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Mario Bard

 

Entrevue – Pakistan – La loi sur le blasphème détruit des vies

01.02.2019 in ACN Canada, ACN International, Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Asie, Dialogue interreligieux, Entrevue AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Mario Bard, Pakistan, par Tobias Lehner, Voyagez avec AED

Pakistan 

« La loi interdisant le blasphème détruit des vies »

Le Père dominicain James Channan est engagé depuis des années en faveur du dialogue entre les chrétiens et les musulmans au Pakistan, un pays qui ne cesse d’être le théâtre d’exactions contre sa très petite minorité chrétienne. Dans ce pays de 192 millions d’habitants où seulement 2 % des habitants sont chrétiens, une loi interdisant le blasphème permet d’appliquer des punitions draconiennes contre des personnes qui aurait critiqué l’islam ; Asia Bibi n’est malheureusement pas un cas unique.  Le Père James Channan dirige le « Peace Center » (Centre pour la paix) dans la ville pakistanaise de Lahore.

À l’occasion d’une visite au siège de l’œuvre de charité pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED), il s’est entretenu avec Tobias Lehner au sujet de la loi interdisant le blasphème, des évolutions encourageantes dans le monde islamique et des perspectives d’avenir d’Asia Bibi.

***

Tobias Lehner – À travers le sort d’Asia Bibi, l’opinion publique a découvert le danger mortel qui caractérise la situation de nombreux chrétiens au Pakistan. Condamnée à mort et écrouée, Asia Bibi a été acquittée fin octobre 2018 de l’accusation de blasphème envers l’islam et remise en liberté. Que savez-vous de la situation actuelle ?

Père James Channan – La situation des chrétiens au Pakistan est alarmante. Ils vivent dans la peur et l’insécurité. Cette situation persiste depuis les années 1970, quand la charia est devenue la source de la législation du Pakistan. Les musulmans radicaux abusent en particulier de la loi controversée sur le blasphème pour régler leurs comptes personnels. Chaque fois que des chrétiens sont accusés de blasphème présumé, tous les chrétiens de la région sont inculpés avec eux. Cela conduit souvent à des actes de violence contre les chrétiens.

C’est exactement ce qui est arrivé dans le cas d’Asia Bibi. Accusée de prétendu blasphème, elle a été condamnée à mort et écrouée pendant neuf ans. Même après avoir été acquittée, elle n’est toujours pas en sécurité. Des islamistes radicaux tentent de la trouver et de la tuer. Elle se trouve donc sous la protection de l’État. Nous espérons qu’elle pourra maintenant quitter le pays et vivre en liberté.

Le cas d’Asia Bibi n’est pas unique. Que savez-vous du sort des chrétiens qui ont également été accusés de blasphème ?

Un rapport de la conférence épiscopale du Pakistan fait état de 224 autres cas de chrétiens accusés de blasphème depuis 1984. Parmi eux, il y a notamment les époux Shafqat Masih et Shagufta Bibi. Ils ont été condamnés à mort. Je leur ai rendu visite en prison. Ils sont accusés d’avoir envoyé des SMS blasphématoires, ce qu’ils contestent. Leurs perspectives d’avenir sont plutôt sombres. Même s’ils étaient acquittés, eux et leurs enfants ne pourraient pas continuer à vivre au Pakistan. Des musulmans fanatiques tenteraient de les tuer. La loi interdisant le blasphème brise la vie des accusés, mêmes s’ils échappent à l’exécution de la sentence de mort.

Après l’acquittement d’Asia Bibi, nous avons vu des images d’une foule hostile qui continuait d’exiger son exécution. Dans ce contexte, les chrétiens du Pakistan auront-ils jamais la possibilité de vivre librement leur religion ?

Ces images ont donné l’impression qu’à tout moment un groupe de musulmans militants pouvait paralyser le pays tout entier. Cependant l’islamisme militant n’est pas majoritaire au Pakistan. Il y a environ 10 à 15 pour cent d’islamistes radicaux qui incitent la population à la violence. La majorité des musulmans ne suivent pas ces agitateurs, mais s’engagent en faveur de la liberté de religion, y compris pour les chrétiens. Tant les chrétiens que les musulmans ont été extrêmement soulagés lorsque les forces de sécurité pakistanaises ont récemment arrêté plus de 1000 islamistes. Le gouvernement a eu raison de sévir contre l’extrémisme. Et j’espère que cela va continuer.

Aide à l’Église en Détresse collabore depuis de longues années avec vous. D’un point de vue européen, les possibilités de changer la situation semblent limitées. Est-ce que ce soutien constitue malgré tout une différence pour les chrétiens du Pakistan ?

Le soutien accordé par Aide à l’Église en Détresse contribue grandement à ce que l’Église du Pakistan puisse proclamer la foi et poursuivre le dialogue. Grâce à cette aide, nous sommes parvenus à bâtir de nombreux ponts entre les chrétiens et les musulmans. Nous voulons montrer que les différentes religions n’ont aucune raison d’avoir peur les unes des autres. Au Centre pour la paix à Lahore, il y a beaucoup de religieux musulmans, dont le grand imam de la deuxième plus grande mosquée du Pakistan, qui s’engagent régulièrement au sein de notre programme et qui sont des amis très proches. Je suis convaincu qu’un avenir bon et pacifique réside dans le dialogue entre chrétiens et musulmans.

