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Interview avec Ulrich Kny, responsable de projets pour l’AED

10.09.2015 in Formation religieuse, Formation religieux, Non classifié(e), Oliver Maksan, PROJETS AED, Transport
Cuba, Archdiocese of La Habana, La Habana - 07.11.2014 Visiting the Parish of Nuestra Señora del Carmen which is being attended by Fr. José María Casado ocd  and other Carmelite Fathers Future project (CUBA / LA HABANA 15/00???)??

Frère José María Casado (droite) avec Ulrich Kny

Cuba

« La faim de Dieu est présente »

Ulrich Kny, coordinateur des projets pour Cuba au sein de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), exprime de grandes attentes sur la visite du pape sur cette île des Antilles. Cette interview a été menée par Oliver Maksan.

Monsieur Kny, qu’espérez-vous de la visite du Pape pour l’Église à Cuba ? 

Nous espérons que la grande renommée dont jouit Sa Sainteté le pape François dans le monde entier contribuera à ce que l’Église cubaine puisse exercer sa mission pastorale comme entité respectée et sans subir d’entrave. Chacune des précédentes visites pontificales a engendré des progrès concrets en termes de liberté ecclésiastique et de présence de la foi catholique dans la vie publique. Après la visite du Pape Saint Jean-Paul II en 1998, par exemple, le jour de Noël a été déclaré jour férié. En outre, déjà avant sa visite, des manifestations religieuses publiques telles que la célébration de messes et des processions avaient à nouveau été autorisées, après des décennies d’interdiction. C’était une percée significative. La foi est redevenue visible.

La visite du pape Benoît XVI avait-elle également eu des effets aussi positifs ?

Oui, même si c’était dans une moindre mesure par rapport à la visite de Saint Jean-Paul II. Après la visite du pape Benoît XVI en 2012, le Vendredi Saint a par exemple retrouvé son statut de jour férié. Cependant, ensuite, l’évolution visant une plus grande normalité de l’Église n’a plus jamais été aussi dynamique. J’espère vraiment que la visite du pape François sera synonyme d’un nouvel essor, car la situation de l’Église reste toujours compliquée, malgré les progrès des années passées.

À quels défis pastoraux particuliers l’Église doit-elle faire face à Cuba ?

Cuba, Archdiocese of Santiago de Cuba, Santiago de Cuba - 15.11.2014 In the district of San Pedrito the chapel has been destroyed by Hurrican Sandy in October 2012. Now, Holy Mass has to be celebrated in the street. The president of the local Commitee for Revolution Defense has ceeded the front of her house for the altar...  The Holy Mass is celebrated by the Argentine missionary priest Fr. Eduardo who belongs to the institute of te Operarios Diocesanos (founded in Spain) CUBA / SANTIAGO DE CUBA 15/00127 Reconstruction of San Pedro Apostol chapel, in San Pedrito neighborhood

Il faut bien se rendre à l’évidence que 55 ans de communisme ont laissé des traces. Certes, 60 % des Cubains sont baptisés dans la religion catholique, mais seulement 2 % d’entre eux vont régulièrement à la messe le dimanche.

Qu’est-ce que l’Église peut y opposer ?

L’Église use vraiment de toutes les possibilités dont elle dispose pour témoigner de la foi en Jésus-Christ et de Son message. Ainsi, elle cherche par exemple à engager un dialogue intense avec la société civile en contribuant de manière active à la riche vie culturelle de Cuba à travers l’organisation de concerts, d’expositions et de concours. De cette manière, elle devient visible et concrète comme élément enrichissant pour toute la société. À Santiago de Cuba, l’Église a notamment installé un tel centre culturel avec le soutien de l’AED. On y propose entre autres des formations pour les petits entrepreneurs, au cours desquelles les valeurs de la doctrine sociale catholique sont transmises au passage. Dans tout le pays, il existe plusieurs centres qui réunissent d’une manière similaire la culture, la foi et les initiatives sociales. L’un d’entre eux est le centre culturel « Padre Félix Varela » à La Havane, que le Saint-Père visitera dans la soirée du 20 septembre.

