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Aide à l’Église en détresse.

 

Communiqué de presse – #MercrediRouge – 20 novembre

18.11.2019 in AED, Aide à l'Église en détresse., Communications, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, liberté religieuse, Martyrs, Mercredi Rouge, Messe pour les chrétiens persécutés, Persécution, Voyagez avec AED

Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

#MercrediRouge, 20 novembre 2019
Pierres et prières
Soyez solidaires des chrétiens persécutés !

Les façades d’au moins cinq monuments seront illuminées en rouge cette année au Canada, dont la basilique-cathédrale Marie-Reine du monde à Montréal et la cathédrale St. Michael à Toronto.

Montréal, 18 novembre 2019 – Ce mercredi 20 novembre, Aide à l’Église en Détresse Canada invite tous les Canadiens à participer aux activités du Mercredi Rouge (#MercrediRouge). Pour l’occasion, en soirée au moins cinq monuments de pierres seront illuminés en rouge : la façade de la cathédrale-basilique Marie-Reine-du-Monde à Montréal, la cathédrale St. Michael à Toronto, la cathédrale St. Mary à Calgary, le porche d’entrée du Grand séminaire de Montréal et l’Ambassade de Hongrie à Ottawa, située dans l’édifice historique du Château Birkett.

Dans le diocèse de Calgary, on annonce déjà plus de 80 activités.
« Je crois que de plus en plus de Canadiens sont conscients des problèmes liés au manque de liberté religieuse dans le monde, et en particulier, de la situation de plus de 327 millions de chrétiens qui vivent dans un pays où sévit la
persécution », indique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED Canada.

Grand mouvement international

Les activités au Canada ouvrent une semaine complète d’évènements qui auront lieu partout dans le monde jusqu’au 27 novembre. Dans au moins 15 pays, des temps de prières et de rencont

res d’informations seront organisés et des édifices seront illuminés en rouge – dont plus de 2000 aux Philippines et 120 au Royaume-Uni –, afin de sensibiliser aux questions liées à la liberté religieuse et à la persécution des chrétiens.

Au Canada, plusieurs manières d’être solidaire :

  • Participer à l’une des activités déjà annoncées – liste à l’adresse : http://acn-canada.org/fr/mercredi-rouge/ Information : 514-932-0552 ou sans frais : 1-800-585-6333.
  • S’informer et informer, grâce au rapport Persécutés et oubliés ? 2017-19
    https://acn-canada.org/fr/persecutes-et-oublies/
  • Habillez-vous de rouge
  • Priez pour les chrétiens persécutés dans le monde et toutes les personnes qui souffrent à cause du manque de liberté religieuse.

Parmi la centaine d’activités qui auront lieu partout au Canada, nous en soulignons trois qui auront lieu le mercredi 20 novembre :

  • 19 h 30 : Messe à la cathédrale-basilique Marie-Reine-du-Monde, présidée par Mgr Christian Lépine. Animation du chant assurée par la chorale de la cathédrale syriaque-catholique Saint-Éphrem.
  • 19 h 30 : Vigile œcuménique à la cathédrale St. Michael de Toronto, présidée par le Cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto.
  • 18 h 30 : Dans la ville touristique de Banff en Alberta, célébration de la messe à l’église St. Mary.

Pour lire le rapport Persécutés et oubliés ? 2017-19, rendez-vous sur le site web de l’AED Canada à l’adresse https://files.acn-canada.org/2019/11/persecutes-et-oublies-2019.pdf.


 

Projet de la semaine AED – Pérou

14.11.2019 in AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Pérou

Pérou

Rénovation de locaux pour la pastorale et la formation des laïques

 

Dans le sud du Pérou, la prélature de Chuquibambilla est dans les montagnes, à une altitude de 3 000 à 5 000 mètres. La région est caractérisée par une grande pauvreté, et les agriculteurs sont confrontés à de la sécheresse et à des sols arides. De plus, les dix années de guerre civile et de terreur de la guérilla, le tristement célèbre Chemin lumineux, très actif dans les années 80, ont laissé de profondes blessures qui ne sont toujours pas guéri. De nombreuses familles sont brisées, la violence physique et psychologique est répandue, il y a beaucoup d’orphelins ainsi que de personnes âgées et de veuves isolées qui ont besoin d’aide. Néanmoins, de nombreux croyants ont conservé une foi forte, y compris dans les villages de montagne éloignés.

 

Sur les 100 000 habitants de la prélature de Chuquibambilla, environ 95 pourcents sont catholiques. On compte 14 prêtres et 21 religieuses qui sont au service des croyants et qui se rendent jusque dans les villages les plus difficiles d’accès pour soutenir la population. C’est d’ailleurs de l’Église qu’elle attend de l’aide dans ses besoins spirituels ainsi que matériels, les autorités civiles ne donnant pratiquement aucun service.

 

Former pour servir

La région a un besoin urgent de prêtres. L’apostolat des vocations a donc été renforcé et cette année, 33 jeunes ont participé au programme qui favorise des vocations. Cinq jeunes ont intégré l’année de propédeutique (année de préparation au séminaire) d’un autre diocèse, parce que la prélature ne disposait pas des structures adéquates. Il faudrait également faire davantage pour la formation continue des laïcs, en particulier des catéchistes, car ils jouent un rôle important dans les villages. Mais il faudrait aussi des propositions pour les familles, qui pourraient ainsi redevenir un terreau fertile pour les vocations religieuses.

Des locaux adéquats sont nécessaires pour proposer chaque mois des événements dans le cadre de la vocation pastorale et renforcer la formation continue des laïcs. Un bâtiment existe ; il abritait un petit séminaire il y a 45 ans, mais il a été fermé il y a trente ans et n’a jamais été remis en état.

 

Nous voudrions soutenir sa rénovation à hauteur de 35 250 dollars.

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

Vous désirez soutenir ce projet ou tout autre projet semblable ? Cliquez sur le bouton ci-dessous, et sélectionner ‘Projet de la semaine’.

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire : le miracle du changement politique !

12.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Voyager avec l'AED

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire

Le miracle du changement politique!

Par Tobias Lehner & Volker Niggewöhner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Le 9 novembre 2019 a marqué le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. C’est une étape décisive dans les événements qui ont conduit à l’effondrement du communisme en Europe. Un rêve devint réalité pour de nombreuses personnes : des chrétiens dévoués de toutes confessions et de nombreuses organisations qui ont travaillé sans relâche au cours des décennies précédentes pour provoquer ce changement politique. Parmi ces organisations figure l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) et son fondateur, le prémontré néerlandais Père Werenfried van Straaten (1913-2003).

 

42 ans d’attente et d’efforts en vue d’un changement politique

Les événements entourant la chute du Mur n’ont pas surpris l’œuvre de bienfaisance. Dès le début, c’était ce qui était visé par l’engagement de l’AED. « Après avoir attendu ce tournant pendant 42 ans, notre crédibilité est maintenant en jeu si nous n’aidons pas l’Église persécutée en redoublant notre volonté de faire des sacrifices. Même là où elle a été libérée de ses chaînes, elle reste démunie. Sans prêtres, sans programmes radiophoniques et sans livres, la libération est vaine », écrivait le Père Werenfried aux bienfaiteurs de l’AED. Les défis que l’œuvre allait alors affronter rappelaient ses débuts de pionnière.