En septembre 2018, Amanda Griffin et Mario Bard du bureau de l’AED-Canada rencontraient le père Channan.


 

Vues d’ailleurs, mercredi 19 h à Radio VM

01.10.2018 in AED-Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Formation, Mario Bard, Ouganda, PROJETS AED, Projets pastorale, Radio Ville Marie, Radio VM, Refugiés, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Radio VM

Soutenir des réfugiés sud-soudanais en Ouganda

Ce mercredi à 19 h, Christine du Coudray, responsable de l’Afrique pour Aide à l’Église en Détresse nous parle des projets que l’organisme entend soutenir afin d’aider l’Église catholique locale dans son travail auprès des réfugiés du Soudan du Sud installés en Ouganda. Lire aussi l’entrevue donnée à Robert Lalonde.

Des cours sont donnés par le biais du Centre Emmaüs Katikamu pour les réfugiés sud-soudanais des camps ougandais de de Bidibidi et de Palorinya.

Puis, nous vous donnerons des nouvelles du monde, de l’information que vous entendrez peu ou pas sur les ondes de d’autres stations généralistes.

Vues d’ailleurs, un rendez-vous unique avec l’Église catholique locale, tous les mercredis, 19 h, sur les ondes de Radio VM, en rediffusion tous les dimanches dans la nuit à 2 h 30, et le mercredi à 13 h 30.

En collaboration avec Radio VM!

 

Communiqué AED: Un témoin courageux du dialogue du Nigéria

22.06.2018 in ACN Canada, AED Canada, AFRIQUE, Marie-Claude Lalonde, Mario Bard, Voyager avec l'AED

Canada
Un témoin courageux du dialogue

Montréal, vendredi 22 juin – Du 8 au 14 juin, Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) a eu la grande chance et le bonheur de recevoir un témoin direct de la persécution contre les chrétiens, Mgr Ignatius Kaigama, un ardent défenseur du dialogue interreligieux et du dialogue interethnique , et ce, depuis près de 20 ans.

Après la messe à Toronto

« Une force incroyable habite cet homme », raconte Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED. « Malgré toutes les raisons qu’il aurait d’être en colère, il prêche la paix par ses paroles et son choix de vie. Il a fait le choix de l’option non violente, ce qui n’était pas évident vu son histoire personnelle. »

Basilique Saint Patrick à Montréal

En effet, durant les rencontres tenues à Vancouver, Toronto, Ottawa, Gatineau et Montréal, Mgr Kaigama a révélé que sa tribu a été touchée par un précédent djihad en 1804. Plus tard, en 1892, plusieurs membres de sa tribu ont été massacrés ou bien encore faits esclaves, des événements historiques peu connus en Occident. « Ce sont des bergers Fulani – musulmans – qui ont attaqué la forteresse où ma tribu s’était réfugiée », a raconté Mgr Kaigama. « J’aurais toutes les raisons d’être en colère. » En plus de son histoire familiale, l’archevêque s’est trouvé au cœur d’un épisode d’une rare violence, tout juste après les événements tragiques du 11 septembre 2001.

 

Créer le dialogue

Marie-Claude Lalonde, Mgr Kaigama et Mgr Lépine, Archevêque de Montréal

Quand il est nommé archevêque du diocèse de Jos, en avril de l’an 2000, Mgr Kaigama pense qu’il pourra reprendre son souffle. « Je pensais pouvoir me reposer », nous a-t-il confié. C’est que, depuis le 3 février 1995, il avait consacré beaucoup d’énergie à la création d’un nouveau diocèse, celui de Jalingo. Mais voilà qu’en septembre 2001, cette ville de la Ceinture du milieu (Middle Belt), s’enflamme. Elle a pourtant la réputation de se trouver en terrain modéré dans un Nigeria coupé en deux : le nord musulman, le sudchrétien.

 

À la suite de la tragédie du 11 septembre, la ville de Jos s’enflamme. Pendant une dizaine de jours, plus de 1000 personnes sont tuées. « Mes gens ont été tués, ma cathédrale brûlée, ma maison détruite, les véhicules dont nous nous servions pour aller visiter les paroisses situées en zone éloignée et difficile brûlés. Je dis toujours aux gens qu’il n’y a pas une personne qui devrait être plus enragée que moi. Dans l’attaque de ma cathédrale, 14 personnes ont été tuées, j’ai vu leur corps à mes pieds. Je devrais être la personne la plus enragée! », répète-t-il. « Mais, je me suis dit : ‘Quand tu es en colère, c’est toi que tu blesses le plus. Cherchons une façon de se parler.’ Et c’est comme ça que je suis entré dans le dialogue, interpellant des musulmans raisonnables et des leaders [de tous les horizons] afin de nous asseoir et de trouver des solutions pour chaque situation : que pouvons-nous faire pour éviter les crises? Comment pouvons-nous faire en sorte que les gens s’impliquent dans un dialogue constructif quand il y a un problème et qu’ils n’entrent pas dans une confrontation hostile? »

 

Mgr Prendregast, Archevêque d’Ottawa et Mgr Kaigama

Être un témoin crédible

Mgr Kaigama reste incompris de plusieurs de ses compatriotes et de ses coreligionnaires. Après tout, peu de chrétiens oseraient aller dormir chez un Imam ou bien encore aller prier à la mosquée avec des musulmans et même participer à un mariage. Les uns le trouvent trop mou, les autres naïfs et perdant son temps dans un combat qu’ils jugent perdu d’avance.

