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Aide à l’Église en détresse.

 

COMMUNIQUÉ : Égypte – « L’Église a été renforcée »

19.02.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Égypte, Français, Persécution

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Egypt, Sohag, 17.02.2015 Bishop Youssef Aboul-Kheir (Jusef Abul-Montréal/Königstein, le jeudi 19 février 2015 – « À la suite des assassinats de nos frères en Libye, l’Église en Égypte a été renforcée. », a affirmé Mgr Youssef Aboul-Kheir, évêque catholique copte de Sohag en Égypte, ce mercredi 18 février 2015, dans un entretien avec l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED). Lire la suite…

Il a expliqué que la persécution faisait partie de la vie de l’Église et que le sang des martyrs engendrait l’Église. « En Europe, a-t-il poursuivi, l’Église est libre. Nous ici, par contre, nous devons faire face à de nombreux obstacles. Mais quelle Église est plus forte ? » Les travailleurs immigrés coptes assassinés en Libye par l’État islamique seraient de véritables martyrs, affirme le pasteur : « Ils sont morts d’une mort sainte, avec des prières aux lèvres. Ils ont péri comme sont morts les premiers chrétiens. »

L’évêque a souligné avoir reçu de nombreux appels téléphoniques d’amis musulmans après l’annonce de ces assassinats dimanche dernier. « Ils m’ont dit que c’était leur problème avant d’être le nôtre. C’est l’Égypte et les Égyptiens qui auraient été attaqués, et pas en première ligne les chrétiens. »

On february 15th 2015 the first Catholic church on Sinai peninsu

Certes, les terroristes auraient eu l’intention de diviser les chrétiens et les musulmans en Égypte, assure Mgr Aboul-Kheir. « Mais ce plan n’a pas fonctionné. Bien au contraire. De nombreux musulmans sont furieux à cause des assassinats. Le président Al-Sissi s’est rendu auprès du chef de l’Église copte pour lui présenter ses condoléances. Et le premier ministre s’est déplacé dans le village d’origine des travailleurs assassinés. On voit là que l’attentat nous a unifiés en tant qu’Égyptiens. »

Le problème de la construction d’églises

Mgr Aboul-Kheir admet toutefois qu’il craint lui-même les extrémistes en Égypte : « J’ai peur des salafistes dans le pays. Ils tiennent un double discours. Les Frères musulmans, de toute façon, sont contre la société. Il existe donc un danger intérieur en Égypte même. » Eu égard aux élections législatives qui se dérouleront sous peu, l’évêque a exprimé son inquiétude quant à des personnes aux convictions extrémistes qui pourraient être élues : « Cela peut arriver parce que beaucoup de candidats sont inconnus du peuple. »

On february 15th 2015 the first Catholic church on Sinai peninsuIl serait cependant important, selon l’évêque, que le prochain parlement s’attelle par exemple au problème urgent de la construction d’églises qui, jusqu’à présent, est soumis à de nombreuses restrictions. « Il est essentiel que nous autres chrétiens d’Égypte puissions enfin vivre comme citoyens bénéficiant des mêmes droits que les autres », a souligné l’évêque.

Il croit également que le discours religieux tenu par les principales autorités musulmanes en Égypte devrait également être réformé : « L’université Al-Azhar est considérée comme force modératrice. Mais en vérité, ses enseignements et ses programmes comportent beaucoup de points qui ne sont en rien moins modérés. Ainsi, par exemple, en cas d’apostasie d’un musulman, l’application de la violence est justifiée. C’est en contradiction avec les conceptions modérées. L’université Al-Azhar doit corriger son programme », conclut l’évêque.

Syrie – « Le Seigneur agit silencieusement »

19.02.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Français, Persécution, Prière, PROJETS AED, Syrie

Depuis mardi dernier, et ce, jusqu’à demain, nous avons commencé à vous proposer des texte qui, en plus de vous décrire la situation telle qu’elle est vécue par les chrétiens en Syrie, vous offrent des témoignages poignants tant du personnel religieux sur place que des personnes vivant ce drame innommable.

Vous constaterez que, bien que la capacité de résilience des Syriens soit remarquable, leur douleur reste un poids qu’ils ne peuvent soutenir seuls. La prière, l’information et l’action peuvent les aider à poursuivre leur chemin, malgré leurs redoutables épreuves. Comment pouvez-vous les soutenir ?

 

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Par-delà toutes les frontières confessionnelles, les catholiques aident les chrétiens orthodoxes en Syrie – Aide à l’Église en Détresse soutient cette approche

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

La faim, la destruction, la mort : depuis des années, Sœur Ani aide la population d’Alep –  Aide à l’Église en Détresse la soutient dans son œuvre

« On ne peut pas s’imaginer dans quelles circonstances cette famille a vécu. C’était une cave froide et humide. Comme une catacombe. On a de la peine à respirer. À cause de l’obscurité permanente, la fille a perdu ses dents une à une. C’était terrible lorsque j’ai vu tout ça. Ils ont vivoté comme ça pendant trois ans. »

SYRIA / NATIONAL 14/00124 Emergency help for the needed families

Même après des années de guerre, Sœur Ani Demerjian est encore très affectée par les destins humains. La jeune religieuse catholique arménienne appartient à la congrégation d’origine française des Sœurs de Jésus et Marie. Née à Damas, cette jeune Syrienne persévère depuis des années à Alep, la métropole au nord de la Syrie qui fait l’objet de combats âpres et incessants. Le gouvernement et les rebelles se livrent ici des affrontements violents.