Cuba, diocese of La Habanna September 2010 A replica of the "Virgen de la Caridad of El Cobre"  inside the Cathedral of La Habanna: The Virgen next to the flag of Cuba. Project trip of Maria Lozano Used as i *** Local Caption *** Internet 03/2012 used for Cuba/Camaguey 11/163, Package 50 Years Help for Latin America 18.09.2012

Une réplique de « Virgen de la Caridad of El Cobre » à l’intérieur de la Cathédrale de La Habanna

Ces initiatives pour l’annonce de la foi portent-elles leurs fruits ?

À mon avis, oui. Au cours de ces dernières années, nous avons pu observer un regain d’intérêt en faveur du christianisme. La faim de Dieu est présente. Il est certainement permis de parler d’un petit Printemps de la foi. Lorsque des images pèlerines de la Vierge de la Charité d’El Cobre ont parcouru le pays il y a quelques années, elles ont suscité beaucoup d’enthousiasme et de sympathie publique. Le nombre des baptêmes d’adultes a également augmenté. La jeune génération s’intéresse tout particulièrement à la foi catholique. Souvent, ce sont les grands-parents qui transmettent la foi à leurs petits-enfants, tandis que les parents ont fréquemment grandi dans un milieu totalement athé. La visite du pape François éveillera certainement à Cuba encore plus d’intérêt pour la foi.

Depuis quand l’AED soutient-elle l’Église à Cuba ?

À travers la prière et le soutien financier, nous sommes aux côtés de l’Église cubaine depuis 1963. Après la révolution de 1959, l’Église a vécu sa période la plus difficile dans les années 1960. À l’époque, le régime communiste avait dépossédé l’Église d’innombrables édifices, et beaucoup de prêtres et de religieux ont été obligés de quitter l’île. Cela a duré longtemps avant que l’Église ne se remette un peu de ce traumatisme.

Dans quel domaine se situe particulièrement l’accent du soutien de l’AED à Cuba ?

L’un des temps forts de notre aide consiste dans la création d’une infrastructure cléricale et dans le renforcement de la présence de l’Église sur place. Pour cela, rien qu’en 2014 et cette année, nous avons alloué jusqu’à présent plus de 2,23 million de dollars. À Cuba, c’est surtout la construction de nouvelles églises qui reste soumise à de fortes restrictions, elle est presque impossible. Bien entendu, il existe quelques rares exceptions que nous soutenons. Ainsi, après la visite de Sa Sainteté le pape Benoît XVI, le président Paul Castro avait offert à l’Église un terrain situé dans la capitale, à La Havane, afin qu’une église y soit édifiée. C’était une véritable sensation. Sur ce terrain, on construit actuellement une église paroissiale consacrée au pape Saint Jean-Paul II. Ces derniers temps, le gouvernement a également restitué quelques édifices cléricaux qui avaient été réquisitionnés. La plupart d’entre eux sont dans un état catastrophique. Nous participons à leur remise en état afin qu’ils puissent à nouveau être utilisés.

CUBA / SANTA CLARA 14/176 2.000 Ordinary Masses for 39 diocesan and religious priests, 2014

En quoi consistent les autres soutiens de l’AED pour l’Église cubaine ?

