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Bosnie

 

Projet de la semaine AED – Bosnie-Herzégovine – Construction

05.06.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Bosnie, Construction, Europe de l'Est, PROJETS AED

Projet de la semaine AED – Bosnie-Herzégovine – Construction

Texte par ACN International
Adapté par Mario Bard 
Publié sur le web,  5 juin, 2019

Le Centre de pastorale jeunesse Saint-Jean-Paul II : un succès éclatant !

En 2015, un Centre de pastorale jeunesse a été inauguré à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine. Il est ouvert à tous les groupes ethniques du pays. Il a été consacré à Saint Jean-Paul II, qui avait la jeunesse particulièrement à cœur et qui a su lui redonner de l’élan, par exemple grâce aux Journées mondiales de la Jeunesse.

 

Le Centre est un succès éclatant : chaque année, 10 000 jeunes de 10 ans et plus prennent part aux rencontres, sessions de formation et activités de loisir à caractère pastoral. Les mots d’ordre sont : « Rencontre – réconciliation – construire la paix et l’avenir ensemble ». Le Centre dispose de 20 employés à temps plein qui, avec 300 bénévoles environ, accomplissent les nombreuses activités pastorales. Aide à l’Église en Détresse a soutenu la création du centre à hauteur d’environ 750 000 dollars.

Une Église fragile

Les jeunes qui sont impliqués dans le centre Saint-Jean-Paul II sont souvent aussi très actifs dans leurs paroisses. Ils démontrent ainsi que, dans ce pays, il est possible de vivre ensemble pacifiquement, de trouver du travail, fonder une famille et construire sa vie. L’objectif est également de promouvoir la coexistence des différents groupes ethniques et religieux, afin de construire des ponts pour un avenir pacifique. Pour que l’avenir soit meilleur, c’est le travail auprès de la jeunesse qui est important. Celui-ci assure aussi la survie de l’Église.

De 1992 à 1995, pendant la guerre de Bosnie, la moitié des 500 000 Croates catholiques ont été expulsés ou ont émigré. Encore aujourd’hui, environ 10 000 personnes en moyenne, dont beaucoup de catholiques, quittent le pays chaque année parce qu’ils sont désavantagés sur le marché du travail, dans les écoles et dans la vie sociale ; ils n’ont aucune perspective d’avenir. Par contre, les jeunes qui sont profondément enracinés dans leur paroisse restent et croient en l’avenir.

Comme les capacités du Centre de Sarajevo sont trop faibles par rapport à la demande, un autre centre a été ouvert dans le nord du pays. Il dispose de possibilités d’hébergement pour dix personnes et de nombreuses activités y sont organisées, telles que des séminaires pour les responsables de groupes de jeunes, des initiatives interreligieuses et œcuméniques et bien plus encore. Sur son terrain, il y a aussi une ferme avec des animaux et un verger où les jeunes trouvent du travail. Le Centre fonctionne déjà, mais les dernières réparations n’ont pas encore été effectuées, par exemple dans les salles de bains et les toilettes. 

Par ailleurs, les responsables veulent construire un amphithéâtre extérieur. Aide à l’Église en Détresse voudrait fournir une aide de 30 000 dollars afin que de soutenir la continuité des travaux.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/ Vous désirez soutenir ce projet ou tout autre projet semblable ? Cliquez sur le bouton ci-dessous, et sélectionner ‘Projet de la semaine’.

Entrevue AED – Bosnie-Herszégovine : « Sévère discrimination au coeur de l’Europe »

26.04.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Bosnia Herzegovina, Bosnie, Entrevue AED, ESPOIR, Europe, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, par Tobias Lehner, Persécution, Réconciliation, Voyagez avec AED

Bosnie et Herzégovine

« Une lutte ouverte contre l’Église catholique »

Il y a maintenant 23 ans que les armes se sont tues en Bosnie-Herzégovine. Cependant, le pays ressemble toujours à une poudrière, estime Mgr Franjo Komarica, évêque du diocèse de Banja Luka (nord du pays). Âgé de 72 ans, il est connu pour son franc-parler, surtout lorsqu’il est question de la minorité catholique des Croates. Pour lui, cette minorité se voit toujours empêchée de retourner dans ses lieux d’origine, tout en étant défavorisée sur le plan économique, social et religieux. Il a de graves reproches contre les gouvernements européens, qui fermeraient les yeux face à la discrimination religieuse.

Il visitait récemment le siège international de l’Aide à l’Église en Détresse, situé en Allemagne. Dans un entretien avec Tobias Lehner, il explique pourquoi de plus en plus de catholiques quittent le pays et comment l’Église continue, malgré tout, à vivre la réconciliation.

