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Aide à l’Église en détresse.

 

Ukraine – Réparer des dégâts considérables

05.07.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse.

La présente série de textes a pour objectif de vous faire connaître toutes sortes d’aides dont ont besoin divers organismes, paroisses ou communautés catholiques à travers le monde. Ainsi voyagerez-vous dans tous les continents pour réaliser combien votre soutien est important.

 

Bonne lecture !

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 AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

À Balta, l’église paroissiale de Saint Stanislas, évêque et martyr, est la plus ancienne église catholique romaine du diocèse d’Odessa-Simferopol, dans le sud de l’Ukraine. Après les longues années de régime soviétique athée, la paroisse est aujourd’hui à nouveau bien vivante. La messe est célébrée tous les jours, mais il y a aussi beaucoup d’autres événements.

La catéchèse a lieu pour les enfants chaque mercredi ; les premiers communiants suivent un cours le jeudi ; un cercle biblique se réunit le samedi ; et la catéchèse pour adulte se tient le dimanche après la messe. Il y a aussi des réunions pour enfants de chœur ainsi que pour les adultes qui se préparent au baptême ou au mariage. « Les membres de ma paroisse aiment s’engager, que ce soit dans la préparation des célébrations religieuses ou dans les travaux au sein de l’église – aussi bien par leur collaboration que par leur soutien financier », exprime fièrement le Père curé Marcin Planeta.

UKRAINE-2L’important soutien des religieuses

De plus, les filles de la Charité sont actives dans la paroisse depuis 2007. Elles s’occupent particulièrement des enfants issus de familles brisées. Certains parents sont alcooliques et ne peuvent pas s’occuper de leurs enfants. Les enfants entrent alors beaucoup trop tôt en contact avec l’alcool et les cigarettes, ou commencent à voler. Les religieuses leur offrent protection et affection. En plus de se soucier de leur bien-être physique.

En effet les sœurs ont mis en place un déjeuner pour les enfants qui, sans cela, ne recevraient pas de repas chauds. Ils peuvent ensuite faire paisiblement leurs devoirs tout en étant soutenus. Il y a également des activités de loisirs et de la catéchèse. Il y a 40 enfants et adolescents qui profitent actuellement de l’offre des sœurs, et ce nombre augment de plus en plus. Elles proposent également des camps d’été. À travers les enfants, les sœurs et le curé peuvent aussi approcher leurs parents qui, de cette manière, reçoivent également de l’aide.

Cependant, la paroisse a maintenant un problème : l’église a un besoin urgent de travaux de rénovation, parce que le manque d’étanchéité du toit et de drainage des fondations a causé des dégâts considérables à cause de l’humidité, si bien que les messes doivent maintenant avoir lieu dans le presbytère. Le plancher, le crépi extérieur et intérieur, le plafond, le toit – tout doit être rénové. Malgré l’esprit de sacrifice des paroissiens, la paroisse n’a pas les moyens de financer elle-même toute la rénovation. C’est pourquoi le Père Planeta demande de l’aide à l’Aide à l’Église en Détresse. Nous avons promis 24 400 $.

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(514) 932-0552 ou 1 (800) 585 6333

Géorgie – Un centre d’aide aux handicapés de l’ordre des Camilliens

04.07.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique, Prière, Vues D'ailleurs

La présente série de textes a pour objectif de vous faire connaître toutes sortes d’aides dont ont besoin divers organismes, paroisses ou communautés ou catholiques à travers le monde. Ainsi voyagerez-vous dans tous les continents pour réaliser combien votre soutien est important.

 

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AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

En Géorgie, il n’y a que quelques établissements de soins pour les personnes handicapées. En général, c’est aux familles de prendre en charge ces soins. La situation est pire encore en dehors de la capitale Tbilissi. C’est ainsi que dans les zones rurales, il n’y a aucune aide.

GÉORGIE-2La ville d’Akhaltsikhe, dans le sud de la Géorgie, compte 17 300 habitants. On y dénombre 232 personnes handicapées, mais l’estimation officielle pourrait être beaucoup plus élevée. Un petit centre pour malades physiques et mentaux y a été créé en 2010. Lors de leurs visites à domicile chez les personnes handicapées, les sœurs de Sainte-Nino avaient constaté que le besoin de soins et la détresse des personnes handicapées et de leurs familles étaient très grands. Beaucoup de jeunes ayant des déficiences physiques ou mentales sont condamnés à la solitude et n’ont pas la moindre perspective d’un avenir digne et autonome. Leur état de santé et leurs conditions de vie médiocres ne leur permettent pas de recevoir une éducation ni de développer leurs compétences ou leurs centres d’intérêt.

