfants, du soutien aux médias et aux projets d’évangélisation, des intentions de messe ainsi que d’autres soutiens pour les prêtres, les religieuses et la formation des séminaristes.

*À propos de la vidéo du Pape

La « Vidéo du Pape » est une initiative du Réseau mondial de prière du Pape (Apostolat de la prière), afin de diffuser l’intention mensuelle de prière du Saint-Père concernant les défis de l’humanité aujourd’hui. L’objectif de ces vidéos développées par La Machi Communication pour les bonnes causes est d’unir les hommes et les femmes du monde entier à Sa Sainteté le Pape François, au sein d’une intention de prière commune. Le projet est soutenu par Vatican Television Center (CTV).

 

À propos du Réseau mondial de prière du Pape

L’Apostolat de la Prière est le Réseau Mondial de Prière du Pape au service des défis de l’humanité et de la mission de l’Église. Sa mission est de prier et vivre les défis de l’humanité qui préoccupent le Saint-Père, exprimés dans ses intentions mensuelles. Le réseau permet d’être comme des apôtres dans le quotidien de nos vies, à travers un chemin spirituel appelé « chemin du cœur », qui transforme notre façon d’être au service de la mission du Christ. Fondé en 1844, il est présent dans plus de 98 pays. Plus de 35 millions de personnes intègrent ce réseau, y compris sa branche jeunesse, le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ). Pour plus d’information : www.prieredupape.net.

 


 

 

Albanie – Réjouissance en mémoire de 38 martyrs

28.10.2016 in ACN Feature, Adaptation Mario Bard, Albanie, Eglises du monde, Martyrs, Pape François

Albanie

Réjouissance en mémoire de 38 martyrs
 « … torturés à mort. Ils sont restés fidèles à Jésus-Christ et à l’Église »

Pendant les quarante années qu’a duré la dictature communiste en Albanie, la population commettait un crime ; en priant; en faisant le signe de la croix; en portant une croix au cou; ou simplement en ayant la foi… En 1967, le Régime de ce pays des Balkans s’est déclaré athée, une première dans le monde. Les mosquées et autres lieux de culte ont été transformés en centres commerciaux, gymnases ou théâtres.

La cathédrale de Shkodër, où se déroulera la béatification des 38 martyrs, a subi le même sort. Sous le régime communiste, elle a été utilisée comme centre sportif municipal. Pour les catholiques albanais, la cathédrale est un endroit très spécial, car c’est ici qu’a été célébrée la première eucharistie après la chute de la dictature.

Sur le parvis de la cathédrale dédiée à Saint-Stéphane, un monument a été dressé en souvenir des martyrs assassinés à cause de la haine de la religion au cours de l’histoire du pays. D’abord les évêques : Mgr Bischof Vicenz Prennushi, Mgr Frano Gjini, Mgr Jul Bonati. Puis, les prêtres : Père Alfons Tracki, Père Anton Muzaj. Enfin, une jeune postulante nommée Maria Tuci… et tant d’autres. Ils étaient 38 martyrs. « Avant d’être torturés et fusillés, ils ont tous dit : “Vive le Christ Roi, vive l’Albanie. Nous pardonnons à ceux qui nous tuent” », raconte Mgr Massafra, évêque de Shkodër et président de la conférence épiscopale albanaise, dans une entrevue accordée à l’œuvre pontificale Aide à l’Église en détresse (AED).

 

38 histoires de haine et de terreur

María Tuci est la seule femme parmi les martyrs albanais. Elle fréquentait l’école des Stigmatines, les Sœurs des pauvres de Saint-François à Shkodër. Plus tard, elle est devenue enseignante. Son crime? Elle a parlé de Jésus-Christ à ses élèves. À plusieurs reprises, elle a été victime d’arrestations et de tortures. La dernière séance de torture l’a fait mourir. On l’a enfermée dans un sac avec un chat et les tortionnaires ont frappé l’animal, qui lui, s’est défoulé sur la pauvre María… Elle est décédée des suites de ses terribles blessures.
Le Père Lazer Shantoja, un prêtre très lettré qui s’intéressait particulièrement à la littérature et à l’art, a tellement souffert sous la torture que sa mère a demandé aux tortionnaires de le fusiller pour mettre fin à ses souffrances. Quant à lui, le prêtre, auteur et grand patriote Lek Sirdani a été torturé et noyé dans les égouts.