Pour préserver la vie pastorale sur l’île, il est surtout important de fournir un soutien pour l’acquisition de véhicules. Il y a beaucoup trop peu de prêtres à Cuba. Voilà pourquoi les ecclésiastiques doivent souvent couvrir des territoires très vastes, notamment dans les régions rurales, et parcourir de grandes distances. Ils dépendent donc de véhicules, mais ceux-ci sont très difficiles à obtenir à Cuba, ou alors ils sont très chers. Et pourtant, nous sommes récemment parvenus à petite échelle à introduire des moteurs de rechange et des vélomoteurs. Là, la visite toute proche du pape François a déjà eu un impact positif. Bien entendu, il vient s’y ajouter l’aide à la subsistance pour les prêtres et les religieux. Nous aidons les prêtres à travers des intentions de messe. Et plusieurs congrégations de moniales reçoivent chaque année une aide à la subsistance. Le couvent des Carmélites à La Havane, qui constitue en quelque sorte l’épine dorsale spirituelle de l’Église à Cuba, bénéficie également de notre aide. Fort heureusement, les autorités ont permis au cours des années passées la réinstallation de communautés religieuses féminines à Cuba. Là, l’AED fournit une aide pour enclencher un bon départ.

Cuba, Archdiocese of La Habana, La Habana - 07.11.2014 Visiting the Discalced Carmelites. CUBA / LA HABANA 14/00230 Existencial aid for 16 Carmelitas Descalzas, 2014  - 216  - 30  - 06  - 3200,00 EUR = 3200,00 EUR)

L’AED a-t-elle aussi apporté un soutien à l’Église cubaine pour organiser la visite pontificale ?

Oui. Dans la ville de Holguín, nous avons alloué les moyens pour la décoration de la scène sur laquelle le pape célébrera la messe. En outre, nous avons contribué à équiper le site en places assises. Nous nous sommes également engagés à procurer 2 000 ballons de baudruche multicolores aux couleurs du drapeau cubain. Ils seront remplis d’hélium puis lâchés dans le ciel depuis la colline Loma de la Cruz, d’où le pape prononcera sa bénédiction pour la ville. Dans l’archidiocèse de Santiago de Cuba, nous avons en outre contribué à l’amélioration de l’équipement de la « Casa del Clero Retirado » et de la maison de retraite spirituelle « San Basilio Magno » située directement à côté. C’est là que le Saint-Père et sa délégation seront hébergés dans la nuit du 21 au 22 septembre.

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COMMUNIQUÉ: Irak – Un an après l’attaque de l’État islamique

31.07.2015 in Communiqué, Irak, Marie-Claude Lalonde, Non classifié(e), PROJETS AED, Robert Lalonde

 

Irak2

Un an après l’attaque de l’État islamique

Robert Lalonde, AED Canada

Montréal, lundi 3 août 2015 – Le jeudi 6 août marquera le triste premier anniversaire de l’attaque de l’État islamique au Nord de l’Irak. Après 2000 ans de christianisme, les populations de Mossoul et de Qaraqosh ont été déracinées, pillées et humiliées à cause de leur foi. « Nous avons besoin d’une solidarité nationale, régionale et internationale pour mettre fin à ce conflit illogique, à ces tueries et à cet exode afin de replacer le tout dans un contexte de dialogue pacifique. Nous avons besoin d’actions et de prises de position fermes et claires pour condamner ce qui arrive », avait alors déclaré Sa Béatitude Louis Raphaël Sako.

Moins d’une semaine après cette catastrophe, AED a agi en envoyant une délégation formée de trois membres du personnel afin d’évaluer la situation dans laquelle se trouvaient les chrétiens irakiens. Depuis cette visite, AED a donné 7,1 millions de dollars au comité d’aide pour les chrétiens irakiens pour « sauver une génération ». Cette somme représente 58,3 % des 12,1 millions de dollars consentis par tous les donateurs ayant contribué à cette cause.

Photo-Marie-ClaudeL’année dernière, la directrice de AED Canada, Marie-Claude Lalonde, déclarait en conférence de presse où elle s’était rendue à Québec : « Nous faisons face à une crise humanitaire qui risque de se prolonger. Il est impératif que nous prenions tous les moyens nécessaires pour non seulement soutenir, mais aussi accompagner nos frères et sœurs qui vivent une situation terrible. »

Même si les bienfaiteurs ont fait preuve d’une grande générosité à la suite de ces appels, force est d’admettre que la directrice ne se trompait guère en affirmant que cette crise risquait de se prolonger. Voilà pourquoi à compter de lundi prochain – 3 août –, il sera possible de suivre sur facebook.com/aideeglise la diffusion d’une série de renseignements bien étoffés (images, graphiques et vidéos). AED espère ainsi recueillir de l’aide supplémentaire pour ces réfugiés irakiens qui en ont grandement besoin.