 

AED- Tobias Lehner : Mgr Komarica, depuis les accords de Dayton en 1995, la guerre de Bosnie-Herzégovine est officiellement terminée. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Mgr Franjo Komarica : Certes, les armes se taisent, mais la guerre continue par d’autres moyens. Il règne en Bosnie-Herzégovine un « chaos contrôlé ». Mon impression est que ni le gouvernement ni la communauté internationale ne s’intéressent à l’édification d’un État de droit, où l’égalité des droits entre les groupes ethniques et les droits de l’Homme seraient également garantis pour les minorités.

Dans les faits et jusqu’à aujourd’hui, la Bosnie et l’Herzégovine sont placées sous le semi-protectorat des Nations unies. Une partie de l’autorité publique est exercée par un haut représentant international (depuis 2009, ce poste est occupé par l’Autrichien Valentin Inzko NDLR). Mais, celui-ci considère

En visite au siège international de l’AED, Mgr Franjo Komarica, évêque du diocèse de Banja Luka, située dans le nord de la Bosnie-Herzégovine.

qu’en matière d’évolution politique, il a les mains liées. Le pays est encore et toujours scindé en trois groupes ethniques : les Croates, les Serbes et les Bosniaques. Majoritairement catholiques, les Croates constituent le plus petit groupe. Leur axe d’influence international est l’Europe. De leur côté, la majorité des Serbes sont de croyance orthodoxe, et sont fortement influencés par la Russie. Quant aux Bosniaques musulmans, ils se tournent de plus en plus vers la Turquie et le monde islamique. Il en résulte de dangereuses forces qui nous éloigne d’une possible centralisation [positive des forces nationales], ce qui est non seulement néfaste pour le pays, mais aussi pour l’Europe !

 

Que voulez-vous dire par là ?
En raison de l’influence provenant de l’étranger, la population serbe et la population bosniaque sont maintenues intentionnellement dans une situation d’hostilité. Le pays continue d’être une poudrière ! Et les Croates se retrouvent entre les deux fronts. Durant la guerre, des centaines de milliers d’entre eux ont été expulsés, et même plus de vingt ans plus tard, ils ne peuvent toujours pas retourner chez eux, alors que les accords de Dayton leur ont concédé ce droit de retour. C’est le contraire qui est survenu : encore maintenant, les Croates sont nombreux à partir à l’étranger. Nous, les membres de la conférence épiscopale du pays, nous exigeons sans arrêt la mise en place complète des accords de Dayton afin de conférer plus de sécurité à la minorité croate. Comme par le passé, les Croates ne sont pas égaux en droits.

 

Quelles sont les raisons de cette absence d’égalité des droits de la minorité catholique ?
Les Croates ne sont pas considérés comme groupe ethnique constitutif de la Bosnie-Herzégovine. De même, de nombreux gouvernements étrangers déclarent que pour eux, la Bosnie-Herzégovine n’est composée que de deux peuples : les Serbes et les Bosniaques. Les conséquences d’une telle compréhension sont graves, comme le démontre un exemple de la République Srpska*. Seuls cinq pour cent des catholiques sont retournés dans les 69 paroisses qui y existaient encore avant la guerre. Et même de nos jours encore, dans d’autres régions du pays, des catholiques émigrent à l’étranger. Les Croates ne bénéficient d’aucun soutien politique, juridique ou financier. Il est pratiquement impossible pour eux de reconstruire leurs maisons ou de trouver du travail. Ils sont systématiquement discriminés. Cela constitue un dommage considérable pour tout le pays. Les autres religions sont d’ailleurs du même avis. Je me suis récemment entretenu avec le grand mufti bosniaque. Lui aussi dit : « Nous avons absolument besoin des Croates ici ! »

 

Le musulman ayant le rang le plus élevé du pays a reconnu le problème. Qu’en est-il des autres membres de la communauté musulmane ? On entend de plus en plus parler de radicalisation de musulmans également en Bosnie et en Herzégovine…
Oui, cette évolution existe. Par contre, la discrimination existentielle est bien pire que la discrimination religieuse. Soyons clairs : nous pouvons conserver notre foi, même en subissant la persécution – c’est déjà arrivé. Mais si les catholiques n’ont plus droit à leur patrie et à leur propriété, les effets sont d’autant plus destructeurs.

Activité de pastorale jeunesse. 

Je vous donne un exemple : le maire d’une localité de mon diocèse m’a dit : « Vous n’avez pas le droit de construire une église ici ». Alors qu’avant la guerre, il y existait une paroisse catholique ! Cet homme n’a pas le droit de nous l’interdire, car la Constitution de la Bosnie-Herzégovine garantit la liberté de religion. J’ai donc fait appel. Mais l’autorité supérieure a également rejeté mon appel. Finalement, je me suis rendu auprès du représentant de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, responsable de la coordination et de la reconstruction NDLR). Ce représentant m’a répondu : « Monseigneur l’évêque, je vous interdis de construire une église ! » Je lui ai montré les photos de l’ancienne église paroissiale ainsi que celle du prêtre assassiné durant la guerre. Il ne s’est ni excusé et n’a pas autorisé l’édification de l’église. C’est une lutte ouverte contre l’Église catholique. À plusieurs reprises, je me suis vu dire : « Vous autres catholiques devez déguerpir de ce pays ! »