Jetons un regard en arrière. En 1947, à l’initiative du Pape Pie XII, le Père Werenfried lance une campagne pour aider les Allemands déplacés et expulsés de l’Est. En 1952, après avoir reçu des informations qui faisaient état de violations des droits de l’homme et de persécutions contre l’Église dans les pays nouvellement placés sous le régime communiste, il étendit les opérations de secours à ces régions. Voilà pourquoi, durant les premières années, l’œuvre s’est appelée Aide aux prêtres de l’Est, pour être renommée Aide à l’Église en Détresse en 1969.

La situation dans les pays derrière le rideau de fer était différente d’un État à l’autre. L’Union soviétique était considérée comme un territoire inaccessible. Seules des émissions radiophoniques provenant de l’étranger permettaient d’y diffuser la Bonne Nouvelle de l’Évangile — ou alors il fallait recourir à la contrebande. Dans d’autres pays, en particulier en Pologne et en Yougoslavie, il était possible de soutenir davantage.

L’œuvre considérait qu’une autre de ses missions importantes résidait dans l’information du public. Il fallait que le monde occidental sache ce qui se passait à l’Est. C’est ainsi que le Père Werenfried s’est exprimé dans des centaines d’homélies sur la situation de l’Église persécutée en Europe de l’Est, devenant lui-même le porte-parole des opprimés privés de leur voix.

Derrière le Rideau de fer, en Pologne, le cardinal Karol Wojtyla, qui deviendra Jean-Paul II, visite le chantier de l’église de Nowa Huta (1977). Le régime communiste avait voulu une nouvelle ville sans Dieu : la population en a décidé autrement…

«Armés» pour la paix

À partir des années 1960, l’AED a étendu son soutien à d’autres régions du monde, comme l’Amérique latine et l’Afrique, mais l’aide à l’Europe de l’Est est demeurée l’une de ses préoccupations majeures. Ses efforts ont été inspirés par les paroles du Pape Pie XII qui avait dit un jour au Père Werenfried : « Tout le monde se prépare à la guerre, mais presque personne ne pense à préparer la paix au cas où elle arriverait soudainement ». Et c’est devenu l’objectif du Père Werenfried qui voulait être préparé pour le « jour J ».

Lorsqu’une nouvelle politique vit le jour en Union soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev, l’AED augmenta entre 1987 et 1988 les aides allouées aux républiques soviétiques, qui passèrent alors de moins d’un million de dollars à 3,5 millions de dollars. C’est aussi dans cette période que le Père Werenfried commença des collectes de fonds pour la formation des prêtres dans les pays du bloc de l’Est. Chacune des deux initiatives s’avéra extrêmement utile, en particulier lorsqu’on regarde les événements qui surviendront par la suite.

La chute du mur de Berlin et les autres événements révolutionnaires marquèrent pour l’AED l’avènement du « Jour J ». Alors que dans le passé, l’aide devait rester secrète, elle pouvait maintenant être apportée ouvertement et parfois elle était même souhaitée par l’État. Une chose est sûre : le soutien dans ces pays restait toujours absolument indispensable. Dès 1990, les aides pour l’Europe de l’Est augmentèrent au point de dépasser les 22 millions de dollars, et atteignirent en 1994-1995 près de trente millions de dollars, ce qui équivalait à plus de 40 % de la totalité du soutien accordé à l’échelle mondiale par l’AED. Ce niveau a persisté jusqu’au passage au nouveau millénaire.

Soutien humanitaire et pastoral

Voici quelques — un des projets d’aide particulièrement remarquables réalisés dans les années qui ont suivi la chute du communisme. Pendant la Révolution roumaine, en décembre 1989, le Père Werenfried s’est rendu à Bucarest dès le lendemain de l’exécution du dictateur Ceaușescu et de son épouse. Auparavant, il avait été l’un des premiers à organiser une aide d’urgence pour atténuer la souffrance de la population roumaine.

En Ukraine, une relation particulière s’est établie entre l’AED et l’Église grecque catholique.. Lorsque son primat, le cardinal Myroslav Ivan Lioubatchivsky, a pu quitter son exil romain le 30 mars 1991 afin de retourner dans sa patrie,, il était accompagné par le Père Werenfried. Lors d’une sainte messe célébrée à Lviv, le fondateur de l’AED a fait une promesse solennelle : « Au nom de nos bienfaiteurs, je vous promets que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider dans la nouvelle évangélisation de l’Ukraine, vous les évêques, les prêtres et les religieuses, les séminaristes et l’ensemble du peuple des fidèles. »

L’AED a tenu promesse : la construction du Grand séminaire à Lviv devint l’un des plus grands projets de l’œuvre. Aujourd’hui, le séminaire de Lviv et ses 200 étudiants compte parmi les plus grands dans le monde.

 

Au programme : formation des prêtres, couvents et proclamation de l’Évangile

Dans les autres états d’Europe de l’Est, le financement de la formation des séminaristes était également une préoccupation majeure. À cela s’ajoutait l’aide apportée aux monastères contemplatifs, dont beaucoup avaient survécu aux années du communisme dans des conditions déplorables ou bien venaient tout juste d’être fondés. Dans de nombreux pays, l’Église était au bord du gouffre et ne possédait plus rien, puisque tous ses bâtiments avaient été confisqués sous le régime communiste et qu’il n’existait plus aucune structure d’organisation cléricale. Dans ces domaines également, l’AED apporta son soutien, en particulier aux petites Églises locales en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie ou au Kazakhstan. Dans ces pays, les catholiques sont en minorité et trouvent peu de défenseurs dans la société.

 

Un œcuménisme vivant : reconstruire les ponts

En 1991, une mission spéciale pour la reconstruction spirituelle de l’Europe de l’Est a été confiée par la plus haute autorité : le Pape Jean-Paul II exprima pour la première fois à l’AED son idée d’intensifier le dialogue avec l’Église orthodoxe russe. Une approche qui trouva un terrain fertile chez le Père Werenfried. En octobre 1992, il se rendit pour la première fois en Russie avec une délégation. Là, il rencontra le Patriarche Aleksei II et d’autres dignitaires orthodoxes. Le père Werenfried a pu faire son rapport au pape au début de 1993 et le soutien de certains projets en faveur de l’Église russe orthodoxe vint donc compléter le soutien accordé aux communautés catholiques.

L’un des fameux bateaux chapelles.

Le projet le plus célèbre devint celui des fameux bateaux chapelle — des embarcations transformées en chapelle permettant aux prêtres de se rendre dans des communes où il n’y avait plus d’église. Le Père Werenfried était convaincu que « la nouvelle évangélisation indispensable de la Russie représentait la mission fondamentale de notre Église-sœur orthodoxe ». Comme celle-ci avait également souffert de la persécution sous le communisme et qu’elle devait repartir de zéro, il fallait maintenant la soutenir.

