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Aide à l’Église en détresse.

 

Égypte – « Ce sont de vrais martyrs »

24.03.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Égypte, Pape, Persécution

L’Égypte après l’assassinat de coptes : le moral des chrétiens du Nil oscille entre affliction et optimisme In february 2015 an ACN Delegation with Fr. Halemba visited the

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

L’Égypte entière a été bouleversée quand, à la mi-février, le meurtre de 21 égyptiens coptes-orthodoxes par les terroristes de l’État islamique en Libye a été révélé. Les photos de chrétiens, habillés en orange, agenouillés devant leurs bourreaux en cagoule noire, le sang issu de ces bestiales décapitations qui s’est ensuite mélangé aux vagues de la Méditerranée, tout cela a profondément marqué la mémoire collective nationale sur les rives du Nil.

De beaux signes de solidarité

L’Église copte orthodoxe a déjà reconnu comme martyrs les 21 personnes assassinées et les a inscrites à son calendrier des Saints. Les catholiques les considèrent-ils aussi comme des martyrs ? « Oui, sans hésiter », estime Mgr. Kyrillos William Samaan, évêque copte catholique d’Assiout, en Haute-Egypte. « C’est ce qu’a dit le Pape François le jour même. Il les a reconnus comme martyrs. Ils ont été tués parce qu’ils étaient chrétiens. Les tueurs étaient à la recherche de chrétiens qu’ils pourraient enlever. Ils sont restés pleinement fidèles jusqu’au bout. Ils sont restés fidèles à Jésus. Leurs dernières paroles ont été des paroles telles que : Seigneur Jésus, aie pitié. C’est pourquoi ce sont de vrais martyrs. Y compris pour nous catholiques ».

In february 2015 an ACN Delegation with Fr. Halemba visited theImmédiatement après le crime, la tristesse et la colère se sont installées, se souvient Mgr Kyrillos. « Mais la forte réaction de notre Président et les frappes aériennes contre les positions de l’État Islamique en Libye ont calmé le peuple. C’est surtout la visite de condoléances du Président au Pape copte orthodoxe Tawadros qui nous a touchés, nous chrétiens. »

Comme le raconte encore l’évêque, il a donné beaucoup de beaux signes de solidarité. « Le gouverneur de la province d’où sont originaires la plupart des martyrs a ordonné la construction d’une grande église à leur mémoire, aux frais de l’État. De plus, leur village natal a été renommé en leur honneur et s’appelle désormais le village des martyrs. Le Premier Ministre a visité la localité et une somme d’argent a été attribuée aux familles touchées. Cela les réconforte. L’Égypte est sur le chemin du renouveau. »

Beaucoup de chrétiens, comme l’explique l’évêque, relatent que des musulmans leur ont adressé leurs condoléances pour ces meurtres. Mais il y a eu aussi des réactions de haine. Un cheikh salafiste a exprimé son approbation des meurtres : « L’État islamique a agi correctement en abattant les moutons chrétiens », pouvait-on lire dans les journaux égyptiens.

 

« …nous sommes tous Égyptiens »

Mais de telles positions ne sont pas représentatives, estime Mgr Kyrillos. « Je dirais que les meurtres ont rapproché les musulmans et les chrétiens. Le sentiment dominant est que ce sont des égyptiens qui ont été attaqués. C’est important. Cela montre que nous sommes tous égyptiens, quelle que soit notre religion. » C’est le ton que le Président Sissi avait déjà affiché lors de sa visite surprise à la cathédrale orthodoxe copte du Caire, à l’occasion de la Noël orthodoxe. « Beaucoup l’avaient souhaitée, mais personne ne s’attendait sérieusement à ce que le chef de l’État se rende pour Noël à la cathédrale copte du Caire. Le Président Sissi l’a fait. Il a parlé du fond du cœur. Son message était à l’effet que nous tous, chrétiens et musulmans, sommes égyptiens. Un point c’est tout. Il a souligné très fortement l’idée de citoyenneté commune. Les gens étaient ravis. La visite a été un signe fort. Il faut voir dans quel contexte elle a eu lieu. Il y a en effet beaucoup de musulmans radicaux qui disent que les musulmans ne devraient pas congratuler les chrétiens pour leurs fêtes, parce que ce serait contre l’Islam. La visite du Président pour Noël a été sa réponse à de telles idées. Je dirais que c’est un tournant dans l’histoire des chrétiens d’Égypte. »