Pas plus de six personnes

Le petit centre est ouvert du lundi au jeudi, de 10 à 14 heures. Ces jours-là, les patients sont amenés, en voiture de location, pour suivre un cours et une thérapie. Le vendredi, les employés font leurs visites à domicile, aidés de bénévoles. Les exercices thérapeutiques et les cours visent à renforcer les capacités physiques ou intellectuelles des patients et à les aider à agir de façon indépendante dans leur vie quotidienne.

Les pièces qui étaient jusqu’à présent utilisées sont trop petites en plus d’être dans un état de délabrement avancé, sans installations sanitaires adéquates ni cuisine. En raison de l’exiguïté et de l’inadaptation des lieux ainsi que du manque de ressources financières, le centre est actuellement dans l’incapacité de prendre en charge plus de six personnes. Maintenant, l’ordre des Camilliens, qui a déjà une grande expérience de tels établissements, projette de construire un centre de soins professionnel pour trente patients dans lequel il y aura diverses possibilités de thérapie et d’aide.

Mgr Giuseppe Pasotto, administrateur apostolique des catholiques vivant dans le Caucase a écrit à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) en ces termes : « En Géorgie, les personnes handicapées vivent en marge de la société, sans avenir ni perspectives. Il est prévu de consolider le travail en faveur des personnes handicapées, grâce à un nouveau centre de soins où les personnes handicapées connaîtront l’amour de Dieu et seront encouragées et traitées selon leurs possibilités. Notre paroisse est très pauvre et ce projet ne peut être exécuté sans soutien. Au nom des personnes handicapées auxquelles nous procurerons un avenir meilleur dans le centre de soins avec l’aide de Dieu, nous vous prions sincèrement d’examiner avec bienveillance notre demande et de soutenir ce projet. » L’AED aimerait fournir une aide de 81 500$.

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Côte-d’Ivoire – Des rizières et des champs de maïs pour 20 paroisses

03.07.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique, Cote d'Ivoire, PROJETS AED

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AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Soixante groupes ethniques ont longtemps cohabité pacifiquement en Côte d’Ivoire. La situation s’est détériorée à la fin des années 1990, aboutissant en 2002 à une guerre civile qui a duré jusqu’en 2007. Ce pays d’Afrique de l’Ouest qui tient son nom du fait que des éléphants ont longtemps été chassés dans la région pour le commerce de l’ivoire a plusieurs fois fait les manchettes, y compris après la fin de la guerre civile, parce que la violence s’y était à nouveau embrasée.

Les gens tentent de reconstruire leur vie. D’une part, le pays est économiquement le plus puissant de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mais d’autre part, plus de 43 % de la population vivent dans la pauvreté, ce taux pouvant même atteindre 50 % dans certaines régions.

COTE-D'IVOIRE-1La population de Côte d’Ivoire est jeune, l’âge moyen étant de 20 ans. Près de 40 % des quelque 22 millions d’habitants sont des enfants et des jeunes âgés de moins de 15 ans. Il y a 16,8 % de catholiques, les chrétiens représentant au total un peu plus d’un tiers de la population, et les musulmans un peu moins d’un autre tiers. Les adeptes des religions traditionnelles africaines sont à peine majoritaires avec 35 %.

L’Église catholique est subdivisée en 15 diocèses. Le diocèse d’Odienné, dans le nord-ouest du pays, est encore jeune puisqu’il célèbre l’année prochaine son dixième anniversaire. Il se situe dans une région qui, pendant la guerre civile, a été un bastion de l’opposition politique ayant été fortement disputé. Lors de la division du pays, il a fait partie de la sphère d’influence des rebelles des Forces nouvelles de Côte- d’Ivoire.