 

De bénéficiaires à bienfaiteurs

Regina Lynch, directrice du département des projets à l’Aide à l’Église en Détresse.

Depuis 1990, l’AED a soutenu l’Église en Europe de l’Est avec plus 750 millions de dollars. Même si, de nos jours, les priorités de l’aide se sont déplacées vers le Moyen-Orient et l’Afrique, les chrétiens d’Europe de l’Est ne sont pas tombés dans l’oubli. Ainsi, la petite Église extrêmement pauvre d’Ukraine se situe toujours au quatrième rang des pays soutenus par l’AED.

Enfin, il est intéressant de souligner que les communautés des anciens pays communistes n’ont pas été que des bénéficiaires. Peu après l’effondrement du rideau de fer, des actions de solidarité ont vu le jour chez des catholiques de différents pays qui, peu de temps auparavant, souffraient eux-mêmes de la persécution. La Pologne a joué et joue toujours un rôle majeur à cet égard. L’un des 23 bureaux nationaux de l’AED y est maintenant installé et un autre a été ouvert en Slovaquie, état qui faisait partie de l’ancienne Tchécoslovaquie. Ici aussi, le miracle du changement politique est à l’œuvre.

Nouvelles de l’AED : Appel aux catholiques à prier pour les familles en Syrie

16.08.2019 in AED Canada, Aide à l'Église en détresse., PROJETS AED

Le pape François et l’AED


Appel aux catholiques à prier pour les familles en Syrie

Par Amanda Bridget Griffin et Maria Lozano, ACN International
Adapté par Mario Bard pour le bureau Canadien de l’AED
Publié sur le web 16 août, 2019

Rome/Montréal, jeudi le 15 août 2019 – Ce jeudi 15 août, le pape François a accueilli une délégation de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) et bénit 6 000 chapelets qui seront offerts à des familles victimes de la guerre en Syrie.

Depuis 2011, l’AED s’est engagée auprès des chrétiens syriens qui souffrent des effets de ce conflit interminable. En tout, ce sont environ 850 projets qui ont été soutenus, totalisant 52,2 millions de dollars. Toutefois, il est évident que l’argent ne suffit pas : le soutien spirituel est essentiel pour guérir les blessures et les cicatrices laissées par la guerre.

« Les chapelets, fabriqués à l’initiative de l’AED, seront un signe de ma proximité avec nos frères et sœurs en Syrie, en particulier avec ceux qui ont perdu un être cher. Nous continuons à prier le Rosaire pour la paix au Moyen-Orient et dans le monde entier », a déclaré le pape François lors de la prière de l’Angélus de ce jeudi, fête de l’Assomption. Le président international de l’œuvre de charité pontificale, M. Thomas Heine-Geldern, était présent aux côtés du pape lors de cet engagement très personnel du Saint-Père à continuer de prier pour la paix, en solidarité avec le peuple syrien.

 

Consoler mon peuple – 15 septembre

Sachant qu’il existe une aspiration profonde pour les chrétiens – et par le fait même pour toute la société syrienne – à plus de solidarité, de consolation, de même qu’à la réconciliation et à la purification de la mémoire, tant au niveau des personnes qu’au niveau collectif, la bénédiction des chapelets ne sera pas la seule étape.

Le dimanche 15 septembre prochain, une célébration pour la paix en Syrie sera présidée à Rome par le Saint-Père. De même en Syrie, les leaders d’Églises syriennes auront le soutien de l’Aide à l’Église en Détresse pour l’organisation de célébrations, lesquelles seront inspirées par la dévotion à Notre-Dame des douleurs. Des prières pour les familles des victimes de la guerre (tuées, blessées ou enlevées) seront prononcées et méditées. À Rome, le pape François bénira une icône de « Notre-Dame des douleurs, consolatrice des Syriens », écrite par un prêtre grec-orthodoxe de la ville de Homs.

Ce même jour, plusieurs célébrations auront donc lieu dans toutes les paroisses syriennes où seront offert des « cadeaux pastoraux » aux familles en deuil, avec la célébration de vêpres et de processions spécialement préparées pour l’occasion et ayant pour thème : Consolez mon peuple (cf. : 40, 1).

Avec la célébration Consolez mon peuple, Aide à l’Église en Détresse espère fournir le soutien moral et la consolation, essentiels aux familles et aux communautés syriennes alors qu’elles sont toujours en deuil et qu’elles ne font que commencer à se remettre des pertes immenses causées par la guerre.

 

AED-Canada soutient les enfants de Homs  

Aide à l’Église en Détresse Canada a lancé   à la fin du mois de juillet une campagne dont les fruits sont destinés aux enfants de Homs. Le but est de pouvoir donner, aux enfants qui sont âgés de 0 à 10 ans, du lait quotidiennement, et ce, sur une période de six mois. L’objectif est de 378 000 dollars.

Information et don : Gouttedelait2019
Ou bien par téléphone : 1-800-585-6333

Entretien AED : L’Irak, cinq ans après son invasion par l’État Islamique 

07.08.2019 in ACN-International, AED, Aide à l'Église en détresse.

Entretien AED 

L’ultime bataille : Irak, cinq ans après son invasion par l’État Islamique 

Que reste-t-il du christianisme en Irak, cinq ans après son invasion par l’État Islamique ?

Le 6 août 2014, les unités de l’État Islamique (EI) ont conquis et détruit les implantations chrétiennes de la plaine de Ninive, au nord de Mossoul. Quelque 120 000 chrétiens ont dû fuir en n’emportant que ce qu’ils avaient sur eux. Beaucoup d’entre eux ont trouvé refuge autour de la ville kurde d’Erbil. Au cours des trois années qui ont suivi, l’archevêque catholique chaldéen d’Erbil, Mgr Bashar Matti Warda, a été l’un des piliers de la communauté, permettant qu’elle subsiste jusqu’en octobre 2016, lorsque les forces irakiennes et leurs alliés ont pu reprendre les territoires et que des dizaines de milliers de chrétiens déplacés sont retournés dans les ruines de leurs villes natales. D’autres ont décidé de rester à Erbil ou de quitter le pays. Aide à l’Église en Détresse (AED), en collaboration avec les Églises locales, soutient fortement la reconstruction. Cinq ans après l’invasion de Ninive, Mgr Bashar Matti Warda, témoin de premier plan de tous ces événements historiques, a accordé un entretien à l’oeuvre pontifical AED à propos des conséquences pour les chrétiens d’Irak mais aussi pour le Proche-Orient et les pays occidentaux.

 

Par Maria Lozano, ACN International
Adapté par Amanda Griffin pour le bureau Canadien de l’AED
Publié sur le web 7 août, 2019

Ces cinq années ont été un calvaire. Avec le recul, avez-vous tiré des leçons de tout ce que vous avez vécu ?