 

« En Afrique [depuis quelques années], les graines de la discorde et de la méfiance ont été semées, spécialement au Nigeria… où la Sharia a été implantée dans neuf États » estime-t-il. « Pourtant, comme chrétien, mon devoir est de faire ce que Jésus me demande de faire: il est la lumière, la vérité et la vie. Si je ne peux suivre son chemin, je n’ai aucune raison d’être ce que je suis. Je dis toujours à mes gens : ‘Retournons aux origines [de notre foi]. Après des violences, les jeunes viennent à nous, spécialement les chefs religieux. Ils disent : ‘Achetez des armes pour nous!’ Alors je dis : ‘Si j’ai à me battre avec des armes, alors que signifie la Parole ‘Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix.’ Je leur dis, ce n’est pas ma mission. Même si c’est difficile – [surtout] quand quelqu’un a perdu son père, sa mère, sa famille entière – nous essayons de les pacifier et nous interpellons le gouvernement pour qu’il fasse quelque chose. »

Mgr Kaigama avec le cardinal Collins à Toronto

Mgr Kaigama continue son travail en faveur du dialogue au Nigeria. Il est l’un des fondateurs et promoteurs du Centre pour la réconciliation et la paix (Dialogue,reconciliation and peace centre) situé à Jos. En octobre 2017, il organisait avec d’autres chefs religieux une prière interreligieuse pour la paix.

« Nous gardons Mgr Kaigama dans notre cœur et prions pour que son travail porte fruit ! », indique Mme Lalonde. « J’invite nos bienfaiteurs à prier pour lui et sa mission, dans la confiance que Dieu peut apporter la paix même dans les cœurs les plus endurcis. Chez Mgr Kaigama, la parole de l’Évangile ‘Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent’ trouve tout son sens. »

Mgr Kaigama rencontre l’équipe de l’AED à Montréal


 

AED-Nouvelles – Pakistan : appel à prier pour le Pakistan

26.04.2018 in ACN International, Asie, Attentat, Entrevue AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, John Pontifex, liberté religieuse, Mario Bard, Pakistan, Persécution, Prière, Voyagez avec AED

Photo : une prière interreligieuse pour la paix en 2017, avec le grand mufti de Lahore et Mgr Sebastian Shaw

Pakistan

Appel à prier après des attaques contre les chrétiens

Un évêque pakistanais appelle à prier pour les chrétiens de Quetta qui ont subi leur troisième attaque en cinq mois. Deux chrétiens – Rashid, Khalid et Azhar Iqbal – ainsi que trois autres ont été blessés après l’assaut lancé par quatre personnes à moto qui ont commencé à tirer sur les gens près d’une église dans le quartier chrétien d’Essa Nagri, à Quetta.

Cette attaque, survenue le dimanche 15 avril dernier, s’est passée près de deux semaines après qu’une famille de quatre catholiques de Lahore ait été abattue près de chez un parent auquel elle rendait visite pour Pâques.

Selon ce qui est rapporté, les défunts – dont les noms sont Parvaiz, Kamran, Tariq et Fordous – étaient sortis pour acheter de la crème glacée quand ils ont été pris pour cible.

Selon un groupe missionnaire au Pakistan, les agresseurs ont déposé un pamphlet sur les lieux du crime.  Ils y ont qualifié le meurtre de « premier épisode du génocide des chrétiens ».

L’État Islamique a revendiqué la responsabilité des deux attaques.

Dans un entretien accordé à l’Aide à l’Église en Détresse », Œuvre de bienfaisance catholique qui soutient les chrétiens persécutés et souffrants, Mgr Sebastian Shaw, archevêque de Lahore, a déclaré : « Les fidèles de Quetta sont profondément préoccupés et inquiets. [Mais], Toutes ces souffrances et cette douleur peuvent être surmontées grâce à la foi. C’est pourquoi je lance à chacun un appel, à travers l’AED, à prier pour la paix et l’harmonie afin que les gens de toutes les religions puissent vivre au Pakistan en paix et en harmonie. »

Mgr Sebastian Shaw : « « Quand nous sommes tentés de perdre espoir, nous nous rappelons qu’à travers votre compassion et vos prières, vous êtes avec nous, à nos côtés ».