In February 2015 an ACN Delegation with Fr. Halemba visited the

Il n’en allait pas ainsi il y a encore peu de temps, souligne l’évêque. « Au cours de la présidence de Morsi, les radicaux pensaient qu’ils avaient le feu vert pour se retourner contre nous, chrétiens. Beaucoup de chrétiens se sont sentis étrangers dans leur propre pays. Les radicaux pensaient que nous devions partir, que nous avions tous des visas occidentaux et devions émigrer en Australie ou au Canada ».

Un regard positif sur l’avenir

Le point culminant des violences anti-chrétiennes a été atteint en août 2013 quand les musulmans radicaux ont également incendié des églises et des magasins chrétiens dans le diocèse de Mgr Kyrillos. Les frères musulmans voulaient se venger sur les chrétiens qu’ils rendaient responsables de la déposition du Président Mohammed Morsi, proche des frères musulmans. « Aujourd’hui ce sentiment de menace a disparu. Avec Sissi, nous avons un regard positif sur l’avenir ».

In February 2015 an ACN Delegation with Fr. Halemba visited theMgr Kyrillos ne craint pas non plus une éventuelle résurgence des islamistes lors des prochaines élections législatives. « Je pense que les Égyptiens ont très bien vu, au cours du règne des frères musulmans, comment et où ces derniers dirigeaient le pays. Les frères musulmans ont placé leurs intérêts avant les intérêts de notre pays. Beaucoup de musulmans qui avaient voté pour les frères musulmans s’en rendent également compte. Les Égyptiens ne veulent pas que cela recommence. Les gens savent pour qui ils veulent et ne veulent pas voter. »

C’est également ainsi que Joseph, un jeune étudiant catholique de Sohag, ville de Haute-Égypte, voit les choses : « Avec le Président Sissi, les choses évoluent dans la bonne direction. Nous avons confiance en lui. Il a appelé l’Islam à se réformer. C’est une bonne approche. Mais bien sûr, un seul homme ne peut pas changer la mentalité de tout un pays du jour au lendemain. Je ne peux pas le croire. Nous devons faire preuve de patience. »

 

VOYAGER AVEC L’AED – Turquie

20.03.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Formation religieuse, Français, PROJETS AED

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui: Turquie

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Aide à la formation des séminaristes

Il y a 35 séminaristes de l’archidiocèse de Tabora qui attendent votre soutien, sans lequel ils ne pourront pas poursuivre leurs études afin d’être, un jour, ordonnés prêtres. Tabora est l’un des cinq archidiocèses de Tanzanie. Il a été fondé en 1953 par les pères blancs qui étaient présents dans la région depuis 1878.

TURKEY / ISTANBUL-LAT 14/00040 Restoration of side-wing of FrancL’archidiocèse compte 23 paroisses et 51 prêtres, trop peu selon le père Kibobera Makona, le responsable de la pastorale des vocations. « Il faut dire que 450 000 des quelque 2 millions d’habitants de l’archidiocèse sont catholiques. La pénurie de prêtres est la raison du faible nombre de paroisses. Certaines paroisses ont déjà dû être fermées pour cette raison. Nous avons beaucoup à faire et nous avons besoin de prêtres », souligne le père. Il se réjouit d’autant plus à chaque fois qu’un jeune appelé au sacerdoce décide de suivre la formation.