Quand un peuple n’a plus rien à perdre, dans un certain sens, c’est très libérateur, et c’est sur cette base claire de courage renouvelé que je peux maintenant parler au nom de mon peuple et dire la vérité. Mais je tiens à préciser que nous sommes un peuple qui a enduré la persécution avec patience et foi pendant 1 400 ans et qui fait maintenant face à une lutte pour sa survie, notre ultime bataille en Irak. La cause la plus immédiate est l’attaque menée par l’État Islamique (EI), qui a entraîné le déplacement de plus de 125 000 chrétiens de leurs terres ancestrales et nous a laissés, en une seule nuit, sans abri, sans travail ni aucun bien, sans églises ni couvents, sans la possibilité de participer à l’une des choses normales de la vie qui donnent de la dignité : les visites familiales, les célébrations de mariages et de naissances, les deuils. Nos oppresseurs ont confisqué notre présent tout en essayant d’effacer notre histoire et de détruire notre avenir. Il s’agit d’une situation exceptionnelle, mais non isolée, qui s’inscrit dans le cycle récurrent de la violence au Proche-Orient depuis plus de 1 400 ans.

Donc, en fait, l’invasion par l’EI n’était que le sommet de l’iceberg ?

À chaque cycle successif, le nombre de chrétiens a diminué, jusqu’à ce que nous soyons désormais en danger d’extinction. Quel que soit le point de vue adopté, l’extinction se rapproche, et qui peut dire quand elle se produira ? Allons-nous disparaitre à cause d’une catastrophe naturelle ou d’une lente émigration ? Les attaques de l’EI étaient-elles inattendues et nous ont-elles pris par surprise ? C’est ce que diront les médias. Ou peut-être la vérité surgira-t-elle après notre disparition, à savoir que nous avons été constamment et régulièrement éliminés au cours des 1 400 dernières années par un système de croyances qui favorise des cycles réguliers et récurrents de violence contre nous, comme le génocide ottoman de 1916-1922.

Mais au cours de ces 1 400 ans d’oppression des chrétiens, y a-t-il eu des périodes de tolérance musulmane comme alternative à la violence et à la persécution ?

On ne peut nier l’existence de périodes de tolérance relative. Sous Al Rashid a été fondée à Bagdad la Maison de la Sagesse, la grande bibliothèque. Ce fut un temps de prospérité relative où l’érudition chrétienne et juive était valorisée, et où l’épanouissement des sciences, des mathématiques et de la médecine fut rendu possible grâce aux érudits chrétiens nestoriens qui ont traduit des textes grecs, déjà anciens au 9ème siècle. Nos ancêtres chrétiens ont partagé avec les arabes musulmans une profonde tradition de pensée et de philosophie, et ont maintenu avec eux un dialogue respectueux depuis le 8ème siècle. L’âge d’or arabe, comme l’historien Philip Jenkins l’a souligné, s’est construit sur la base de l’érudition chaldéenne et syriaque, une érudition chrétienne. L’imposition de la charia a signifié le déclin de ce grand transfert du savoir et la fin de l’âge d’or de la culture arabe. Un style de dialogue scolastique s’était développé, et cela n’avait pu se produire que parce qu’une succession de califes avait toléré les minorités. Au fur et à mesure que la tolérance prenait fin, la culture et la richesse qui en étaient issues disparaissaient.

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La tolérance est-elle donc la clé du développement des peuples ?

Exactement. Mais ces moments de tolérance ont été une expérience à sens unique : les dirigeants islamiques décident, à leur discrétion et selon leur bon vouloir, si et dans quelle mesure les chrétiens et les autres non-musulmans doivent être tolérés. Ce n’est pas et n’a jamais été une question d’égalité. Fondamentalement, aux yeux de l’Islam, les chrétiens ne sont pas égaux aux musulmans. Nous ne devons pas être traités sur un pied d’égalité, nous ne devons être que tolérés ou non tolérés, en fonction de l’intensité de l’esprit djihadiste du moment. Oui, la racine de tout cela est l’enseignement du djihad, qui est la justification des actes de violence.

Les chrétiens irakiens retournent dans leurs villages. La situation s’améliore-t-elle ? À quoi ressemble la vie des chrétiens et des autres minorités ?

Il y a encore des groupes extrémistes, de plus en plus nombreux, qui prétendent que tuer des chrétiens et des yézidis contribue à répandre l’Islam. En adhérant strictement aux enseignements coraniques, ils prescrivent le statut de dhimmi (citoyenneté de seconde classe) aux minorités, permettant la confiscation des biens et l’application du djizia, la taxe islamique. Mais ce n’est pas tout. Si vous étiez chrétiens en Irak ou ailleurs au Proche-Orient, vous n’accepteriez jamais un seul instant le poids qui nous écrase et que nous subissons depuis des siècles. Selon la Constitution de mon pays, nous sommes des citoyens de rang inférieur, nous sommes à la merci de ceux qui se proclament supérieurs à nous. Notre humanité ne nous procure aucun droit.

Dans les pays occidentaux, vous êtes égaux devant la loi. Ce principe fondamental de la vie européenne et américaine est le fondement de l’ordre civil chrétien, selon lequel nous sommes tous les enfants d’un Dieu aimant, créés à son image et à sa ressemblance, qui nous donne à chacun la dignité et nous exhorte au respect mutuel. La sécurité civile naît d’une vision du monde qui valorise chaque être humain non pas en raison de sa position ou de sa fonction, mais simplement parce qu’il est un être humain. Cette vision des choses a été le grand don de la tradition judéo-chrétienne. Reconstruire la société civile, c’est la reconstruire pour tous. Chacun occupe une place, et chacun a la possibilité de s’épanouir.

La vérité est qu’il y a une crise fondamentale au sein de l’Islam lui-même, et si cette crise n’est pas reconnue, traitée et résolue, alors il ne peut y avoir d’avenir pour la société civile au Proche-Orient, ni même nulle part où l’Islam l’emporte sur la nation.

 

Certains disent que la brutalité et la violence de l’EI ont également changé le monde islamique. Qu’en pensez-vous ?

Il est clair que l’EI a choqué la conscience mondiale et a également choqué la conscience des pays à majorité musulmane. La question est maintenant de savoir si l’Islam continuera ou non une trajectoire politique dans laquelle la charia est la base du droit civil, et où presque tous les aspects de la vie sont circonscrits à la religion, ou si un mouvement plus civique et tolérant va se développer.

La défaite de l’EI ne s’est pas accompagnée de la défaite de l’idée du rétablissement du califat. Cette idée a refait surface et est maintenant fermement ancrée dans les esprits dans tout le monde musulman. Et cette idée du califat porte dans son sillage toutes les structures formelles historiques d’inégalité et de discrimination à l’encontre des non-musulmans. Et à cet égard, je ne parle pas seulement de l’Irak. Nous voyons des dirigeants d’autres pays du Proche-Orient agir clairement d’une manière compatible avec la restauration du califat.

Comment pensez-vous que l’Occident va réagir face à cela ?