 

Cette situation dramatique des catholiques en Bosnie-Herzégovine est peu connue à l’étranger. Qu’exigez-vous de la communauté internationale ?
Les personnalités politiques doivent clairement dénoncer et condamner cette discrimination sévère qui se déroule au cœur de l’Europe. C’est particulièrement valable pour les chrétiens. De la part de ceux qui tiennent réellement à la foi, j’attends qu’ils s’engagent également en faveur des femmes et des hommes privés de leurs droits dans mon pays –, et ce à travers des mots et des actes. Jusqu’à présent, nos appels sont restés sans écho. Et il y en a eu tant ! Quo vadis, Europa ? Quo vadis, chrétienté en Europe ? Comment voulons-nous communiquer nos valeurs chrétiennes à d’autres peuples si nous admettons une telle évolution dans notre propre maison et que nous détournons le regard ? Tant de haine et de discorde ont été semées en Bosnie-Herzégovine. Qu’est-ce que l’Église catholique peut faire pour que cette société soit de nouveau unie ?

Nous, les catholiques, représentons la plus ancienne communauté religieuse du pays. Nous nous sentons obligés d’agir afin que notre patrie retrouve une paix juste et pérenne ! Nous travaillons pour la réconciliation, notamment à travers nos œuvres sociales et nos activités éducatives, surtout dans nos établissements scolaires catholiques. Même si la politique nous punit de cet engagement ! Voilà pourquoi je suis si reconnaissant aux œuvres de charité comme Aide à l´Église en Détresse, qui essaient d’attirer l’attention sur notre sort et qui nous soutiennent. Bien que l’on m’ait déjà agressé physiquement pour cela, je continuerai à me prononcer en faveur de la vérité. Nos adversaires gagneront si nous nous taisons !

* Dans les accords de Dayton, la République Srpska ou République serbe de Bosnie a été créée comme « deuxième entité » de l’État fédéral de Bosnie-Herzégovine et englobe de vastes parties du Nord et de l’Est du pays NDLR).

Activité de pastorale jeunesse soutenue par Aide à l’Église en Détresse (2017).

 

Depuis plus de trente ans, l’œuvre pontificale internationale Aide à l’Église en Détresse (AED) porte secours aux catholiques de Bosnie et d’Herzégovine. Cette aide concerne surtout la reconstruction d’églises, de monastères détruits durant la guerre et la rénovation d’un collège de théologie. L’AED apporte également son soutien à l’acquisition de véhicules pour assurer les activités pastorales, à la construction de centres pastoraux, à la formation de prêtres et de religieux, et fournit une aide de subsistance à des monastères contemplatifs. Les projets encouragés par l’AED portent aussi sur les activités de l’Église en matière de pastorale de la jeunesse et de travail médiatique.

 


 

Bosnie – Les deux professions de la vie de Sœur Marija Bešker, religieuse

23.03.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à la subsistance, Bosnie, by Josip Vadner, by Karla Sponar, Religieuses, Voyagez avec AED

Bosnie

Plus on donne, plus on est satisfait

 

« Elle est plus forte que Tito », dit un médecin du service de chirurgie traumatologique du centre clinique de l’université de Sarajevo. Et celle dont on parle répond promptement : « Le président Tito est mort depuis longtemps et je suis, grâce à Dieu, bien vivante ». Marija Bešker a grandi dans une famille de 14 enfants. Elle a passé sa vie dans la clinique alors qu’elle avait déjà choisi sa première profession. C’est arrivé soudainement : « Ma tante était déjà dans les ordres. Quand j’étais petite, mon oncle me disait que je pourrais devenir sa mère supérieure. J’ai catégoriquement refusé. Mais une fois, alors que je rendais visite à ma tante à Bijelo Polje, j’ai vu partout des fleurs magnifiques. Tout le jardin m’a fascinée. À l’époque, j’ai finalement dû admettre qu’il y avait définitivement une possibilité pour que j’entre dans les Ordres. »

 

À l’âge de 14 ans, elle a enfin pris sa décision et est rentrée chez les Sœurs franciscaines du Christ Roi de la province croate près de Mostar, en Herzégovine. Aide à l’Église en Détresse (AED) a plusieurs fois apporté son soutien à cette congrégation. Auparavant, sous le régime communiste qui régnait dans l’ancienne Yougoslavie, il était impossible pour les religieuses de gérer une crèche ou un orphelinat, malgré le fait que ce soit l’une des vocations principales de cette congrégation. Il était aussi hors de question qu’elles travaillent dans une école. Marija Bešker s’est donc vue obligée de choisir une autre profession et elle est devenue infirmière.