C’est la raison pour laquelle des centaines de milliers de personnes ont quitté cette ville jadis si florissante et aisée, mais qui est aujourd’hui très largement détruite. Ceux qui restent sont ceux qui ne peuvent pas se permettre de s’en aller et de repartir à zéro ailleurs. « À Noël, nous n’avions ni électricité ni eau. En revanche, nous avons été lourdement bombardés. Et c’est la règle, et non l’exception. Souvent, nous n’avons pas d’électricité pendant des jours, et s’il y en a, cela ne dure qu’une ou deux heures par jour.

Confrontation quotidienne à la mort

L’approvisionnement en eau s’est également écroulé. Les vieilles personnes doivent transporter avec des seaux l’eau des puits ou provenant de camions citernes, jusque dans leurs appartements au sixième étage, par exemple. En outre, il fait très froid en ce moment. Le gazole ou le gaz sont rares. Il y a des gens qui brûlent leurs meubles pour se chauffer. J’ai entendu parler d’une famille qui a brûlé des sachets en plastique pour se chauffer. Après, un enfant a dû être hospitalisé parce qu’il était intoxiqué par les fumées. Elle est comme ça la vie chez nous. Entre-temps, les gens ont aussi consommé tout ce qu’ils possédaient : argent liquide, bijoux ou autres objets de valeur. Ils sont à bout. Combien de fois nous arrive-t-il d’entrer dans des maisons où il n’y a rien à manger. Ce n’est pas facile de voir ses propres compatriotes dans un tel état. »

SYRIA / HOMS-MLC 15/00040Help for the bishop's house and other

Le danger s’ajoute à la détresse générale. « On peut mourir tous les jours. Une de mes connaissances a pris un taxi. Il a été touché par un obus. Il n’est rien resté d’elle. Voilà la vie que nous menons. Qu’allons-nous devenir ? Nous sommes entièrement dans la main de Dieu, notre vie appartient à Lui seul. Si c’est fini, c’est fini. »

Malgré cette confrontation quotidienne à la mort, Sœur Ani lutte pour la vie. Avec des volontaires, dont de nombreux adolescents, elle organise de l’aide pour les personnes en détresse. « Actuellement, nous aidons environ 600 familles en leur donnant des vêtements, de la nourriture, du gaz ou ce qu’il leur faut d’autres pour survivre. Nous n’y parvenons que grâce au soutien de l’AED. Je ne peux pas vous dire à quel point nous sommes reconnaissants aux donateurs. Dans une telle situation, les belles paroles ne servent pas à grand-chose. Les gens ont besoin de pain spirituel, mais aussi de pain pour qu’ils puissent manger. »

Une nouvelle espérance de vie

Et la détresse est grande. Beaucoup de pères de famille ont perdu leur travail, parce que leurs usines ont été détruites ou obligées de fermer pour d’autres raisons. Ainsi, des familles entières, qui vivaient auparavant dans l’aisance, ont basculé dans la pauvreté. Comme la famille chrétienne cachée dans la cave. « Auparavant, le père tenait un magasin de fleurs, raconte Sœur Ani, mais il n’a pas pu continuer à le gérer. Peu à peu, ils ont alors vendu tout ce qu’ils possédaient. Les meubles, les appareils électroménagers, les vêtements : pour un peu de nourriture, ils se sont séparés de tout cela. À un moment donné, ils ont déménagé pour aller vivre dans une cave. Le loyer de leur ancien logement était devenu trop cher. Dans cette cave, il n’avait pas d’électricité. Comme ils ont plus d’argent, leurs deux enfants, un fils et une fille, ont été obligée de cesser leurs études. »

Heureusement, le père de famille s’est rendu l’année dernière auprès de Sœur Ani. « Nous avons immédiatement décidé d’aider cette famille, poursuit-elle. Ils ont maintenant de l’électricité là où ils vivent, certes pas tout le temps, mais quand même de temps à autre. Nous voulons aider les enfants afin qu’ils puissent poursuivre leurs études. Et nous voulons aider la jeune fille à obtenir une nouvelle dentition. Vous ne pouvez pas vous imaginer la joie qui règne dans leurs cœurs. La jeune fille nous a dit que nous leur avions donné une nouvelle espérance de vie. »SYRIA / ALEP-CLD 15/00050Emergency help (medical)  for the disp

L’histoire d’une autre famille d’Alep a également beaucoup ému Sœur Ani. « C’est une famille de quatre personnes, également des chrétiens. Leur maison a été bombardée et détruite, et avec elle, tout ce qu’ils possédaient. Ils ont donc dû emménager dans le petit magasin où le père prépare du thé et du café pour les vendre dans la rue. Ce sont donc de pauvres gens. La mère n’a plus supporté cette détresse ou a perdu l’esprit, elle est alors partie avec un musulman. Elle vit maintenant à Raqqa, où règne l’État islamique. Le père est resté avec ses deux filles. L’aînée a quinze ans. La détresse et le départ de leur mère ont durement affecté les deux filles. Elles ont échoué à l’école et présentaient un aspect extérieur complètement négligé et sale. La cadette est même tombée malade. Aujourd’hui, nous soutenons la famille en lui donnant tout ce qu’il faut pour la vie quotidienne. Nous cherchons aussi un nouveau logement pour elle. Dans le quartier où ils habitent actuellement, on parle de cette famille à cause du départ de la mère. Ils ne peuvent donc pas y rester. Il faut surtout que les filles puissent retourner à l’école. Nous tentons de rendre possible une nouvelle vie pour cette famille. »

Tous ces malheurs ne manquent pas de laisser des traces chez Sœur Ani. « D’une certaine façon, tout cela me dépasse. Quelle que soit la maison où l’on entre, chacun raconte une histoire triste. Nous sommes vraiment cernés par le Mal. Mais au fil du temps, j’ai de mieux en mieux compris que le Seigneur est avec nous ». La Sainte Messe dans la matinée, l’adoration et la prière donnent de la force à Sœur Ani et à ses consœurs et les aident dans leur service quotidien et volontaire. « Nos supérieurs nous ont dit que nous étions libres de partir. Au début de la crise, mes consœurs et moi avons décidé que nous resterions. On ne peut pas seulement partager que du bon temps avec les êtres humains. »