Parmi les martyrs, c’est Ndre Zadeja qui a été le premier à être fusillé. C’était donc le premier martyr victime de la dictature communiste albanaise. Il mourut à Shkodër. Dans son entretien avec AED, Mgr Massafra explique que toutes les personnes assassinées dans cette ville devaient d’abord emprunter un chemin jusqu’au mur du cimetière. Là, les tortionnaires « les ont torturés, leur ont craché dessus et les ont finalement fusillés ». En prenant ce chemin, ils devaient passer à côté de la cathédrale. « Ce chemin a été choisi exprès pour leur rappeler qu’ils souffraient pour leur amour du Christ. »

« La cérémonie de la béatification est une fête de la joie. Elle sera suivie par des milliers d’Albanais dans le monde entier »

 

Albania 2 ACN-20160106-34263

 

Ils sont la fierté de l’Albanie

« La cérémonie de la béatification est une fête de la joie. Elle sera suivie par des milliers d’Albanais dans le monde entier », assure le président de la conférence épiscopale du pays. « Cette petite Église, mais tellement grande, a offert d’innombrables martyrs à l’Église universelle. C’était des hommes et des femmes qui montraient une grande fidélité envers le Christ et l’Église. »

À l’échelle diocésaine, le processus de béatification des 38 martyrs victimes de la dictature communiste a commencé en novembre 2002. Il s’est achevé en décembre 2010. En avril dernier, Sa Sainteté le pape François a signé le décret de béatification afin que les 38 martyrs
puissent être béatifiés le 5 novembre prochain.

Malgré les cinq siècles d’occupation par le royaume ottoman, les innombrables expéditions de pillages et le caractère renfermé de la dictature communiste « le catholicisme s’est poursuivi en Albanie. C’est le mérite de l’Église martyre », estime Mgr Massafra. Des milliers de gens vivaient dans des camps de concentration ou des prisons, parce qu’ils croyaient en Dieu « ou Allah », souligne l’évêque albanais. À l’époque, environ 60 % de la population albanaise étaient musulmane.

 

Albania 1-20160106-34256Pape François : un témoignage « fort »

Beaucoup des croyants des deux traditions religieuses sont morts sous la dictature. Par contre, d’autres ont survécu aux tortures, comme sœur Marije Kaleta, ou encore le Père Ernest Simoni qui sera admis au collège cardinalice le 19 novembre prochain. Lorsqu’il le pape François a visité l’Albanie en septembre 2014, ils ont tous les deux témoigné de ce qu’ils ont vécu. François s’est montré profondément ému. « Entendre parler un martyr de son propre martyre, c’est fort! », a-t-il réagi dans l’avion qui le ramenait à Rome. François a pris les deux survivants dans ses bras et souligné que Dieu les avait « maintenus » et les avait aidés à surmonter toutes les tortures ainsi que l’incertitude.

« Les consolateurs secrets des autres prisonniers »

Dans les camps de concentration et les prisons, le rôle de ces martyrs était très important, car ils étaient « les consolateurs secrets des autres prisonniers », a ajouté l’évêque. Ils sont parvenus à célébrer l’Eucharistie en secret et à dispenser la communion, a raconté le Père Ernest Simoni lors de son récit au pape François.

 

Une Église renaissante

Depuis l’effondrement de la dictature en 1991, l’œuvre internationale de charité catholique Aide à l’Église en Détresse a mené en Albanie plus de 125 projets, notamment la construction d’églises, de centres pastoraux et d’un séminaire diocésain.

Par ailleurs, l’œuvre y a distribué le Youcat – un catéchisme de l’Église catholique pour les jeunes – et donner des aides ponctuelles, par exemple un minibus pour les Franciscains, afin qu’ils puissent emmener les enfants de régions rurales au catéchisme. Les Carmélites déchaussées de Nenshat ont également reçu notre aide.

Enfin, au pays des aigles, l’Église catholique représente un soutien important à la population; son aide bénéficie à tous, indépendamment de la religion. L’Albanie compte aujourd’hui 70 % de musulmans, 20 % de chrétiens orthodoxes et 10 % de catholique.

 

 


 

Azerbaïdjan – à la rencontre d’une communauté ultra-minoritaire

15.09.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Azerbaïdjan, Marc Fromager, PAIX, Pape, Pape François, Voyager avec l'AED

Azerbaïdjan 

Le pape, messager de paix

 

Quatorze ans après la visite de Jean-Paul II, l’Azerbaïdjan reçoit à nouveau un pape venu rendre visite à la minuscule communauté catholique, mais aussi œuvrer pour la paix dans une région éprouvée.

 

Abstraction faite des grandes barres d’immeubles d’influences soviétiques rassemblés à la périphérie, Bakou est une très belle ville nichée au bord de la Mer Caspienne. La capitale réunit en effet plusieurs périodes historiques dans un mélange tout oriental, entre la vieille ville aux ruelles étroites, vieux bâtiments et anciennes mosquées, la ville baroque du premier boom pétrolier au début du XXe siècle et la ville ultramoderne du nouveau boom pétrolier où les architectes les plus audacieux de la planète se sont donné rendez-vous.