Soeur Marija Bešker de Bosnie. « Quand il s’agit de son travail, elle souligne : « Il ne suffit pas d’avoir terminé sa formation médicale. Il faut avoir la bonne attitude, il faut considérer le métier comme une vocation. » Cette attitude lui a permis de progresser sur le plan professionnel – aujourd’hui, elle est infirmière en chef du quatrième service hospitalier de chirurgie traumatologique. Et le fait qu’elle appartienne à un ordre catholique n’a jamais nui à son travail. « Tous les collègues sont très respectueux envers moi ».

 

Tenir le coup à Sarajevo, même pendant la guerre

 

« Un véritable renom ne peut ni s’acheter ni s’apprendre. Il est lié à une philosophie de vie honnête, à une attitude professionnelle dans le travail et avant toute chose à l’amour du prochain », assure la religieuse de 61 ans, qui a prononcé ses vœux perpétuels en 1980. Sœur Marija Bešker est venue à Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine, trois ans avant la chute du Rideau de fer. On lui avait proposé d’aller à Dubrovnik, ville pittoresque des arts et des poètes sur la côte croate. Mais elle est restée en Bosnie, même lorsque la guerre a éclaté dans la région peu de temps après. Il fallait endurer « la réalité du mal », se souvient-elle. « Cependant, j’ai gardé de ces années de guerre quelque chose de positif à l’esprit : même durant les pires combats, notre personnel médical n’a jamais fait de différence quand il s’agissait de sauver un Croate, un Serbe ou un musulman. »

 

Utiliser le temps avec diligence

Quand il s’agit de son travail, elle souligne : « Il ne suffit pas d’avoir terminé sa formation médicale. Il faut avoir la bonne attitude, il faut considérer le métier comme une vocation. » Cette attitude lui a permis de progresser sur le plan professionnel – aujourd’hui, elle est infirmière en chef du quatrième service hospitalier de chirurgie traumatologique. Et le fait qu’elle appartienne à un ordre catholique n’a jamais nui à son travail. « Tous les collègues sont très respectueux envers moi ».

 

Mais cela ne suffit pas. « Lorsque je me rends auprès d’un médecin et que je dois lui demander quelque chose, je prie silencieusement en moi : ‘Pense à moi, Mère de Dieu pleine de miséricorde, qu’il soit de bonne humeur et qu’il me rende ce service.’ »  Après son service, Sœur Marija fait des visites aux malades, pour qui la vie est dure dans une société qui n’a pas fini de gérer ses traumatismes de la guerre, que ce soit du point de vue social, économique ou psychologique.

 

Son souhait d’avoir un joli jardin comme celui qu’elle admirait jadis en rendant visite à sa tante a été exaucé : « Lorsque les fleurs y éclosent, je ne ressens aucune fatigue », décrit Sœur Marija. La prière personnelle ou en communauté au sein de son ordre est ce qui compte le plus pour elle. « Mes consœurs plus âgées m’ont appris que d’une manière ou d’une autre, nous allons un jour devoir rendre compte du temps perdu ». Sœur Marija sourit d’un air espiègle. Elle rayonne de ce qu’elle avance : « Plus un être humain se consacrera à autrui, plus il sera satisfait et heureux. »

Soeur Marjia, devant l’hôpital où elle travaille. 

 

En 2017, Aide à l’Église en Détresse (AED) a accordé un peu plus de 120 000 dollars au total à différentes congrégations de religieuses de Bosnie pour de l’aide à la subsistance, pour des activités pastorales ou pour les transports des religieuses.


 

Reportage – Bosnie – un orphelinat remplie d’amour

29.08.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AMOUR, Bosnie, Enfants, Formation religieuse, Rolf Bauerdick

Bosnie :

« Nous sommes là pour les enfants qui ont besoin de nous. »

 

Aux côtés des sœurs Admirata et Manda, Katarina feuillette les albums photo de ces vingt dernières années. Un sentiment mêlé de joie et de nostalgie plane dans l’air. Car si ces photographies leur remémorent les jours heureux de l’enfance de Katarina, elles annoncent aussi que la période préservée de sa jeunesse prendra bientôt fin. Katarina est la pensionnaire la plus âgée de l’orphelinat « Egipat » de l’ordre des « Servantes de l’Enfant-Jésus ».

 

Ses parents, des réfugiés de la guerre de Bosnie, déracinés et souffrant de traumatismes, n’étaient pas en mesure d’assurer son quotidien. Incapables de s’occuper de Katarina et de son frère aîné Stipo, ils confièrent leurs petits à la grand-mère. « La vieille dame était totalement dépassée par leur éducation », raconte Sœur Admirata, « si bien que nous avons accueilli les deux enfants. » Katarina avait deux ans lorsqu’elle arriva chez les sœurs. Aujourd’hui âgée de 19 ans, elle se prépare à quitter l’endroit qui est devenu son foyer. « Je suis un peu nerveuse à l’idée de vivre en dehors de l’orphelinat », dit-elle. Sœur Admirata donne du courage à sa protégée. Elle sait que « Katarina est bien armée pour faire face au monde des adultes. »

Une peinture du fondateur de l'orphelinat, Mgr Josip Stadler (1843 – 1918). En plus d'être également fondateur de la Congrégation qui s'en occupe, l'évêque s'est fait l'avocat des enfants abandonnés et négligés, et des plus pauvres de son pays.