L’archevêque, qui a accordé l’entretien au cours d’une visite au siège international de l’AED à Königstein, en Allemagne, a déclaré : « Quand nous voyons ces atrocités se produire les unes après les autres, alors nous dépendons beaucoup de la communion spirituelle que nous avons avec nos amis et bienfaiteurs de l’AED ».

Il a ajouté : « Quand nous sommes tentés de perdre espoir, nous nous rappelons qu’à travers votre compassion et vos prières, vous êtes avec nous, à nos côtés ».

L’archevêque a demandé une protection accrue de la police. Il a déclaré : « Le gouvernement devrait assurer une meilleure sécurité afin que tous les gens puissent vivre côte à côte en toute sécurité ».

Les chrétiens de Quetta avaient été ciblés en décembre dernier lorsque deux kamikazes avaient pris d’assaut une messe de Noël bondée dans l’église méthodiste Bethel de la ville, faisant 11 morts et plus de 50 blessés.

En octobre dernier, des miliciens avaient lancé une grenade dans une église protestante dans le quartier de Quetta Arbab Karam Khan Road, mais personne n’avait été blessé car les fidèles avaient déjà quitté le bâtiment.

Le Pakistan a été identifié comme un pays où la persécution s’aggrave dans le rapport de l’AED Persécutés et oubliés ? 2015-17, un rapport sur les chrétiens opprimés pour leur foi, publié tous les deux ans par l’Œuvre de bienfaisance, qui examine les parties du monde qui sont un sujet majeur de préoccupation pour les fidèles menacés de violations de la liberté religieuse.

 

Le Pakistan est un pays prioritaire pour l’AED,
qui travaille dans plus de 140 pays à travers le monde.
Si vous  voulez contribuer à un projet au Pakistan,
vous pouvez donner en cliquant sur le bouton ci-dessous.

MERCI 


 

Entrevue AED – République Démocratique du Congo : la population vit un calvaire !

27.03.2018 in ACN Canada, AED Canada, AFRIQUE, Mario Bard, Non classifié(e), République Démocratique du Congo (RDC), Voyagez avec AED

Entrevue AED

République Démocratique du Congo : la population vit un calvaire !

Depuis le milieu des années 90, des régions entières de la République Démocratique du Congo (RDC), situées surtout dans l’est du pays, sont plongées dans un cauchemar permanent : un véritable calvaire ! Profondément croyants, les habitants de la RDC ont toutes les raisons de crier vers le père : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », comme Jésus sur la croix.

Les diocèses font ce qu’ils peuvent pour soutenir les populations déplacées. Ici, le soutien de ceux et celles qui n’ont presque plus rien dans le diocèse de Butembo-Beni.

« Oui dans le cas de la RDC, on peut parler de calvaire », explique à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) une source proche du diocèse de Butembo-Beni dont nous tairons le nom afin de garantir sa sécurité. « Le diocèse vit dans un climat de terreur entretenu par les groupes armés, présents dans la région depuis 1995. » Cette source souligne que c’est encore pire pour certaines paroisses qui se retrouvent dans ce que les journalistes appellent « le triangle de la mort. » Quatre paroisses s’y trouvent « à savoir Eringeti, Mbau, Oicha et Buisegha dans le territoire de Beni. Dans le territoire de Lubero nous parlons des paroisses de Kipese, Kagheri, Bingi et Luofu. Certains habitants de ces paroisses sont en perpétuel déplacement depuis plus de 20 ans ! »

 

 

Le cauchemar sans fin qui s’y vit est provoqué par la présence de groupes rebelles qui, depuis 1995, massacrent les populations. « Ceux-ci se déroulent dans la partie nord du diocèse de Butembo-Beni et plus précisément dans le territoire de Beni, ainsi qu’aux alentours de la ville de Beni », raconte notre contact. « Ces massacres sont maintenant étendus dans la province voisine appelée Ituri, au nord de notre province du Nord-Kivu. »

Parmi les auteurs, on retrouve un groupe nommé ADF-Nalu, groupe de rebelles musulmans d’origine ougandaise. Ils sont installés dans le diocèse depuis 1995. « Selon certaines analyses, raconte notre interlocuteur, la manière de tuer ressemble à celles des génocidaires rwandais de 1994. » C’est pourquoi plusieurs considèrent donc qu’il y aurait « une main rwandaise » derrière les massacres que vivent depuis presque 25 ans les populations de l’est de la RDC depuis des années. « Ces malfrats utilisent des machettes et des haches pour tuer, jeunes et vieux, femmes et enfants sans pitié », raconte notre source.

Des enfants et des femmes déplacés dans l’est de la RDC. L’extraction des ressources minières et le contrôle sur ces richesses, « la convoitise », seraient aussi à l’origine de ces milliers de déplacements, en plus des massacres. 

Il parle également « de projet de balkanisation » que des forces inconnues mettraient en place pour littéralement [créer] un «Tutsiland», lequel couvrirait « toute notre province du Nord et du Sud-Kivu ainsi que la province de l’Ituri, qui seraient annexées au Rwanda… Voilà pourquoi les paisibles populations sont massacrées : pour éliminer les traces des populations autochtones qui travaillent leur terrain. Ce qui occasionne donc les déplacements de cette population. Nous ne savons pas à quel niveau se situe la complicité [des différentes autorités gouvernementales], régionales, nationales comme internationales », raconte encore notre source.