TURKEY / ISTANBUL-LAT 14/00040Restoration of side-wing of Franc

Cependant, les 35 grands séminaristes ont actuellement besoin d’une aide extérieure, car le coût de la vie en Tanzanie a augmenté et l’archidiocèse est dans l’incapacité de financer la formation qui dure au total neuf ans en Tanzanie. Durant la première année, les séminaristes travaillent dans l’archidiocèse, après quoi ils suivent trois années de philosophie, quatre années de théologie et une année pastorale. Il y a actuellement 13 séminaristes qui sont en année de philosophie, 20 étudient la théologie, et deux séminaristes ont terminé leur année pastorale et ont été ordonnés diacres.

faire-un-donAide à l’Église en Détresse a promis 17 160 $. Cette somme assure la subsistance et la formation des séminaristes pendant un an ! Dans le même temps, il est prévu que 14 hommes soient ordonnés prêtres. « Alors que l’archidiocèse est à la recherche de moyens pour financer les futurs prêtres, nous faisons appel à votre générosité afin de nous aider à soutenir les séminaristes et leur formation », écrit Mgr Paul Ruzoka. Avec votre aide, ça réussira !

 

TURKEY / ISTANBUL-LAT 14/00040Restoration of side-wing of Franc

Haïti – La CHR s`inquiète et interpelle

18.03.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Communiqué, Pape, Persécution

Haïti – La CHR s`inquiète et interpelle

Dans une lettre datée du 5 mars 2015, la Conférence Haïtienne des Religieux (CHR), qui regroupe 96 congrégations religieuses (soit plus de 3000 Sœurs, Frères et Pères de 30 nationalités différentes), a dénoncé la vague d’épreuves, d’injustice et de persécutions, qui s’abat sur les communautés religieuses à travers le pays où plusieurs maisons de religieux « ont été systématiquement cambriolés et les religieux insultés, humiliés et frappés par des individus armés ».

Compte tenu de la grande préoccupation que cette situation crée auprès de notre organisme et en guise de solidarité avec les religieux et religieuses qui ouvrent en Haïti, Aide à l’Église en Détresse a décidé de publier intégralement la lettre mentionnée plus haut.

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 Notre cri

La CHR (Conférence Haïtienne des Religieux) s’unit aux autres secteurs de la société pour dénoncer une nouvelle fois la dégradation de la situation du pays et particulièrement cette recrudescence de l’insécurité qui a déjà fait trop de victimes parmi le peuple.

Aujourd’hui nous voulons dénoncer surtout la vague d’épreuves, d’injustice et de persécutions qui s’abat sur nos communautés religieuses où plusieurs d’entre nous avons été systématiquement cambriolés, insultés, humiliés, frappés par des individus armés. D’octobre 2014 à nos jours 25 maisons ont été attaquées, certaines plusieurs fois, ainsi que le Centre du Renouveau Charismatique à Tabarre. Et c’est presque le même scénario qui se reproduit: de nuit ou à l’aube des hommes armés de pistolets, piques et bâtons intimident, insultent, brutalisent, giflent des religieuses et des religieux et emportent tout ce qu’ils trouvent comme argent destiné dans plusieurs cas  à nos œuvres au bénéfice de la population. Certaines victimes ont même été hospitalisées.

Ce n’est  pas la première fois que cela nous arrive. Peu de temps avant, il y a eu des cas de vols, de kidnappings et d’assassinats de religieuses et de religieux, mais ces jours-ci, cela prend la forme d’un phénomène habilement orchestré et il est clair que nous sommes ciblés. Cela nous fait d’autant plus mal que ni les religieuses âgées, usées dans le travail pour le peuple, ni les congrégations féminines, ni les congrégations étrangères n’ont été épargnées. Le cas le plus grave est celui de l`Institut Montfort qui s`occupent des sourds et muets et qui a été attaqué à 5 reprises augmentant le traumatisme de ces déficients et du personnel. Une sœur est actuellement dans le coma à St Raphael.

 

Notre appel

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Réconfortés par l’appui et le réconfort de toute l’Eglise, particulièrement nos Evêques et touchées par les populations qui nous ont manifesté leur solidarité, cherchent à nous protéger et prient avec nous, nous attendons des autorités concernées – et ce à tous les niveaux – des actions concrètes tant de prévention que de répression de la violence et du banditisme dans le pays pour mettre fin à cette situation.