Le point culminant de cette activité médiatique se conclura le jeudi 6 août par une prière qu’il sera possible de retrouver sur le site de AED au www.acn-aed-ca.org avec un texte contenant des témoignages de sœurs dominicaines étant restées fidèles à leur foi et à leur véritable mission, malgré l’effusion de sang, les souffrances et la tragédie qu’elles ont vécu en ce 6 août 2014 et au cours des mois qui ont suivi.

Vous pouvez entendre le témoignage complet de sœur Lyca en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

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Nigeria – « Le problème est plus grand que Boko Haram »

10.07.2015 in Adaptation Robert Lalonde, Dennis Peters, Non classifié(e), Persécution

ACN-20150701-26543Nigeria

« Le problème est plus grand que Boko Haram »

Dennis Peters, AED Pays-Bas

Adaptation Robert Lalonde

Kaduna et Zaria, deux villes situées dans le centre du Nigeria, à la frontière entre le sud chrétien et le nord musulman, ont subi les attaques sanglantes de Boko Haram. Il y a aussi des endroits où, après les élections de 2011, au moins 900 chrétiens ont été tués. L’élection récente du président musulman Buhari a permis aux chrétiens de Kaduna d’échapper à un nouveau massacre. Mais les tensions n’ont pas disparu.

Le père Elias Kabuk (34 ans), comme tant d’autres prêtres de l’archidiocèse de Kaduna, parle d’expérience. Il avait été ordonné à peine deux ans plus tôt quand Goodluck Jonathan, un chrétien, a été élu président en 2011, et qu’une vague de violence s’en est suivie. Son église et son presbytère ont été incendiés. « Par chance, je n’y étais pas. La tête d’un prêtre ne valait pas cher », affirme-t-il à propos de cette époque. « Maintenant, je reviens régulièrement pour rendre visite aux fidèles et célébrer la messe avec eux… à l’extérieur. Nous n’avons plus d’argent pour construire une nouvelle église. »

Contestation de l’éducation

Le grand-père du père Kabuk était l’un des rares habitants de son village à maîtriser la langue anglaise quand un missionnaire catholique est venu dans le village et a eu besoin de traductions pour y célébrer la messe. Lui et sa famille se sont rapidement convertis à la foi catholique. Le petit-fils Elias a été le premier à étudier au séminaire. « De mes 87 camarades de classe du séminaire, 11 ont été finalement ordonnés prêtres. Les autres sont devenus médecins, avocats ou ont intégré le monde des affaires. L’enseignement catholique est très important dans le développement de notre pays. »

Zaria - Muslim in a Catholic Church

Pourtant, cette même éducation est contestée, comme en témoignent les nombreuses attaques d’écoles et enlèvements d’élèves commis par Boko Haram. Bien que les chrétiens soient plus fréquemment ciblés, les élèves musulmans sont également enlevés et tués. Le nom « Boko Haram » signifie : « l’éducation occidentale est un péché ». Mgr Matthew N’dagoso explique la logique qui se cache derrière ce nom : « Au Nigeria, l’élite corrompue appauvrit une population déjà pauvre. La plupart des gens, même les dirigeants musulmans traditionnels, ont reçu une éducation occidentale. Le raisonnement des islamistes est donc : « Si l’éducation occidentale apporte la corruption, nous n’en voulons pas. » Il semble convaincant, mais il n’est pas correct. C’est le pouvoir qui corrompt, pas l’éducation. »

« Le programme islamiste »