Une peinture du fondateur de l’orphelinat, Mgr Josip Stadler (1843 –-1918). En plus d’être également fondateur de la Congrégation qui s’en occupe, l’évêque s’est fait l’avocat des enfants abandonnés et négligés, et de tous les plus pauvres de son pays. On l’appelait le « père des pauvres ». 

 

Admirata Lučić est la supérieure provinciale de l’ordre qui a installé un orphelinat et un jardin d’enfants dans l’enceinte de son couvent situé à Sarajevo (Bosnie). Dans l’un des couloirs, un tableau grandeur nature rend hommage à l’archevêque Josip Stadler (1843 – 1918) à qui la congrégation doit son existence et son principe spirituel. J. Stadler fonda l’ordre des Servantes de l’Enfant-Jésus en 1890. Soucieux du sort des enfants abandonnés, il créa également des orphelinats. Dès lors, les religieuses donnèrent à leur couvent le nom d’« Égypte » en mémoire de la fuite de l’Enfant Jésus, loin du tyran Hérode.

 

Les religieuses ont une histoire mouvementée marquée par des temps de bonheur, mais aussi, par la destruction et la haine. Ainsi, sous la République populaire de Yougoslavie à l’époque de la dictature communiste, l’ordre est exproprié. En 1949, le couvent est confisqué, les enfants sont séparés des sœurs et placés dans des établissements publics. « La foi n’avait plus aucune place dans l’éducation des enfants, raconte la sœur Admirata. Il n’était plus permis de leur parler de Dieu. »

 

La démocratie revint et, la Yougoslavie démantelée, la guerre éclate en Bosnie – 1992 – et les militaires serbes bombardent entièrement le couvent. Mais celui-ci va renaître de ses ruines. En 1999, Admirata et les douze religieuses de la congrégation auxquelles Aide à Église en détresse apporte son aide fondent le premier orphelinat de Bosnie après la guerre. Aujourd’hui, le jardin d’enfants accueille 55 petits garçons et petites filles tandis que 19 enfants vivent à l’orphelinat. Ces enfants qui ont perdu leurs parents ou dont le père ou la mère ne sont pas capables de s’occuper ont trouvé ici un foyer. Sœur Admirata précise : « Mais il nous tient à cœur que les petits du jardin d’enfants ne viennent pas uniquement de milieux en difficultés. Ainsi, nous avons également des enfants de diplomates ou de familles bourgeoises. »

 

Stipo, le frère de Katarina, a déjà quitté l’orphelinat. Après une formation en mécanique automobile, il a trouvé un emploi dans un projet agricole géré par l’Église dans la région d’Čardak. Au terme de neuf années d’études, Katarina a passé un diplôme de vendeuse et de décoratrice-étalagiste. « J’espère trouver un bon travail. » Elle a de bonnes chances d’obtenir un emploi. Actuellement, les religieuses aident la jeune femme à dénicher un logement abordable à Sarajevo. Ce n’est pas chose facile. Par contre, Admirata a confiance : « Nous allons trouver une solution. »

 

Les deux derniers enfants arrivés à l’orphelinat sont musulmans. Il s’agit de Melissa, 7 ans, et de son frère aîné Omer, 8 ans. Leur mère est partie en les laissant seuls. Une fois remarié, leur père a confié la garde de ses deux enfants au grand-père. Dépassé par leur éducation, le vieil homme s’est adressé aux Servantes de l’Enfant-Jésus en leur demandant de l’aide. Il a eu raison. Aujourd’hui, Omer et Melissa vont en cours primaire à l’école catholique et s’épanouissent complètement. En acceptant aussi bien les enfants musulmans qu’orthodoxes à l’orphelinat « Egipat », les religieuses agissent dans le sens du fondateur de la congrégation.

 

Melissa, sept ans, et son frère Omer, 8 ans. Tous les deux sont musulmans. Les religieuses dépassent les confessions, comme leur fondateur, pour d'abord s'occuper des plus pauvres.

Melissa, sept ans, et son frère Omer, 8 ans. Tous les deux sont musulmans. Les religieuses dépassent les confessions religieuses, comme leur fondateur, pour d’abord s’occuper de ceux qui sont dans le besoin.

Indépendamment de leur appartenance confessionnelle ou religieuse, les gens considéraient Josip Stadler comme un « père des pauvres ». De même, les Servantes de l’Enfant-Jésus ne font pas de distinction entre les enfants selon leur religion. « Nous sommes là pour les enfants qui ont besoin de nous », explique Sœur Admirata.