Pour une indépendance financière

Mgr Antoine Koné est inquiet parce que la pauvreté est grande : « La plupart des gens sont de petits agriculteurs. Ils dépendent des rares chutes de pluie, et d’un sol latéritique infertile. Les seuls qui obtiennent de bonnes récoltes sont ceux qui peuvent se payer un tracteur, des bœufs, des semences sélectionnées ainsi que des engrais et produits phytosanitaires. Mais tout cela est bien trop cher pour la majorité de nos chrétiens. » Les gens ne peuvent donc pas beaucoup donner faisant en sorte que les paroisses aussi sont pauvres.

L’évêque aimerait donc que les paroisses disposent d’une source de revenus propre afin d’être indépendantes financièrement. C’est pourquoi il souhaiterait qu’elles cultivent des rizières et des champs de maïs, d’autant plus que cela permettrait d’aider les pauvres. Mgr Kone se réfère aux paroles prononcées par Jésus lors de la multiplication des pains : « Donnez-leur à manger ! » (Mt 14,16). Il se demande : « Peut-on prêcher l’Évangile devant des hommes et des femmes dont le ventre est vide et qui souffrent de malnutrition ? »

Une somme de 20 400$ permettrait d’aider 20 paroisses à cultiver leurs propres champs. L’Aide à l’Église en Détresse voudrait les aider. Le proverbe dit : « Donnez à un homme un poisson et il mangera un jour. Apprenez-lui à pêcher et il mangera toute sa vie. » Si nous soutenons ce projet, l’Église d’Odienné aura désormais moins besoin d’une aide de l’extérieur.

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Serbie – Du chauffage pour des soins dignes

02.07.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., PROJETS AED, Serbie

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Depuis 1986, les « Servantes de la Sainte Vierge Marie » ont leur maison provinciale à Ruski Krstur dans la région de Voïvodine, dans le nord de la Serbie. « Notre maison provinciale est le centre et le cœur de notre province Saint-Joseph », disent-elles. La maison disposait de beaucoup de place pour pouvoir accueillir les réunions, rencontres et autres événements pour les jeunes filles et les religieuses. Mais avec le temps, les missions des sœurs n’ont cessé d’augmenter.

À proximité de la maison provinciale, il y a une maison de retraite qui n’offre que quelques places. C’est ainsi que de plus en plus de femmes âgées et solitaires sont venues chez les sœurs pour y trouver un gîte et des soins. Leur nombre a augmenté d’année en année, et de nouveaux locaux ont dû être créés.

SERBIE-2La communauté des sœurs a grandi elle aussi. Ce qui est en fait une bonne nouvelle a pourtant posé des problèmes à la communauté, car elle s’est retrouvée à l’étroit dans la maison. Le bâtiment a dû être agrandi encore une fois. Maintenant, il y a certes plus d’espace, mais il y a un autre problème : le système de chauffage n’avait été conçu que pour la taille de l’édifice d’origine. Il y a maintenant plus de chambres, mais elles ne peuvent pas être chauffées. Le chauffage, qui est dans un état misérable, a été plusieurs fois réparé, mais les sœurs ne peuvent pas faire autrement que d’installer un nouveau système de chauffage.

Sœur Veronika Anna Graljuk écrit : « C’est pourquoi nous demandons à l’Aide à l’Église en Détresse une aide financière et espérons de la compréhension et de la compassion, afin que nous puissions avec accorder aux personnes âgées une aide et des soins dignes d’eux, les aidant ainsi à attendre en paix la vie éternelle auprès de Dieu. » Nous aimerions fournir 11 500 $ d’aide.

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Soudan – Pour lire, prier et approfondir leur foi

28.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique, Persécution, PROJETS AED, Projets pastorale, Soudan, Vocation

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 AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

SOUDAN-2Les prêtres soudanais savent ce que signifie souffrir. Ils ne l’ont pas lu dans le journal ou vu à la télévision, mais ils le vivent dans leur propre corps, dans le chemin de croix sanglant de l’Église au Soudan. Les jeunes prêtres n’ont connu leur pays qu’en guerre pendant presque toute leur vie, et ont été formés dans les conditions les plus difficiles. Toute une génération n’a appris à connaître que la violence, les déplacements forcés et la misère.

Près de 25 années de guerre civile, dont les plaies saignent encore, même après le référendum ayant permis la création du nouvel État du Soudan du Sud, ont marqué le pays. Un triste bilan : 2,5 millions de morts, 5 millions de personnes ayant fui vers les pays limitrophes, 4 millions de personnes déplacées à l’intérieur même du pays, et d’innombrables âmes blessées.