Il est surprenant de constater à quel point le problème dépasse la question de Boko Haram. À Kaduna, il y a 162 familles qui ont fui Boko Haram, mais bien plus qui ont été victimes de la violence locale. Les chrétiens locaux parlent d’un « programme islamiste ». Le père Kabuk explique : « Les musulmans n’acceptent pas que d’autres qu’eux aient le pouvoir. Cette année encore, des dirigeants musulmans ont ouvertement menacé de commettre des actes de violence si un non-musulman était choisi comme président ou gouverneur ». Dans un État où 51% de la population est chrétienne, cela témoigne d’une morale peu démocratique. Le problème est que, grâce aux ‘connexions’, des semeurs de haine, ils sont rarement arrêtés. Mais Mgr Matthew N’dagoso reste plein d’espoir. « L’acceptation de la défaite par le Président Goodluck Jonathan est unique dans notre histoire. Quand il a appelé Muhammadu Buhari pour lui souhaiter ses meilleurs vœux dans sa présidence, nous avons été soulagés d’un lourd fardeau. Pour l’instant, il y a la paix. »

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Suradjo Hamadu

Cependant, l’avenir est loin d’être certain. Outre le nord du diocèse de Zaria, où les chrétiens sont minoritaires, une visite des chrétiens de la tribu indigène des Haoussa donne un aperçu intéressant des choses. Sameil Amusa a été l’un des premiers musulmans de son village à se convertir au christianisme. Il explique: « Jusqu’en 1987, la foi était un libre choix. Puis, les premiers fanatiques sont venus nous demander de redevenir musulmans, au début sans coercition. Si vous refusiez, une amende. Puis ils allaient dans le village voisin. » Il y a quarante ans, les chrétiens ont soudainement été marginalisés. « Il y avait des chrétiens diplômés, mais la direction locale a choisi des musulmans illettrés. Même la relation avec ma famille musulmane s’est détériorée. Beaucoup de choses nous lient, mais ils continuent de me demander de devenir musulman. Parfois dans la violence. »

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Adama Asuma

Le vieil homme raconte l’histoire d’un garçon du village, Suradjo Hamadu (18 ans), qui voulait rester chrétien et qui vit maintenant à Zaria parce qu’il est menacé. Suradjo explique sa situation : « Mes parents se sont convertis à l’Islam. Au début, j’ai été autorisé à rester chrétien, mais ensuite, l’imam a fait pression sur mes parents. Un jour, ils m’ont menacé en disant que je serais tué si j’allais à l’église encore une fois. Comme j’y suis quand même allé, mes frères sont venus vers moi avec des bâtons et des épées. Je me suis enfui dans une famille chrétienne. C’est grâce à cette famille que je suis ici », dit-il au poste de police où sont rassemblés les réfugiés qui ont fui Boko Haram. Adama Asuma, une musulmane de l’État de Borno, est l’une d’entre eux. Elle raconte, en larmes, comment Boko Haram a tué des habitants de son village, et comment elle a dû s’enfuir en courant pour sauver sa vie. « Je n’ai pas eu de nouvelles de mes parents depuis huit mois. »

Patience aimante

Le fait que des musulmans soient également victimes des violences de Boko Haram laisse la porte entrouverte pour la paix. Mgr George Dodo, évêque de Zaria, explique : « Je me souviens comment les musulmans de la ville ont applaudi après le bombardement de la cathédrale. Ils étaient fiers que Boko Haram combatte pour l’Islam. Maintenant, c’est devenu un monstre qui les engloutit. » À Zaria comme à Kaduna, l’Église est maintenant « en dialogue » avec les chefs musulmans. Toutefois, cela n’a jusqu’à présent concerné que les efforts visant à protéger les chrétiens, pas la condamnation des musulmans radicaux.