 

Le pays est riche – et même très riche! – grâce au pétrole qui lui permet de se lancer dans des projets pharaoniques. Le « Dubaï de la Caspienne » projetait même de se lancer dans la création d’îles artificielles comme cela se fait dans les riches émirats de la péninsule arabique. Ce sont 95 pour cent des ressources qui proviennent de l’énergie, ce qui n’est pas sans conséquence étant donné la chute du prix du baril. Les grands projets comme l’agrandissement du métro sont suspendus pour le moment et certaines difficultés budgétaires apparaissent.

 

Lorsque les sœurs de Mère Teresa – les Missionnaires de la Charité – sont arrivées dans le pays en 2006 pour servir les pauvres, on leur a répondu qu’il n’y avait pas de pauvres en Azerbaïdjan! Pourtant, les oubliés du système existent et ils regrettent l’époque de l’Union soviétique où tout le monde recevait le minimum.

 

Une société sécularisée

 

Azerbaïdjan 2016: marché à Baku

Azerbaïdjan 2016: marché à Baku.

Pays à 97 pour cent musulman parmi lesquels plus des 2/3 sont chiites (ce qui s’explique par l’influence perse voisine), l’Azerbaïdjan est un des États les plus laïcs au sein du monde musulman et le contrôle exercé à l’encontre des différents groupes religieux, pour enrayer la croissance potentielle de l’extrémisme islamique, y demeure important.

 

Baku, «Dubaï de la Caspienne», allie ultra-modernité et architecture plus traditionnelle.

Baku, «Dubaï de la Caspienne», allie architecture ultra-moderne et  plus traditionnelle.

Ancienne république soviétique, le pays a connu 70 ans de communisme et de répression religieuse. Au tournant du millénaire, la pratique religieuse y était très faible et la société extrêmement sécularisée. Encore aujourd’hui, l’islam y est très discret, par rapport à la France par exemple, où sa présence visible est plus grande à Paris ou dans les grandes villes françaises

 

Les sunnites y sont minoritaires, entre 15 et 30 pour cent selon les estimations, et toute tentative de radicalisation est suivie de très près par le gouvernement qui a sans doute conservé des réflexes de méfiance vis-à-vis de la religion, mais qui comprend également le risque de débordement dans l’environnement actuel du Moyen-Orient.

 

Les orthodoxes représentent le deuxième groupe religieux le plus important même s’ils ne dépassent pas 2 pour cent de la population (9,7 millions au total). Autrefois près d’un demi-million, leur nombre a chuté à 200 000 quand, après l’indépendance en 1991, la moitié des Russes ont quitté le pays. L’Église orthodoxe compte une éparchie avec une quinzaine de paroisses et entretient de bonnes relations avec l’Église catholique.

 

 

Une Église ultra-minoritaire

 

Au moment du premier boom pétrolier au début du 20e siècle, une église catholique avait été construite en 1912 puis fermée à l’arrivée des Bolchéviques en 1920, pour finalement être détruite au début des années 30. Des 10 000 catholiques de l’époque, il ne restait plus qu’une dizaine de personnes âgées lorsque l’Église catholique est revenue en 1992. Aujourd’hui, la communauté compte 300 fidèles autochtones (souvent des mariages mixtes) et un millier d’étrangers dont 300 Philippins, une présence quasi symbolique à l’échelle du pays. En moyenne, la pratique hebdomadaire réunit 500 personnes.

 

Considérée au départ comme une secte prosélyte, l’Église catholique va bénéficier de la visite de Jean-Paul II. Par exemple à l’occasion de celle-ci, le président a donné un terrain pour l’église qui est consacrée à l’Immaculée Conception. Une grande statue de la Vierge Marie trône aujourd’hui devant l’église. Elle attire beaucoup de personnes, dont de nombreux musulmans, surtout les femmes.

Azerbaïdjan: 95% des habitants sont musulmans, mais la pratique est discrète.

Azerbaïdjan: 95% des habitants sont musulmans, mais la pratique y est discrète.

 

L’Église catholique compte une seule paroisse en Azerbaïdjan avec une église et une chapelle, desservies par six prêtres. Cinq sœurs Missionnaires de la Charité et deux religieuses salésiennes complètent les effectifs de cette petite communauté placée sous l’autorité d’un Préfet Apostolique, Mgr Vladimir Fekete, un salésien slovaque.

 

Le 29 mai de cette année eut lieu à St Pétersbourg l’ordination diaconale en vue du sacerdoce du premier azéri, une très bonne nouvelle pour l’Église en Azerbaïdjan, sans doute les premiers bourgeons de cette présence missionnaire discrète, mais réelle.

 

*Photo du haut: église catholique à Baku, la capitale, avec la statue de la Vierge Marie. 