L’extraction des ressources minières et le contrôle sur ces richesses, « la convoitise », seraient aussi à l’origine de ces massacres et de ces milliers de déplacements. Depuis décembre 2017, MSF (Médecins sans frontières), estime que 50 000 personnes ont traversé le grand Lac Albert (province de l’Ituri) pour fuir les massacres, les viols de femmes, d’enfants et de vieillards et la destruction de leurs villages. Ils sont accueillis de l’autre côté, en Ouganda.

Comment annoncer l’Évangile ?

L’Église demeure une force morale et sociale majeure en RDC. « Notre Église de Butembo-Beni travaille pour la sensibilisation afin que les déplacés soient accueillis dans des familles », raconte notre source. « Le diocèse a entrepris plus d’une fois des collectes d’argents et des biens (nourriture, vêtements, ustensiles). Par contre, à cause de l’appauvrissement de la population par les guerres à répétition, ces collectes n’apportent presque plus rien. »

Malgré ce climat de terreur et la persécution dont elle est victime, l’Église demeure forte. Pour notre source, le passage de l’Évangile qui lui permet de continuer est le suivant : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5, 44). Il pointe aussi vers un personnage bien connu de la Bible : Job. « La persévérance et le témoignage dans la souffrance, ainsi que l’endurance et la patience de Job nous servent de modèle ».

 

Appel à la prière

En cette Semaine sainte, prions spécialement pour la population de la RDC ainsi que pour l’Église qui travaille en faveur de la population congolaise et qui de ce fait, subit la persécution. Depuis 2015, Aide à l’Église en Détresse (ACN) œuvre pontificale et organisme international de bienfaisance catholique y a soutenu 823 projets pour plus de 16 millions de dollars.

 


 

Vues d’ailleurs – Reconstruire Marawi, d’abord les coeurs

19.01.2018 in AED Canada, Marawi, Marc Fromager, Mario Bard, Philippines, Radio Ville Marie, Radio VM, Vues D'ailleurs

D’abord reconstruire les coeurs

Marawi aux Philippines – mercredi 24 janvier à 19 h – RVM

Marc Fromager, le directeur du bureau français de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), s’est rendu aux Philippines rencontrer le Vicaire apostolique de Marawi, ville majoritairement musulmane, détruite par des groupes sympathisants de Daech (État islamique) et par l’armée du pays qui a bombardé la ville pour la reprendre, après cinq mois de siège. La cathédrale est détruite, de même que de nombreux édifices appartenant à l’Église catholique.

Pourtant, Mgr de la Pena (photo ci-haut) désire d’abord reconstruire les coeurs! Compte-rendu avec M. Fromager.

Rendez-vous mercredi 24 janvier, dès 19 h, sur les ondes de Radio VM (www.radiovm.com).
En rediffusion le vendredi à 16 h et le mercredi à 13 h.
Vues d’ailleurs est présenté par l’Aide à l’Église en Détresse Canada, en collaboration avec Radio VM.

 

La délégation qui, pour la première fois depuis le mois de mai, à mis les pieds dans la cathédrale de Marawi, 11 janvier 2018. Notre invité, 4e à partir de la gauche.

Père Werenfried – Un appel à l’accueil et à la paix à l’aube Noël

22.12.2017 in ACN Canada, Aide à l'Église en détresse., Mario Bard, Père au Lard, Père Werenfried van Straaten

 

En 1947, inspiré par un passage de l’Évangile de Jean et la situation qui était vécue par des millions de personnes après la Seconde guerre mondiale, le père Werenfried van Straaten, fondateur de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a écrit une réflexion très touchante, tout d’abord publiée dans l’info-lettre de la communauté de moines à laquelle il appartenait, les Prémontrés, et ensuite dans le Bulletin, la publication de l’AED toujours en opération depuis 70 ans, et qui est lue dans le monde entier en plusieurs langues.

Est-ce que les temps ont changé? Est-ce que nos coeurs se sont ouverts à un plus grand amour de Dieu ? Est-ce que nous sommes présents pour nos frères et soeurs qui essaient de rebâtir leurs vies en Irak et en Syrie, aux Philippines ou bien à Cuba?  Y-a-t-il encore une place à l’auberge?

Alors que la grande fête de la Nativité est à nos portes, nous vous offrons ce texte de réflexion, aussi pertinent aujourd’hui qu’aux jours où il a été écrit.