Nigeria, diocese of Zaria 13.05.2013Bishop George Jonathan Dodo

Mgr George Dodo

L’archevêque reconnaît que cela signifie traiter les symptômes, pas la cause. « Tant que les musulmans refuseront de nous traiter comme leurs égaux, nous n’aurons pas la paix. Mais maintenant que nous nous rencontrons régulièrement, les chefs musulmans ont honte de venir donner des explications à la violence, alors que les chrétiens ne cherchent pas à se venger après un attentat. Nous essayons d’être patients avec eux, car Dieu est patient avec nous et est venu parmi nous quand les temps furent accomplis. » Les chrétiens du Nigeria mettent chaque jour en pratique cette patience face à la violence de Boko Haram et à la poussée d’un « programme islamiste ». Ils tournent l’autre joue à chaque fois que leur famille, leurs amis ou eux-mêmes sont frappés, humiliés ou tués, ils donnent un véritable témoignage chrétien.

Bosnia-Herzegovina – Five young people’s expectations for the Pope’s visit

02.06.2015 in ACN Canada, Bosnia Herzegovina, Non classifié(e), Pope Francis

Bosnia-Herzegovina 

Five young people’s expectations for the Pope’s visit

Twenty years after the end of the civil war here, Bosnia’s young people are looking forward to the Pope’s visit this coming Saturday, June 6.  Starting today and through to Friday, we would like to offer you five of their stories expressing their enthusiasm as they await the Holy Father’s visit to their homeland, Bosnia-Herzegovina.

 

Portrait of Antonio Topalovic, one of the young people who are aAntonio Topalovic

Antonio has great hopes for the papal visit to Sarajevo. He believes that « this meeting will bring back hope, » and adds: « Hope, as one of the foundations of human society, is slowly losing ground in our country. More and more young people are leaving the country in search of happiness, and they are leaving their families and friends behind because they believe that everything will be better then. »

The Pope has said, « Do not fear, life is before you. Do not let your hope be stolen from you. » To Antonio, this means that « our life is right here, with all its crosses and difficulties, with all the pain, but at the same time with a sense of inner happiness. Life is worth living, and we can achieve great things. »

He also sees the Pope’s visit as an opportunity to show the world, and at the same time to show themselves, that there are « great people living in Bosnia, people who believe. »

 

Portrait of Mandalena Trgovčević, one of the young peoMandalena Trgovčević

Mandalena, one of these young people, sees the pope’s visit as a message from the young people of Bosnia to the world and to the people in their own land. She says, « Let us show the world, and let us show Bosnia and Herzegovina how strong we are! Let us follow the footsteps of peace, with smiles on our faces and with love in our hearts. Let us welcome this man who believes in us, let us draw strength from this historic event – strength for the future, for new challenges and for the battle against hopelessness, and so that we can have a bright future in this country. Let us draw the strength to proclaim Christ, to love the Church and to respect other people. »

Père Thomas Rosica, fondateur de la télévision Sel et Lumière à Vues d’ailleurs

25.03.2015 in Non classifié(e)

imgres-1Dans le cadre de l’émission VUES D’AILLEURS, produite par l’Aide à l’Église en Détresse et diffusée sur les ondes de Radio Ville-Marie, Mario Bard s’entretiendra à nouveau avec Le père Thomas Rosica, fondateur de la télévision Sel et Lumière et maintenant responsables des communications en anglais au Vatican. Le thème sera Apprendre et savoir communiquer l’Église. Aujourd’hui à 19h00 – en rediffusion le jeudi suivant à 23h30.

Les communications en Église prennent une importance capitale dans un monde où les médias et les réseaux sociaux influencent, tant les jeunes que les vieilles générations. Savoir communiquer l’Évangile avec ces instruments est essentiel.

Avec le père Thomas Rosica, fondateur de la télévision Sel et Lumière et maintenant responsables des communications en anglais au Vatican, nous réfléchissons sur ces questions. Qu’est-ce qui devrait différencier les communications en et de l’Église, des autres types de communication? Aussi, quel est concrètement son rôle auprès du pape François? Éléments de réponse

C’est un rendez-vous!

En voici un extrait:https://dl.dropboxusercontent.com/u/35471368/Rosica%20-%20extrait.mp3