Besoin de renforcer leur vocation

Les prêtres sont à tous égards aux côtés de leurs fidèles : pastorale, aide matérielle, éducation – ils doivent s’occuper de tous ces gens et toutes ces activités bien qu’ils soient trop peu nombreux pour pouvoir affronter cet océan de détresse. Leurs propres âmes sont tout aussi blessées que celles de leurs fidèles et leurs mains sont vides, car eux-mêmes n’ont rien. Mais Dieu les a appelés à être les bergers de son troupeau tourmenté.

L’Église souffre également de l’introduction de la charia islamique, qui s’applique aussi aux chrétiens. Elle régit le droit public comme le droit privé et s’applique également en matière d’éducation. Le but de l’islamisation de la société soudanaise occupe un vaste espace en politique. L’Église a de plus en plus de mal à respirer.

Il n’est pas étonnant que certains prêtres aient atteint les limites de leurs capacités et vivent de graves crises de vocation en ces temps difficiles. Au Vatican, le préfet de la Congrégation pour le clergé, Mgr Mauro Piacenza, a décrit de manière imagée le prêtre comme quelqu’un qui a besoin d’avoir dans son cœur « les muscles d’un Rambo » pour trouver tout l’amour et la force spirituelle dont il a besoin pour sa vocation. Cela est d’autant plus valable dans les pays qui vivent un Golgotha au quotidien.

Mgr Gabriel Zubeir Wako, Cardinal archevêque de Khartoum, écrit : « Ceux parmi nous qui ont des prêtres sous leur responsabilité se font du souci pour leur bien-être spirituel, en ces temps de grands changements, et nous voulons créer un environnement dans lequel ils aient du temps pour lire, prier et approfondir leur foi, afin qu’ils puissent à leur tour faire paître leur troupeau. »

Les prêtres ont besoin d’aide afin de ne pas craquer. C’est pourquoi 68 prêtres de l’archidiocèse de Khartoum et 22 prêtres d’El Obeid doivent participer à un programme de formation complémentaire et d’approfondissement spirituel. C’est ainsi qu’ils pourront renforcer leur vocation et relever conjointement les défis auxquels ils font face, ainsi que se consoler, s’affermir et se soutenir mutuellement en paroles et en actes.

En cette « année de la foi, les prêtres des deux diocèses se rencontreront quatre fois. L’Aide à l’Église en Détresse prend en charge leur voyage et la mise en œuvre du programme, à hauteur de 12 700 $.

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Jamaïque – La formation de 106 religieux et 44 novices

27.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique, Formation religieux, Jamaïque, PROJETS AED

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AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Ce que Richard Ho Lung a vu a tout changé. La pauvreté et la détresse, la violence et la souffrance en Jamaïque l’ont profondément touché. En 1981, ce jésuite, prêtre et professeur a renoncé à ses titres et ses fonctions. Il avait étudié la philosophie, la littérature anglaise et la théologie, et avait enseigné au St. George’s College, à l’University of the West Indies (UWI) en Jamaïque, ainsi qu’au Boston College aux États-Unis. Jamaïcain de naissance, il avait été ordonné prêtre en 1971. « Je prêchais la parole de Dieu, mais je ne la vivais pas », estime aujourd’hui le Père Richard Ho Lung.

JAMAIQUE-2Richard Ho Lung a quitté l’ordre des Jésuites pour se rendre dans les bidonvilles et les ghettos de Kingston, la capitale jamaïcaine. « J’ai appris à connaître la vie des pauvres, j’ai compris les béatitudes du Christ comme une mission », déclare rétrospectivement cet homme maintenant âgé de 73 ans, dont le grand-père était originaire de Chine.

Au début, l’étonnement des personnes était grand, mais bien vite, ce prêtre qui s’occupait des pauvres, des personnes âgées et des malades a été apprécié. Son exemple a incité d’autres personnes à le rejoindre. Une petite communauté de quatre hommes, prêtres et laïcs est née. Ils se faisaient appeler les « frères des pauvres », parce que c’est en tant que tels qu’ils ont été acceptés par les pauvres.