Comme disait le Pape Jean-Paul II lors de sa visite en Haïti le 9 mars 1983 « Il faut que quelque chose change ici ! Il faut que les pauvres de toutes sortes se reprennent à espérer », aujourd’hui encore, 9 mars 2015, nous nous retrouvons devant cette même exigence de changement.

 

Nos appréhensions pour le pays

Cette exigence de changement est d’autant plus urgente aujourd’hui que les conséquences de ces actes peuvent être très préjudiciables pour le pays tout entier, toutes couches confondues. Car, en plus des violations des droits de la personne qui laissent des séquelles, ces actes, répercutés aussi dans les pays étrangers grâce aux réseaux de solidarité de toute lEglise et dans la presse internationale, ternissent davantage limage du pays à un moment où le Pape François demande au monde entier de remettre Haïti sur la carte de la solidarité internationale.

De plus, cela peut créer une psychose de peur qui affecte déjà la qualité des services rendus pouvant occasionner la fragilisation des systèmes éducatifs et sanitaires du pays déjà si débiles, la diminution de nos engagements au service de tous et des plus vulnérables à cause de la fermeture provisoire forcée d’écoles ou centres de santé par protection ou par prévention.

La CHR (Conférence Haïtienne des Religieux) regroupe 96 congrégations religieuses (soit plus de 3000 Sœurs, Frères et Pères de 30 nationalités différentes) travaillant entre autres dans le domaine de l’éducation, de la santé, de la protection des enfants, de la promotion féminine et de l`environnement, desservant plus de 350 communautés rurales et urbaines à travers nos oeuvres dont bénéficient plus de centaines de milliers de personnes de toutes les couches sociales, de toutes religions et courants idéologiques.

Port-au Prince, 5 Mars 2015

Le père Rodhain à VM

18.03.2015 in AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Radio Ville Marie, République démocratique du Congo

Democratic Republic of Congo/Goma 07/140Emergency aid for the dDans le cadre de l’émission VUES D’AILLEURS, produite par l’Aide à l’Église en Détresse et diffusée sur les ondes de Radio Ville-Marie, Mario Bard s’entretiendra à nouveau avec Le père Rodhain. Le thème sera Le cardinal Malula : indocile pour l’Évangile. Aujourd’hui à 19h00 – en rediffusion le jeudi suivant à 23h30.

Le père Rodhain est de nouveau avec nous cette semaine. Il nous présente aujourd’hui une figure centrale de la théologie africaine, le cardinal Joseph Albert Malula. Archevêque de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, au temps du dictateur Mobutu, le prélat avait choisi, au nom de l’Évangile, de prendre le parti du peuple, au risque de sa propre vie. Une indocilité calculée, risquée et, aux yeux de plusieurs, admirable. Une figure à connaître!

C’est un rendez-vous!

En voici un extrait:https://dl.dropboxusercontent.com/u/35471368/P%C3%A8reRodhain2-18-03-2015.mp3

Pakistan – Le Premier Ministre blâmé pour ne pas avoir protégé les chrétiens

17.03.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Communiqué, Persécution, PROJETS AED

Königstein, 01.07.2008Mgr. Joseph Coutts, bishop of FaisalabadJohn Pontifex, AED Royaume-Uni

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

 « Le Premier Ministre a ignoré l’ordonnance du tribunal enjoignant de sécuriser les églises. » Mgr Coutts

  • « La police était occupée à regarder les parties de cricket quand l’attaque a eu lieu. »  Commission Nationale Justice et Paix

Montréal, le mardi 17 mars 2015 – Le Premier Ministre pakistanais doit assumer sa part de responsabilités dans les attentats meurtriers d’hier, commis à l’encontre des fidèles du dimanche, selon le chef des catholiques du pays qui a accusé le gouvernement d’ignorer la sécurité. 

Mgr Joseph Coutts, archevêque de Kararchi, a accusé Nawaz Sharif et les principaux ministres de soumettre les communautés religieuses minoritaires à des risques d’attaques en négligeant d’exécuter une ordonnance de 2014 de la Cour suprême, enjoignant d’assurer la sécurité dans tous les lieux de culte.