C’est une question cruciale, et les minorités religieuses du Proche-Orient aimeraient en connaître la réponse. L’Occident va-t-il continuer à tolérer cette persécution organisée et sans fin contre nous ? Lorsque la prochaine vague de violence commencera à nous frapper, est-ce que quelqu’un dans vos universités organisera des manifestations et portera des pancartes qui disent : « Nous sommes tous chrétiens » ? Et oui, je parle de la « prochaine vague de violence », parce qu’il s’agira tout simplement du résultat naturel d’un système de gouvernement qui prêche l’inégalité et justifie la persécution. L’équation n’est pas compliquée. Il est enseigné à un groupe qu’il est supérieur aux autres et qu’il a le droit de traiter les autres comme des êtres inférieurs, en fonction de leur foi et de leurs pratiques religieuses. Cet enseignement conduit inévitablement à la violence contre les « inférieurs » qui refusent de changer de foi. Cela résume l’histoire des chrétiens au Proche-Orient de ces 1 400 dernières années.

Mais quelle pourrait être la solution ? Comment construire un avenir meilleur ?

Le changement se produira à la suite d’un travail conscient au sein du monde musulman lui-même. Nous en voyons peut-être un début de commencement en Égypte, en Jordanie, en Asie, et même en Arabie Saoudite. Il reste certainement à voir s’il y a une réelle sincérité dans tout cela.

 

Le christianisme a-t-il une mission prophétique au Proche-Orient ?

Mon rôle est missionnaire : témoigner quotidiennement des enseignements du Christ, montrer la vérité du Christ et donner l’exemple vivant à nos voisins musulmans d’un chemin vers un monde de pardon, d’humilité, d’amour et de paix. Afin qu’il n’y ait pas de confusion, je ne suis pas en train de parler de conversion. Je parle plutôt de la vérité fondamentale du pardon que les chrétiens d’Irak peuvent partager, et que nous pouvons partager à partir d’une position de clarté morale historiquement unique. Nous pardonnons à ceux qui nous assassinent, qui nous torturent, qui nous violent, qui cherchent à détruire tout ce qui a à voir avec nous. Nous leur pardonnons. Au nom du Christ, nous leur pardonnons. Et c’est ce que nous disons à nos voisins musulmans : apprenez cela de nous. Laissez-nous vous aider à guérir. Vos blessures sont aussi profondes que les nôtres. Nous le savons. Nous prions pour votre guérison. Guérissons ensemble notre pays blessé et torturé.

Et qu’en est-il de notre société laïque en Occident ? À votre avis, quel est notre rôle ?

Nous vous demandons de considérer notre situation honnêtement, telle qu’elle est réellement, et non pas selon les interprétations d’un relativisme historique qui réduit, ou plutôt insulte, la réalité de notre souffrance, nous privant ainsi même de la dignité de notre persévérance dans la foi. Le but ultime de la lutte est de comprendre la nature de la bataille menée. Pour ce faire, vous devrez vous demander : combien de temps une société modérée et décente peut-elle survivre sans l’influence des institutions chrétiennes ? Combien de temps la tradition peut-elle durer après la mort de la foi ?  Comment le vide sera-t-il comblé ? Le rôle que les communautés chrétiennes jouent ou ont joué dans les sociétés islamiques a été négligé, de même que le fait qu’un tel rôle soit un élément important de la formation de la société civile dans la majeure partie du monde. Il faut le souligner parce que la situation en Irak a malheureusement été mal comprise par les dirigeants occidentaux. Il n’y a aucune raison de croire qu’ils comprendront mieux les mêmes signes et les mêmes présages dans leur propre pays. Pensez-vous que vous soyez loin du chaos irakien ? Laissez-moi vous dire que vous n’êtes qu’à six heures d’avion.

En parlant de dirigeants, quel devrait être le rôle des politiciens ?

Nous les appelons à unir leurs efforts pour assurer l’égalité de traitement pour toutes les minorités en Irak et ailleurs. Nous prions également pour que les politiciens aient l’humilité de reconnaître que leurs théories ont été presque universellement erronées, basées sur des appréciations fondamentalement fausses du peuple irakien et de sa situation. En raison de ces politiques malavisées, conçues dans le confort et la sécurité imputables à l’éloignement géographique, et abordées par les médias comme des questions intellectuelles partisanes, des centaines de milliers de personnes innocentes sont mortes.  Tout un pays a été détruit et laissé à la merci des chacals. Toute cette horreur a commencé au niveau politique, c’est pourquoi nous demandons à ceux d’entre vous qui continuent d’avoir accès à l’élaboration des politiques de votre pays de se rappeler tous les jours que vos choix politiques et ceux de vos alliés ont comme conséquence la vie ou la mort. S’il vous plaît, soyez humbles et assurez-vous de bien comprendre les gens que vous condamnez. Comprendre ce qui s’est passé en Irak implique d’être honnête quant à la nature et au but de l’ordre civil chrétien. Cela signifie être honnête quant à la nature et au but des lois islamiques. Cela signifie être honnête quant à ce qui se passe quand ils se rencontrent tous deux dans un seul endroit. Je comprends bien que ce soit un sujet difficile à aborder lorsqu’on vit dans le confort d’un pays pacifique, mais pour les chrétiens irakiens, ce n’est pas une question abstraite.

 

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Peut-être la question la plus douloureuse : Faisons-nous face à la fin du christianisme en Irak ?

C’est possible, admettons-le. Avant 2003, nous étions près d’un million et demi de fidèles : six pourcents de la population irakienne. Aujourd’hui, peut-être ne sommes-nous que 250 000, peut-être moins, et ceux d’entre nous qui restent doivent être prêts au martyre.

En fin de compte, tout le monde fait face à un moment de vérité. Permettra-t-on qu’un peuple pacifique et innocent soit persécuté et éliminé à cause de sa foi ? Et, parce qu’il ne veut pas dire la vérité aux persécuteurs, le monde sera-t-il complice de notre élimination ? Le monde doit comprendre qu’alors que nous sommes en danger d’extinction, nous ne resterons pas en silence. À partir de maintenant, nous dirons la vérité et vivrons la vérité, pleinement donnés à notre témoignage et à notre mission chrétienne, de sorte que si jamais nous disparaissions, personne ne puisse dire : comment cela a-t-il pu arriver ? Les chrétiens sont un peuple d’espérance. Mais le fait d’être confrontés à notre fin nous apporte aussi la clarté, et avec elle, le courage de dire enfin la vérité. L’espoir de rester dans notre antique patrie dépend maintenant de notre capacité et de celle de nos oppresseurs — et du monde entier — d’admettre ces vérités. La violence et la discrimination à l’égard des innocents doivent cesser. Ceux qui les prêchent doivent s’arrêter. Nous, chrétiens d’Irak, qui avons fait face à 1 400 ans de persécution, de violence et de génocide, sommes prêts à élever la voix et à témoigner face à nos oppresseurs et au monde, quelles que soient les conséquences.

Projet de la semaine AED : Ukraine – des novices en formation

24.07.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Formation, PROJETS AED, Religieuses, Ukraine

Projet de la semaine – Ukraine

Soutien à la formation de 13 religieuses novices 

La Congrégation des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà se réjouit d’avoir de nombreuses vocations en Ukraine. Treize jeunes novices sont actuellement en formation à Ivano-Frankivsk, en vue de la consécration définitive de leur vie au service de Dieu et des êtres humains.  La plupart d’entre elles ont environ 20 ans.