La Jamaïque : un pays jeune

L’évêque de Kingston a encouragé le jeune ordre qui venait de naître. Un peu plus tard, c’est dans une maison pour sans-abri que les frères ont continué leur service dans les bidonvilles. Ils en sont rapidement venus à s’occuper également des détenus. Une vie communautaire de foi, avec des temps fixes pour la prière, pour la liturgie et pour discuter, leur a donné la force de développer leur mission consistant à adoucir la détresse matérielle et spirituelle des plus pauvres. Le jeune ordre a grandi et s’appelle désormais les « missionnaires des pauvres ».

Les béatitudes du Christ sont devenues leur ligne directrice, l’écoute et l’aide sont leurs tâches quotidiennes. Afin de montrer la voie qui permet de sortir de la pauvreté et de la violence, les frères ont encouragé les intéressés à penser autrement et à se transformer en profondeur. Au lieu de miser sur la violence et de se battre, ils devaient prendre des initiatives communes. Pour le Père Ho Lung : « Quoi que le Christ ait dit, fait et supporté, nous aussi, nous devons le dire, le faire et le supporter ».

Les centres gérés par les frères sont des lieux de rencontre et des centres sociaux, mais aussi des lieux de silence et de prière. Ils considèrent comme un défi les détresses spirituelles et matérielles concrètes d’une société. Un exemple parmi tant d’autres est le projet Holy Innocents en Jamaïque, la « maison des innocents ». Il s’agit d’un nouveau gîte pour 200 bébés ou nourrissons et leurs mères ainsi que pour les femmes enceintes sur le bord d’accoucher. Sa raison d’être ? La Jamaïque est un pays jeune. L’âge moyen est de 24 ans pour une population totale de 2,8 millions d’habitants.

Actuellement, la Communauté compte plus de 500 frères et prêtres. Ils œuvrent en Jamaïque, en Haïti, en Inde, en Indonésie, au Kenya, aux Philippines, en Ouganda et aux États-Unis. Des volontaires s’engagent, sur des périodes déterminées, à les soutenir dans leur service.

L’Aide à l’Église en Détresse soutient cette année en Jamaïque la formation de 106 religieux et de 44 novices à hauteur de 27 000 $, afin que leur service aux pauvres et leur vie spirituelle reposent sur des bases plus sûres.

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Géorgie – Un centre d’aide aux handicapés de l’ordre des Camilliens

26.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique, Géorgie, PROJETS AED

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AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

 

En Géorgie, il n’y a que quelques établissements de soins pour les personnes handicapées. En général, c’est aux familles de prendre en charge ces soins. La situation est pire encore en dehors de la capitale Tbilissi. C’est ainsi que dans les zones rurales, il n’y a aucune aide.

 

GÉORGIE-2La ville d’Akhaltsikhe, dans le sud de la Géorgie, compte 17 300 habitants. On y dénombre 232 personnes handicapées, mais l’estimation officielle pourrait être beaucoup plus élevée. Un petit centre pour malades physiques et mentaux y a été créé en 2010. Lors de leurs visites à domicile chez les personnes handicapées, les sœurs de Sainte-Nino avaient constaté que le besoin de soins et la détresse des personnes handicapées et de leurs familles étaient très grands. Beaucoup de jeunes ayant des déficiences physiques ou mentales sont condamnés à la solitude et n’ont pas la moindre perspective d’un avenir digne et autonome. Leur état de santé et leurs conditions de vie médiocres ne leur permettent pas de recevoir une éducation ni de développer leurs compétences ou leurs centres d’intérêt.

 

Pas plus de six personnes

 

Le petit centre est ouvert du lundi au jeudi, de 10 à 14 heures. Ces jours-là, les patients sont amenés, en voiture de location, pour suivre un cours et une thérapie. Le vendredi, les employés font leurs visites à domicile, aidés de bénévoles. Les exercices thérapeutiques et les cours visent à renforcer les capacités physiques ou intellectuelles des patients et à les aider à agir de façon indépendante dans leur vie quotidienne.

 

Les pièces qui étaient jusqu’à présent utilisées sont trop petites en plus d’être dans un état de délabrement avancé, sans installations sanitaires adéquates ni cuisine. En raison de l’exiguïté et de l’inadaptation des lieux ainsi que du manque de ressources financières, le centre est actuellement dans l’incapacité de prendre en charge plus de six personnes. Maintenant, l’ordre des Camilliens, qui a déjà une grande expérience de tels établissements, projette de construire un centre de soins professionnel pour trente patients dans lequel il y aura diverses possibilités de thérapie et d’aide.