Toutefois, le bon temps n’est plus qu’un lointain souvenir, dit Sœur Ani. « Je ne demande pas à Dieu pourquoi tout cela survient. Je Le supplie seulement de me donner de la force pour la journée. Cela me libère du poids qui pèse sur mes épaules. Et il y a une chose dont je me suis rendu compte : Le Seigneur agit silencieusement, mais il agit. Nous le ressentons chaque jour. C’est la seule raison pour laquelle nous pouvons continuer. »

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Demain :  « Les chrétiens veulent rester »

« Durant toute la période de l’Avent, Nous avons vécu de terribles affrontements à Nebek. »

 

Syrie – « Ça dépend de l’indigence »

18.02.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Français, Persécution, PROJETS AED, Syrie

Depuis hier, et ce, jusqu’à vendredi, nous vous proposons des texte qui, en plus de vous décrire la situation telle qu’elle est vécue par les chrétiens en Syrie, vous offrent des témoignages poignants tant du personnel religieux sur place que des personnes vivant ce drame innommable.

Vous constaterez que, bien que la capacité de résilience des Syriens soit remarquable, leur douleur reste un poids qu’ils ne peuvent soutenir seuls. La prière, l’information et l’action peuvent les aider à poursuivre leur chemin, malgré leurs redoutables épreuves. Comment pouvez-vous les soutenir ?

 

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Par-delà toutes les frontières confessionnelles, les catholiques aident les chrétiens orthodoxes en Syrie – Aide à l’Église en Détresse soutient cette approche

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

SYRIA / NATIONAL 15/00138Emergency help for 1200 families from

Hassakeh se situe au nord-est de la Syrie. La région est majoritairement habitée par des Kurdes, mais il y existe aussi une communauté chrétienne. Comme tous les habitants de Hassakeh, eux aussi souffrent parce que leur région est presque totalement isolée du reste du pays, l’État islamique (ÉI) contrôlant toutes les zones environnantes. « Les familles à Hassakeh souffrent d’une terrible indigence. Elles vivent pendant des jours sans électricité ni eau. Certaines d’entre elles n’ont même pas suffisamment à manger », déplore Sœur Annie Demerjian avant de poursuivre : « Hassakeh est une ville oubliée. À Alep, où je vis, la situation est aussi catastrophique. Mais personne ne parle de Hassakeh. »

La religieuse catholique arménienne appartient à la congrégation des Sœurs de Jésus-Marie. À Alep, elle organise le soutien aux habitants dans cette ville saccagée par la guerre. À vrai dire, cela l’occupe déjà pleinement. Mais lorsqu’elle a appris la précarité de la situation des habitants de Hassakeh, elle a décidé de leur venir en aide. « Nous partageons ce que nous avons. Moi-même, je ne peux pas me rendre à Hassakeh. La voix terrestre traverse le territoire occupé par l’ÉI. C’est trop dangereux pour les chrétiens. C’est pourquoi nous coopérons à Hassakeh avec un prêtre syriaque orthodoxe qui organise des mesures pour aider les gens. Grâce à lui, nous soutenons environ une centaine de familles chrétiennes. Nous espérons qu’il y en aura plus à l’avenir. »

Recourir à la ruse

Almoukales center - package SYRIA / NATIONAL 15/00146 EmergencyMais ce n’est pas facile d’envoyer des biens humanitaires dans cette région. « L’année dernière, il nous a fallu recourir à une ruse. Nous voulions expédier plus de 600 anoraks pour enfants et adolescents en bus à Hassakeh. Mais on nous avait avertis que l’ÉI pourrait confisquer les marchandises s’ils apprenaient que ces marchandises étaient envoyées par des chrétiens à des chrétiens. Voilà pourquoi, avec l’aide d’amis musulmans, nous avons rempli le bon de livraison en indiquant comme expéditeur le nom d’un musulman, et également celui d’un musulman comme destinataire. Le stratagème a fonctionné » dit-elle en se réjouissant toujours de la réussite de son astuce.

Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient entre-temps le travail de Sœur Annie et de son partenaire orthodoxe à Hassakeh. « En octobre et décembre 2014, nous avons pu distribuer 100 litres d’essence à des familles grâce au soutien de l’AED. Récemment, en janvier, nous avons à nouveau pu approvisionner les familles en essence. C’est très important à cause de l’hiver. » En plus de l’essence, les familles dans le besoin qui vivent à Hassakeh reçoivent aussi les articles d’hygiène, de la nourriture et des médicaments.

Sœur Annie considère que cette aide par-delà les frontières confessionnelles n’est que naturelle. « Nous sommes tous chrétiens, nous sommes tous embarqués dans le même bateau. Pour recevoir de l’aide, cela n’a aucune espèce d’importance que quelqu’un soit chaldéen, syriaque-orthodoxe ou que sais-je d’autre. Tout ce qui importe, c’est l’indigence. Chaque jour, rapporte Sœur Annie, des familles chrétiennes quittent la région de Hassakeh à cause de la misère, dans la majeure partie des cas en traversant la frontière turque. « Notre aide est décisive afin que ces familles puissent rester. Sinon nous perdrons encore plus de chrétiens. »

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Demain : « Le Seigneur agit silencieusement »

« C’était une cave froide et humide. Comme une catacombe. On a de la peine à respirer. »

Syrie – Solidarité de L’AED avec la population syrienne

17.02.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Français, Persécution, PROJETS AED, Syrie

 

Il ne s’agit là que d’un début pour une situation dont les besoins sont immenses

https://secure.acn-aed-ca.org/fr/

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SYRIE JEUNE FILLEEn raison de la situation catastrophique que vivent des millions de personnes en Syrie après quatre années de guerre, l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED) a accordé un fond de soutien d’urgence qui sera réparti au bénéfice de plusieurs projets et des victimes des conflits armés à Alep, Homs, Damas et d’autres villes, comme l’a indiqué le Père Andrzej Halemba, responsable du département Proche-Orient auprès de l’AED. Il ne s’agit là que d’un début pour une situation dont les besoins sont immenses.