 

« Paix sur terre ? Pas de place à l’auberge. »

par le père Werenfried van Straaten


ECHO (Bulletin)  (Toren, Décembre 1947)

 

Chers amis,

Lorsque Noël arriva pour la première fois, les chemins menant à Bethléem étaient pleins de monde. Des voyageurs qui se dépêchaient d’atteindre la ville du roi David afin de s’y faire inscrire pour le recensement ordonné par l’empereur Auguste. Avec les mains, les pieds et les coudes ils se défendaient pour avancer. Car ils savaient déjà que seuls les premiers arrivés auraient une chance de se procurer un gîte pour la nuit. Et comme cela arrive si souvent, cela se passa aussi à cette époque-là : les plus riches et les plus forts qui étaient à cheval ou à chameau ou qui disposaient d’un carrosse de luxe poussèrent de côté les petits sur leurs misérables ânes et passèrent avant dans les auberges. Et pour Marie qui portait Jésus en son sein, il n’y avait pas de place dans la maison où logeaient les voyageurs.

 

Voyez-vous à quoi cela ressemble ? Comment une ville est prise à l’improviste par des gens qui ne pensent qu’à eux ? Avez-vous une vague idée comment était la situation à Anvers pendant la guerre lorsqu’on on a pris d’assaut le tramway 41 ? Comment on se battait et donnait des coups de pied ? Comment l’aimable employé des postes et le petit-bourgeois se sont tout à coup transformés en animaux féroces ? Comment toute convenance et toute courtoisie disparurent et que l’on défendait son propre moi sans indulgence aucune ? Chacun pour soi ! C’est ainsi que c’était également à Bethléem. Et voilà pourquoi il n’y avait pas de place pour la Sainte Famille. Pas de place pour le Christ ! Et Marie sentait que son jour était arrivé. Et Joseph ne savait plus que faire. Mais il n’y avait pas de solution : seuls et oubliés, ils se perdirent dans la foule

Le père Werenfried avec l’un de ses compagnons, le père Coenen, avec des enfants réfugiés à Francfort qui seront bientôt amenés en Flandre pour y être pris en charge et qu’ils commencent une nouvelle vie.

 

Peu de choses ont changé. Il n’y a toujours pas de place pour le Christ. Parce que l’homme continue à être poussé par sa propre impatience. Et parce que, au fond, cela ne l’intéresse plus dès qu’il est lui-même au chaud et en de bonnes mains.

 

Beaucoup d’entre nous sont au chaud ; nous allons bien. Nous avons un appartement, des fenêtres en verre qui nous protègent du froid, et malgré la pénurie de nourriture et d’autres choses due à l’après-guerre, malgré les prix usuraires, il ne nous manque pas grand-chose, au fond. Mais réfléchissons-nous à ce que, dehors, Marie et Joseph errent par milliers en Europe ? Que le Christ pleure sous les traits des pauvres, des sans-abri et des réfugiés, de personnes affamées et assoiffées, des prisonniers et des malades et de tous ceux qu’il a appelés les plus petits parmi les siens et dans la misère desquels il cache son corps d’Homme-Dieu ?

 

Noël approche à nouveau et le Christ demande à être accueilli par les siens. Invisible, Il erre dans nos rues et dans toute l’Europe. Ne vous comportez donc pas comme la foule d’animaux féroces de Bethléem, pas comme les logeurs indifférents, pas comme les petits-bourgeois bien nourris dans leur autoritarisme de beaufs, mais ouvrez vos portes et vos cœurs à chaque peine qui est la peine du Christ.

 

La peine du Christ ? En Allemagne, des centaines de villes sont complètement détruites. Souvent, il n’en reste presque plus rien à part les bunkers que les Allemands ont construit partout pour protéger la population contre les attaques aériennes. Maintenant, des centaines de milliers de personnes vivent dans ces bunkers. Il y règne une odeur nauséabonde. Chaque famille – dans la mesure où on peut encore parler de familles – est entassée sur quelques mètres carrés de plancher en béton. Il n’y a pas de feu et pas de chaleur, à part la chaleur des corps voisins.

 

Bien des torts ont été commis pendant la guerre et l’occupation, mais ces proscrits restent tout de même nos frères et sœurs. Le Christ veut également vivre en eux avec Sa pureté, Son amour du prochain et Sa bonté. Les bergers sont venus et ont adoré le Christ dans une étable. Mais ces gens-là n’ont même pas une étable. Le Christ ne peut pas vivre humainement dans leurs bunkers. Là, il n’y a pas de place pour Lui. Voilà ce qui est, presque trois ans après la fin de la guerre, la peine du Christ !

 

Le monde dans lequel nous vivons est une folie. Un monde qui a considéré des siècles durant l’égoïsme sans pitié comme étant la sagesse la plus grande… et qui a, à plusieurs reprises, causé sa propre perte. Un monde plein de bêtes féroces et de criminels. Un monde, où, dans les petites choses comme dans les grandes, on a considéré que le propre MOI était plus important que l’amour. De César à Napoléon, d’Hitler à Staline et aux stratèges nucléaires américains, ça a toujours été la même chose et ça le restera sans doute. César a été assassiné. Napoléon est mort en exil. Hitler s’est tué d’un coup de feu. Mussolini a été pendu… Qui sera le prochain ? La violence et un égoïsme effréné mènent inévitablement à l’effondrement. Nous le savons. Nous l’avons nous-mêmes subis, et nous en supportons aussi nous-mêmes les conséquences. Cependant, comme si nous étions aveugles et fous, nous suivons toujours la même voie. La voie de l’égoïsme, dans les petites choses comme dans les grandes. En commençant par les Conférences de Yalta et la Conférence de Potsdam des « Cinq Grands » jusqu’à la petite passion de l’argent du petit paysan-usurier en passant par les méchancetés lâches de nos propres péchés, ce monde est dominé par les égoïsmes.