 

Mgr Giuseppe Pasotto, administrateur apostolique des catholiques vivant dans le Caucase a écrit à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) en ces termes : « En Géorgie, les personnes handicapées vivent en marge de la société, sans avenir ni perspectives. Il est prévu de consolider le travail en faveur des personnes handicapées, grâce à un nouveau centre de soins où les personnes handicapées connaîtront l’amour de Dieu et seront encouragées et traitées selon leurs possibilités. Notre paroisse est très pauvre et ce projet ne peut être exécuté sans soutien. Au nom des personnes handicapées auxquelles nous procurerons un avenir meilleur dans le centre de soins avec l’aide de Dieu, nous vous prions sincèrement d’examiner avec bienveillance notre demande et de soutenir ce projet. » L’AED aimerait fournir une aide de 81 500$.

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Pakistan – Pour la construction d’une chapelle

26.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., AMOUR, Chrétiens Catholique, PROJETS AED, Projets pastorale, Shabbaz Bhatti

La présente série de textes a pour objectif de vous faire connaître toutes sortes d’aides dont ont besoin divers organismes, paroisses ou communautés ou catholiques à travers le monde. Ainsi voyagerez-vous dans tous les continents pour réaliser combien votre soutien est important.

 

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AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

 

La paroisse Saint-Paul, à Pansara, à environ 25 kilomètres au sud-ouest de Faisalabad, offre une image paisible. Les élèves ont peint les images multicolores d’un monde en paix sur les murs extérieurs du terrain sur lequel se dressent une église, un presbytère et une école. L’un des motifs est un agneau qui se blottit avec confiance auprès d’un lion. Le curé a planté des arbres fruitiers. Des canaris chantent et des pigeons roucoulent dans la cour intérieure, tandis que les enfants jouent au football.

 

La paroisse, qui a été créée en février 2010, rassemble 30 villages. Le Père curé Emmanuel Parvez a du travail par-dessus la tête : « Dans certains villages, les gens savent certes qu’ils sont catholiques, mais ils n’ont jamais vu de prêtre » raconte-t-il. « Les catéchistes m’aident beaucoup. Ils vont dans les villages, invitent les gens à la prière et à l’adoration, rendent visite aux malades et préparent les fidèles à recevoir les sacrements. Mais ici, il nous faut d’urgence un second prêtre. » L’Aide à l’Église en Détresse a donc aidé à la construction d’un nouveau presbytère, car l’ancien n’avait qu’une seule pièce que le curé utilisait à la fois comme chambre à coucher, salle à manger et bureau, même s’il était déjà trop petit pour un prêtre.

 

Améliorer les conditions de vie

 

Le père curé Emmanuel a de nombreux projets. Il voudrait surtout améliorer les conditions de vie des gens. Les enfants doivent travailler dans les 25 fabriques de briques que l’on aperçoit partout à proximité de la route. Les ouvriers fabriquent les briques à mains nues et les font sécher au soleil. S’il commence à pleuvoir avant que les briques crues ne soient allées dans l’un des fours dont les cheminées dominent le paysage, tout le travail aura été inutile. Le propriétaire de l’usine dit alors : « Est-ce ma faute s’il a commencé à pleuvoir ? » Alors il ne paye pas ses employés, déplore le prêtre.

 

Les travailleurs sont traités comme des esclaves et vivent avec leurs familles dans des conditions insalubres et misérables. En cas de licenciement sans préavis, ils en sont alors réduits à errer à la recherche d’un abri. Mais les choses sont pires encore lorsqu’ils doivent emprunter de l’argent à leur patron parce que, par exemple, un membre de leur famille est tombé malade et a besoin d’un traitement médical. Cela rend les familles encore plus dépendantes. Elles en sont réduites à la servitude pour dettes pendant des générations, parce qu’elles ne parviennent pas à rembourser un prêt au taux d’intérêt exorbitant.

 

Le Père Emmanuel Parvez aide ces familles à échapper à l’esclavage. Il aimerait construire une cité, tout d’abord pour quatre-vingts familles. Les gens y auront leurs propres maisonnettes, il y aura une école, une petite infirmerie et une chapelle. Il demande le soutien de l’Aide à l’Église en Détresse pour la construction de cette chapelle.