Depuis le déclenchement des violences en Syrie en mars 2011, la situation des chrétiens dans le pays a dramatiquement empiré des centaines d’entre eux ayant péri et des dizaines de milliers d’autres déplacés. Des familles ont perdu des proches, et même toute la signification de leur d’existence. Depuis des mois, parfois même des années, une foule d’enfants et d’adolescents n’ont plus accès à la scolarité. L’objectif de l’aide d’urgence est non seulement d’atténuer la détresse immédiate, mais aussi de fournir une perspective de vie aux chrétiens en Syrie ainsi que dans tout le Proche-Orient.

Un triste bilanSYRIA / NATIONAL 15/00138Emergency help for 1200 families fromLe Père Andrzej Halemba affirme : « Nous nous inquiétons particulièrement des chrétiens à Alep et à Damas, mais aussi de ceux qui vivent dans les camps de réfugiés au Liban, en Jordanie et en Turquie. La peur est omniprésente. Elle est intense, presque tangible, surtout depuis la proclamation du soi-disant nouvel État islamique. Mgr Antoine Audo, évêque d’Alep, m’a dit que les chrétiens d’Alep ont peur de subir le même sort que ceux de Mossoul l’été dernier. Il s’agit d’une crainte nouvelle, et malheureusement fondée, de génocide et de nettoyages ethniques. L’État islamique montre ouvertement aux yeux de tous ses objectifs meurtriers contre tous ceux qui ne se soumettent pas à son extrémisme. Ils sont fiers de leur cruauté face aux ‘non-croyants’ et élèvent froidement leurs sabres. »

Selon le Père Halemba, la situation des gens en Syrie est aussi d’autant désespérée que l’attention de la communauté internationale a nettement décru. Pourtant, selon les indications de l’Union européenne, 12,2 millions de personnes sont touchées par la guerre en Syrie. Toujours selon la même source, le nombre de personnes déplacées en Syrie même se situerait aux alentours de 7,8 millions, tandis que 4,8 millions de Syriens vivraient dans des régions du pays difficiles d’accès ou étant constamment le théâtre de violents combats. Le nombre d’enfants souffrant directement des conséquences de la guerre est estimé à environ 5,6 millions, tandis que 3 millions d’enfants ne pourraient pas fréquenter d’école.

ACN-20150202-19388Les fonds d’urgence accordés par l’AED profitent à des milliers de familles dans les régions touchées par la guerre. Ces moyens financent des aliments de base, des médicaments, des soins médicaux d’urgence, des loyers pour des logements ainsi que les frais de chauffage et d’électricité. Ils servent aussi à assurer les initiatives pastorales et caritatives de chrétiens en Syrie qui, dans de nombreuses communautés, permettent de fournir des logements et un encadrement à leurs compatriotes.

Ainsi, à Hassakeh, au nord-est de la Syrie, à proximité de la frontière turque, des religieuses apportent leur aide en fournissant des soins médicaux d’urgence et en distribuant des biens humanitaires. À Alep et à Damas, des prêtres s’efforcent d’aider les victimes des conflits armés en leur apportant un soutien matériel et pastoral.

 SYRIA / NATIONAL 14/00124Emergency help for the needed families

Dans les prochains jours, sur le blogue de l’AED – aideeglise.wordpress.com – vous pourrez lire des textes qui, en plus de vous décrire la situation telle qu’elle est vécue par les chrétiens en Syrie, vous présenteront des témoignages poignants tant du personnel religieux sur place que des personnes vivant ce drame innommable. Ces histoires vous feront d’autant plus comprendre combien il est impératif de démontrer notre solidarité, ici et maintenant, envers nos frères et sœurs qui souffrent.

 

Syrie – Avant l’arrivée des djihadistes

17.02.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Français, Persécution, Prière, PROJETS AED, Syrie

Dans les prochains jours, nous vous proposons des textes qui, en plus de vous décrire la situation telle qu’elle est vécue par les chrétiens en Syrie, vous offrent des témoignages poignants tant du personnel religieux sur place que des personnes vivant ce drame innommable.

Vous constaterez que, bien que la capacité de résilience des Syriens soit remarquable, leur douleur reste un poids qu’ils ne peuvent soutenir seuls. La prière, l’information et l’action peuvent les aider à poursuivre leur chemin, malgré leurs redoutables épreuves. Comment pouvez-vous les soutenir ?

 

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Malgré les grands dégâts, l’Église s’efforce d’améliorer la vie des gens en Syrie et de les renforcer dans leur foi – Aide à l’Église en Détresse la soutient dans cette démarche

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

La ville syrienne de Yabroud a une longue histoire chrétienne et l’une des plus anciennes églises chrétiennes de Syrie s’y dresse. Vouée à la Vierge Marie, cette église date du quatrième siècle. « En février 2014, les djihadistes ont fait des ravages abominables dans notre église. Ils ont détruit les icônes, déchiqueté l’évangéliaire et incendié l’autel. En plus, ils ont volé tout ce qui leur est tombé sous la main. »

St. Mayrs Church - Syrian Orthodox in Homs We will come back" i

Le Père George Hadad, depuis de longues années prêtre grec catholique de Yabroud, est toujours peiné à cause de la profanation de l’église. Il a persévéré presque trois ans dans ce haut lieu des rebelles à proximité de la frontière libanaise. Très tôt déjà, l’opposition syrienne avait pris le contrôle de cette ville stratégiquement importante. Cette période a été marquée par les combats incessants entre le gouvernement et les rebelles.