Épilogue

Deux jours plus tard, les sœurs et les enfants se sont rendus à la Cathédrale du Cœur-de-Jésus de Sarajevo pour assister à l’ordination sacerdotale de huit jeunes hommes. Ils n’ont pu dissimuler leur joie, car ils ont connu certains des jeunes gens du temps où ils étaient séminaristes.

 

Aide à l’Église en Détresse soutient la formation des novices des sœurs Servantes de l’Enfant-Jésus. L’année dernière, l’œuvre de charité pontificale a également contribué à la rénovation de deux bâtiments de la congrégation qui avaient été très endommagés à la suite à des inondations en Croatie.

 

Juin 2016 : les enfants apprennent par le jeu et les rires, et vivent dans une ambiance d'amour. Nous soutenons les religieuses dans leur formation, afin qu'elles puissent continuer à donner un amour inspiré de l'Évangile.

Juin 2016 : les enfants apprennent par le jeu et les rires, et vivent dans une ambiance d’amour. Nous soutenons les religieuses dans leur formation, afin qu’elles puissent continuer à donner un amour inspiré de l’Évangile.

 

Par Rolf Bauerdick, ACN-International
Adaptation : Mario Bard, Aide à l’Église en Détresse Canada

 

Projet de la semaine de l’AED: Sarajevo

18.05.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide, Bosnie, Non classifié(e)

Bosnie-Herzégovine

Aide à la formation à Sarajevo

Au cours de la guerre de Bosnie-Herzégovine de 1992 à 1995, la moitié des catholiques croates ont quitté le pays et ont cherché refuge à l’étranger.

 

Aujourd’hui, ils ne sont plus que 450 000 qui y vivent encore. Et, même s’ils représentent le troisième groupe ethnique en importance avec 15 pour cents de la population dans un pays à majorité musulmane, ils sont victimes de discriminations de toutes sortes. De ce fait, un grand nombre de familles qui avaient fui pendant la guerre n’y reviennent pas.

 

Des jeunes de l'archidiocèse de Sarajevo témoignes à leur foi en 2011

Des jeunes de l’archidiocèse de Sarajevo témoignent de leur foi en 2011

Toutefois, l’Église catholique joue un rôle plus important que jamais dans le processus de réconciliation et de guérison qui a suivi la guerre, car les blessures se font encore sentir aujourd’hui. De plus, le nombre de vocations a de quoi réjouir et démontre la vivacité de l’Église. Au séminaire archiépiscopal de Sarajevo, 44 jeunes hommes des trois diocèses du pays, ainsi que des pays voisins comme le Monténégro, la Macédoine, la Serbie et le Kosovo, se préparent actuellement au sacerdoce.

 

Le séminaire a besoin de soutien afin d‘assurer la formation des futurs prêtres. Les frais de subsistance sont élevés, et l’Église du pays dépend largement de l’aide de l’étranger. De plus, bon nombre de ses bâtiments ont été détruits pendant la guerre. Même 20 ans après, il faut reconstruire encore beaucoup d’églises, de presbytères et de monastères.

Bien que le séminaire fasse tout son possible pour limiter les dépenses, par exemple lorsque les petits travaux de rénovation peuvent être effectués par les séminaristes eux-mêmes, il lui faut de l’aide de toute urgence. Pour cette année académique, nous soutenons la formation des futurs prêtres à hauteur de 1,305 $ CAD par séminariste, ce qui fait un total de 57,420 $ CAD.

 

ACN-Bosnia

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Bosnie-Herzégovine – Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

05.06.2015 in Bosnie, Pape, Voyager avec l'AED

Group picture with youth in front of the future Youth ministry CBosnie-Herzégovine

Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

 Vingt ans après la fin de la guerre de Bosnie, les jeunes du pays se réjouissent tout particulièrement de la visite du Pape, prévue pour demain. Nous terminons aujourd’hui notre série de cinq témoignages d’entre eux qui révèlent leur enthousiasme quant à la venue du Saint-Père en Bosnie-Herzégovine.

 5e témoignage

Suzana Katava

Portrait of Suzana Katava, one of the young people who are activUn individu doit commencer à partir de lui-même, se changer lui-même en meilleur et donner ce changement comme un exemple pour les autres. Par conséquent, je suis sûre que le Pape François sera une source d’inspiration pour les changements qui sont tous très nécessaires, mais j’espère aussi qu’il apportera la beauté, la clarté et la paix, afin que nous puissions chasser les péchés qui nous séparent toujours et encore, et j’espère que cette visite aidera les gens à tourner leurs pensées et leur cœur vers Dieu avec la prière.

Moi-même, en tant que théologien, et par-dessus tout en tant que bénévole qui suit l’exemple et le travail de la Mère Teresa, je suis prête, spirituellement et physiquement, à accueillir un grand homme, qui a dit quelque chose à propos des bénévoles : la gentillesse peut offrir beaucoup plus que l’argent qui souvent déçoit tous ceux qui font confiance au pouvoir, à la gloire et à l’argent. La gentillesse est, par défaut, une récompense et cette récompense nous conduit toujours vers Dieu.