 

L’Ecriture sainte contient une phrase tragique : « Il arriva sur Ses propres terres et les Siens ne l’accueillirent pas ».

 

Pas de place pour Lui dans la maison où logeaient les voyageurs, parce que les « Siens » manquaient d’amour. C’est ici que se trouve la racine sombre des guerres et des dévastations. Et nous savons qu’Il est le Prince de la paix dont toute la Terre souhaite la venue, dont nous avons extrêmement besoin. Laissez-nous donc, au nom de Dieu, ramener l’amour qui Lui ouvre les portes et les cœurs. Parce que nous, les hommes, nous allons ensemble. Tous. Même les Allemands et les Communistes. Même les pauvres hères qui ont froid dans leurs bunkers. Même les réfugiés et les personnes déplacées. Nous devons créer de la place les uns pour les autres et nous aimer les uns les autres. Non pas comme mot d’ordre, mais par l’action. Comme Saint Martin. Il était à cheval. Un pauvre homme lui demanda l’aumône. Mais il n’avait plus rien. Ainsi, il prit son manteau et le déchira pour pouvoir en donner la moitié au pauvre. Et ce pauvre homme, c’était le Christ lui-même. Tous ceux qui sont pauvres, dans n’importe quel sens du terme, sont le Christ. Donnez donc des paquets de vêtements et de nourriture pour vos frères en Allemagne et ne leur demandez pas de rembourser la dernière livre de charbon. Donnez une chambre de votre appartement aux sans-abri. Réservez une place à votre table pour ceux qui ont faim. Et donnez tout votre amour et toute votre miséricorde, votre pardon et un visage aimable.

 

Saint Jean a écrit aux chrétiens : « Nous avons connu l’amour de Dieu en ce qu’il a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu’un possède les biens du monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et en vérité » (1 Jean 3, 16-18).

 

Tant que nous n’aurons pas fait cela, notre porte et notre cœur resteront fermés pour le Christ. Il n’y aura alors pas de place pour Lui chez nous ! Toutes les crèches de Noël, les sapins avec les bougies, les cheveux d’ange et les étoiles brillantes ne seront pas en mesure de réparer ces erreurs. Laissez-nous donc faire la paix les uns avec les autres dans nos cœurs, sur les décombres du pays de notre ennemi. Oublier les vieilles querelles. Nous donner la main dans la clémence et la bonté. Rétablir l’amour. Car le petit enfant qui pleure dans la crèche est Emmanuel, Dieu avec nous. Et Dieu est amour.

 

Père Werenfried van Straaten 

 

 

 

 

 


 

Persécution des chrétiens : rapport accablant!

12.12.2017 in AED Canada, Communiqué, Génocide, liberté religieuse, Mario Bard, Persécution, Voyagez avec AED

Persécution des chrétiens

Rapport accablant !

 

La version française du rapport abrégé Persecuted and forgotten? 2015-17 est enfin disponible en format PDF sur le site web du bureau canadien de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), www.acn-canada.org/fr. Persécutés et oubliés ? 2015-17, le rapport abrégé, met l’accent sur la persécution que vivent les chrétiens dans 13 pays, dont la Chine, la Corée du Nord et le Nigeria. En tout, ils seraient plus de 200 millions à subir la persécution ou bien une forte discrimination parce qu’ils sont chrétiens. Et certains avancent même le chiffre de 600 millions! 

« De rapport en rapport, oui, j’avoue un certain découragement », confie Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’AED depuis 17 ans. « Que faut-il faire sinon continuer à soutenir ces minorités persécutées – ce que nous faisons autant en Syrie et en Irak, mais également dans tout le Moyen-Orient, et dans plusieurs pays situés en Asie et en Afrique. Toutefois, la défaite de Daech (État islamique), en particulier dans la plaine de Ninive en Irak, est le début du retour des chrétiens, donc une bonne nouvelle. Par contre, cette situation peut-elle constituer une prise de conscience plus large dans le monde, concernant l’obligation pour la communauté internationale de mieux protéger les minorités religieuses ? J’espère, mais j’en doute… », estime Mme Lalonde.

En Chine, la foi chrétienne est un moyen d’infiltration étrangère, considère le président actuel. Pourtant, des chrétiens y sont présents depuis le 7e siècle… 

« Dans presque tous les pays étudiés, la situation générale des chrétiens s’est aggravée depuis 2015 », peut-on y lire. « La seule exception est l’Arabie-Saoudite, où la situation était déjà si mauvaise qu’elle ne pouvait guère empirer », indique-t-on. De plus, la survie même des communautés chrétiennes demeure toujours un enjeu majeur en Irak et en Syrie. Dans ces pays, l’Aide à l’Église en Détresse réaffirme que Daech s’est livré à un véritable génocide contre les chrétiens, sans compter les autres minorités religieuses.