Texte: Marc Fromager, AED France
Adaptation: Mario Bard, Aide à l’Église en Détresse Canada

Enfants tenant la Bible pour enfants, Azerbaïdjan. AED soutient cette communauté chrétienne ultra-minoritaire.

Enfants tenant la Bible pour enfants, Azerbaïdjan. AED soutient cette communauté chrétienne ultra-minoritaire.

Trip to Azerbaijan of ACN France in 2016

Tours ultramodernes dans le ciel de Baku. Le pape François se rend en Azerbaïdjan entre le 30 septembre et le 2 octobre.                                                        

François : un soutien « exceptionnel » !

17.06.2016 in Aide à l'Église en détresse., Année de la Miséricorde, Mario Bard, Miséricorde, Pape, Pape François, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Le pape François et Aide à l’Église en Détresse : 

un soutien « exceptionnel »!

 

Montréal, 17 juin 2016 – Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu aujourd’hui à Rome, le Vatican a confirmé que le pape François soutient le travail de l’organisme international de charité. « Je fais confiance à Aide à l’Église en Détresse, une œuvre pontificale, afin de porter le travail de la miséricorde dans le monde entier », a indiqué le pape dans un message vidéo enregistré le 3 avril dernier, jour du Dimanche de la Divine Miséricorde.

« C’est un soutien exceptionnel qui nous réjouit! », déclare Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien d’Aide à l’Église en Détresse (AED). « Le pape nous confie une mission; celle d’être porteuses et porteurs de Miséricorde.»

 

« Pour notre œuvre, cela veut dire être présente pour nos partenaires dans plus de 140 pays, eux qui développent des projets pastoraux – démarche de réconciliation en République centrafricaine par exemple – ou bien donner du soutien aux communautés religieuses qui, en plus de nourrir les personnes itinérantes, les accompagnent par leur simple présence, comme cela se fait en Colombie . » 

En République centrafricaine, Mgr Dieudonné Nzapalainga est un agent de réconciliation, dont le travail est soutenu par AED.

En République centrafricaine, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, est un agent de réconciliation, dont le travail est soutenu par AED

Ces dernières années, les Églises locales ont aussi été appelées à répondre aux besoins d’urgence créés par les guerres et conflits dans le monde, que ce soit au Soudan du Sud ou au Liban. « Là-bas, les réfugiés sont soutenus par les communautés catholiques locales. Le nombre de projets en ce sens explose depuis quelques années », indique Mme Lalonde.

 

Être « la caresse de Dieu »

 

Les 22 bureaux nationaux d’AED dans le monde participent à l’appel lancé par le pape François. « Je vous invite tous, ensemble avec Aide à l’Église en Détresse, à faire partout dans le monde, un travail de Miséricorde, mais un [travail] qui reste, un travail de Miséricorde qui est permanent », indique le pape François.

 

« Ici au Canada, nous diffuserons des clips télévisuels sur les ondes de Télévision Sel et Lumière et des capsules sur les ondes de Radio VM. Nous espérons que la population répondra en grand nombre! », indique Marie-Claude Lalonde. « De plus, les gens peuvent se référer à un site web créé pour l’occasion, www.acnmercy.org, où l’on pourra voir le message du pape et mieux connaître le travail qu’AED soutient dans le monde. »

Des enfants réfugiés Syriens au Liban bénéficient de l'aide apportée par les bienfaiteurs d'Aide à l'Église en Détresse.

Des enfants réfugiés Syriens au Liban bénéficient de l’aide apportée par les bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse.

 

À la fin de son message, le pape a surpris en affirmant ceci : « Je vous remercie pour tout ce que vous faites. Et n’ayez pas peur de la Misécorde : la Misécorde est la caresse de Dieu. » Une phrase qui « inspire », considère la directrice nationale. « Donner pour que nous soyons la “caresse de Dieu” dans le monde; certains pourraient trouver cela prétentieux. Au contraire, je pense que cela rejoint l’adage qui dit que nous devons être les mains de Dieu sur cette terre. »

 

En 2015, ce sont 6 209 projets qui ont été soutenus dans 146 pays, pour un montant total de plus de 159 millions de dollars canadiens.


Le bureau canadien d’Aide à l’Église en Détresse recueille dès maintenant les dons pour cette campagne spéciale, destinée entre autres à des projets en Inde, en Colombie, en Zambie, en Irak et en Ukraine. Pour donner : 514-932-0552, sans frais 1-800-585-6333, poste 222. Par internet sur notre site sécurisé :
https://secure.acn-aed-ca.org/fr/.

Plus d’information : www.acn-aed-ca.org/fr , www.acnmercy.org, www.facebook­.com/AideEglise et sur notre page Youtube

 

*Photo du pape, septembre 2015, Philadelphie
Grezgorz Galazka/ACN