 

Un cadeau spécial

 

Pour cette chapelle, le Père Emmanuel a déjà reçu un cadeau spécial : une statue de l’enfant Jésus de Prague d’environ 60 cm. La réplique de la statue miraculeuse est directement arrivée du célèbre sanctuaire de Prague et apportera bénédiction et réconfort aux chrétiens du Pakistan. Des centaines d’enfants ont attendu dans leur village l’arrivée de l’enfant Jésus pendant des semaines et se sont préparés par des prières. Quand il est enfin arrivé, ils l’ont salué par des chants et des danses.

 

PAKISTAN-3Ces enfants qui ont vécu très jeunes la détresse et l’esclavage, sont ravis que l’enfant Jésus lui-même soit parvenu jusqu’à eux. Il doit recevoir une place d’honneur dans la nouvelle chapelle du village où les anciens esclaves peuvent désormais mener une vie digne de leur humanité. Il protégera surtout les enfants, car au Pakistan ils sont très menacés. Il attirera également les catholiques d’autres paroisses. Une messe en l’honneur de l’enfant Jésus doit bientôt être célébrée à Pansara. Les prêtres et les fidèles de tout le diocèse de Faisalabad y sont invités et la réplique de la statue de Prague doit être conduite en procession solennelle vers sa destination.

 

Le Père Emmanuel Parvez a particulièrement à cœur les enfants qui, au Pakistan, sont en permanence menacés par le travail, la pauvreté, le terrorisme et la violence. Il voudrait leur offrir un meilleur avenir et les protéger. Il a lancé de nombreuses activités pour enfants auxquelles les petits musulmans peuvent aussi prendre part. La coexistence pacifique y est encouragée à travers des jeux et des réflexions en commun. Les familles musulmanes aussi aiment le prêtre parce qu’il les aide également.

 

Un cousin de Shahbaz Bhatti

 

Ce brillant bibliste, qui non seulement est infatigable dans sa paroisse, mais enseigne également au séminaire de Faisalabad, écrit par ailleurs des livres pour enfants et adolescents sur les paraboles et les miracles de Jésus. Les élèves peuvent par exemple jouer des pièces de théâtre à partir de ces histoires, ce qui leur permet de les assimiler plus profondément. Il a également écrit d’autres livres destinés à approfondir la foi.

 

PAKISTAN-1Ce prêtre de 62 ans est un cousin de Shahbaz Bhatti, ministre des minorités assassiné à la mitraillette par des extrémistes en mars 2011 en raison de son engagement contre la Loi sur le blasphème. À peine trois semaines après son assassinat, la Conférence des évêques pakistanais avait déjà officiellement demandé au Vatican qu’il soit ajouté à la liste des « martyrs de l’Église universelle ». Dans sa dernière interview, le ministre catholique avait qualifié son engagement de « témoignage pour le Christ ». Plusieurs membres de la famille de Shahbaz Bhatti ont entre-temps quitté le Pakistan parce qu’ils ont constaté que leurs vies étaient en danger.

 

Le Père Emmanuel Parvez a lui-même aussi déjà reçu des appels téléphoniques de menace. Mais il reste, car, comme il le dit : « Il vaut mieux être un martyr qu’un réfugié ». Beaucoup de gens ont besoin de son ministère sacerdotal, de son aide et de son témoignage intrépide. Il voudrait encore faire beaucoup pour la population de Pansara. Le Père Emanuel Parvez a demandé à l’Aide à l’Église en Détresse du support pour la chapelle du village des anciens esclaves. Nous voulons soutenir la construction à hauteur de 17 650$. Qui apportera son aide ?

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RAPPORT ANNUEL 2012

20.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Année record pour l’AED : plus de 117 millions de dollars pour 5600 projets dans 140 pays

Montréal, jeudi le 20  juin 2013 -. L’Œuvre internationale catholique de bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED) a reçu en 2012, pour la première fois de son existence, plus de 117 millions de dollars de dons. C’est ce qui ressort du rapport annuel que l’AED a présenté aujourd’hui. L’AED a ainsi reçu l’année dernière plus de 117,9 millions de dollars de la part de donateurs issus de 19 pays. Cela représente 11,2 millions de dollars de plus que l’année précédente.