Les religieuses  accompagnent les jeunes, organisent des retraites, font la catéchèse et s’occupent des orphelins ainsi que des personnes âgées et malades, qui sont souvent en grande détresse en Ukraine.

Des religieuses reçoivent et nourrissent la foi

En été, les jeunes novices aident à organiser des camps de vacances pour les enfants et adolescents, au cours desquels ces derniers peuvent se détendre et s’amuser, tout en approfondissant leur foi en Dieu. Cela permet aux jeunes religieuses de bien s’exercer à la catéchèse.

De plus, l’année dernière, certaines d’entre elles se sont rendues en Italie avec un groupe de 50 jeunes pour une rencontre de la jeunesse. Bien que le trajet en bus ait été long et épuisant, tout le monde était ravi. Sœur Maria Cristiana, la maîtresse des novices, raconte : « Je n’ai encore jamais vu des jeunes aussi enthousiasmés par la vérité et l’expérience communautaire ».

Au pays, la congrégation organise également des pèlerinages au sanctuaire de Krylos. Les pèlerins prient et chantent pendant les 25 kilomètres de marche. Cependant, les sœurs sont également disponibles pour des conversations personnelles au cours desquelles les jeunes peuvent parler librement et poser toutes leurs questions sur la foi ou leurs problèmes personnels. L’année dernière, 400 jeunes y ont participé.

 

L’AED soutient régulièrement la formation des jeunes religieuses et souhaite encore les aider cette année, avec un montant de 11 700 dollars.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/Vous désirez soutenir ce projet ou tout autre projet semblable ? Cliquez sur le bouton ci-dessous, et sélectionner ‘Projet de la semaine’.

Projet de la semaine – Ukraine

Soutien à la formation de 13 religieuses novices 

La Congrégation des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà se réjouit d’avoir de nombreuses vocations en Ukraine. Treize jeunes novices sont actuellement en formation à Ivano-Frankivsk, en vue de la consécration définitive de leur vie au service de Dieu et des êtres humains.  La plupart d’entre elles ont environ 20 ans.

Les religieuses  accompagnent les jeunes, organisent des retraites, font la catéchèse et s’occupent des orphelins ainsi que des personnes âgées et malades, qui sont souvent en grande détresse en Ukraine.

Des religieuses reçoivent et nourrissent la foi

En été, les jeunes novices aident à organiser des camps de vacances pour les enfants et adolescents, au cours desquels ces derniers peuvent se détendre et s’amuser, tout en approfondissant leur foi en Dieu. Cela permet aux jeunes religieuses de bien s’exercer à la catéchèse.

De plus, l’année dernière, certaines d’entre elles se sont rendues en Italie avec un groupe de 50 jeunes pour une rencontre de la jeunesse. Bien que le trajet en bus ait été long et épuisant, tout le monde était ravi. Sœur Maria Cristiana, la maîtresse des novices, raconte : « Je n’ai encore jamais vu des jeunes aussi enthousiasmés par la vérité et l’expérience communautaire ».

Au pays, la congrégation organise également des pèlerinages au sanctuaire de Krylos. Les pèlerins prient et chantent pendant les 25 kilomètres de marche. Cependant, les sœurs sont également disponibles pour des conversations personnelles au cours desquelles les jeunes peuvent parler librement et poser toutes leurs questions sur la foi ou leurs problèmes personnels. L’année dernière, 400 jeunes y ont participé.

 

L’AED soutient régulièrement la formation des jeunes religieuses et souhaite encore les aider cette année, avec un montant de 11 700 dollars.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/Vous désirez soutenir ce projet ou tout autre projet semblable ? Cliquez sur le bouton ci-dessous, et sélectionner ‘Projet de la semaine’.

Récit AED : Irak Semer l’espoir pour plus de familles chrétiennes

03.07.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., par Xavier Bisits & Iban de la Sota, PROJETS AED

Irak

Semer l’espoir pour plus de familles chrétiennes

Par Xavier Bisits & Iban de la Sota, ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié le 3 juillet 2019

Dans le cadre de son programme de reconstruction dans les plaines de Ninive, en Irak, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) a commencé à restaurer les maisons de 41 familles chrétiennes dans la ville de Bartella. Environ 220 personnes supplémentaires bénéficieront de ce projet, le plus récent d’un programme de l’AED qui a déjà permis la rénovation de plus de 2000 maisons dans la région.

 

Avant l’invasion du groupe État islamique (ÉI) en 2014, Bartella était une ville comptant 3 500 familles chrétiennes (soit environ 17 500 personnes, dont 12 300 Syriens orthodoxes et 5 200 catholiques syriaques). En 2016, lorsque les habitants sont revenus après la libération de la ville, leurs églises avaient été profanées, le drapeau noir de l’ÉI était fixé aux murs de l’église et leurs maisons avaient été incendiées, pillées et endommagées afin d’empêcher à jamais les chrétiens de revenir. D’autres maisons ont plutôt été détruites pendant la libération, par des raids aériens.

 

Une cérémonie marquant le début des travaux a eu lieu le 5 juin dernier, débutant par des lectures de l’Évangile et des prières chantées en syriaque, un dialecte néo-araméen. Le père Benham Lallo, représentant le père Benham Benoka, curé de la paroisse n’ayant pu se rendre à l’événement, a dirigé la cérémonie et servi d’interprète pour le père Andrzej Halemba, responsable de la section Moyen-Orient de l’AED.

 

Ce dernier, dans un message adressé aux familles, a comparé les chrétiens irakiens aux « familles de l’Ancien Testament », chargées de reconstruire Jérusalem à l’époque du Second Temple. Il a également demandé aux personnes présentes de prier pour les bienfaiteurs de l’AED. Ensuite, les oliviers ont été bénis et distribués à chaque famille, symbolisant l’espoir que la paix reviendra dans la région, après de nombreuses années de guerre, et que ces arbres, plantés dans les jardins de ces familles, porteront leurs fruits.

 

 

À la suite de l’invasion de Mossoul et des plaines de Ninive au cours de l’été 2014, l’œuvre pontificale de l’AED a fourni de la nourriture, des abris, des médicaments et une éducation aux chrétiens déplacés et aux autres personnes arrivant à Erbil et ailleurs. Quand les communautés ont commencé à rentrer chez elles après l’expulsion de l’ÉI, l’organisme de bienfaisance a entrepris de reconstruire des maisons, des couvents, des églises et d’autres structures. Les bienfaiteurs de l’AED ont versé 63,933,318 millions de dollars en aide à l’Irak, de 2014 à mai 2019.

AED – Récit : Les islamistes enlèvent les chrétiens en Égypte

17.06.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Par Engy Magdy

AED – Récit : Les islamistes enlèvent les chrétiens en Égypte
 

En janvier dernier, Adeeb Nakhla, un chrétien copte, a été enlevé par un groupe affilié à l’État islamique (ÉI) dans le Sinaï en Égypte. Depuis lors, aucune nouvelle n’a été donnée de l’endroit où il se trouve ou de sa situation. Un parent d’Addeb Nakhla raconte la tragédie à Engy Magdy, de l’œuvre pontificale de charité, Aide à l’Église en Détresse (AED).