En mars 2014, après les combats intenses, l’armée gouvernementale a reconquis la ville. « Heureusement, les dommages n’étaient pas aussi importants que nous ne l’avions craint. La Sainte Vierge a protégé Yabroud. C’est aussi ce que disent les musulmans de Yabroud. Ils vénèrent la Sainte Vierge comme nous. D’ailleurs, nous avons toujours vécu tranquillement aux côtés des musulmans de Yabroud. Durant l’occupation, il y en avait quelques-uns qui collaboraient avec les djihadistes, mais c’était une petite minorité de gens sans éducation. Conjointement aux chrétiens, les musulmans se sont même occupés d’assurer ma protection lorsque je quittais ma maison. »

Toutefois, des djihadistes venus de l’étranger – parfois il y avait aussi des combattants du tristement célèbre Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda -, ont mené la vie dure aux chrétiens. « Ils ont dit que nous adressions nos prières à la croix et que nous devions pour cela la retirer de notre église. J’ai rétorqué que nous ne vénérions pas la croix, mais la parole de Dieu. » Mais rien n’a convaincu les guerriers d’Allah. En octobre 2013, ils ont fait exploser la croix de la cathédrale. L’église a été gravement endommagée. Mais nous pouvions toujours célébrer la messe et l’office. Toujours. », affirme-t-il. « Lorsque nous sommes retournés dans la ville l’an dernier, peu avant Pâques, en utilisant les haut-parleurs de la mosquée, nous avons lancé à tous une invitation à assister à l’office religieux du Vendredi Saint. Même des musulmans sont venus. »

Catholic Holy Spirit Church in HomsAvant la guerre, environ 3 500 chrétiens habitaient à Yabroud. « Lorsque j’y suis allé l’an dernier, après la reconquête par l’armée, ils n’étaient plus que neuf. Les autres se sont enfuis à cause des combats. Entre-temps, presque 80 % des chrétiens sont revenus. » Cependant, comme tous les autres habitants de Yabroud, ces chrétiens souffrent de la déplorable situation d’approvisionnement. « Nous ne disposons qu’irrégulièrement d’eau et d’électricité. Nous manquons également de combustible pour nous chauffer. De plus, il y a peu de travail. Avant la guerre, Yabroud était une ville hautement industrialisée. Aujourd’hui, il n’en reste presque rien. »

Néanmoins, le Père George reste convaincu qu’il existe un avenir pour les chrétiens en Syrie. « Où voulez-vous qu’il soit ailleurs ? En Europe ? Là, en fait, on a perdu la foi à cause du capitalisme. Là non plus, ce n’est pas le pays de Cocagne. Si on nous laissait seulement tranquilles ici, alors nous aurons un bon avenir en Syrie. » L’AED soutient le Père George et les chrétiens de Yabroud, notamment pour reconstruire les habitations détruites.

Quant à l’archevêque auquel la paroisse du Père George est rattachée, il est également convaincu qu’il existe un avenir pour les chrétiens de Syrie. Mgr Jean Abdo Arbach dirige le diocèse grec catholique de Homs, Hama et Yabroud. Son évêché a beaucoup souffert à cause des combats des années passées. Ses fidèles ont été obligés de fuir par milliers et de nombreuses églises et bâtiments religieux ont été réduits à néant. « Ma résidence épiscopale à Homs était le quartier général des rebelles, avant que le gouvernement ne reprenne le contrôle de la ville l’année dernière. Les combats ont tellement endommagé la cathédrale que nous réfléchissons sérieusement à savoir si cela vaut la peine de la restaurer, ou s’il ne vaut pas mieux la démolir pour en édifier une nouvelle. »

SYRIA / HOMS-MLC 15/00038 Help for Quseir (church, catechism cenCependant, pour l’archevêque Arbach, la foi des chrétiens est plus importante que les bâtiments. « La foi des gens s’est approfondie. Plus de personnes qu’avant viennent à l’église, même des enfants. Personne ne fait de reproches à Dieu. Chacun connait la souffrance tout autour de nous et l’œuvre de l’homme. » C’est pourquoi le premier des soucis de Mgr Arbach consiste à rétablir la vie pastorale de son diocèse.

Également grâce au soutien de l’AED, un centre de catéchèse pour 450 enfants et adolescents peut notamment être exploité à Yabroud. « Grâce à Dieu, nous avons pu poursuivre notre vie pastorale malgré toutes les difficultés. Nous remercions l’AED pour cela. Notre clergé fait tout ce qu’il peut. Je suis très fier que les prêtres soient restés auprès de leurs paroissiens, malgré les situations difficiles. J’ai confiance que Dieu nous offre la paix grâce à l’intercession de la Vierge Marie. De toute façon, notre mission en tant que chrétiens est d’être des outils de la paix. C’est en ce sens que nous devons élever nos enfants. »

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Demain : « Ça dépend de l’indigence »

« Hassakeh est une ville oubliée. À Alep, où je vis, la situation est aussi catastrophique. Mais personne ne parle de Hassakeh. »

COMMUNIQUÉ : Syrie – L’AED accorde un fond de soutien de 3,27 millions de dollars

16.02.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Français, Persécution, PROJETS AED, Syrie
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Si vous êtes intéressé à contribuer une aide financière pour ce projet, veuillez téléphoner au: (514) 932-0552 poste 226

Reinhard Backes, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Montréal/Königstein, le lundi 16 février 2015 – En raison de la situation catastrophique que vivent des millions de personnes en Syrie après quatre années de guerre, l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED) a accordé un fonds de soutien d’urgence de 3,27 millions de dollars. Ce montant a été réparti au bénéfice de plusieurs projets et des victimes des conflits armés à Alep, Homs, Damas et d’autres villes, comme l’a indiqué le Père Andrzej Halemba, responsable du département Proche-Orient auprès de l’AED.