En Asie, la plus grande démocratie du monde donne du fil à retordre à ses minorités religieuses. Pas moins de neuf états de l’Inde ont voté des lois anti-conversions afin d’empêcher les hindous de se convertir à toute autre tradition religieuse, dont le christianisme. Le parti national au pouvoir – BJP – prône l’Hindutva, courant de pensée qui ne tolère aucune autre religion sur son territoire que l’hindouisme. Toujours en Asie, la montée en force du numéro un du parti communiste chinois, Xi Jinping, fait craindre le pire aux chrétiens alors que celui-ci déclare que le christianisme est une religion à siniser et que cette religion est un moyen « d’infiltration étrangère ».

En Érythrée, professer la foi chrétienne est un risque en soi.

Enfin en Afrique, les groupes terroristes comme Boko Haram déstabilisent les populations du nord du Nigeria, quand ce n’est pas l’État qui comme au Soudan détruit des églises ou en interdit leur construction au nom d’une vision de l’Islam.

L’Occident alimente l’extrémisme

Enfin, le rapport met en lumière le peu de coopération dont font preuve les gouvernements occidentaux dans la lutte contre la discrimination et la persécution à caractère religieux. « Les puissances occidentales, dont les États-Unis, sont accusées non seulement d’avoir failli à s’attaquer aux causes de l’extrémisme, mais de l’avoir alimenté. » On y reproche entre autres la signature d’un contrat d’armes de 110 milliards de dollars américains par l’administration Trump, avec l’Arabie-Saoudite, entente pourtant suspendue sous la précédente administration.

Wikileaks a révélé que l’Arabie-Saoudite a fourni des armes directement à Daech, groupe accusé de crime de génocide contre les chrétiens par le précédent Secrétaire d’État, John Kerry.

« Oui, il faut absolument s’informer quant à la terrible nature de la persécution contre les chrétiens », conclut Mme Lalonde. « Elle concerne non seulement les personnes de foi chrétienne, mais nous espérons également que cette préoccupation soit partagée par toutes les personnes dites ‘de bonne volonté’, qui ont à cœur les droits de la personne. »

 

Rapport abrégé disponible en format PDF à l’adresse :
www.acn-canada.org/fr, section Informer, onglet Liberté religieuse. 


 

Vues d’ailleurs – Prix d’Excellence 2017 de l’Améco

09.11.2017 in Mario Bard, Radio Ville Marie, Radio VM, République démocratique du Congo, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Rediffusion de l’émission Vues d’ailleurs du 24 octobre 2016

République Démocratique du Congo (RDC)

cri du coeur pour une terre meurtrie

 

Gaston Mumbere est l’auteur du livre La cloche ne sonnera plus à l’église de Butembo-Béni. L’auteur relate les difficultés extrêmes qui sont rencontrées par les citoyens de l’Est de la RDC, là où la corruption, l’appât du gain et le manque total de compassion font d’une terre fertile un lieu guerre et de massacres.

À écouter attentivement, ce vendredi 16 h, et mercredi le 15 novembre à 13 h 30.

L’Église est de plus en plus attaquée parce qu’elle ose dénoncer. Ici, un séminaire vandalisé en 2017.

Cette émission a été nommée Meilleure émission de radio pour les Prix d’Excellence 2017 de l’Améco, l’Association des médias catholiques et oecuméniques. Merci à Radio VM d’être une radio pour les sans voix, et merci aux bienfaiteurs et bienfaitrices de l’Aide à l’Église en Détresse (l’AED) de rendre en partie possible cette émission et de répondre ainsi à l’une de ses missions principales : Informer! 

 

 

Lien vers de l’information écrite en août 2016 – Agence Présence-Info – et toujours d’actualité. 

Vues d’ailleurs, mercredi 1er novembre

30.10.2017 in AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Mario Bard, Radio Ville Marie, Radio VM, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Vietnam
Un témoin nommé frère Marcel Van

Nous profitons du passage au Québec de Mme Anne de Blaÿ et du père Nicolas, respectivement présidente de l’Association des amis de Van et postulateur de la cause en béatification du frère Marcel Van, afin de parler de ce témoin, persécuté à cause de sa foi. Contemporain de la montée des Régimes communistes en Asie du Sud-Est, ce religieux rédemptoriste osera donner du sens à sa souffrance. À découvrir, en cette période de l’histoire où plus de 200 millions de chrétiens subissent une forte discrimination, ou bien carrément la persécution, à cause de leur foi. www.amisdevan.org.  

Image de la une : page couverture du manga Van, le combat de l’amour (Alexandre Ilic, Catherine Bouvier). 

Vues d’ailleurs est diffusée sur les ondes de Radio VM, en collaboration avec Aide à l’Église en Détresse.

L’émission est diffusée tous les mercredis à 19 h, et en rediffusion le vendredi à 16 h et le mercredi à 13 h 30.
(Animation et recherche : Mario Bard.)

Écouter sur Radio VM