Egypte

« Nous craignons la torture et une mort violente ».

Par Engy Magdy, pour l’AED International
Adaptatation du texte pour l’AED Canada, Mario Bard
Publié sur le web le 17 juin, 2019

 

Le 17 janvier 2019, vers 9 heures du matin, Adeeb Nakhla (55 ans) voyageait d’Ismaïlia à Al-Arish pour rendre visite à des parents, quand un groupe de miliciens islamistes a arrêté le minibus dans lequel il se trouvait et a vérifié les cartes d’identité des personnes à bord. En Égypte, les cartes d’identité portent obligatoirement la mention de l’appartenance religieuse; quand les islamistes ont vu qu’Adeeb Nakhla était chrétien, ils lui ont demandé de sortir du véhicule et l’ont emmené.

 

Une ville assiégée

 

Adeeb Nakhla

Il y a deux ans, Adeeb Nakhla avait fui Al-Arish, comme des dizaines de familles chrétiennes qui ont déménagé à Ismaïlia après avoir reçu des menaces de mort. Un proche parent, qui a parlé à l’Aide à l’Église en Détresse à la condition que son anonymat soit préservé, a déclaré que de nombreux chrétiens coptes qui avaient choisi de rester ont été abattus : « Nous avons quitté Al-Arish en 2017, après que les terroristes ont tué sept de nos voisins. Parmi les morts se trouvaient un père et son fils. Les terroristes ont brûlé leurs corps et leur maison. L’épouse et mère de famille, Nabila, a été obligée de regarder ; ça l’a gravement traumatisée ».

 

L’année dernière, la famille d’Adeeb Nakhla est retournée à Al-Arish, où des membres de la famille travaillent et possèdent des biens. Adeeb Nakhla est resté à Ismaïlia pour son travail. Le parent d’Adeeb Nakhla a déclaré : « Nous devions retourner chez nous et travailler. Nous étions au chômage à Ismaïlia, et nous vivions de l’aide de l’Église. La situation en ville s’est améliorée grâce à l’intensification de la campagne de l’armée égyptienne contre les groupes terroristes, même si les routes sont encore dangereuses ».

 

Il a poursuivi : « Les militants affiliés à l’État islamique ont monté des embuscades sur les routes et lancé des attaques contre les civils et les forces de sécurité. Le chauffeur musulman du bus dans lequel se trouvait  Adeeb a dit que les miliciens  avaient arrêté le véhicule et quand ils ont vu qu’Adeeb  Adeeb était chrétien, ils lui ont demandé de sortir. Notre plus grande crainte est qu’ils puissent lui infliger de mauvais traitements, le torturer et le tuer, tout aussi sauvagement qu’ils l’ont fait à d’autres Coptes ».

 

La violence envers les chrétiens coptes en Égypte a augmenté depuis la chute du Président Hosni Moubarak en 2011. La plupart des attaques se sont produites dans le nord du Sinaï, où, selon la tradition copte, la Sainte Famille est entrée en Égypte. En 2012, des assaillants inconnus ont publié une déclaration manuscrite exigeant que tous les Coptes encore présents quittent la ville frontalière de Rafah. Depuis lors, un certain nombre de Coptes de la région ont été enlevés et tués par des groupes terroristes.

 

Égypte : le paradoxe

 

Les groupes terroristes sont toujours très présents en Égypte. Par contre, le paradoxe – qui se révèle finalement être une bonne nouvelle –, est que, depuis 2016, les autorités ont régularisés, restaurés ou bien construits 984 lieux de cultes chrétiens. (Source : L’Église dans le monde)

AED-Entrevue – Au Venezuela, lueurs d’espoir au milieu de la crise

03.06.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Amérique du Sud, Venezuela, Voyager avec l'AED

AED-Entrevue – Au Venezuela, lueurs d’espoir au milieu de la crise

Entrevue et texte par Maria Lozano, ACN International
Adapté par Mario Bard 
Publié sur le web, 3 juin, 2019

Crise au Venezuela : « Une petite lueur d’espoir »

Au Venezuela, il semble qu’un premier pas vers le changement ait été franchi grâce aux premiers entretiens qui se sont déroulés à Oslo, en Norvège entre du 25 au 29 mai, précédés de contacts faits à la mi-mai.

Avec la collaboration du gouvernement de ce pays neutre, ces contacts constituent une première tentative pour résoudre la crise. Il s’agit « d’entretiens exploratoires » entre des représentants du gouvernement de Nicolás Maduro et des représentants de l’opposition, comme l’explique le Père José Virtuoso, recteur de l’Université catholique Andrés Bello à Caracas (Venezuela). Cela fait apparaître « une petite lueur d’espoir » explique le prêtre jésuite dans un entretien qu’il a accordé à l’Aide à l’Église en Détresse (AED).

 


Êtes-vous optimiste quant aux pourparlers d’Oslo ?

Oui. Nous savions que des rencontres informelles s’étaient déjà déroulées entre l’opposition et le gouvernement de Nicolás Maduro. Il s’agissait plutôt d’entretiens exploratoires – sans aucun engagement. Cette fois-ci, les contacts à Oslo impliquent l’engagement « officiel » d’un gouvernement, en l’occurrence celui de la Norvège. C’est un premier aspect positif. Le deuxième aspect positif est que cela démontre que le gouvernement du président Nicolás Maduro et celui du président Juan Guaidó sont ouverts pour chercher des possibilités d’entente. Il ne faut exclure aucune possibilité permettant de sortir de la crise vénézuélienne.

 

Ces entretiens se situent encore dans une phase très précoce. Est-ce qu’il y a Déjà des mesures concrètes qui en résultent ?

Il n’y a encore rien de concret et la manière de procéder n’a même pas encore été déterminée. Jusqu’à présent, il s’agit d’étapes exploratoires. Toutes les parties présentes – autant le gouvernement norvégien que le gouvernement Maduro ainsi que le président Guaidó – ont évoqué un processus exploratoire. En aucun cas nous ne pouvons parler d’un processus de dialogue ou de négociation. Nous sommes encore dans un processus de recherche de solutions.

 

Est-ce que ces tentatives de rapprochement sont en lien avec l’action de Juan Guaidó qui, le 30 avril dernier, a appelé l’armée à le soutenir ?

Je pense que depuis le 30 avril, nous sommes clairement dans une impasse : ni le gouvernement Maduro – qui souhaite écraser ses ennemis – ni le président par intérim Guaidó – qui veut mettre un terme à l’usurpation du pouvoir – n’ont bougé. Pour sortir de cette impasse qui est devenue manifeste le 30 avril dernier, nous devons chercher d’autres issues, nous devons explorer d’autres possibilités.