Merci pour ces paroles d’encouragement et bienvenue au Pape !

Bosnie-Herzégovine – Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

04.06.2015 in Bosnie, Pape

Group picture with youth in front of the future Youth ministry CBosnie-Herzégovine

Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

 Vingt ans après la fin de la guerre de Bosnie, les jeunes du pays se réjouissent tout particulièrement de la visite du Pape, prévue pour le samedi 6 juin prochain. Nous vous proposons, une série de cinq témoignages d’entre eux qui révèlent leur enthousiasme quant à la venue du Saint-Père en Bosnie-Herzégovine, et ce jusqu’à demain.

4e témoignage

Ana Uložnik

C’est vrai, je suis très loin, à des milliers de kilomètres de mon Sarajevo bien-aimé et de ma patrie. Je ne serai pas en mesure de rencontrer le Pape François en personne, mais je serai là avec mon esprit et ma prière, et ensemble avec mes sœurs, Liberija et Mirjam.

D’un Haïti lointain, nous suivrons de près les événements et les préparatifs de la visite du Pape à Sarajevo et nous soutenons pleinement cette visite par nos humbles prières et sacrifices pour que tout se passe comme prévu.

Portrait of sister Ana Uložnik, who is active in the youth pastoJe considère la visite du Pape à Sarajevo comme un exemple de l’attention d’un père pour ses enfants dans une pauvre Bosnie-Herzégovine. À travers cette visite, il veut donner un encouragement et soutenir ces enfants. Il est bien connu que le Pape François a consacré sa vie pour servir les pauvres, plus tôt en tant que cardinal et aujourd’hui comme Pape. Je suis heureuse parce que nous pouvons voir et faire l’expérience en ce Pape de la véritable attention que Dieu nous porte ainsi qu’à notre peuple.

Du plus profond de mes souvenirs, je descendais les rues dans ma pauvre Sarajevo ; je me souviens du serviteur de Dieu, Josip Stadler, le premier archevêque de Vrhbosna et le fondateur de l’ordre des « Servantes de l’Enfant-Jésus ». Cet ordre a été consacré et travaille pour les pauvres et les nécessiteux à Sarajevo afin de soulager leurs douleurs et permettre à ces personnes de vivre leur vie dans la dignité et l’espérance d’un avenir meilleur.

Notre Sarajevo et Bosnie-Herzégovine ne sont pas seulement entourées par la pauvreté matérielle, mais elles sont aussi affectées par d’autres formes de pauvreté matérielle et morale : les relations entre les personnes, les taux élevés du chômage parmi les jeunes, l’isolement et la solitude, spécialement des personnes âgées, le désespoir du vide de sens,  le nombre toujours croissant d’enfants vulnérables socialement et abandonnés, les familles séparées, le manque de compréhension et de soutien.

Grâce au programme de la visite du Pape à Sarajevo, nous pouvons voir que le Pape a reconnu nos formes de pauvreté et c’est pourquoi il vient pour nous encourager et, finalement, appelle à une coopération interreligieuse encore plus forte afin que chacun ici, dans notre magnifique Bosnie-Herzégovine puisse vivre une vie digne.

Le Pape François aime notre patrie et avec sa visite, il le confirme ! Mon souhait pour tous ceux qui seront là-bas est le suivant : j’espère qu’ils feront l’expérience du bonheur de la visite du Pape, et, encouragés par les mots et la présence du Saint-Père, qu’ils continueront de vivre en paix et bonheur parce que c’est exactement ce que le Pape apporte avec lui.

Bosnie-Herzégovine – Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

03.06.2015 in Bosnie, Pape

Group picture with youth in front of the future Youth ministry CBosnie-Herzégovine

Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

 Vingt ans après la fin de la guerre de Bosnie, les jeunes du pays se réjouissent tout particulièrement de la visite du Pape, prévue pour le samedi 6 juin prochain. Nous vous proposons, à compter d’aujourd’hui, et ce jusqu’à vendredi prochain, cinq témoignages d’entre eux qui révèlent leur enthousiasme quant à la venue du Saint-Père en Bosnie-Herzégovine.

3e témoignage

Valentina Gluvić

Le Pape François a déclaré à un moment dans son allocution : « Je voudrais une Église plus missionnaire, moins tranquille ». L’Église qui va plus loin. Donnez votre propre contribution pour ce genre d’Église : l’Église dédiée au chemin voulu par Jésus.