Ordonnance non respectée

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Soulignant l’importance de l’injonction de la Cour, l’archevêque, qui est président de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan, a déclaré : « Cette ordonnance de la Cour suprême n’a pas été appliquée ». Dans un message qu’il a envoyé à l’Œuvre internationale catholique de bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED), l’archevêque a ajouté : « Ce nouvel acte de terrorisme a cruellement démontré à quel point nous sommes sans défense, en raison de cette négligence. »

La déclaration de l’archevêque a été exprimée après que deux explosions aient eu lieu le dimanche 15 mars dernier, à Lahore, au cours des messes dominicales dans le district de Youhanabad, densément peuplé de chrétiens – l’une à l’extérieur de l’église catholique Saint John, et l’autre dans la Christ Church, qui fait partie de l’Église du Pakistan. Le groupuscule Jamatul Ahrar, faction dissidente des Talibans du Pakistan, a revendiqué la responsabilité de cet attentat, qui visait l’une des plus grandes communautés chrétiennes du pays.

Selon certains rapports, 14 personnes ont été tuées et plus de 70 ont été blessées.

En attendant, une nouvelle salve de critiques du gouvernement est venue de dirigeants de la Commission Nationale Justice et Paix (CNJP), qui agit au nom de l’Église catholique au Pakistan. La CNJP a accusé les autorités et la police de n’avoir pas assuré une sécurité minimale aux églises, malgré les actuelles menaces de violence auxquelles font face les communautés chrétiennes à Youhanabad et ailleurs.

Le Directeur national de la CNJP, le Père Emmanuel Asi, et le Directeur exécutif Cecil S Chaudhry, ont déclaré : « Même si [les extrémistes] revendiquent la responsabilité de l’attaque des églises jumelles de Youhanabad, Lahore, il demeure que… au moment de l’attaque, les forces de sécurité étaient occupées à regarder un match de cricket plutôt qu’à accomplir leur devoir de protéger les églises. En conséquence de cette négligence, beaucoup de chrétiens ont perdu la vie, et des familles ont perdu des êtres chers. »

Appel au calme et à la solidarité

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Des manifestations violentes ont éclaté après les explosions et on rapporte l’assassinat de deux hommes, accusés par la foule d’être impliqués dans les explosions. Appelant au calme, Mgr Coutts a déclaré dans son message : « J’appelle particulièrement tous les chrétiens à exprimer leur protestation de manière pacifique et à ne pas avoir recours à la violence ni aux destructions de biens publics, ce qui ne sert à rien. »

L’archevêque a déclaré qu’en signe de respect pour les morts et les personnes en deuil, toutes les écoles et les centres éducatifs catholiques du diocèse resteraient fermés aujourd’hui le lundi 16 mars suivant.

Les actes de violence et d’intimidation à l’encontre des chrétiens et des autres minorités devenant des gestes communs au Pakistan, l’archevêque a également déclaré : « Une fois de plus, l’État n’a pas été en mesure d’assurer la sécurité de ses citoyens. Des millions de citoyens continuent de vivre dans un état de tension constante et de peur, ne sachant pas à quoi s’attendre. »

L’archevêque a déclaré que, pendant cette période de Carême, les fidèles devraient se concentrer sur l’aide aux personnes blessées et traumatisées. Il a ajouté : « J’appelle tous les citoyens de bonne volonté à s’unir dans cette période de tristesse et d’épreuve. Notre solidarité est essentielle pour montrer aux terroristes que nous condamnons leurs méthodes de violence insensée ».

Le Pakistan est un pays prioritaire pour l’Aide à l’Église en Détresse qui contribue à soutenir l’éducation chrétienne et la catéchèse des enfants, un soutien d’urgence aux victimes de persécutions, la formation des séminaristes, un soutien aux sœurs et catéchistes laïcs, la construction d’églises et d’autres centres et l’achat de véhicules pour le travail pastoral.