D’après le rapport annuel, l’AED a utilisé les fonds disponibles pour financer 5600 projets pastoraux dans 140 pays. Le soutien financier a surtout été destiné aux Églises en pleine croissance d’Inde (5,3 millions de dollars), du Brésil et d’Ukraine (4,9 millions de dollars chacune) ainsi que de Russie (2,6 millions de dollars). Parmi les pays dans lesquels les catholiques ont dû traverser des crises ou sont soumis à un contrôle étatique renforcé, ce sont les projets pour les Églises de République Démocratique du Congo (près de 2,8 millions de dollars), de Cuba (2,3 millions de dollars) et du Vietnam (1,6 millions de dollars) qui ont reçu les aides les plus élevées.

L’AED a également été très active dans les pays en crise suivants : au Pakistan, en Irak et au Soudan, où les chrétiens subissent oppression et persécution ; dans la Syrie marquée par la guerre civile ; en Haïti, qui continue de souffrir des conséquences du tremblement de terre de 2010, ainsi qu’au Myanmar (Birmanie), pays confronté à un avenir politique incertain.

D’après les données, les aides ont surtout été versées pour divers projets de construction d’églises, de monastères et de centres paroissiaux partout dans le monde (27,9 %) alors que les honoraires de messe et autres aides à la subsistance pour les prêtres et les religieux sont au deuxième rang (18,9 %). Il ressort du rapport annuel que les autres priorités de financement ont été la formation théologique des prêtres du monde entier (10,6 %) et les aides au travail pastoral quotidien des paroisses (12,1 %). Enfin, l’année dernière, 8,3 % du budget ont été dépensés pour soutenir les stations de radio et de télévision catholiques.

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

République démocratique du Congo – Aide à la formation pour 89 séminaristes

20.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., PROJETS AED

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Depuis 1996, plus de 5 millions de personnes ont été assassinées dans la région du Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Des massacres d’une incroyable brutalité, des viols collectifs, des incendies criminels, des enlèvements et des pillages sont toujours à l’ordre du jour. Il s’agit du conflit armé ayant coûté le plus de vies depuis la seconde guerre mondiale.

La cause de cette tragédie est la cupidité envers les ressources minières, parce qu’il existe de vastes gisements de cuivre, uranium, cobalt, zinc, tungstène, étain minerai, or et diamants dans la région. Mais surtout, 80 % de tout le cobalt de la planète se trouvent ici. Grâce à sa résistance thermique élevée et à sa conductivité, ce métal est incontournable pour la production d’ordinateurs modernes, de téléphones cellulaires et de stations spatiales. Celui qui a le contrôle de ces ressources naturelles dispose d’un grand pouvoir. La vie humaine ne joue aucun rôle dans ce combat.

Les prêtres et tous les religieux catholiques partagent les souffrances de la population, persévèrent sur ce sanglant chemin de croix et aident là où ils le peuvent. Bon nombre d’entre eux y ont laissé leur vie. Cependant, malgré cela – ou au contraire à cause de ce courageux témoignage – beaucoup de jeunes hommes sont prêts à suivre l’appel de Dieu.

C’est ainsi qu’à l’heure actuelle, 89 séminaristes étudient la théologie au théologat St. Pie de Murhesa, pour devenir un jour les bons bergers de son peuple. En plus d’une bonne formation universitaire, le séminaire insiste fortement sur la formation spirituelle des futurs prêtres. L’accent est mis sur la prière, la méditation personnelle, l’adoration eucharistique et la confession.

Sans soutien financier, le séminaire ne pourrait accueillir et former les nombreux jeunes hommes qui se sentent appelés au sacerdoce. L’Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient donc régulièrement la formation des séminaristes. Le recteur du séminaire, l’Abbé Crispin Bunyakiri Mukengere, nous a écrit ceci : « Votre aide nous permet toujours de terminer l’année scolaire normalement. Sans ce soutien, nous serions totalement bloqués, ou obligés d’interrompre l’année scolaire.

Cette année aussi, l’AED fournira une aide de 34 400 $ afin que ces 89 jeunes hommes puissent poursuivre leur route vers le sacerdoce.

Ce projet est un exemple de notre travail. Votre don bénéficiera à ce projet ou à un projet similaire, et permettra le travail pastoral de l’AED.