Portrait of ć, one of the young people who aAlors, cet événement n’est-il pas celui qui marquera ce mois de juin, cette année, cette décennie, qui restera dans nos cœurs, nos pensées et sentiments, et qui donnera à chacun de nous l’occasion d’apporter sa contribution pour ce genre de communauté, pour ce genre d’Église ? N’est-ce pas une chance pour nous d’écouter ce que cet homme humble et aimable, « le Pierre de notre temps », a à dire? Ceci est une chance pour moi, en tant qu’animateur, d’imprimer en moi un encore plus grand souhait pour l’animation et pour la diffusion de l’esprit chrétien ; d’éveiller et d’élever en moi l’esprit de paix, l’esprit de prière, l’esprit de solidarité et le respect mutuel, l’esprit d’amour et de bonté.

Pour moi, ceci est une occasion en tant que croyant, en tant que père, mère, enfant, en tant que travailleur religieux ou travailleur ordinaire, et comme individu, d’ouvrir mon cœur et d’aspirer à plein poumons l’enthousiasme, la paix, l’espoir et la foi, et finalement de garder ce souffle inhalé pendant un long moment.

C’est une occasion pour moi d’absorber avec les yeux pleins de foi et de dévouement, l’exemple de ce « petit homme » qui témoigne qu’il n’est pas dur de suivre Jésus-Christ et son chemin, mais aussi d’accomplir, par mon propre exemple, ici dans mon cœur, l’image ainsi cadrée.

Bosnie-Herzégovine – Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

02.06.2015 in Bosnie, Pape

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Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

 Vingt ans après la fin de la guerre de Bosnie, les jeunes du pays se réjouissent tout particulièrement de la visite du Pape, prévue pour le samedi 6 juin prochain. Nous vous proposons une série de cinq témoignages d’entre eux qui révèlent leur enthousiasme quant à la venue du Saint-Père en Bosnie-Herzégovine, et ce jusqu’à vendredi.

 2e témoignage

Mandalena Trgovčević

Portrait of Mandalena Trgovčević, one of the young peoChers jeunes, je crois vraiment que nous n’avons jamais été plus forts et plus stimulants qu’aujourd’hui. À un moment où de nombreuses véritables valeurs sont négligées ; dans ce monde où beaucoup nous ont sous-estimés et où beaucoup ne croient pas en notre avenir ; dans ce monde où beaucoup croient que nous sommes les brebis perdues dans la maison de Dieu.

Montrons au monde, montrons à la Bosnie-Herzégovine comme nous sommes forts et comment la force de la jeunesse peut inspirer beaucoup d’entre nous. Prenons le chemin de la paix, le sourire aux lèvres et l’amour dans nos cœurs. Allons vers l’Homme qui croit en nous. Faisons nôtre la force de cet événement historique, la force pour notre avenir, pour de nouveaux défis et luttons contre le désespoir de façon à avoir un avenir meilleur dans notre pays. Faisons nôtre la force de proclamer le Christ, d’aimer l’Église et de respecter les autres. Les rencontres nous rendent plus riches ; j’ai été tant de fois persuadée de cette vérité. Je crois que cette rencontre va tellement nous enrichir que nous pourrons être fiers d’être la jeunesse la plus riche au monde.

Bosnie-Herzégovine – Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

01.06.2015 in Bosnie, Pape

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Témoignages de cinq jeunes sur la visite du Pape

Vingt ans après la fin de la guerre de Bosnie, les jeunes du pays se réjouissent tout particulièrement de la visite du Pape, prévue pour le samedi 6 juin prochain. Nous vous proposons, à compter d’aujourd’hui, et ce jusqu’à vendredi prochain, cinq témoignages d’entre eux qui révèlent leur enthousiasme quant à la venue du Saint-Père en Bosnie-Herzégovine.

Antonio Topalovic

Du point de vue d’un jeune homme élevé avec l’Église catholique en Bosnie-Herzégovine, je sens que la visite du Pape peut être décrite comme l’évènement le plus important, le plus spectaculaire et la meilleure chose qui arrivera cet été à la Bosnie-Herzégovine en général.

Portrait of Antonio Topalovic, one of the young people who are aJe suis persuadé que cette rencontre avec l’un des piliers de la société humaine ramènera l’espérance. L’espérance perd lentement de sa substance dans notre pays. De plus en plus de jeunes partent pour trouver leur bonheur, mais ce n’est pas tout, ils quittent leurs familles et amis en croyant que tout ira mieux.

Le Pape François le dit en ces termes : « N’ayez pas peur, la vie est devant vous, ne vous laissez pas voler votre espérance ». La vie existe exactement ici, avec tous ses chemins de croix et ses difficultés, avec toutes ses peines, mais aussi avec bonheur. Cette vie en vaut la peine et nous pouvons créer de belles choses.

J’espère que cette rencontre sera consacrée à tous, et particulièrement aux jeunes qui sont en train de perdre espoir et qui se sont perdus eux-mêmes dans ce monde. Laissez Jésus verser l’amour dans les cœurs et prenez part à ce grand événement. Montrez au monde et aussi à vous-mêmes qu’il y a des gens formidables qui vivent en Bosnie. Des Bosniaques, des croyants !