Lettre de Sa Béatitude le Patriarche Grégoire III

15.03.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Moyen-Orient, PAIX, Pape, Persécution, Prière

Germany, Augsburg 07/11/2013During Panel discussion  of ACN onDans un communiqué, diffusé le jeudi 12 mars dernier, Aide à l’Église en Détresse qui, depuis le début de la guerre il y a quatre ans, a accordé une aide d’urgence de 8,675 millions de dollars à la population, annonçait son soutien à l’appel à la prière du Patriarche d’Antioche Grégoire III qui est à la tête de l’Église melkite gréco-catholique unie à Rome. Dans un extrait de la lettre publiée ci-dessous, le Patriarche invite le monde entier à une journée de solidarité avec la Syrie aujourd’hui, le 15 mars 2015. C’est ce jour-là, il y a quatre ans, qu’ont commencé les manifestations contre le Président Bashar El-Assad ayant mené à la guerre.

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Damas 24/02/2015

Extrait de la lettre de Sa Béatitude le Patriarche Grégoire III pour une journée mondiale de prière et de jeûne pour la paix en Syrie

 ACN-20150310-21488

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En tant qu’évêques, notre rôle est d’être avec notre peuple, aux côtés de notre peuple, devant notre peuple, derrière notre peuple et au service de notre peuple. Nous voulons laver les pieds de ceux qui souffrent, comme Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Pourtant, nous demandons pardon à nos fidèles, parce que, malgré nos efforts, nous sommes incapables de répondre réellement à tous leurs besoins qui augmentent chaque jour. Nous sommes désemparés devant la grande douleur et la grande souffrance de toutes les communautés chrétiennes et musulmanes de notre peuple. Il s’agit d’une tragédie et d’une souffrance à un niveau global qui affecte tout le monde. Tout le monde a été touché par la pauvreté, la faim, le froid, le manque de vêtements, la maladie, les souffrances et l’invalidité. La grande majorité de nos fidèles souffre de tout cela, surtout en Syrie. Tous sont maintenant égaux devant ce genre de souffrance. Et comme nous l’avons dit, c’est le cas également pour tous les pays arabes, en particulier la Syrie, l’Irak, la Palestine et le Liban, ainsi que la Libye, l’Égypte et le Yémen.

 

Émigration

SYRIA / NATIONAL 15/00138 Emergency help for 1200 families fromNous constatons avec une profonde tristesse que beaucoup de nos fidèles partent ou s’éloignent de diverses manières, tant légales qu’illégales. Nous avons entendu tant d’histoires de souffrances durant leurs fuites ! Certains s’en vont et quittent le pays pour de bonnes raisons, d’autres, pour ainsi dire, sans raisons impérieuses. Nous invitons chacun à rester, à être patient, fort, toujours à espérer et à s’accrocher à l’espérance, la foi et la confiance en la volonté de Dieu. Nous ne pourrons jamais obliger quelqu’un à rester : c’est une décision personnelle qui relève de la responsabilité de chaque personne ou famille.

Mais nous, en tant que pasteurs, nous restons avec tous ceux qui restent, et nous les servons de tout notre cœur et de toutes nos forces. Nous faisons des efforts constants pour aider tout le monde, par tous les moyens à notre disposition : communication, voyage, correspondance, rapports, congrès etc. Nous remercions tous ceux qui nous aident dans cette tâche difficile : organisations locales ou internationales, laïques ou religieuses, chrétiennes ou musulmanes, catholiques, orthodoxes, anglicanes, luthériennes et autres.

Le Pape François nous parle dans nos difficultés

 LETTRE-1Nous tenons particulièrement à remercier Sa Sainteté le Pape François pour sa lettre spéciale qu’il a adressée aux chrétiens du Moyen-Orient à l’occasion de la fête de la Nativité et de la nouvelle année civile, et nous voudrions mentionner ici des passages qui sont très beaux et significatifs pour nous et pour tous nos concitoyens.

« Je suis heureux des bonnes relations et de la collaboration entre les Patriarches des Églises Orientales catholiques et ceux des Églises Orthodoxes ; comme aussi entre les fidèles des diverses Églises. C’est l’œcuménisme du sang !