Quelle est l’attitude adoptée par l’Église ? Il y a presque deux ans, l’Église a participé à des tentatives de dialogue. Mais, se sentant instrumentalisée, elle s’est retirée…

Les tentatives précédentes, que ce soit les entretiens auxquels le Vatican a participé au début ou plus tard avec le processus entre le gouvernement et l’opposition à Saint-Domingue, ont échoué. Je pense que ces rencontres n’étaient pas bien préparées et ont été mal développées. Considérons l’exemple de la Colombie : là-bas, les entretiens et les accords entre le gouvernement colombien et les FARC reposaient sur un processus très long et très bien préparé, qui n’a été entamé qu’au moment où il existait déjà une véritable volonté de négociation. Au Venezuela, cette volonté n’existe pas encore véritablement. Elle doit d’abord être construite et renforcée. Il ne faut pas aller trop vite, parce que le processus pourrait être abandonné. Je pense que c’est ce qui s’est passé lors des tentatives précédentes. Nous devons essayer de trouver une voie stable pour parvenir à un accord éventuel. C’est pourquoi je dis que ce sera un processus lent et difficile. Mais je pense qu’au final, les Vénézuéliens le veulent.

Comparer aux tentatives antérieures, croyez-vous que cette fois sera différente, parce que Nicolás Maduro a compris que ça ne pouvait pas continuer ainsi ?

Je pense que, non seulement l’opposition, mais tous les Vénézuéliens ont des doutes considérables et surveillent avec défiance les avancées de ces processus. Le gouvernement reste déterminé à ne pas reconnaître l’opposition et la possibilité d’un accord. Pour cette raison, nous continuons d’entrevoir les choses avec un certain scepticisme. Mais d’une manière ou d’une autre, nous nous engageons sur cette voie. Comme il y a là une petite lueur d’espoir, nous devons essayer de l’entretenir afin qu’elle ne s’éteigne pas, mais qu’au contraire, elle devienne encore plus claire. Par ailleurs, l’ONU soutient ce processus, les pays du groupe de Lima le voient positivement ainsi que les pays de l’Union européenne. Je crois que la communauté internationale, y compris les États-Unis qui ont adopté une position plus dure, s’accorde pour dire qu’une solution sans violence est préférable à une solution violente. Et c’est évidemment la position de l’Église : faciliter, soutenir, créer les conditions d’une solution pacifique au conflit vénézuélien.

Évoquons maintenant la situation de la population. Les médias du monde entier ont parlé des coupures d’électricité durant plusieurs jours sur l’ensemble du Venezuela. Qu’en est-il actuellement de cette situation ainsi que du ravitaillement en denrées alimentaires dans le pays ?

L’approvisionnement énergétique s’est normalisé dans les grandes villes, en particulier dans le centre du pays, comme à Caracas et dans d’autres villes importantes du centre. En revanche, dans les régions frontalières, c’est un véritable drame. Dans l’État du Zulia, à la frontière de la Colombie, la situation est déplorable. C’est l’État le plus peuplé, comptant la deuxième plus grande ville du pays, mais l’alimentation électrique y reste toujours très irrégulière. La situation est similaire dans les deux États frontaliers de Táchira et de Mérida, à l’ouest du pays, où vit une très grande partie de la population. Ainsi, ce problème s’est résolu dans certaines parties du pays et dans d’autres, c’est toujours le même drame. C’est terrible !

 

Nicolás Maduro a maintenant permis à la Croix-Rouge d’entrer pour fournir de l’aide humanitaire. Est-ce que c’est une solution ?

En réalité, l’aide humanitaire est fortement réduite. Ainsi, certaines fournitures médicales et des groupes électrogènes ont été livrés à des hôpitaux, ce qui est une bonne chose. Mais, on a l’impression que beaucoup de pays aimeraient coopérer de manière plus active en envoyant à la population du matériel médical, des médicaments et des denrées alimentaires, mais qu’on ne leur en donne pas la possibilité.

En qualité de recteur de l’université, vous êtes particulièrement préoccupé par la question de l’éducation. Comment se présente la situation dans ce domaine ?

Je suis très inquiet à cause du système éducatif qui se détériore au Venezuela. Les enfants et les jeunes ne peuvent venir régulièrement en classe à cause des problèmes de transport ou d’alimentation. Tous nos établissements scolaires, nos lycées et nos universités souffrent des terribles conséquences de l’émigration des enseignants et des professeurs. Étudier au Venezuela devient presque un exploit.

 

 

Il y a presque deux ans que nous parlons de la situation au Venezuela. Le moment pourrait arriver où les gens diront : « Eh bien, on ne peut rien faire ! » Comment ne pas perdre courage ?

Le Venezuela a un besoin urgent de l’aide du monde entier. Après la Deuxième Guerre mondiale ainsi que dans les terribles années 1950, durant les années de la reconstruction, beaucoup d’Européens sont venus s’établir au Venezuela. Je suis moi-même fils d’un immigrant européen, d’un Italien venu de Sicile. Beaucoup de Vénézuéliens sont des enfants ou des petits-enfants d’immigrants qui ont beaucoup apporté au pays. L’Europe devrait rendre le soutien que le Venezuela lui a donné à d’autres époques. Il s’agit là d’un soutien solidaire et d’un soutien économique qui peuvent être fournis de nombreuses façons. Je voudrais encourager à persévérer dans ce soutien, car il engendre un sentiment de solidarité très important.

Projet de la semaine de l’AED : Soutien radio catholique en Lituanie

24.04.2019 in Aide à l'Église en détresse., Média, PROJETS AED, Radio diocésaine, Voyagez avec AED

Lituanie

Soutien à la radio catholique « Mazoji Studija »

Depuis 1993, l’AED soutient la radio catholique « Mazoji Studija » à Vilnius. Son nom se traduit par « petit studio », mais bien qu’il soit petit, c’est un instrument précieux et important pour l’évangélisation et que les évêques ont particulièrement à cœur. Son importance pour l’Église en Lituanie est grande.

La Lituanie est le seul pays de l’ex-Union soviétique à compter une majorité catholique.  Ils représentent 80% de la population. Les programmes de cette radio catholique sont accueillis avec joie et gratitude, comme en témoignent les réactions positives des auditeurs. Même ceux qui n’ont jamais eu de contact avec l’Église apprécient la programmation. Pour eux, les émissions de radio chrétiennes sont en effet un premier pas pour entamer une réflexion sur la foi. Ils peuvent obtenir des réponses intéressantes à leurs questions avant même de mettre les pieds dans une église et de s’adresser à un prêtre ce qui sera, pour beaucoup d’entre eux, la deuxième étape, après avoir surmonté leurs appréhensions. Mais radio « Mazoji Studija » représente également une source d’information bienvenue pour les gens qui sont déjà croyants. Grâce à elle, ils peuvent en apprendre davantage sur leur foi et la vie de l’Église. Et pour les personnes âgées et pour les malades, la retransmission de la messe est une consolation particulière.

L’AED soutient régulièrement le travail de « Mazoji Studija » et le soutiendra cette année encore avec une somme de 22,500 dollars pour que la radio continue son bon travail.