SYRIA / HOMS-MLC 15/00040Help for the bishop's house and otherDepuis le déclenchement des violences en Syrie en mars 2011, la situation des chrétiens dans le pays a dramatiquement empiré des centaines d’entre eux ayant péri et des dizaines de milliers d’autres déplacés. Des familles ont perdu des proches, et même toute la signification de leur d’existence. Depuis des mois, parfois même des années, une foule d’enfants et d’adolescents n’ont plus accès à la scolarité. L’objectif de l’aide d’urgence est non seulement d’atténuer la détresse immédiate, mais aussi de fournir une perspective de vie aux chrétiens en Syrie ainsi que dans tout le Proche-Orient.

Un triste bilan

Le Père Andrzej Halemba affirme : « Nous nous inquiétons particulièrement des chrétiens à Alep et à Damas, mais aussi de ceux qui vivent dans les camps de réfugiés au Liban, en Jordanie et en Turquie. La peur est omniprésente. Elle est intense, presque tangible, surtout depuis la proclamation du soi-disant nouvel État islamique. Mgr Antoine Audo, évêque d’Alep, m’a dit que les chrétiens d’Alep ont peur de subir le même sort que ceux de Mossoul l’été dernier. Il s’agit d’une crainte nouvelle, et malheureusement fondée, de génocide et de nettoyages ethniques. L’État islamique montre ouvertement aux yeux de tous ses objectifs meurtriers contre tous ceux qui ne se soumettent pas à son extrémisme. Ils sont fiers de leur cruauté face aux ‘non-croyants’ et élèvent froidement leurs sabres. »

SYRIA / NATIONAL 15/00138Emergency help for 1200 families fromSelon le Père Halemba, la situation des gens en Syrie est aussi d’autant désespérée que l’attention de la communauté internationale a nettement décru. Pourtant, selon les indications de l’Union européenne, 12,2 millions de personnes sont touchées par la guerre en Syrie. Toujours selon la même source, le nombre de personnes déplacées en Syrie même se situerait aux alentours de 7,8 millions, tandis que 4,8 millions de Syriens vivraient dans des régions du pays difficiles d’accès ou étant constamment le théâtre de violents combats. Le nombre d’enfants souffrant directement des conséquences de la guerre est estimé à environ 5,6 millions, tandis que 3 millions d’enfants ne pourraient pas fréquenter d’école.

Les fonds d’urgence accordés par l’AED profitent à des milliers de familles dans les régions touchées par la guerre. Ces moyens financent des aliments de base, des médicaments, des soins médicaux d’urgence, des loyers pour des logements ainsi que les frais de chauffage et d’électricité. Ils servent aussi à assurer les initiatives pastorales et caritatives de chrétiens en Syrie qui, dans de nombreuses communautés, permettent de fournir des logements et un encadrement à leurs compatriotes. Ainsi, à Hassakeh, au nord-est de la Syrie, à proximité de la frontière turque, des religieuses apportent leur aide en fournissant des soins médicaux d’urgence et en distribuant des biens humanitaires. À Alep et à Damas, des prêtres s’efforcent d’aider les victimes des conflits armés en leur apportant un soutien matériel et pastoral.

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Si vous êtes intéressé à contribuer une aide financière pour ce projet, veuillez téléphoner au: (514) 932-0552 poste 226

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Dans les prochains jours, sur le blogue de l’AED – aideeglise.wordpress.com – vous pourrez lire des textes qui, en plus de vous décrire la situation telle qu’elle est vécue par les chrétiens en Syrie, vous présenteront des témoignages poignants tant du personnel religieux sur place que des personnes vivant ce drame innommable.

JOUR 8 – CAMPAGNE DE PRIÈRE POUR LE NIGERIA

14.02.2015 in AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., ESPOIR, Français, PAIX, Persécution, Prière

PRIÈRE POUR LA PAIX AU NIGERIA

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 Dieu le Père notre Créateur, Dieu le Fils notre Rédempteur, Dieu le Saint-Esprit notre Sanctificateur ! Nous te rendons grâce et te remercions pour le don précieux du Nigeria, qui était et est encore une société cosmopolite, multiculturelle, multi-ethnique ainsi que multi-religieuse. Ton don de tolérance, de modération, de compromis et d’Amour l’un envers l’autre étaient les qualités qui ont fait la grandeur de ce peuple et de cette société.

Mais malheureusement, elles ont récemment été affectées par des crises politiques, ethniques et religieuses et ont subi la destruction de vies et de biens. Nous sollicitons humblement la grâce de la réconciliation, que nous pardonnions aux autres. Guéris les blessures au rayon de ton amour et de ta miséricorde. Apprends-nous à vivre en paix et en harmonie. Distribution of relief materials to Internally Displaced PersonsQue leurs dirigeants soient des instruments d’amour, de paix, de tolérance, de développements sociaux et économiques. Aide-les à rendre un service désintéressé et à mener leur peuple sur la voie du dialogue et de la réconciliation, pour qu’ils puissent vraiment être une famille, travaillant pour le bien commun. Que les positions divergentes soient une source d’harmonie et de coexistence pacifique ! Bénis et prends soin de leurs jeunes et aide-les à être épris de paix.

Seigneur que les armes du mal, de la haine et de la violence soient réduites au silence par l’amour. Que nous savourions l’unité et la stabilité comme tes enfants qui vivent, bougent et que nous ayons notre existence en toi.

Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur.

O Jésus prince de la paix : soit miséricordieux, restaure la paix perpétuelle dans ce monde et, particulièrement en ces jours, au Nigeria, du nord au sud.

Notre-Dame de la Paix : obtient pour nous la paix dans nos cœurs, la paix dans nos familles, la paix dans nos pays.

Amen

 

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VOYAGER AVEC L’AED : RUSSIE

13.02.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Français, PROJETS AED, Russie, Voyager avec l'AED

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui: Russie

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Extension du centre pour toxicomanes en cure de désintoxication

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©Aide à l’Église en Détresse

  Tout a commencé par quelques cas individuels. Les jeunes ayant des problèmes de drogue venaient sans cesse se confesser au père Sergueï Belkov. Rien de nouveau pour cet ancien fonctionnaire de la brigade criminelle. Cependant, en tant que prêtre orthodoxe, il lui était également évident qu’il ne faisait pas face à un problème principalement médical ou sociologique, mais plutôt à une maladie de l’âme.

La plupart des gens réalisent très vite que le chemin de la drogue n’est pas bon. On se sent « comme enterré vivant », dit l’un, « on n’est plus humain », dit un autre. Ces expressions décrivent toutes deux le même phénomène. Pour sortir de ce cercle vicieux de la drogue, il faut d’abord le reconnaître et avoir la volonté de l’inverser.

Le Père Sergueï dirige depuis 1996 le Centre pour toxicomanes de Sapjornoje, à environ 100 kilomètres de Saint-Pétersbourg, dans une nature presque intacte, à proximité de la frontière finlandaise de Carélie. Le père Sergueï prend en charge chaque garçon, comme dans la parabole du fils prodigue. Les membres de sa paroisse le soutiennent activement dans ses préoccupations.

Une de ses auxiliaires décrit à quel point elle est toujours surprise par le changement qui s’accomplit chez les jeunes hommes de 18 à 28 ans. « Dans les premiers jours, ils sont toujours agressifs et de mauvaise humeur, ils ne regardent personne. Mais très vite, une véritable « transfiguration » intérieure a lieu – avec l’aide de Dieu et grâce à l’amour et à la chaleur familiale qui émanent du Père Sergueï, de sa femme et de tous les assistants et résidents du centre. »

Apprendre à vivre en famille

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©Aide à l’Église en Détresse

Structurellement, le centre est bâti comme une famille saine et naturelle, avec le père Sergueï à sa tête, strict mais aimant, et son épouse comme mère et modèle. Les pensionnaires les plus âgés correspondent aux frères et sœurs aînés qui contribuent à l’éducation des plus jeunes. Un nouveau membre ne peut être admis qu’une seule fois par mois dans ce groupe familial, afin de ne pas compromettre l’équilibre. La vie au centre est marquée par la prière et le travail, l’obéissance et le respect des jeûnes de l’Église, et ce n’est pas par hasard qu’elle s’oriente en fonction de la vie monastique.

Dès le départ, chacun a ses tâches à accomplir. Il y a du travail dans l’agriculture (élevage de bovins, porcs, volailles, jardins potagers) et dans la construction. Différents métiers tels que menuisier, charpentier, couvreur ou maçon peuvent être appris. On travaille d’abord avec un maître, et ensuite, toujours de façon autonome. D’innombrables jeunes ont déjà été aidés dans le Centre, mais il n’est possible d’en prendre en charge que 18 en même temps. Ils peuvent rester au centre parfois jusqu’à un an. Les week-ends et jours fériés, les jeunes hommes participent à la vie paroissiale et abordent les questions liées à la foi. Ils apprennent – souvent pour la première fois de leur vie – les bases de leur foi de même qu’à se responsabiliser personnellement. Les jeunes hommes peuvent ensuite rentrer dans leurs familles, psychiquement et physiquement renforcés, et en fonder une eux-mêmes, à leur tour.

Sapjornoje est le premier centre orthodoxe de ce type en Russie. Un taux de guérisons définitives d’environ 75 % donne raison au père Sergueï et à son concept, lequel est reconnu et imité dans tout le pays et au-delà. Le Centre de Sapjornoje qui se développe continuellement, fonctionne comme un établissement autosuffisant. Cependant, il requiert des investissements de plus en plus importants qu’il ne peut pas (encore) effectuer par lui-même.

Ces dernières années, Aide à l’Église en Détresse (AED) a aidé le Centre à acheter du matériel de cuisine et du mobilier pour son extension, elle l’a aussi aidé à la mise en place d’un atelier de menuiserie, d’un établissement de bains et d’une buanderie, à la construction d’un immeuble d’habitation pour les formateurs et assistants du Centre ; mais aussi à la rénovation d’une église en bois, partiellement détruite par un incendie, que les résidents avaient construite par leurs propres moyens et avec beaucoup de minutie dans les années 1990.

Le père Sergueï nous demande maintenant à nouveau notre soutien. Il s’agit de l’agrandissement de l’actuel complexe de Sapjornoje où il faudrait construire une pièce de stockage, une petite infirmerie et une étable ainsi qu’effectuer les réparations sur les bâtiments existants. Sur place, l’AED a été convaincue par l’excellent travail effectué dans le Centre et souhaite contribuer à hauteur de 70 000 $ pour la réalisation des travaux requis.

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JOUR 7 – CAMPAGNE DE PRIÈRE POUR LE NIGERIA

13.02.2015 in AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., ESPOIR, Français, PAIX, Persécution, Prière

PRIÈRE POUR LA PAIX AU NIGERIA

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Dieu le Père notre Créateur, Dieu le Fils notre Rédempteur, Dieu le Saint-Esprit notre Sanctificateur ! Nous te rendons grâce et te remercions pour le don précieux du Nigeria, qui était et est encore une société cosmopolite, multiculturelle, multi-ethnique ainsi que multi-religieuse. Ton don de tolérance, de modération, de compromis et d’Amour l’un envers l’autre étaient les qualités qui ont fait la grandeur de ce peuple et de cette société.