Votre présence même est précieuse pour le Moyen-Orient. Vous êtes un petit troupeau, mais avec une grande responsabilité en cette terre, où est né et où s’est répandu le christianisme. Vous êtes comme le levain dans la pâte.

La richesse la plus grande pour la région, ce sont les chrétiens, c’est vous. Merci de votre persévérance !

Dans la région, vous êtes appelés à être artisans de paix, de réconciliation et de développement, à promouvoir le dialogue, à construire des ponts, selon l’esprit des Béatitudes (cf. Mt 5, 3-12), à proclamer l’Évangile de la paix, ouverts à une collaboration avec toutes les autorités nationales et internationales.

Toute l’Église vous est proche et vous soutient, avec grande affection et estime pour vos communautés et votre mission. Nous continuerons à vous aider par la prière et avec les autres moyens disponibles.

Vous n’êtes pas seuls. J’espère beaucoup avoir la grâce de venir personnellement vous visiter et vous réconforter. »

Souffrant à l’école de la foi

Nous disons tout cela dans l’espoir d’affermir la foi de nos enfants. En outre, nous entendons le témoignage d’un grand nombre de nos fidèles qui nous parlent de leur foi, leur résistance et l’expérience de la protection de Dieu, et du fait qu’Il protège et préserve tous les citoyens de nombreux désastres. En tant qu’évêques, nous sentons que nous sommes enseignés par la foi de nos fidèles.

Nous remercions Dieu pour tout cela, tout comme nous nous réjouissons également du retour de certaines fidèles et de certains citoyens dans leurs villes. Nous sommes également heureux de voir et d’apprendre que des chantiers de construction ont déjà ouvert afin de commencer à reconstruire des maisons et églises à Maaloula, Nabk, Homs et Yabrud. Nous sommes aussi heureux de la compensation accordée par l’État et de l’aide de nos fidèles, et nous remercions également toutes les institutions internationales et nos amis qui nous aident dans ce sens.

La flamme de l’espérance

 Syrian Arab Republic/Damas-MAR 10/30A vehicle for the servicesNous nous tournons vers tous nos enfants et tous nos concitoyens, comme nous l’avons fait dans nos lettres précédentes avec le Saint-Père qui a dit : « Ne laissez pas la flamme de l’espérance s’éteindre dans vos cœurs. » Nous avons lancé l’initiative « La flamme de l’espérance pour la paix en Syrie », au moment de Noël. Nous demandons encore une fois à chacun d’allumer cette flamme quotidiennement dans son foyer et son cœur, dans son âme et ses pensées. Que ce soit un feu vraiment inextinguible (malgré l’absence occasionnelle d’électricité, de gaz ou d’huile!) pour éclairer le chemin de tous les citoyens.

Appel à une journée mondiale de prière et de jeûne pour la paix en Syrie. 15 mars 2015

Du plus profond de nos souffrances et de notre douleur en Syrie, nous crions avec notre peuple qui souffre, qui marche sur le chemin sanglant de la Croix, et lançons un appel au monde entier : Ça suffit ! Ça suffit ! La guerre en Syrie, ça suffit !

Nous croyons en la puissance de la prière et du jeûne pendant ce carême, et nous appelons à une journée de solidarité avec la Syrie, une journée de jeûne et de prière pour l’espérance et la paix en Syrie.

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 Chemin de la croix pour la Syrie

À compter du samedi 21 mars prochain, cette journée de prière sera suivie d’un chemin de la croix pour la Syrie de 14 jours, se terminant le Vendredi Saint 3 avril. Vous pourrez suivre le déroulement de cet événement en lisant chaque jour sur notre site, au www.acn-aed-ca.org , un texte écrit par la Commission épiscopale pour la famille en Syrie.

Plus que jamais, les chrétiens de la Syrie ont besoin de notre aide (#StopSyriaWar). Soyez généreux !

 faire-un-don

VOYAGER AVEC L’AED – CENTRAFRIQUE

13.03.2015 in AED, Aide à l'Église en détresse., Français, Persécution, PROJETS AED, Transport

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui: République centrafricaine

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Réparation d’un véhicule pris d’assaut par les rebelles

La République centrafricaine est un pays à majorité chrétienne et animiste, qui compte également quelque 15 % de musulmans. La coexistence entre les communautés religieuses a toujours été paisible. Cependant, lorsque le président musulman Michel Djodotima a pris le pouvoir par un coup d’état le 24 mars 2013, avec l’aide de la coalition rebelle à majorité musulmane Séléka, le pays a été terrorisé par environ 20 000 à 25 000 rebelles, venus dans les villes et les villages, et surtout dans les diocèses, paroisses et postes de missions où ils ont volé ce qu’ils pouvaient utiliser : voitures, ordinateurs, médicaments, essence, nourriture.

Il y a des diocèses dans lesquels l’Église n’avait plus une seule voiture pour faire son travail, les rebelles ayant dévasté ce qu’ils laissaient derrière eux. Ils ne se sont même pas arrêtés devant les établissements pour handicapés ou les orphelinats. Les enlèvements, viols, pillages et massacres faisaient partie de la vie quotidienne.

CENTRAL AFRICAN REPUBLIC / BAMBARI 14/00070 Repair of the vehiclEn même temps, la République centrafricaine a donné un triste exemple de ce qui se passe lorsqu’un groupe social, en l’occurrence les musulmans locaux, est collectivement tenu responsable des méfaits d’un petit groupe. Les chefs religieux chrétiens et musulmans ont tout fait pour que cela ne se transforme pas en haine entre les communautés religieuses, mais un mouvement de réaction contre la Séléka (appelé « anti-Balaka », qui signifie « contre les machettes ») s’est formé à l’automne 2013.

Divisé entre la Seleka et les anti-Balaka

Au début, il ne faisait que défendre les villages, mais en se développant il est devenu complètement hors de contrôle et finissant par commettre des actes de vengeance de masse contre tous les musulmans. Les médias les ont souvent qualifiés faussement de « milice chrétienne », mais l’Église est toujours restée strictement à distance de ce mouvement. Les représentants chrétiens n’ont cessé de souligner qu’il s’agissait de personnes qui étaient dans leur grande majorité des animistes, voire qui n’étaient chrétiens que sur le papier, ce qui dans ce contexte signifie surtout qu’ils ne sont pas musulmans.

CENTRAL AFRICAN REPUBLIC / BAMBARI 14/00070 Repair of the vehiclEntretemps, le pays a été de facto divisé entre la Seleka et les anti-Balaka. L’ouest est en grande partie contrôlé par les anti-Balaka, et l’est par la Séleka. Les actes de violence sont fréquents, et la situation est instable. À ce jour, c’est à la frontière précise entre les régions du pays dirigées par les groupes respectifs où la situation est la pire. C’est là que se situe le diocèse de Bambari.

Un massacra a eu lieu ici en juillet 2014, lorsque les rebelles de la Séléka ont lancé une attaque contre le terrain de la cathédrale où se trouvaient au moins 12 000 réfugiés. Plus de 20 personnes ont été tuées, et 20 autres enlevées. A cela se sont ajoutés d’importants dégâts dont, entre autres plusieurs véhicules du diocèse ayant été incendiés. Ce fut le triste point culminant d’une série de raids et de pillages que le diocèse avait déjà dû subir auparavant. Des voitures, le stock de médicaments destinés au soin des nombreux malades et blessés, les ordinateurs de bureau et bien d’autres choses ont été volés. Les prêtres et les collaborateurs du diocèse se sont littéralement retrouvés sans ressources pour pouvoir poursuivre leur travail.

L’une des voitures qui avait été volée est restée abandonnée dans la rue après être tombée en panne. Les rebelles ont pris de nombreuses pièces détachées du véhicule, mais ont laissé le reste dans la rue. Maintenant, l’évêque de Bambari demande de l’aide pour réparer cette voiture. Or, il est difficile en République centrafricaine de trouver des pièces de rechange, comme tant d’autres choses d’ailleurs. Ces pièces doivent donc être importées de l’étranger. Nous aidons à hauteur de 7 100 $.

 

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