Mais malheureusement, elles ont récemment été affectées par des crises politiques, ethniques et religieuses et ont subi la destruction de vies et de biens. Nous sollicitons humblement la grâce de la réconciliation, que nous pardonnions aux autres. Guéris les blessures au rayon de ton amour et de ta miséricorde. Apprends-nous à vivre en paix et en harmonie.

Distribution of relief materials to Internally Displaced Persons

Que leurs dirigeants soient des instruments d’amour, de paix, de tolérance, de développements sociaux et économiques. Aide-les à rendre un service désintéressé et à mener leur peuple sur la voie du dialogue et de la réconciliation, pour qu’ils puissent vraiment être une famille, travaillant pour le bien commun. Que les positions divergentes soient une source d’harmonie et de coexistence pacifique ! Bénis et prends soin de leurs jeunes et aide-les à être épris de paix.

Seigneur que les armes du mal, de la haine et de la violence soient réduites au silence par l’amour. Que nous savourions l’unité et la stabilité comme tes enfants qui vivent, bougent et que nous ayons notre existence en toi.

Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur.

O Jésus prince de la paix : soit miséricordieux, restaure la paix perpétuelle dans ce monde et, particulièrement en ces jours, au Nigeria, du nord au sud.

Notre-Dame de la Paix : obtient pour nous la paix dans nos cœurs, la paix dans nos familles, la paix dans nos pays.

Amen

 

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COMMUNIQUÉ: Nigeria – Les évêques s’attaquent à la corruption du gouvernement

13.02.2015 in AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Français, Persécution, Prière

John Newton, AED Royaume-Uni

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Germany, Munich 23.04.2013 Press Conference with presentation ofS’attaquant à « l’horrible vague de corruption » au sein du gouvernement du Nigeria, un évêque catholique a souligné la difficulté des défis auxquels la nouvelle administration du pays ferait face après les élections.

Montréal, le vendredi 13 février, 2015 – Dans un message adressé à l’Œuvre internationale catholique de bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED), Mgr Matthew Hassan Kukah, évêque de Sokoto (Nigéria), a déclaré que le prochain Parlement devrait s’occuper des questions urgentes qui déstabilisent la nation : « Des années de corruption ont diminué le sens de la loyauté envers l’État nigérian. »

Puis, il a invité le nouveau Président à « rallier les citoyens autour du projet de l’identité nationale et de l’unité nationale ». Selon Mgr Kukah, de grandes inégalités sont la conséquence de la concentration des richesses du Nigeria en ressources naturelles entre les mains de quelques-uns : « Les immenses ressources que la nation a tirées de ventes pétrolières sans précédent n’ont eu presqu’aucune conséquence sur la vie des citoyens ordinaires. »

« L’hémorragie incontrôlable des ressources a entraîné une misère omniprésente dans le peuple », a ajouté l’évêque, en exhortant les vainqueurs des élections à canaliser ces ressources dans l’éducation, la création d’emplois et l’agriculture.

Nigeria: Military forces entering the north-east to help repel BL’impact Boko Haram

Mgr Kukah évalue que le groupe terroriste Boko Haram a fait augmenter les tensions entre groupes religieux. Selon lui, « l’insurrection a largement épuisé la bonne volonté entre les différents groupes ethniques, et a approfondi la séparation entre chrétiens et musulmans ».

Attirant l’attention sur les récentes attaques de Boko Haram, Mgr Kukah a déclaré : « À Sokoto où j’habite, ainsi que dans des villes plus au nord, il y a eu ces derniers mois un exode massif de citoyens, certains hors du pays, d’autres retournant vers leurs terres ancestrales dans différentes parties du pays. Cela repose sur les terribles expériences qui ont été associées à certaines des pires formes de violence au Nigeria. »

Il existe des craintes que ne se répètent les violences qui ont suivi les élections de 2011, lorsque 800 personnes ont été tuées sur une période de trois jours et que de nombreuses églises, entreprises et maisons ont été détruites. : « Malheureusement, poursuit Mgr Kukah, le gouvernement fédéral n’a presque rien fait pour remédier à ces problèmes. Personne n’a été poursuivi et, à l’exception de quelques cas, le gouvernement fédéral n’a pas traité les questions d’indemnisation de la majorité des citoyens qui ont perdu leurs biens. »

Nigeria, Maiduguri diocese 2014 Displaced kidsEn revanche, le prélat a été très positif en ce qui concerne les élections, qui ont été reportées au samedi 28 mars. « Les Nigérians s’approchent des prochaines élections avec un optimisme mesuré, un peu d’excitation, mais aussi avec un profond sentiment de prudence et même d’inquiétude. »

Évaluant que le résultat est « imprévisible », Mgr Kukah a rendu hommage aux efforts accomplis pour repousser les récentes incursions de Boko Haram plus au sud avant le jour du scrutin : « Nous sommes également encouragés par les efforts concertés visant à mettre fin à l’insurrection, et nous sommes heureux de constater la collaboration internationale. Dans l’ensemble, les citoyens ordinaires espèrent que nous puissions effectivement avoir des élections réussies et pacifiques ».

L’AED a fourni 64 220 $ d’aide d’urgence aux personnes déplacées du diocèse de Maiduguri qui ont fui l’avance de Boko Haram. L’Œuvre de bienfaisance a également fourni 52 800 $ d’honoraires de messes aux prêtres du diocèse, dont la moitié a trouvé refuge dans le diocèse voisin de Yola.